Tandis que l’Italie n’a pas mis en œuvre dans les temps (avant le 22 juillet) la directive AIFM, l’Autorité de marché italienne (Consob) et la Banque d’Italie ont adopté le 26 juillet une disposition commune qui permet aux gestionnaires étrangers, résidant dans les pays de l’Union européenne qui ont transposé la directive, de proposer leurs produits en Italie, relate Plus, le supplément hebdomadaire d’Il Sole – 24 Ore.Ainsi, alors qu’avant le 22 juillet les fonds alternatifs étrangers avaient besoin d’une autorisation préalable de la Banque d’Italie pour être commercialisés en Italie, aujourd’hui, il suffit de le notifier à l’autorité compétente du pays d’origine de la société de gestion des fonds en question, explique un avocat de Simmons& Simmons interrogé par le journal. Ensuite, cette autorité informe la Consob.Cette possibilité n’existe pas pour les fonds alternatifs italiens, vu que la directive n’a pas été transposée dans la Péninsule. Cela constitue un handicap pour les sociétés de gestion alternative italiennes, qui pourtant sont en conformité avec les nouvelles règles.
La Banque centrale européenne (BCE) a nommé le cabinet Oliver Wyman pour accompagner la préparation et la mise en œuvre de l’évaluation exhaustive des banques de premier plan qui seront supervisées directement par la BCE, selon un communiqué publié le 24 septembre.Oliver Wyman apportera son soutien à la gestion et à la coordination par la BCE et fournira des services de conseil financier dans le cadre de ce projet, en affinant notamment la méthodologie utilisée pour l’évaluation.La BCE diffusera, au cours des prochaines semaines, des informations supplémentaires relatives au calendrier et à la méthodologie de l’exercice.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) a averti le public vendredi 20 septembre que l’autorité de surveillance chypriote « CyprusSecurities and Exchange Commission » mettait en garde les investisseurs contre la société CF Invest Ltd (clone d’une société existante de droit chypriote) qui prétend être établie à l’adresse 559/2/A rue de Neudorf, L-2220 Luxembourg (site Internet : www.cfinvestltd.com
Directeur général et fondateur de Wölbern Invest, Heinrich Maria Schulte a été arrêté lundi après une perquisition dans les locaux de la société hambourgeoise, rapporte Das Investment. Selon le Parquet de Hambourg, l’incarcération est justifiée par le risque de fuite de l’intéressé.Il est reproché à Heinrich Maria Schulte plus de 300 cas d’escroquerie. Le sinistre serait au total de 137 millions d’euros, mais se limiterait en réalité à 37 millions, car 100 millions ont été localisés et seraient accessibles.
Afin de prévenir le risque de commercialisation inadaptée d’instruments financiers structurés auprès du grand public, l’AMF complète sa doctrine avec la publication le 20 septembre d’une nouvelle position n°2013-12 qui vise à renforcer la sécurité de ces produits. La position AMF n°2013-12 porte sur la nécessité d’offrir une garantie (de formule et/ou de capital selon les cas) pour la commercialisation auprès du grand public de parts ou d’actions d’OPCVM et de FIA à formule, d’OPCVM et de FIA «garantis», ainsi que de titres de créance présentant des caractéristiques semblables émis par des véhicules d’émission dédiés.En effet, l’AMF estime que si la garantie du résultat de la formule ou la garantie du capital – totale et partielle – n’est pas délivrée par une entité autorisée à donner des garanties aux OPCVM et FIA, ces instruments financiers présentent un risque de mauvaise appréhension des risques par le client non professionnel. A l’inverse, si les investisseurs bénéficient d’une garantie de capital et/ou de formule par un établissement ou une entreprise soumis aux règles prudentielles conformes aux exigences françaises, ces produits peuvent être commercialisés sans avertissement spécifique auprès des clients non professionnels, dans le respect des règles applicables. La nouvelle position de l’AMF s’applique aux instruments financiers suivants: aux parts ou actions d’OPCVM de droit français à formule; aux parts ou action de FIA à vocation générale à formule de droit français ; aux parts ou actions d’OPCVM structurés ou de FIA de droit étranger équivalents; aux parts ou actions d’OPCVM et de FIA de droit français ou étrangers commercialisés en France dont le capital est garanti totalement ou préservé partiellement ; aux titres de créance structurés émis par des véhicules d’émission dédiés.
Les professionnels de la gestion mais aussi les trésoriers d’entreprises américains, qui avaient jusqu'à la semaine dernière pour exprimer leur avis sur les nouvelles mesures d’encadrement proposées par la Securities and Exchange Commission (SEC) en juin dernier, assurent que la réforme pénalisera le secteur financier et le financement des sociétés, rapporte L’Agefi. En juin dernier, la SEC a finalement proposé que les fonds institutionnels passent d’une valeur liquidative constante à une valeur liquidative variable et/ou mettent en place des freins et des barrières au rachat (notamment via des commissions). L’idée est d'éviter les phénomènes de «run». Cela réduira le financement du secteur privé par les marchés, écrit le lobby de la gestion américaine qui peut compter sur le soutien de trésoriers convaincus que l’abandon de la valeur liquidative constante leur fera perdre leur utilité.
A partir d’une étude réalisée au mois de juin dernier, la 4ème édition de l’enquête d’Optimind Winter sur l'état d’avancement de la réforme auprès des acteurs français (mutuelles, compagnies d’assurance, groupes de protection sociale, etc.) qui vient d'être publiée, met en évidence, notamment, que 85 % des acteurs s’attendent à des modifications significatives de leurs méthodes de travail. Par ailleurs, 80 % des acteurs considèrent que leur entreprise sera prête à produire un ORSA blanc pour 2014 et que, pour une courte majorité d’entre eux (53%), le décalage de l’entrée en vigueur de la réforme n’a eu aucun impact sur la mobilisation de leur entreprise sur Solvabilité II. Cela étant, 49 % des acteurs jugent qu’une ou plusieurs activités d’assurance ne pourraient plus être rentables sous Solvabilité II. Au premier rang desquelles figure la retraite, devant l'épargne et la prévoyance. «Le marché est aujourd’hui très partagé sur les impacts de Solvabilité II sur la rentabilité des activités d’assurance», analyse Optimind Winter. «Les réponses font tout de même ressortir la Retraite, activité qui serait fortement impactée dans l’hypothèse où la formule standard conserverait son calibrage actuel.""Ces résultats traduisent un marché globalement dans l’expectative, notamment du fait des échanges qui se poursuivent sur les ajustements éventuels apportés dans le cadre des études sur les branches longues. Avec de telles incertitudes, force est de constater que les décalages successifs de l’entrée en vigueur de Solvabilité II ne pourront pas véritablement être mis à profit pour s’adapter au futur cadre prudentiel», ajoute Optimind Winter.Concernant l’impact sur l’allocation de l’actif général des assureurs, l’enquête montre que le SCR (Solvency Capital Requirement) marché de Solvabilité II est de mieux en mieux appréhendé par les assureurs. Ils maitrisent de plus en plus les moyens d’optimisation du capital au travers des différents leviers que la réglementation met à leur disposition, à savoir les produits de couverture ou les effets bénéfiques de la diversification. Cette conduite du changement a déjà commencé pour un certain nombre d’acteurs, et elle va continuer au cours des prochaines années.Par ailleurs, ajoute l'étude, le sondage fait apparaître une réelle indécision des personnes interrogées sur l’augmentation de la part des obligations gouvernementales qui, compte tenu du niveau des rendements espérés, ne peuvent pas remplacer les obligations d’entreprises à court ou moyen terme.
Le collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a requis une sanction pécuniaire d’au moins 20 millions d’euros contre Joseph Raad, ancien responsable de la salle des marchés du Crédit Libanais. Il s’agit d’un montant sans précédent en France contre une personne physique soupçonnée de manquement d’initié.Joseph Raad est accusé d’avoir utilisé une information privilégiée qui lui aurait permis de dégager 6 millions d’euros de plus-value sur un investissement de 8 millions sur des titres et des CFD Geodis, avant que l’offre de la SNCF sur le capital de la société de logistique Geodis ne devienne publique en avril 2008.Selon l’accusation, ce serait son cousin Charles Rosier, alors «managing director» dans l'équipe «debt capital markets» d’UBS qui lui aurait transmis l’information. Le collège de l’AMF a requis 1,5 million d’amende contre ce dernier.
Accusé par la justice américaine d’avoir caché de l’argent sur un compte en Suisse, le milliardaire Ty Warner va plaider coupable, rapporte L’Agefi suisse. L’homme d’affaires et fabricant de jouets devra payer une amende de plusieurs dizaines de millions de dollars et encourt jusqu’à cinq ans de prison.Ty Warner, dont la fortune est évaluée à 2,6 milliards de dollars par le magazine «Forbes», a fait savoir qu’il souhaitait coopérer avec les autorités fiscales américaines (IRS).
Claude Nocquet doit quitter la présidence de la commission des sanctions de l’AMF dans les mois qui viennent, son mandat arrivant à échéance en novembre prochain. Selon Les Echos, c’est Michel Pinault qui est le mieux placé pour prendre sa succession à la tête de l’organe de répression de l’AMF. Michel Pinault est conseiller d’Etat, il a été rapporteur pour la commission des sanctions de l’AMF dans l’affaire LVMH-Hermès.
La banque américaine JPMorgan Chase va payer 920 millions de dollars d’amendes à trois régulateurs américains et un régulateur britannique dans l’affaire dite de la Baleine de Londres, qui lui avait fait perdre des milliards de dollars en 2012.Aux Etats-Unis, JPMorgan a accepté de payer 200 millions de dollars aà la Securities and Exchange Commission (SEC), 300 millions à son régulateur (OCC) et 200 millions à la Réserve fédérale (Fed), tandis qu’en Grande-Bretagne, elle paiera 220 millions de dollars à l’autorité boursière FCA, ont indiqué ces régulateurs dans des communiqués séparés.Les régulateurs reprochent à JPMorgan des manquements de ses systèmes de contrôles internes. La SEC l’a aussi accusée d’avoir faussé ses résultats financiers, et indique dans son communiqué que la banque a reconnu les faits et admis avoir violé la loi.Les accords annoncés jeudi avec les quatre régulateurs sont une étape majeure dans les efforts de l’entreprise pour mettre ces problèmes derrière elle, a commenté JPMorgan dans un communiqué, où la banque assure qu’elle continue de coopérer avec les enquêtes en cours.Dans un document publié séparément sur le site internet de la SEC, la banque précise ne pas être à l’abri d’autres amendes, car le département de la Justice (DoJ), le régulateur des marchés de produits dérivés (CFTC) et les autorités financières de l’Etat du Massachusetts (Massachusetts Securities Division) continuent notamment d’enquêter.
A New York, l’après-midi de mercredi aura été marquée par une véritable explosion de l’activité financière, après une décision de la Réserve fédérale ayant pris tous les pronostics à revers. Les algorithmes de certains traders ont commencé à passer des milliers d’ordres avant l’annonce de la Fed, à 14h00, heure locale, rapporte Le Temps. Sur le marché de l’or, l’armée des robots-traders est ainsi passée à l’achat 2 minutes et 40 secondes plus tôt.Résultat, «un millième de seconde après l’annonce officielle de 14h00, les jeux étaient faits», décrit Nanex, bureau américain spécialisé dans l’analyse du «trading à haute fréquence». Alors que le signal de l’information met au moins 2 millisecondes pour aller de Washington à New York. L’investisseur européen voyant les premiers flashes tomber à 14h01 était, lui, déjà carrément hors jeu. Deux explications. Soit ces «traders» ont eu le nez très fin. Soit ils ont eu l’info avec quelques secondes d’avance. La Réserve fédérale n’a pas répondu à Nanex.
La Commission des sanctions de SIX Swiss Exchange SA a infligé une amende de 100 000 francs suisses à la Banque Profil de Gestion S.A. pour publication tardive de son rapport de gestion 2011 et manquement au principe de l’égalité de traitement des opérateurs, selon un communiqué publié le 20 septembre.La Banque Profil de Gestion S.A. n’avait pas publié son rapport de gestion 2011 par voie d’annonce sitôt celui-ci approuvé par le Conseil d’administration, mais l’avait mis à la disposition des actionnaires pour consultation au siège de la banque avant de le leur remettre en mains propres lors de l’assemblée générale du 24 avril 2012. Ce n’est que le soir de l’assemblée générale que la banque avait publié le rapport par voie d’annonce. La Commission des sanctions a relevé à cet égard que le rapport de gestion 2011, par rapport à un communiqué de presse de la société sur les indicateurs financiers 2011 publié dès le 15 mars 2012, contenait d’autres informations susceptibles d’influencer les cours. Elle a sanctionné la société pour publication tardive du rapport de gestion ainsi que pour manquement au principe de l’égalité de traitement des opérateurs.La Commission des sanctions a considéré que le manquement était grave et que le comportement de la société relevait de la négligence grave. Pour fixer le montant de l’amende, elle a tenu compte de la forte sensibilité de la société à la sanction.
La Banque Reyl a reçu le 19 septembre une demande d’audition des juges d’instruction français dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à l’encontre de Jérôme Cahuzac. «La Banque tient à rappeler qu’elle a toujours pleinement collaboré avec les autorités suisses et fera bien évidemment de même avec la justice française, dans le strict respect du droit suisse», écrit la banque genevoise dans un communiqué publié le 20 septembre.La Banque souligne également que, dès avril dernier, elle avait été entendue à sa demande par le Premier Procureur Yves Bertossa à Genève, qui avait confirmé à l’issue de cette audition, par un communiqué officiel du Ministère public genevois, qu’elle avait agi en conformité avec la réglementation qui s’impose à elle.Rey & Cie a reçu cette demande d’audition au lendemain de la libération de Pierre Condamin-Gerbier, ex-cadre de cette banque genevoise et témoin-clé dans l’affaire Cahuzac. Auditionné en juin devant une commission parlementaire française comme témoin dans l’enquête sur l’affaire Cahuzac, il avait affirmé posséder une liste de noms de contribuables français détenteurs d’un compte en Suisse. Toutefois, selon son avocat, cette liste n’a jamais existé. Suspecté d’espionnage économique,¨Pierre Condamin-Gerbier avait été arrêté le 5 juillet en Suisse et placé en détention provisoire sur ordre du Ministère public de la Confédération. Il a été libéré mercredi. Les locaux parisiens de la banque avaient été perquisitionnés fin juillet.
Optimind Winter annonce les résultats de la quatrième édition du baromètre Solvabilité II : « Point d'étape sur la réalisation du chantier Solvabilité II par les organismes assureurs ». Les éléments clés et les tendances 2013 : 80 % des acteurs considèrent que leur entreprise sera prête à produire un ORSA blanc pour 2014 ; 53 % des acteurs considèrent que le décalage de l’entrée en vigueur de la réforme n’a eu aucun impact sur la mobilisation de leur entreprise sur Solvabilité II ; 85 % des acteurs s’attendent à des modifications significatives de leurs méthodes de travail ; 49 % des acteurs jugent qu’une ou plusieurs activités d’assurance ne pourraient plus être rentables sous Solvabilité II. Plus d’infos en pièces jointes.
La cour d’appel de Lyon a confirmé hier la condamnation de la Caisse d'épargne Loire Drôme Ardèche (CELDA) pour publicité mensongère par rapport à la commercialisation du FCP « haute performance » Doubl’O Monde, rapporte Les Echos. L’amende a été nettement réévaluée, à 100.000 euros au lieu de 40.000 euros en première instance. En revanche, l’indemnisation des parties civiles a été réduite à 700 euros pour la majorité d’entre eux et à 1.000 euros pour l’association UFC Que Choisir.
UBS Securities Japan a été condamnée pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor par un juge américain qui a validé l’amende, selon un communiqué publié le 16 septembre par le département de la Justice. La filiale de la première banque suisse avait accepté fin 2012 de plaider coupable et de payer 100 millions de dollars d’amende, dans le cadre d’un accord amiable plus large avec les autorités américaines impliquant aussi sa maison-mère et portant au total sur 1,5 milliard de dollars d’amendes.Avec le jugement de mercredi, «UBS a rendu des comptes pour avoir délibérément manipulé le Libor, un des taux d’intérêt centraux pour le système financier mondial», a commenté Mythili Raman, une adjointe du ministre de la Justice au sein de la division criminelle, citée dans le communiqué.
La Securities and Exchange Commission (SEC), a proposé le 18 septembre d’obliger les entreprises à rendre public le ratio entre la rémunération du patron et le salaire médian des employés. Cette mesure, qui fait l’objet d’une consultation publique de 60 jours, serait l’application d’une disposition de la loi Dodd-Frank sur la réglementation financière votée en 2010, souligne la SEC dans un communiqué. Elle imposerait aux sociétés américaines de publier non seulement des informations sur la rémunération du directeur général et des membres de la direction, comme c’est le cas actuellement, mais aussi sur la rémunération de l’ensemble du personnel. La mesure, qui a été approuvée hier par la majorité des responsables de la SEC (3 membres pour, 2 contre), propose précisément que les entreprises rendent publique la moyenne médiane de la rémunération annuelle de tous les salariés sauf le directeur général, la rémunération annuelle de ce dernier et le rapport entre les deux. A noter que tous les salariés devront être pris en compte, qu’ils travaillent à temps plein, à temps partiel, par intermittence, qu’ils soient employés par la compagnie ou par une de ses filiales. Mais chaque entreprise pourrait choisir la méthode qu’elle estime la plus appropriée en fonction de sa taille et de sa structure pour calculer la rémunération médiane des employés.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé le 18 septembre qu’elle maintenait son soutien exceptionnel à la reprise économique, selon le communiqué de son Comité de politique monétaire (FOMC).La Fed va continuer d’acheter chaque mois pour 85 milliards de dollars de bons du Trésor et de titres hypothécaires, car elle estime que le resserrement actuel des conditions du crédit «s’il continuait, pourrait ralentir le rythme de la reprise de l'économie et du marché du travail».
Le Handelsblatt rapporte que le suisse UBS a obtenu d’un tribunal de New Jersey qu’il déboute le Pension Trust Fund for Operating Engineers de la plainte qu’il avait déposée le 22 février 2010 contre le groupe zurichois pour avoir fourni des renseignements faux sur des titres adossés à des hypothèques (MBS) en 2007. Le fonds a été débouté parce qu’il n’a pas respecté de délai d’un an après les faits et le dépôt d’une première plainte le 9 septembre 2008 pour déposer sa plainte contre UBS Securities LLC.