Quatre grandes banques ont plaidé coupable le 20 mai de tentative de manipulation des taux de change et six au total devront payer des amendes d’un montant global de près de six milliards de dollars (5,4 milliards d’euros). Des traders de Citigroup, JPMorgan Chase, Barclays et Royal Bank of Scotland qui se décrivaient eux-mêmes comme «le Cartel» ont utilisé des systèmes de messagerie instantanée et un langage codé pour manipuler le cours du dollar ou de l’euro entre décembre 2007 et janvier 2013, selon les autorités américaines. Ces quatre banques ont plaidé coupable de manipulation concertée du marché des changes, sur lequel les transactions représentent jusqu'à 5.000 milliards de dollars par jour. C’est pour la britannique Barclays que la note est la plus salée mercredi avec un montant total de 2,4 milliards de dollars, le groupe bancaire n’ayant pas accepté un précédent accord amiable, annoncé en novembre, avec certaines autorités britanniques et américaines. Barclays a en outre dû licencier huit de ses salariés et l’autorité de contrôle du secteur des services financiers de l’Etat de New York a averti qu’elle continuait de surveiller les systèmes électroniques de la banque. Barclays a inscrit dans ses comptes 3,2 milliards de dollars de provisions pour couvrir les coûts liés au dossier des changes. De son côté, UBS, qui n’a pas eu à plaider coupable dans le dossier des changes, devra le faire dans celui de la manipulation des taux d’intérêt de référence Libor et paiera 203 millions de dollars d’amende à la justice américaine et 342 millions à la Réserve fédérale (lire par ailleurs).
L’autorité de régulation des marchés américains, la SEC, a présenté le 20 mai un ensemble de dispositions destinées à moderniser et à améliorer les informations sur les fonds divulguées par les professionnels de la gestion d’actifs. «Les investisseurs auront une information de meilleure qualité et à un accès beaucoup plus large aux informations concernant leurs investissements dans les fonds et leurs conseillers, et la SEC aura une information de meilleure qualité et plus complète pour surveiller les risques dans le secteur de la gestion d’actifs», a indiqué la présidente de la SEC, Mary Jo White, citée dans un communiqué.L’amélioration de l’information distillée par les organismes de placements collectifs, les ETF et autres véhicules d’investissement agréés va notamment passer par de nouveaux formulaires de reporting, l’un mensuel, l’autre annuel. Mieux structurés, ces formulaires devraient permettre à la SEC et au public de mieux analyser les informations transmises par les fonds. Il est également question de présenter des états financiers améliorés et standardisés, avec notamment des informations beaucoup plus détaillées sur les produits dérivés. La réglementation actuelle n’exige pas d’informations spécifiques sur de nombreuses catégories de dérivés, y compris les swaps, les futures et les forwards, rappelle la SEC. Les mutual funds et autres sociétés d’investissement pourront ainsi plus facilement communiquer avec leurs actionnaires, en publiant des informations périodiques accessibles sur un site internet. Les activités des conseillers financiers devraient également être mieux encadrées. Des amendements prévoient notamment que les conseillers seront tenus de fournir des informations supplémentaires, entre autres sur leurs performances, qui permettront à la SEC et aux investisseurs de mieux appréhender le profil de risque des conseillers et du secteur dans son ensemble.Les propositions de la SEC sont ouvertes à commentaire pendant une période de 60 jours après publication dans le Federal Register.
UBS a conclu une série d’accords avec les autorités américaines pour résoudre plusieurs dossiers épineux. La banque suisse échappe aux poursuites judiciaires concernant les soupçons de manipulation des devises ainsi qu'à une amende du Département américain de la Justice (DoJ). Elle se voit proposer une immunité conditionnelle dans ce dossier, a-t-elle annoncé le 21 mai.L’immunité a été accordée à UBS pour avoir rapporté en premier au DoJ des écarts de conduite dans le négoce et pour avoir «pleinement coopéré» avec les autorités américaines et internationales. La banque versera par contre 342 millions de dollars au conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour solder le litige sur les devises.Dans l’affaire de manipulation du Libor, le DoJ a mis fin à l’accord de non-poursuite pénale d’UBS conclu en 2012. L'établissement suisse devra plaider coupable, payer une amende de 203 millions de dollars et sera mis à l'épreuve pendant trois ans. La justice américaine renonce par ailleurs à des poursuites concernant des manipulations dans le secteur des métaux précieux.Le montant des amendes a été entièrement couvert par les provisions et n’aura aucun impact financier sur les résultats au deuxième trimestre, selon un communiqué du groupe suisse. Pour faire face aux différents litiges, la banque zurichoise a provisionné fin mars 2,727 milliards de francs suisses.
Mardi, les députés européens ont choisi de ne soumettre aux principes de l’OICV que les seuls «indices critiques», utilisés pour la valorisation d’instruments financiers dont la valeur notionnelle excède 500 milliards d’euros, rapporte L’Agefi. Les milliers d’autres indices seraient exemptés d'à peu près toute obligation, sauf si les autorités nationales ou européennes (Esma) en jugent autrement. Les ministres, eux, proposent d’abaisser ce seuil à 400 milliards d’euros, laissant aux autorités nationales le soin de qualifier de critique ou non un indice situé entre les deux seuils de 400 et 500 milliards. Pour le traitement des indices de pays tiers, le Parlement a opté pour une approche très souple permettant à un administrateur d’indice implanté dans l’Union de se porter garant du respect des principes de l’OICV pour le compte d’un administrateur étranger pour que celui-ci soit considéré comme respectant la législation européenne. Le Royaume-Uni y est favorable, mais une majorité d’Etats, dont l’Allemagne et la France le déplorent. La négociation entre la Commission, le Conseil des ministres et le Parlement commencera le 8 juin.
Enrica Cotellessa-Pitz, une ancienne employée de Bernard Madoff, a été condamnée à une peine correspondant au temps déjà passé en prison pour son rôle dans la fraude de plusieurs milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. L’intéressée risquait jusqu’à 50 ans d’incarcération. La juge Laura Swain a invoqué la coopération importante d’Enrica Cotollessa-Pitz avec les procureurs fédéraux, qui a conduit à la condamnation de cinq autres personnes impliquées dans la fraude massive perpétrée par Bernard Madoff.
L’autorité des marchés chinois (CSRC) vient de publier un document de consultation qui propose notamment d’étendre les possibilités d’investissement des fonds monétaires, dont la popularité ne s’est pas démentie au cours des deux dernières années, rapporte le site spécialisé Asian Investor.Parmi les modifications envisagées à une réglementation qui n’a pas été modifiée depuis 2004, la CSRC envisage d’autoriser les fonds monétaires à investir dans les dépôts interbancaires, un instrument introduit en Chine fin 2013. Le régulateur propose par ailleurs d’autoriser la cotation en Bourse des fonds monétaires, afin d’améliorer leur liquidité.Parallèlement, la CSRC souhaite renforcer l’encadrement réglementaire des fonds monétaires, avec notamment une réduction de la duration moyenne à 120 jours contre 180 jours actuellement. En outre, les investissements dans le crédit corporate ou différents instruments financiers seraient limités à 10% afin d’encourager la diversification des allocations. Les actifs des fonds monétaires ont progressé de 3,8% au premier trimestre pour s’établir à 2.170 milliards de RMB à fin mars 2015. Les fonds monétaires représentaient 41,3% des encours des mutual funds chinois (5.240 milliards de RMB), selon des données de l’association des gestionnaires d’actifs chinois.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce mardi 19 mai son rapport «L’application du principe «ne bis in idem» dans la répression des abus de marché - Proposition de réforme"*. Ce rapport est le fruit des réflexions du Groupe de travail constitué par l’AMF et composé de membres du Collège et de la Commission des sanctions, qui a examiné les pistes de réforme possibles pour adapter la législation françaises aux récentes évolutions du cadre législatifs. En effet, sur le fondement du principe «ne bis in idem», d’après lequel nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement à raison des mêmes faits, la Cour européenne des droits de l’Homme a récemment remis en cause le double système de répression existant en droit boursier italien, très proche du système français. Parallèlement, le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelles les dispositions du code monétaire et financier rendant possibles le cumul de poursuites et de sanctions par les juridictions pénales et par la Commission des sanctions de l’AMF. «Si le cumul des poursuites et des sanctions pour les mêmes faits, très rare en pratique, doit désormais être interdit, la coexistence des deux voies répressives a permis une répression efficace des infractions et manquements en matière boursière. Il paraît donc indispensable de maintenir les grands équilibres actuels de cette politique répressive duale qui correspond aux exigences de l’Union européenne», constate le régulateur français. Le rapport détaille les pistes de réforme suivantes qui ont été examinées et écartées par le Groupe de travail :o La suppression d’une des voies de sanctiono La création d’un tribunal des marchés financiers dédié aux infractions boursièresSuite à ces réflexions, le Groupe de travail a formulé une proposition de réforme dont les principes sont les suivants : la mise en place d’une interdiction législative du cumul des poursuites, une distinction claire des incriminations réservant la voie pénale aux faits les plus graves, une concertation entre le Parquet national financier et l’AMF préalable à l’engagement des poursuites, un aménagement des constitutions de parties civiles en amont de la concertation entre l’AMF et le Parquet et enfin des aménagements de la procédure afin de réduire les délais de la procédure pénale et d’accroître l’efficacité des procédures de sanctions. Parmi ces aménagements, on retrouve la proposition d’inciter à la reprise des actes d’investigation réalisés par l’AMF dans le cadre de la procédure pénale ou encore le rapprochement des montants des sanctions pénales et des sanctions administratives ou encore la création d’un délit d’initié en bande organisée.*L’intégralité du rapport est consultable en pièce jointe (PDF)
L’Autorité des marchés financiers (AMF) indique sur son site que l’arrêté du 5 mai 2015, publié au Journal officiel du 7 mai 2015, concerne une modification du livre II du règlement général de l’AMF relative à la transmission des conditions définitives d’une offre au public qui ne sont pas incluses dans le prospectus de base ou dans un supplément. L’arrêté précise que ce n’est plus l’émetteur, mais l’AMF, qui communique les conditions définitives de l’offre à l’Etat membre d’accueil et que l’AMF communique ces conditions définitives à l’ESMA. Cette disposition entre en vigueur le 1er janvier 2016.
Après l’EFAMA, Paris Europlace. Dans un communiqué diffusé hier, l’association a indiqué qu’elle soutenait le projet d’Union des Marchés de Capitaux (UMC) lancé par la Commission européenne. Mais elle lance également un avertissement à la Commission : il est nécessaire d’abandonner ou de réviser des projets incompatibles avec une union des marchés européens et particulièrement préjudiciables pour les coûts de financement des entreprises, y compris PME/ETI, et par conséquent la relance de la croissance. Dans le viseur, le projet de taxe sur les transactions financières limitée à 11 pays de l’Union, «qui créerait une distorsion de concurrence immédiate au sein même de l’espace européen, un renchérissement très significatif de leurs coûts pour les entreprises des pays concernés, et une délocalisation massive d’activités financières», et, dans un autre genre, le projet européen de réforme bancaire, «qui constitue une menace pour la préservation du modèle de banque universelle, qui a montré sa résilience en période de crise et son adaptation aux besoins des entreprises."Par ailleurs, Paris Europlace a indiqué qu’elle soutenait les recommandations fortes faites par Fabrice Demarigny via le rapport qu’il a remis à Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes Publics, dans le cadre du Comité « Place de Paris 2020 ». L’association est favorable aux recommandations faites dans le domaine de l’union pour l’Investissement et l’union pour le Financement.Dans le premier domaine, Paris Europlace soutient le développement de l’épargne longue et l’accroissement des capacités d’investissement, au niveau européen, avec la suppression des obstacles réglementaires pour les investisseurs institutionnels contenus notamment dans la directive Solvency II. Elle se dit favorable à la promotion des fonds d’investissement de long terme (ELTIFs) ; la mise en place de mesures de réciprocité pour attirer les investisseurs internationaux ; le développement des systèmes d’information et de notation sur les PME ; l’accélération de la convergence en matière de supervision, à travers le renforcement de l’autorité européenne ESMA.Dans le domaine du financement, Paris Europlace est favorable à la mise en place ou développement de nouveaux canaux de financements de marché pour les PME/ETI (placement privé, capital investissement, crowdfunding) ; la consolidation de leurs capacités de tenue de marché (market-making) pour les banques européennes et préservation du modèle de banque universelle ; le développement de la titrisation et le lancement d’une nouvelle réflexion sur l’organisation générale des infrastructures de marché au niveau européen.Enfin, l’association soutient une action rapide sur les priorités immédiates, notamment la relance des investissements de long terme, la diversification des canaux definancement des PME/ETI – placements privés, papier commercial, crowdfunding - la relance d’une titrisation plus transparente et adaptée aux besoins des investisseurs, et les priorités qui en découlent pour la place de Paris.
Le ministre italien de l’Economie Pier Carlo Padoan a signé le décret sur le crédit d’impôt pour les fonds de pension et les caisses de prévoyance qui investissent dans l’économie réelle, rapporte Funds People Italia. Le texte, qui sera publié dans quelques jours au Journal Officiel italien, la Gazzetta ufficiale, accorde un crédit d’impôt de 80 millions d’euros par an.
Interrogé par L’Agefi, Stéphane Giordano, président de l’Association française des marchés financiers (Amafi), tire les leçons du processus d’adoption de la dernière réforme européenne des marchés, MIF2, censée garantir une meilleure transparence sur les marchés. Présentée en 2011 mais adoptée l’année dernière, la réforme pâtit d’un effet retard selon Stéphane Giordano. « On se retrouve aujourd’hui avec des textes qui sont marqués par un état d’ esprit qui prévalait il y a cinq ou six ans ; or, la réalité économique évolue plus vite que cela », indique le responsable. «MIF a une vision plutôt punitive des marchés financiers et contient des mesures qui pénalisent les apporteurs de liquidité, comme certaines obligations de permanence de cotation pour les market makers. Aujourd’hui, avec l’Union des marchés de capitaux, on est dans une autre vision, fondée sur un partage du risque parmi les intervenants financiers, ce qui suppose davantage de flexibilité dans les marchés financiers, et ne peut fonctionner qu’avec une contribution importante des market makers», ajoute-t-il.Par ailleurs, ajoute Stéphane Giordano, dans l’Union des marchés de capitaux, il est dit que la recherche est nécessaire au financement des petites et moyennes entreprises. Or, MIF2 considère la recherche comme un «avantage», et les mesures proposées en conséquence sont de nature à réduire fortement l’offre en la matière, au détriment de la couverture des petites et moyennes entreprises.
L’Association européenne des fonds d’investissement (EFAMA) a annoncé, ce 13 mai, qu’elle apporte son soutien plein et entier au projet de la Commission européenne visant à mettre en place une Union des marchés de capitaux. Dans sa réponse formelle au questionnaire de la Commission (un vaste document de 46 pages), l’EFAMA salut cette initiative, observant qu’une union des marchés de capitaux intégrée qui réussirait à déverrouiller les capitaux et à les orienter vers les investissements à long terme constituera un grand bénéfice pour les investisseurs, pierre angulaire de l’industrie de la gestion d’actifs. «L’Europe est confronté à un défi important, qui est également une opportunité unique, a commenté Peter de Proft, directeur général de l’EFAMA. Nous accueillons favorablement le fait que les régulateurs de l’Union européenne saisissent à bras le corps les opportunités que l’industrie de la gestion d’actifs offre en termes de soutien à la croissance durable de l’économie et de financement à long terme.»Dans sa réponse, l’EFAMA met également en exergue les conditions qu’elle juge nécessaires pour faire de cette Union des marchés de capitaux une réussite, mettant en particulier l’accent sur le rôle crucial de la promotion de l’épargne de long terme et la création d’un marché unique pour les retraites personnelles. «L’EFAMA pense qu’il est nécessaire d’encourager les citoyens européens à épargner davantage pour la retraite et est convaincue que le développement des retraites privées en Europe est crucial, déclare l’Association dans un communiqué. La création d’un produit européen pour la retraite permettrait d’augmenter le volume d’épargne retraite tout en orientant cette épargne vers les investissements de long terme à travers l’Union européenne.»Pas question pour autant pour l’EFAMA de donner un blanc-seing à la Commission européenne. De fait, l’Association rappelle aux régulateurs européens que «la mise en place d’une taxe sur les transactions financières (TTF) représente un obstacle significatif à la mise en œuvre d’une Union des marchés de capital réussie. «Cette proposition porte un risque significatif qui pourrait causer des distorsions à la création d’un marché unique au sein de l’Union européenne, entraînant le transfert des activités financières en dehors des 11 Etats membres participant à cette taxe ou, si elle est appliquée aux 28 Etats membres, en dehors de l’Union européenne toute entière, s’alarme l’EFAMA. La TFF augmenterait les coûts pour les investisseurs puisque les fonds d’investissements de l’Union européenne deviendront plus chers. Cela mettrait également en danger l’épargne de long terme, la croissance et l’investissement puisque cette taxe orienterait les investissements vers des produits non soumis à la TFF.» L’intégralité de la réponse de l’EFAMA est à consulter à l’adresse suivante: http://www.efama.org/Publications/Public/EFAMA%20response%20to%20CMU%20Green%20Paper.pdf
Le Conseil fédéral a approuvé cette semaine la révision de l’ordonnance sur le personnel de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA.Le système salarial de la FINMA en vigueur jusqu’ici, qui comprend des parts de salaire variables, est peu adapté à une autorité de surveillance, a noté la FINMA. Les parts variables de salaire seront donc supprimées. Les primes prévues par le budget, qui représentent environ 4 % de la masse salariale, seront utilisées cette année pour augmenter les salaires fixes. Le passage au nouveau système salarial n’entraîne aucune augmentation des coûts. La limite supérieure du salaire fixe maximal sera relevée. Par ailleurs, afin d'éviter d'éventuels conflits d’intérêts lors de départs de collaborateurs pour rejoindre des entreprises dans le monde de la finance notamment, l’ordonnance règle désormais différemment les délais de résiliation. Elle prévoit un délai d’attente (cooling-off) d’au maximum six mois pour certaines positions-clés, en libérant la personne au cours du délai de résiliation. De plus, des délais de carence non rémunérés sont introduits pour les collaborateurs responsables de la surveillance d’un grand établissement financier en particulier. Le délai de carence s’applique lorsque les collaborateurs souhaitent précisément passer au service dudit établissement, précise un communiqué. Les délais d’attente et de carence peuvent, cumulés, atteindre un maximum de douze mois. Une douzaine de personnes environ parmi les collaborateurs de la FINMA sont concernées.
L’Autorité des marchés financiers (AMF)a publié une mise à jour de la liste des sites internet non autorisés proposant du trading d’options binaires. Pour ces sites, aucun prestataire de services d’investissement autorisé n’a pu être clairement identifié. L’Autorité des marchés financiers met une nouvelle fois en garde les épargnants sur des campagnes publicitaires agressives, sur internet, portant sur le trading d’options binaires et annonçant des rendements très importants dans des délais très courts.La liste complète peut être consultée ici : http://www.amf-france.org/Actualites/Communiques-de-presse/AMF/annee-2015.html?docId=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2F4934a9da-d8a2-466c-b98d-0e7be76788c3
Le Fonds européen d’investissement (FEI), composante du Groupe BEI spécialisée dans les instruments de capital-risque, le financement à risque des PME et de l’innovation, et la banque publique d’investissement Bpifrance, ont signé un accord financier visant à accroître les prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI) innovantes françaises, grâce à la garantie financée par le budget européen dans le cadre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), indique un communiqué.La Commission européenne (CE) et le Groupe BEI déploieront le plan d’investissement pour l’Europe via le FEIS. Il s’agit de la première opération financière en Europe à bénéficier d’une garantie européenne dans le cadre du FEIS. Ce nouvel accord entre le FEI et Bpifrance permettra à la banque publique d’investissement de participer au financement d’entreprises innovantes en France pour un montant total de 420 millions d’euros sur les deux prochaines années.Pour le FEI, cette opération menée au titre du FEIS lui permettra d’accélérer le déploiement des ressources consacrées au financement d’entreprises très innovantes dans le cadre de l’initiative InnovFin du programme Horizon 2020 (Financement européen de l’innovation), en offrant de meilleures conditions de financement. Bpifrance a ainsi mis en place deux nouveaux outils de financement qui permettront d’octroyer des prêts aux entreprises françaises avec une garantie du FEI sur deux segments clés et présentant une exposition au risque renforcée : le Prêt Innovation (PI), doté de 320 millions d’euros et garanti à hauteur de 50 % par le FEI, facilitera le lancement industriel et la mise sur le marché d’innovations de PME et petites ETI (moins de 500 salariés) pour des tickets compris allant jusqu’à 5 millions d’euros ; le Prêt Amorçage Investissement (PAI), doté d’une capacité de financement de 100 millions d’euros et garanti à hauteur de 40 % par le FEI, permettra de renforcer la structure financière des jeunes entreprises qui réalisent une levée de fonds auprès d’investisseurs avisés, et de les accompagner dans leur développement en leur apportant un financement complémentaire jusqu’à 500 000 euros.
Le Fonds européen d’investissement (FEI), composante du Groupe BEI spécialisée dans les instruments de capital-risque, le financement à risque des PME et de l’innovation, et la banque publique d’investissement Bpifrance ont signé un accord financier visant à accroître les prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI) innovantes françaises, grâce à la garantie financée par le budget européen dans le cadre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), indique un communiqué.La Commission européenne (CE) et le Groupe BEI déploieront le plan d’investissement pour l’Europe via le FEIS. Il s’agit de la première opération financière en Europe à bénéficier d’une garantie européenne dans le cadre du FEIS. Ce nouvel accord entre le FEI et Bpifrance permettra à la banque publique d’investissement de participer au financement d’entreprises innovantes en France pour un montant total de 420 millions d’euros sur les deux prochaines années.Pour le FEI, cette opération menée au titre du FEIS lui permettra d’accélérer le déploiement des ressources consacrées au financement d’entreprises très innovantes dans le cadre de l’initiative InnovFin du programme Horizon 2020 (Financement européen de l’innovation), en offrant de meilleures conditions de financement. Bpifrance a ainsi mis en place deux nouveaux outils de financement qui permettront d’octroyer des prêts aux entreprises françaises avec une garantie du FEI sur deux segments clés et présentant une exposition au risque renforcée : le Prêt Innovation (PI), doté de 320 millions d’euros et garanti à hauteur de 50 % par le FEI, facilitera le lancement industriel et la mise sur le marché d’innovations de PME et petites ETI (moins de 500 salariés) pour des tickets compris allant jusqu’à 5 millions d’euros ; le Prêt Amorçage Investissement (PAI), doté d’une capacité de financement de 100 millions d’euros et garanti à hauteur de 40 % par le FEI, permettra de renforcer la structure financière des jeunes entreprises qui réalisent une levée de fonds auprès d’investisseurs avisés, et de les accompagner dans leur développement en leur apportant un financement complémentaire jusqu’à 500 000 euros.
Le Fonds monétaire international (FMI) tire la sonnette d’alarme. Dans le cadre d’une nouvelle étude, l’institution estime en effet que le rôle du secteur financier aux Etats-Unis, au Japon et dans d’autres économies avancées est devenu beaucoup trop important, rapporte le Financial Times. Les économistes du FMI juge par ailleurs que les économies émergentes ont besoin de tirer les leçons de la crise financière mondiale de 2008 pour éviter de permettre à leurs systèmes bancaires et à leurs marchés financiers de grandir trop rapidement. En outre, ils mettent également en exergue le fait que, à un certain point, les banques et d’autres institutions financières jouent un rôle beaucoup trop important dans les économies, ce qui peut finalement aboutir à de l’instabilité financière plus qu’à de la croissance économique. « Au-delà d’un certain niveau de développement financier, l’effet positif sur la croissance économique commence à baisser, tandis que les coûts en termes de volatilité économique et financière commencent à monter », écrivent les auteurs de l’étude. Ce rapport souligne d’ailleurs que dans des économies comme l’Irlande, le Japon ou l’Irlande, le développement du secteur financier est tel qu’il commence à avoir un faible impact sur la croissance, pouvant même produire des effets négatifs.
Le vice-président de la banque centrale européenne (BCE), Vitor Constâncio, a donné dans un discours prononcé le 8 mai ses idées pour encadrer les acteurs non bancaires et notamment les gestionnaires d’actifs d’importance systémique. Il a, selon L’Agefi, détaillé trois points: l’information sur le secteur, les outils de politique macro-prudentielle, et le cadre juridique. «Ce n’est pas que le secteur de la gestion d’actifs ne soit pas réglementé. En fait, nous avons une régulation des fonds très efficace en Europe, mais elle est largement taillée pour protéger les investisseurs plutôt que pour contenir les risques à la stabilité financière. Nous devons transformer certains des instruments déjà disponibles pour les gestionnaires de fonds en outils macro-prudentiels», estime le banquier central. Parmi ces outils macro-prudentiels, Vitor Constâncio met en avant des exigences de liquidité supplémentaires, des tests de résistance, des charges en capital minimum et variables dans le temps, et des commissions de rachats. Pour Vito Constancio, «il est important d'équiper les autorités compétentes en Europe avec des pouvoirs similaires» à ceux de la Fed au Etats-Unis vis-à-vis des institutions systémiques non bancaires.
Barclays, Citigroup, JPMorgan Chase, Royal Bank of Scotland et UBS devraient annoncer mercredi un accord qui leur coûtera collectivement plus de 6 milliards de dollars pour avoir manipulé les taux de change, rapporte le Financial Times. Selon des personnes proches du dossier, UBS va payer moins de 800 millions de dollars. L’amende la plus lourde sera supportée par Barclays, qui devrait se mettre d’accord autour d’une somme de 3,1 milliards de dollars. JPMorgan Chase, Royal Bank of Scotland et Citigroup devraient quant à eux chacun s’acquitter de 1 milliard de dollars.