Le projet de décret du Trésor modifiant le régime des fonds de prêts à l'économie, qui fait actuellement l’objet d’une consultation ouverte jusqu’au 13 juin prochain, est plutôt bien accueilli chez les professionnels de l’investissement. «Ce projet apporte des réponses bienvenues aux souhaits des professionnels et à leur demande de clarification sur la question entre autres des sociétés holding», estime Thibault de Saint Priest, associé gérant d’Acofi et par ailleurs président de la commission de l’AFG sur la titrisation.Le projet de décret va ainsi permettre d’élargir les créances admissibles à l’actif des fonds de prêts en y ajoutant notamment les créances sur les sociétés holdings. «Les assureurs déploraient que les financements des infrastructures et des opérations de LBO, qui impliquent des sociétés intermédiaires par exemple une société d’acquisition où se trouve logée la dette d’un LBO, leur restent inaccessibles. Cette disposition lève toute ambiguité», se félicite Thibault de Saint Priest.Le second point salué par Thibault de Saint Priest est l’extension du dispositif, conçu à l’origine pour les assureurs, aux mutuelles de santé et aux institutions de prévoyance, autrement dit les organismes relevant des codes de la Mutualité et de la Sécurité sociale. «L’enjeu en termes de capitaux n’est certainement pas de la même ampleur que du côté des assureurs même s’il se chiffre en plusieurs centaines de milliards d’euros», relève Thibault de Saint Priest. «Mais cette extension du dispositif répond à un besoin réel des acteurs de ces organismes. Un besoin de rendement dans un univers de forte compression des taux et un besoin de diversification dans un contexte de volatilité maîtrisée».Cela dit, les fonds de prêts ne se sont pas encore vraiment imposés dans le paysage. «La montée en puissance de ces financements alternatifs est moins rapide que prévu. Ce qui n’est pas si étonnant compte tenu de la faiblesse de la reprise économique. Mais je trouve cette montée en puissance graduelle plutôt saine», estime Thibault de Saint Priest. «Tous ces financements exigent de la prudence dans leur mise en place. Les entreprises n’ont aucune pratique de leurs nouveaux financeurs. Les nouvelles règles du jeu exigent un apprentissage. Les entreprises sont confrontées à un processus d'échange d’informations avec lequel elles ne sont pas du tout familiarisées», relève-t-il. Il faut toutefois noter que ce dispositif est en fait un dispositif transitoire puisque la directive Solvabilité II devrait prendre le relais au 1er janvier 2016. A compter de cette date, toutes les classes d’actifs seront accessibles aux investisseurs soumis à la directive européenne. En attendant, le projet de décret, qui, après les arbitrages, modifications éventuelles introduites par le Trésor, devra passer en Conseil d’Etat, pourrait être publié pendant l'été.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) a annoncé le 3 juin qu’elle avait publié un avis public sanctionnant Standard & Poor’s Credit Market Services France SAS et Standard & Poor’s Credit Market Services Europe Limited (S&P) pour avoir violé certaines dispositions de la réglementation sur les agences de notation. Plus précisément, l’Esma a épinglé Standard & Poor’s pour avoir annoncé à ses abonnés par erreur, le 10 novembre 2011, sur son portail dédié au crédit global (GCP), une révision à la baisse de la note de la France alors que la notation de la France n’avait pas du tout été modifiée. L’Esma a pu établir que cet incident était la conséquence de failles dans les contrôles internes de l’agence de notation et méritait un blâme. L’Esma souligne qu’elle avait pris en compte dans sa décision les mesures mises en oeuvre par Standard & Poor’s pour éviter qu’une telle erreur se reproduise.
Si il n’a pas contesté la légitimité d’une éventuelle sanction contre le premier groupe bancaire français, accusé d’avoir contourné l’embargo américain à l’encontre de pays comme l’Iran, mais son montant de 10 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros), Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères a néanmoins rappelé mardi 3 juin qu’elle devait être proportionnée et raisonnable, rapporte l’agence Reuters. Or, «Ces chiffres-là ne sont pas raisonnables», a indiqué le ministre. Par ailleurs, dans une interview aux Echos, le ministre des Finances Michel Sapin a de son côté prévenu que la France «réagirait fermement pour protéger ses intérêts fondamentaux» si les autorités américaines ne traitaient pas BNP Paribas «de manière équitable». Les autorités françaises font aussi valoir qu’une telle ponction sur les ressources du deuxième groupe bancaire de la zone euro ne manquerait pas d’avoir un impact sur le système financier de l’UE tout entier. Le dossier sera «évidemment évoqué» lors de l’entretien bilatéral que François Hollande et Barack Obama auront jeudi, à la veille du 70e anniversaire du Débarquement allié du 6 juin 1944, dit-on de source diplomatique française.Cela étant, le président américain n’a toutefois constitutionnellement pas le pouvoir d’influencer une décision de justice dans son pays, note Reuters.
La banque privée suisse Pictet estime être en mesure de pouvoir «bien gérer» le litige fiscal avec les Etats-Unis, a affirmé l’associé senior de l'établissement, Jacques de Saussure, dans un entretien accordé au quotidien alémanique Neue Zürcher Zeitung."Nous sommes satisfaits d’observer des progrès dans les négociations», a indiqué Jacques de Saussure, ajoutant que la banque avait créé fin 2006 l’unité Pictet North America Advisers pour répondre aux besoins de ses clients américains. Le changement du statut de banque privée en société en commandite par actions, annoncé en février 2013, n’a provoqué que peu de réactions chez les clients. «Les agences de notation n’ont pas changé leurs évaluations de crédit», relève l’associé senior qui ajoute que les résultats semestriels et annuels devraient pour la première fois être publiés fin août.
Le projet de circulaire de Bercy sur les sociétés holdings animatrices a le mérite de fédérer contre lui les dirigeants de PME et les investisseurs individuels qui les soutiennent, rapporte L’Agefi. L’administration fiscale entend resserrer les conditions d’octroi du statut de holdings animatrices, qui donne droit à des exonérations d’impôt, confirmant les informations parues hier dans les Echos. Une holding animatrice, définie par le législateur dans le cadre du dispositif ISF PME s’entend d’une société qui, outre la gestion d’un portefeuille de participations, participe activement à la conduite de la politique de leur [sic] groupe et au contrôle de leurs [sic] filiales et rend, le cas échéant, des services spécifiques». Bercy veut clarifier le texte, qui a pu conduire à des abus, comme des contrats de services artificiels. Une holding serait animatrice si ses participations majoritaires représentaient plus de la moitié de son actif brut et si elle était actionnaire de référence avec au moins 25% des droits de vote de chacune d’elles. Le texte qui aurait également un effet rétroactif de trois ans fait craindre par ailleurs une cascade de redressements.
C'est en 1968 que 6 professionnels libéraux, dentistes, vétérinaires et pharmaciens, lancent AMPLI Mutuelle, en mettant au point des produits répondant exactement à leurs besoins personnels et professionnels. L'essor de la mutuelle est essentiellement le fruit du bouche-à-oreille créé par des réseaux sociaux (bien réels !) amicaux et professionnels.
Moins mais beaucoup plus. Si le nombre d’affaires examinées en 2013 par la Commission des sanctions de l’ AMF est en légère diminution par rapport à l’année précédente, les montants des amendes ont, pour leur part, explosé. Ainsi, selon le rapport 2013 de l’ AMF, sur les 26 procédures menées à leur terme - contre 25 en 2012 -, qui ont concerné 52 personnes, dont 30 personnes morales, ce sont 39 sanctions pécuniaires qui auront été infligées, allant de 8 000 euros à 14 millions d’euros, pour un montant total de 30,84 millions d’euros. Outre le fait qu’il s’agit d’un montant record, l’amende de 14 millions - concernant l’affaire Geodis - est également inégalée. De plus, le gendarme de la bourse a également prononcé la plus importante sanction à l’encontre d’une personne morale pour manquement à l’obligation d’information du public, pour un montant de 8 millions d’euros.
L’Association française et de l’investissement participatif (Afip) et l’Association nationale des conseils financiers (Anacofi) ont annoncé le 2 juin avoir conclu un accord de partenariat en vue d’organiser la co-régulation prévue par la nouvelle réglementation visant à favoriser le développement du financement participatif et entrant en application le 1er juillet 2014.Le schéma de co-régulation retenu dans le cadre de la nouvelle réglementation prévoit le regroupement des plateformes dans une association agréée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). L’Association de co-régulation sera notamment chargée d’attribuer le nouvel agrément de CIP (Conseiller en Investissement Participatif) et de contrôler le respect par les plateformes des nouvelles règles applicables aux acteurs du secteur. «Après de nombreux échanges avec les acteurs concernés et dans l’attente d’informations plus précises des autorités de tutelle et du Ministère quant à la forme souhaitée pour le co-régulateur, nos deux associations peuvent d’ores et déjà annoncer qu’elles ont décidé de travailler à bâtir une proposition qui, dès maintenant, fait sens», souligne un communiqué.Il semble qu’il sera nécessaire de créer une nouvelle association dédiée à la co-régulation. Sa forme et ses mécanismes de fonctionnement restent à définir, en collaboration avec l’AMF. Cependant, elle aura vocation à participer activement à la professionnalisation du secteur dans le cadre de la nouvelle réglementation applicable à partir de juillet 2014 et à agir au mieux des intérêts des plateformes, des entreprises financées et des investisseurs.
Quelque 77.000 banques, dont plusieurs françaises et plusieurs suisses, ont formellement accepté de collaborer avec les Etats-Unis dans le cadre de la loi Fatca (Foreign Account Tax Compliance Act) destinée à lutter contre l'évasion fiscale, a indiqué le 2 juin le ministère du Trésor. A partir du 1er juillet, la loi Fatca obligera, sous peine de sanctions, les banques étrangères à informer l’administration américaine de la présence parmi leurs clients de personnes imposables aux Etats-Unis et détenteurs de comptes supérieurs à 50.000 dollars. Près de 70 pays dont la Suisse, la France ou le Royaume-Uni ont par ailleurs signé des accords avec les Etats-Unis permettant l’application de Fatca par leurs banques. Menacée aux Etats-Unis d’une sanction record de 10 milliards de dollars pour violations d’embargos, BNP Paribas fait partie des établissements signataires, selon la liste publiée par le fisc américain qui compte également Crédit Agricole ou Société Générale.
Moins mais beaucoup plus. Si le nombre d’affaires examinées en 2013 par la Commission des sanctions de l’AMF est en légère diminution par rapport à l’année précédente, les montants des amendes ont, pour leur part, explosé. Ainsi, selon le rapport 2013 de l’AMF, sur les 26 procédures menées à leur terme - contre 25 en 2012 -, qui ont concerné 52 personnes, dont 30 personnes morales, ce sont 39 sanctions pécuniaires qui auront été infligées, allant de 8 000 euros à 14 millions d’euros, pour un montant total de 30,84 millions d’euros. Outre le fait qu’il s’agit d’un montant record, l’amende de 14 millions - concernant l’affaire Geodis - est également inégalée. De plus, le gendarme de la bourse a également prononcé la plus importante sanction à l’encontre d’une personne morale pour manquement à l’obligation d’information du public, pour un montant de 8 millions d’euros. Les amendes ont été réparties entre 23 personnes morales (10,26 millions d’euros) et 16 personnes physiques (20,58 millions d’euros). A cela s’ajoutent quatre avertissements, dont trois n’ont pas donné lieu à une sanction pécuniaire, le dernier ayant été adressé à une personne physique. Par ailleurs, deux personnes physiques ont été dispensées de sanction, précise le rapport. Par ailleurs, cinq accords de composition administrative ont été publiés sur le site de l’Autorité (dont 3 datant de 2012). Sur l’année, le Collège de l’AMF a fait 6 propositions d’entrée en voie de composition administrative, dont l’une d’entre elles a donné lieu à un accord publié en 2013 et deux autres à un accord publié au premier semestre 2014. Dans un autre genre, l’an dernier, l’activité de l’AMF a agréé 39 nouvelles sociétés de gestion agréées - contre 34 en 2012. Particulièrement en vue, indique le rapport, «les activités de capital investissement et d’immobilier». «En outre», précise-t-il, «les demandes d’extension de programmes d’activité ont fortement progressé sur un an (+ 60%), sous l’effet notamment de la transposition de la directive (AIFM)».Le régulateur a aussi examiné environ 320 campagnes commerciales pour des produits accessibles au grand public en se concentrant notamment sur les OPCVM mettant en œuvre un processus de gestion atypique, les OPCVM de capital-risque et les OPCVM européens destinés à la commercialisation en France. Concernant les opérations et informations financières, les services du régulateur ont délivré 683 visas sur des opérations financières, soit 10,7% de plus qu’en 2012. Quinze sociétés ont également rejoint la cote : 13 sur le marché réglementé et 2 sur Alternext pour un montant total de près de 1,3 milliard d’euros de capitaux levés. Le nombre de visas accordés sur des émissions de titres de créance a progressé de 34% à 196. Toujours selon l'étude, il ressort que le développement des placements privés obligataires s’est poursuivi, sous l’effet combiné d’un crédit bancaire davantage contraint et d’un besoin de diversification des sources de financement dans un contexte de marché porteur. «Ces opérations, encore très majoritairement le fait d’entreprises de taille significative et cotées, deviennent progressivement plus accessibles aux entreprises de taille intermédiaire. Par ailleurs, le marché des dettes hybrides émises par les entreprises est resté dynamique, après une année 2012 exceptionnelle», relève le rapport. Enfin, sur l’exercice 2013, l’AMF a enregistré une perte comptable de 5,84 millions d’euros. La hausse de 3,4% des produits d’exploitation, à 85,09 millions d’euros, n’a pas permis de compenser l’augmentation de 10,1% des charges d’exploitation à 91,29 millions d’euros. Le budget établi pour 2014 prévoit une hausse de ce déficit à 8,37 millions d’euros. (*) 25 procédures
L’ordonnance créant le cadre juridique du financement participatif a été publié au Journal officiel le 31 mai 2014 (réf. 2014-559 du 30 mai 2014) et entrera en vigueur le 1er octobre 2014, après la publication des décrets d’application attendue au mois de juillet. L’ordonnance doit « créer un cadre juridique adapté à ce nouveau mode de financement afin d’en assurer le développement dans des conditions juridiques sécurisées ainsi que d’offrir une protection des investisseurs ou des prêteurs.» Cette ordonnance vise, notamment, à créer deux nouveaux statuts règlementés pour encadrer cette activité économique naissante dit de financement participatif (« crowdfunding ») : un ensemble de mécanismes visant, via des plates-formes web, à recueillir des fonds de particulier pour participer au financement de projets créatifs (musique, édition, film, spectacle..) ou entrepreneuriaux. Concrètement, il reviendra à l’opérateur du Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS) d’assumer, à compter d’octobre, l’enregistrement de plates-formes de financement participatif. Ces dernières peuvent être d’ores et déjà regroupées en trois familles :Les plates-formes permettant de récolter des dons ou des contributions pouvant donner lieu à des contreparties diverses (accès à la musique ou au clip produit, place de spectacle….);Les plates-formes permettant le financement de projet via des prêts;Les plates-formes permettant le financement d’un projet entrepreneurial via la souscription de titres, notamment de titres de capital de sociétés.Pour encadrer l’activité de financement via des prêts (ainsi que dans certains cas l’activité de dons), un statut d’intermédiaire en financement participatif (IFP) est créé. De la même façon, pour encadrer le financement de projet via la souscription de titres, un statut de conseiller en investissement participatif (CIP) voit le jour.A noter que l’ORIAS, via son site www.orias.fr, permet aux consommateurs de vérifier si leur intermédiaire est bien immatriculé et respecte les conditions d’exercice.
Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête contre le numéro un bancaire helvétique pour blanchiment d’argent dans le cadre d’une organisation criminelle, rapporte L’Agefi suisse. Confirmant à l’agence Reuters une information publiée vendredi passé dans le magazine belge M... Belgique, une porte-parole du parquet de Bruxelles n’a pas souhaité livrer plus d’informations. A Zurich, UBS a pour sa part indiqué ne pas avoir connaissance de cette enquête. Selon l’hebdomadaire belge, UBS aurait aidé, via sa filiale active dans la gestion de fortune UBS Belgium, de riches clients belges à ouvrir en Suisse des comptes non déclarés aux autorités fiscales. UBS Belgium est présente à Bruxelles, Anvers et Gand.
L’European Systemic Risk Board (ESRB) - le Conseil du risque systémique, créé dans la foulée de la crise financière et qui a notamment élaboré le scénario des tests de résistance appliqués cette année au secteur bancaire -, a publié lundi 2 juin un rapport d’une cinquantaine de pages qui s’alarme de la taille des systèmes bancaires en Europe, rapporte L’Agefi. Au-delà du paquet CRD4 et des textes en cours sur la résolution ou les structures bancaires, le rapport prescrit un nouveau régime minceur. Au menu: réduire le recours à la dette bancaire en supprimant la déductibilité fiscale des intérêts, faire sauter les verrous au financement désintermédié, ou accroître encore les exigences en capital pour les activités de marché.
Douze grandes banques ont demandé le 30 mai à un juge américain d’annuler une plainte les accusant d’entente en vue de manipuler le marché des changes. Les établissements bancaires arguent que les plaignants n’ont pu étayer correctement leurs affirmations, rapporte l’agence Reuters. La municipalité de Philadelphie ainsi que des hedge funds et des fonds de pension accusent les banques d’entente illicite depuis janvier 2003 en vue de manipuler les cours de clôture spot WM/Reuters en usant de courriels, de messages instantanés et de «chat rooms».Les banques (Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Credit Suisse Group , Deutsche Bank, Goldman Sachs Group, HSBC Holdings, JPMorgan Chase, Morgan Stanley , Royal Bank of Scotland Group et UBS) ont ainsi demandé à un juge de Manhattan de débouter les plaignants. Selon la plainte, les 12 établissements ont une part de marché de 84% et servent de contrepartie dans 98% des transactions spot mesurées en volume. Entre autres arguments, les banques soutiennent que la théorie sous-tendant les allégations d’entente «n’a économiquement aucun sens». «Toute tentative de gonfler artificiellement une devise déprécierait la valeur relative des autres devises contre lesquelles elle est négociée», ont-elles affirmé. «Et les traders ne peuvent savoir à l’avance quelles devises ils vont acheter ou vendre chaque jour».
Les transactions de la banque BNP Paribas, visées par les autorités américaines (Newsmanagers du 30 mai), passaient par Genève, selon le quotidien Le Temps, qui cite ses propres sources. «Selon nos informations, une grande partie des opérations jugées litigieuses par les États-Unis passaient par Genève où BNP est leader dans le financement du négoce de matières premières», écrit le quotidien.Interrogé, le service de presse de BNP Paribas Suisse s’est refusé à tout commentaire. Le journal suisse cite une enquête interne de la banque, qui avait recensé au début de l’année «un volume significatif d’opérations qui pourraient être considérées comme non autorisées au regard des lois et des règles des États-Unis». Ces transactions, ajoute le quotidien, étaient légales en Suisse, en Europe et dans les 3 pays faisant l’objet de sanctions américaines. Le Temps affirme également qu’une trentaine d’employés de BNP Paribas à Genève ont été sanctionnés ces derniers mois, les mesures allant du simple blâme au licenciement. BNP Paribas emploie quelque 1.700 personnes en Suisse. Le financement du négoce international de matières premières est en grande partie basé à Genève.
A compter du 2 juin, le Qatar et les Emirats Arabes Unis vont quitter l’indice MSCI Frontier Markets pour intégrer l’indice MSCI Emerging Markets. Ces changements vont avoir un impact important sur la composition de l’indice des marchés frontières. Le Qatar et les Emirats Arabes Unis en représentaient 36,3 %. Leur reclassification va renforcer à proportion l’exposition de l’indice au potentiel de croissance de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique Latine ainsi que d’autres pays du Moyen-Orient comme le Koweït et le Sultanat d’Oman."L’Afrique est l’une des régions où nous décelons le plus d’opportunités d’investissement à long terme. Une des conséquences de ce changement sera le regain d’attention apporté à ces marchés. Evoluer au fur et à mesure du développement des économies est une des caractéristiques de l’univers des marchés frontières, ce qui, à nos yeux, rend cette classe d’actif particulièrement attrayante», souligne Baring Asset Management dans un communiqué. Cette modification s’inscrit dans le cadre du second volet de l’examen annuel de la classification des marchés de MSCI, après un premier volet qui, en novembre dernier, avait vu la Grèce passer des marchés développés aux marchés émergents et le Maroc abandonner les marchés émergents et intégrer les marchés frontières
Le Comité des systèmes de paiement et de règlement/livraison (CPSS) de la BRI et l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) ont publié le 28 une actualisation de l'évaluation de la mise en œuvre des principes applicables aux infrastructures de marché (PFMI).Cette évaluation prend la forme d’une auto-évaluation par les différentes juridictions sur la mise en œuvres des 24 principes et 4 des 5 responsabilités qui encadrent les activités des infrastructures de marché.Depuis la première évaluation d’août 2013, les 28 juridictions participantes ont réalisé des progrès significatifs, souligne un communiqué commun CPSS-OICV. Toutefois, les avancées observées continuent de varier selon les types d’infrastructures. La mise en œuvre est ainsi bien avancée pour les chambres de compensation (CCP), les bases centrales de données sur les transactions (TR), et les systèmes de paiement (PS) mais moins avancée pour les dépositaires centraux (CSD) et les systèmes de dénouement (SSS). Au travers de 24 principes et 5 responsabilités largement détaillés et commentés, le Comité des systèmes de paiement et de règlement / livraison (CPSS) de la BRI et l’OICV (IOSCO) se sont attachés à couvrir les risques auxquels peuvent être confrontées des infrastructures de marché (FMI: Financial Market Infrastructures).Parallèlement à ces évaluations, le CPSS et l’OICV vont mettre en œuvre un deuxième niveau d'évaluation dans les prochains mois.sur la base d’un examen collégial.
L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) a annoncé le 29 mai le lancement d’une consultation afin de mettre en place une stratégie de promotion et d’amélioration de la culture financière des investisseurs."L’organisation estime que le besoin pour l’investisseur de formation et de culture financière n’a jamais été aussi grand qu’aujourd’hui. Avec le développement des marchés financiers et de l’innovation, les produits d’investissement sont de plus en plus complexes et les services financiers de plus en plus diversifiés. Il est nécessaire que les investisseurs retail disposent d’une plus grande compréhension des concepts financiers clé pour comprendre et évaluer les choix disponibles et éviter la fraude financière», indique l’OICV dans un communiqué.Dans cette perspective, l’OICV a créé en juin 2013 une commission ad hoc qui publie un document de consultation avec l’objectif de mettre en place les meilleures initiatives possibles en matière d'éducation des investisseurs. Dans ses travaux, la commission s’appuie sur l’observation des pratiques existantes mais compte aussi utiliser les résultats de la finance comportementale. La consultation est ouverte jusqu’au 31 juillet 2014.
L’Agefi rapporte que l’ancien président du directoire de Wendel, Jean-Bernard Lafonta, a été mis en examen au pénal le 14 mai pour délit d’initié et diffusion d’informations fausses ou trompeuses concernant l’actif net réévalué de la société d’investissement.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a mis en garde, sur son site, les investisseurs contre l’utilisation de son nom dans une communication émise par la société LinGold.com S.A. gestionnaire de la plateforme InvestDiamond.com. Le régulateur qui a appris par voie de presse la diffusion d’un communiqué émis par la plateforme en question et relayé par divers sites d’information en ligne, examinera avec attention le régime dont relèvent les propositions d’investissement. L’Autorité s’assurera notamment que les communications à caractère promotionnel de cette dernière respectent bien la réglementation applicable.