Les associations représentant l’ensemble des professionnels du secteur du conseil et de la gestion financière (AFG, AFIC, ASPIM, FAIDER, ANACOFI, CIP, CNCIF, La Compagnie des CGPI) ont fait savoir dans un communiqué commun qu’elles étaient extrêmement préoccupées par les conditions de mise en œuvre de la directive européenne sur les marchés financiers, dite MIF II, adoptée le 15 mai dernier par le Parlement européen. Selon le groupement d’associations, les mesures d’application de ce texte, proposées à la Commission européenne par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais), « font en effet courir une menace aux épargnants : celle de ne plus pouvoir, librement, investir dans les produits financiers de leur choix ». Précisément, le groupement d’associations reproche à l’ESMA de ne pas tenir compte, dans sa proposition, d’une partie des dispositions adoptées et d’introduire un point de blocage majeur pour la distribution des produits financiers. « Dans certains cas, la directive prévoit en effet que les rémunérations indirectes du conseiller sont autorisées si elles sont clairement présentées au client, améliorent la qualité du service fourni au client et bien sûr ne sont pas contraires à ses intérêts. Or, la proposition de l’ESMA les interdirait en pratique dans tous les cas. Nous souhaitons que cette interprétation restrictive de l’ESMA ne soit pas maintenue à l’issue de la consultation en cours ou, à défaut, qu’elle ne soit pas suivie par la Commission européenne », peut-on lire dans le communiqué.