L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 5 février, sur son site, des sanctions pécuniaires de 30 000 euros à l’encontre de la société Gilaspi et de 60 000 euros à l’encontre de Marc Eisenberg qui contrôlait la société.L’enquête du gendarme de la bourse a permis de constater que les sociétés de droit luxembourgeois Gilaspi et Continental Euro, actionnaires de la société Altran, avaient omis de déclarer certains franchissements de seuils. Dans son rapport, l’AMF a notamment mis en évidence qu’entre le 19 octobre 2006 et le 19 juin 2008, la société à responsabilité limitée de droit luxembourgeois Continental Euro a accru sa participation au capital d’Altran, passant de 0,01% du capital à 8,09%. « Plus précisément, indique le régulateur, Continental Euro a détenu plus de 5% du capital d’Altran dès le 11 janvier 2008, mais n’a procédé à la déclaration à l’AMF du franchissement de ce seuil que le 26 juin 2008 en indiquant avoir franchi celui-ci le 24 juin 2008 bien qu’aucune transaction de Continental Euro sur le titre Altran n’ait eu lieu ce jour-là ».La société Continental Euro a ensuite vendu l’intégralité de ses titres Altran à la société Gilaspi le 4 juillet 2008. Le 10 octobre 2008, un avis de dissolution de la société Continental Euro a été publié au Journal Officiel du Grand-Duché du Luxembourg, à la suite du constat par l’associé unique, le 9 septembre 2008, de la clôture de la liquidation.L’enquête a également mis en évidence que la société Gilaspi, dont Marc Eisenberg a reconnu être « l’unique bénéficiaire économique », a, quant à elle, franchi à trois reprises le seuil de 5% du capital d’Altran : le 21 septembre 2009, à la baisse ; le 28 octobre 2009, à la hausse ; et le 20 janvier 2010, à la baisse.Ces franchissements n’ont pas fait l’objet de déclarations à l’AMF.Cette décision peut faire l’objet d’un recours dans les conditions prévues à l’article R. 621-44 du code monétaire et financier.