La Fondation Ethos recommande de s’opposer à la décharge (quitus) du Conseil d’administration, ainsi qu’aux rapports de rémunération lors des assemblées générales UBS (7 mai) et Credit Suisse Group (9 mai), selon un communiqué publié le 15 avril. En 2013, une nouvelle augmentation du montant des rémunérations variables accordées à la direction et aux collaborateurs de chacune des deux banques a eu lieu, alors qu’elles ont été contraintes de constituer de nouvelles provisions pour des litiges juridiques à hauteur de 1,8 milliard de francs suisses (UBS) et 2,1 milliards de francs suisses (Credit Suisse Group).Ces nouvelles provisions représentent le double de la valeur du dividende versé aux actionnaires, aussi bien à l’UBS qu’au Credit Suisse Group (CSG). Par ailleurs, de nouveaux éléments sont apparus, liés notamment à la vente de produits financiers et au traitement des affaires fiscales aux Etats-Unis, ainsi qu'à de graves soupçons de manipulation des taux de change (UBS). «Cela démontre que les conseils d’administration peinent à maîtriser le contrôle des opérations qui sont menées par ces établissements bancaires, ce qui conduit Ethos à recommander de refuser de décharger les administrateurs», souligne Ethos dans son communiqué.En parallèle, le montant total réservé à la rémunération variable des collaborateurs est de 3,2 milliards de francs à l’UBS (hausse de 28%) et 3,6 milliards de francs au CSG (hausse de 6%). En particulier, les personnes qui prennent les risques (appelés «risk-takers»), soit environ 550 personnes à l’UBS et 500 au CSG, ont reçu en moyenne 1,9 million de francs par personne à l’UBS et 2,6 millions de francs au CSG dont près de 80% est variable. En même temps, l’Union Européenne a formulé des dispositions très contraignantes en matière de rémunération variable, pour limiter les risques pris par ces collaborateurs. «En conséquence, Ethos recommande de s’opposer au vote consultatif du rapport de rémunération dans les deux banques».