Du mieux pour les sociétés de gestion en 2013. Dans un rapport publié hier portant sur les marges d’exploitation des sociétés de gestion, le montant cumulé des pertes d’exploitation des sociétés de gestion de portefeuille s’élève, au titre de l’année 2013, à près de 98 millions d’euros et concerne 107 sociétés. Cette proportion est en nette baisse par rapport à 2012 et 2011 (150 sociétés en 2012 et 143 en 2011).Plus précisément, le poids des sociétés de gestion affichant une perte d’exploitation en fonction de leur âge était le suivant en 2013 : 29 % pour les sociétés de 0 à 3 ans d’existence, 18 % pour les sociétés de 3 à 5 ans d’existence, 17 % pour les sociétés de 5 à 10 ans d’existence, 19 % pour les sociétés de 10 à 15 ans d’existence, 14 % pour les sociétés de plus de 15 ans d’existence, et enfin 19 % pour toutes les SGP confondues.En 2012 le poids des sociétés avec perte d’exploitation était le suivant : 46 % pour les sociétés de 0 à 3 ans d’existence, 24 % pour les sociétés de 3 à 5 ans d’existence, 24 % pour les sociétés de 5 à 10 ans d’existence, 19 % pour les sociétés de 10 à 15 ans d’existence, 19 % pour les sociétés de plus de 15 ans d’existence, 26 % pour toutes les SGP confondues.L’AMF précise que, parmi les 107 sociétés de gestion identifiées en perte en 2013, 10% d’entre elles, récemment agréées, n’avaient pas lancé leur activité au 31 décembre 2013. «En outre,» , indique-t-elle, «41% de la population des sociétés de gestion en perte d’exploitation gère moins de 50 millions d’euros. La plupart des structures qui rencontrent des difficultés pour lever des encours significatifs peinent à améliorer leur rentabilité. Si les petites structures constituent la majorité de cette catégorie, plusieurs sociétés de taille intermédiaire sont toutefois représentées. Pour ces premières, les questions de positionnement stratégique et de spécialisation constituent un défi majeur, tandis que pour les secondes, la rentabilité opérationnelle et la contraction des marges se situent au cœur des préoccupations."Par ailleurs, au sein de la même enquête, l’AMF rappelle que les fonds propres constituent un indicateur de la santé financière et du caractère pérenne de l’activité des sociétés de gestion de portefeuille, et qu’elles sont tenues de disposer, à tout moment, d’un niveau de fonds propres «au moins égal au seuil calculé conformément aux articles 312-3, 317-2 et 311-1A du règlement général de l’AMF.». Dans ce cadre, la part des SGP en défaut de fonds propres était de 5 % en 2013 - soit 31 sociétés de gestion de portefeuille -, contre 11 % en 2012 et 8 % en 2011.