L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 22 août qu’elle envisageait d’abaisser les notes de quatre des plus grandes banques américaines en raison d’un moindre soutien financier attendu de la part du gouvernement des Etats-Unis à l’avenir.Moody’s «examine les notes de créances prioritaires et subordonnées des holdings des six plus grandes banques américaines alors qu’elle envisage de réduire ses hypothèses de soutien gouvernemental» en cas de crise financière, explique l’agence dans un communiqué. JPMorgan Chase, première banque américaine en termes d’actifs, dont la principale note se situe actuellement à A2, Wells Fargo (également notée A2) ainsi que les banques d’affaires Goldman Sachs (A3) et Morgan Stanley (Baa1) pourraient ainsi voir leur note abaissée à moyen terme. Bank of America (Baa2), deuxième banque américaine, et Citigroup (Baa2) font également l’objet d’un examen de la part de Moody’s. Mais l’agence ne présage pas de la direction que pourrait prendre une éventuelle modification de leurs notes, ces deux notes étant auparavant sous surveillance pour un éventuel relèvement.Bank of New York Mellon et State Street, dont les notes étaient préalablement examinées en vue d’un abaissement, sont également dans le collimateur.
Les procureurs américains ont annoncé qu’ils réclamaient 13,7 millions de dollars en numéraires et la maison en Floride de Mathew Martoma, un ancien gérant de portefeuilles de SAC Capital accusé d’avoir participé à l’un des délits d’initiés les plus rentables de l’histoire, rapporte le Financial Times. L’intéressé a plaidé non coupable face aux accusations selon lesquelles il a négocié des actions Wyeth et Elan Pharmaceuticals après avoir appris que les résultats d’un essai clinique seraient décevants.
Coupable d’avoir volé des données pour les remettre au fisc allemand, un ex-employé de Julius Baer écope de trois ans de prison. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a ratifié le 22 août l’accord entre le Ministère public de la Confédération et l’ex-collaborateur de la banque privée.Cet informaticien allemand de 54 ans a une nouvelle fois avoué devant le tribunal les faits qui lui sont reprochés et reconnu sa culpabilité. En février 2012, il avait remis à un intermédiaire 2700 données relatives à des clients fortunés, allemands ou néerlandaisCet ex-collaborateur externe de la banque, qui travaillait pour elle depuis 2005 comme spécialiste en informatique, a reconnu qu’il avait rassemblé les données entre octobre et décembre 2011. Il les a ensuite transmises à un intermédiaire, un enquêteur du fisc allemand.L’ex-employé écope du sursis pour la moitié de la peine. Les 220 jours passés en détention préventive seront déduits de la sanction. Ses biens sont séquestrés pour garantir le paiement de la créance compensatoire de la Confédération, fixée à 740.000 euros.Pour la transmission des données subtilisées, l’informaticien aurait dû toucher une rétribution de 1,1 million d’euros. Il a perçu une partie de cette somme qu’il comptait utiliser pour payer des arriérés d’impôts.
L’ancien gouverneur de la Banque centrale suisse, Philipp Hildebrand, fait l’objet d’une enquête de la part des procureurs suisses pour déterminer s’il a enfreint la loi suisse sur le secret fédéral, rapporte le Financial Times. Un porte parole de BlackRock, où l’intéressé est désormais employé en tant que vice-chairman, a indiqué que l’enquête avait été déclenchée par une plainte d’un individu en juillet 2012, et couvrait la période précédant l’arrivée de Philipp Hildebrand au sein de la société de gestion. L’annonce de cette enquête a été publiée pour la première fois dans le magazine Die Weltwoche.
Le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services présentera le 4 septembre une «communication» sur le système bancaire parallèle, rapporte L’Agefi. La Commission européenne réfléchirait notamment à limiter l’amplitude d’un actif proposé en collatéral. Objectif: éviter que celui-ci passe de main en main un trop grand nombre de fois, au point de ne plus savoir au final qui détient quoi et de ne plus connaître les risques associés. Les services de Michel Barnier réfléchissent également aux moyens d’améliorer la traçabilité du marché du collatéral.Selon les différents régulateurs européens, Esma, Eba et Eiopa, la réutilisation ou les techniques d’optimisation du collatéral «conduisent à une plus grande interconnexion au sein du secteur financier, à des risques de contagion entre les secteurs, ou à des effets pro-cycliques en réponse à des chocs sur les prix ou à des dégradations de participants de marché ou de titres de collatéral».
La Banque centrale d’Irlande a annoncé le 21 août la nomination du Français Cyril Roux en qualité de sous-gouverneur en charge de la régulation financière. Cyril Roux sera responsable de l’ensemble des activités réglementaires de la banque centrale irlandaise.Cyril Roux, actuellement premier secrétaire général adjoint de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) en charge de la régulation des banques et des compagnies d’assurance, prendra ses fonctions le 1er octobre, précise un communiqué.
Le Joint Forum, qui réunit les superviseurs des banques, des marchés et de l’assurance, a publié le 20 août son rapport définitif sur l’assurance des prêts hypothécaires. Un document de synthèse dont une première version avait été proposée en début d’année et qui dans le sillage de la crise de 2007 propose un encadrement plus strict des activités d’assurance hypothécaire.Le document décline une série de recommandations qui insistent notamment sur l’alignement des intérêts des originateurs et des souscripteurs, sur le strict respect de critères de souscription rigoureux ainsi que la nécessité pour les assureurs de constituer des coussins de capitaux de long terme sur tout le cycle.Pour mémoire, le Joint Forum a été créé en 1996 sous l’égide du Comité de Bâle (BRI ou BIS), de l’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs mobilières (OICV ou Iosco) et de l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (IAIS). Il a pour mission de coordonner les travaux sur les sujets communs aux secteurs de la banque, des valeurs mobilières et de l’assurance, y compris la régulation des conglomérats financiers.
Près de la moitié des 54 chief risk officers interrogés par EY (ex-Ernst & Young) dans le cadre d’une enquête sur la gestion des risques s’inquiètent d’éventuelles attaques de cybercriminalité, contre 19 % des 42 dirigeants sondés l’an passé, rapporte Financial News. Cette année, la sécurité sur Internet est considérée comme un sujet de risque plutôt qu’un problème informatique.
Au cours d’une réunion avec tous les régulateurs impliqués dans la réforme du système financier, entre autres, la SEC, la CFTC (matières premières) et la FDIC (garantie des dépôts), le président Barack Obama a souligné l’importance de mener à bien l’application de toutes les règles prévues dans la fameuse loi Dodd-Frank de 2010, rapporte Les Echos. Il s’agit selon lui « de s’assurer que nous sommes capables d’empêcher le type de catastrophe financière, qui a conduit à la grande récession, de se reproduire ». Selon le cabinet juridique Davis Polk & Wardwell, seulement 40 % de la loi a été appliqué jusqu’ici. Parmi les dispositions qui n’ont toujours pas été mises en place figure l’importante règle « Volcker », qui vise à limiter de manière très stricte les activités spéculatives des banques pour compte propre, et leurs investissements dans les fonds spéculatifs ainsi que les fonds de capital-investissement.
Le gérant de hedge funds Philip Falcone a reconnu avoir mal agi dans le cadre d’un accord avec les régulateurs, rapporte le Wall Street Journal. L’intéressé et sa société de hedge funds, Harbinger Capital Partners, vont aussi payer plus de 18 millions de dollars et Philip Falcone ne pourra plus exercer dans le secteur boursier pendant au moins cinq ans. C’est la première fois qu’un individu ou une société reconnaît avoir fauté dans un accord avec la SEC. Le règlement met fin à deux procès de la SEC alléguant que Philip Falcone et sa société ont trompé les investisseurs au sujet d’un prêt personnel de 113 millions de dollars que Philip Falcone s’est octroyé auprès d’un fonds pour payer ses propres taxes, alors que les autres investisseurs ne pouvaient pas retirer leur argent.
Le ministère de la Justice américain a lancé une nouvelle enquête pour déterminer si la banque américaine JPMorgan Chase avait manipulé les prix de l'énergie, selon le Wall Street Journal.Le ministère de la Justice a décidé de lancer son enquête ces dernières semaines alors que JPMorgan Chase finalisait un accord à l’amiable avec une autre agence gouvernementale, la FERC, le régulateur de l'énergie, explique le quotidien financier, citant des sources proches du dossier.Les autorités américaines soupçonnent par ailleurs la banque américaine d’avoir embauché des enfants d’influents responsables chinois afin de décrocher des contrats dans ce pays, selon le New York Times. Une enquête de l’unité anti-corruption de la Securities and Exchange Commission (SEC) a été ouverte pour vérifier ces allégations, précise le quotidien qui cite un document confidentiel du gouvernement américain.
Lord Paul Myners, l’ancien ministre de la City, prévient dans une interview à Financial News que la hausse des transactions dans les ETP pourrait amplifier la volatilité de marché dans des situations de rachats, conduisant à une vente des actifs sous-jacents. Cela pourrait déstabiliser les marchés, notamment s’ils manquent de liquidité. Il s’inquiète aussi des ETF qui se concentrent sur des marchés illiquides ou qui peuvent le devenir rapidement. Il appelle la Financial Conduct Authority britannique à faire davantage pour protéger la stabilité financière.
Les petites sociétés de gestion membres de l’Investment Management Association ont enregistré une croissance de 3,9 % de leurs encours en 2012, ce qui est inférieur au taux de croissance du secteur qui ressort à 7,9 %, rapporte Investment Week citant une nouvelle étude de l’association. Cela représente aussi un ralentissement par rapport à 2011 où la croissance avait été de 29 % pour les boutiques, contre 17 % pour le secteur. Pour l’IMA, cette situation serait liée à l’avènement de la Retail Distribution Review, qui conduit les investisseurs à privilégier les grandes marques établies.
L’affaire dite de la «baleine de Londres» qui a couté 6,2 milliards de dollars de pertes en 2012 à JP Morgan, épargne pénalement la direction de la banque, rapporte L’Agefi. Les autorités américaines viennent d’engager des poursuites pénales contre deux anciens traders de la banque seulement: le français Julien Grout et l’espagnol Javier Martin-Artajo. Les deux hommes sont poursuivis pour avoir falsifié les comptes internes de la banque afin de masquer leurs pertes dans des achats risqués de dérivés de crédits. Ils risquent 20 ans de prison. Tous les deux travaillaient aux côtés de Bruno Iksil - surnommé la «baleine de Londres» - qui ne sera pas poursuivi, au terme d’un accord à l’amiable signé en juin avec les autorités.
La banque JPMorgan Chase va payer 23 millions de dollars dans le cadre d’un accord à l’amiable après la plainte de détenteurs d’un fonds de pension accusant JPMorgan d’avoir risqué leur argent dans Lehman Brothers alors au bord de la faillite.L’accord à l’amiable, selon lequel JPMorgan ne reconnaît «ni responsabilité ni acte répréhensible», a été enregistré à la veille du week-end devant un tribunal fédéral.Il conclut un procès en nom collectif déposé en 2009 par le fonds de pension des ingénieurs «Operating Engineers Pension Trust». Le fonds reprochait à JPMorgan, avec qui il avait un accord de gestion de titres, d’avoir utilisé ses fonds pour garantir un investissement risqué dans des emprunts de la banque d’investissement Lehman Brothers déjà au bord de la faillite."JPMorgan a investi dans deux tranches d’obligations Lehman Brothers à taux d’intérêt variable pendant les années 2007 et 2008 tout en sachant que Lehman était en difficulté croissante», rappelle le texte de la plainte qui ajoute que Lehman a ensuite fait faillite, «causant aux plaignants la perte totale de leur investissement».
Le Conseil fédéral a ouvert le 14 août une consultation accélérée sur un projet de révision partielle de la loi fédérale sur l’assistance administrative en matière fiscale. La révision prévoit, dans certains cas, une information différée des personnes faisant l’objet d’une demande d’assistance. Cette modification permettra à la Suisse d’être conforme au standard international en matière d’échange de renseignements. En outre, la révision clarifie la procédure relative aux demandes groupées et met à jour le traitement des requêtes fondées sur des données volées. Pour être conforme aux standards internationaux et répondre ainsi aux recommandations du Forum mondial, la loi fédérale sur l’assistance administrative en matière fiscale doit être modifiée en ce qui concerne la notification préalable aux personnes faisant l’objet d’une demande d’assistance. La révision prévoit que, dans les cas urgents, par exemple lorsque l’enquête risquerait d'être compromise si l’information n'était pas différée, les contribuables concernés pourront n'être informés d’une enquête les visant qu’après transmission des renseignements aux autorités de l’Etat requérant. L’actuelle loi sur l’assistance administrative fiscale permet le traitement des demandes groupées. Pour en améliorer l’efficacité, la révision prévoit une procédure d’information spécifique des personnes concernées par une telle demande. En outre, il est précisé que le contenu des demandes groupées se fonde sur le standard de l’OCDE. Enfin, la révision répond à la problématique liée aux demandes d’assistance administrative fondées sur des données volées. Actuellement, la Suisse ne peut pas répondre à de nombreuses requêtes, en raison d’une pratique restrictive liée au traitement de telles demandes. Afin de débloquer cette situation, ces demandes pourront à l’avenir être traitées, à condition cependant que l’Etat requérant n’ait pas acquis ces données de façon active, mais passive, par exemple par le biais d’un autre Etat. Il n’y aura pas d’entrée en matière lorsque la demande viole le principe de la bonne foi.Cette consultation sur le mode accéléré est ouverte jusqu’au 18 septembre 2013.
Les banques suisses accéderont désormais plus facilement au marché allemand. Les deux Etats se sont mis d’accord à la veille du week-end pour intensifier leur coopération dans le domaine des services financiers transfrontaliers, via une convention, a indiqué le Département fédéral des finances (DFF). Un tel document avait déjà été signé entre la Suisse et l’Allemagne en 2011, dans le cadre de l’accord bilatéral sur l’imposition à la source. Mais il est devenu caduc à la suite du rejet de l’accord par le Parlement allemand.La nouvelle mouture est complétée par deux conventions d’exécution conclues entre les autorités de surveillance des marchés financiers des deux pays, la Finma pour la Suisse et le BaFin pour l’Allemagne. Les banques suisses n’auront plus besoin d’avoir une filiale en Allemagne pour y acquérir de nouveaux clients.Par ailleurs, la vente de fonds suisses en Allemagne sera désormais possible
Le hedge fund quantitatif Piquant Technologies, un nouveau venu sur le marché outre-Manche, est le premier gestionnaire alternatif britannique à se conformer à la directive AIFM, entrée en vigueur le 22 juillet dernier, rapporte Investment Europe.Kinetic Partners, qui a accompagné le hedge fund dans cette démarche, souligne que le processus d’autorisation auprès de la FCA britannique, n’a pris que trois semaines.
Les transactions des ETF à effet de levier pendant les périodes de forte volatilité pourraient provoquer un crash sur le marché des actions américaines, a prévenu la Federal Reserve, selon le Financial Times. « Les rebalancements des ETF à effet de levier en réponse à un important mouvement de marché pourraient amplifier ce mouvement et les contraindre à un rééquilibrage supplémentaire, ce qui pourrait provoquer une réaction en cascade », explique Tugkan Tuzun, un économiste de la Fed.
La Commodity Futures Trading Commission (CFTC), agence fédérale qui régule les contrats de matières premières, vient de lancer une enquête pour déterminer si des banques comme Goldman Sachs et JP Morgan manipulent sciemment les prix du stockage de plusieurs métaux, notamment celui de l’aluminium, rapporte Les Echos. L’initiative répond à des plaintes déposées par l’industrie agroalimentaire, notamment Coca-Cola et le Beer Institute, qui représente les brasseurs. Leur soupçon : les grands acteurs du stockage des métaux (banques et négociants) allongent plus qu’il n’est nécessaire les délais de livraison afin de facturer plus de frais de stockage.