L’Office public chinois des changes, la State Administration of Foreign Exchange (SAFE), a accordé une nouvelle salve de quotas QFII (Qualified Foreign Institutional Investor ou investisseur institutionnel étranger qualifié) à huit sociétés de gestion étrangères au cours du mois de mars, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Depuis le lancement du programme QFII, les autorités chinoises ont ainsi distribué un total de 72,14 milliards de dollars de quotas. Dans le détail, la société Munsum Asset Management (Asia), domiciliée à Hong Kong, a fait son entrée dans le programme QFII en obtenant un quota de 200 millions de dollars. En parallèle, la SAFE a distribué 4 milliards de dollars de quotas à sept sociétés déjà bénéficiaires du programme QFII. Il s’agit de GF Asset Management (Hong Kong), Guotai Junan Assets (Asia), First Securities Investment Trust Co, Macquarie Bank, Khazanah Nasional Berhad, Fubon Securities Investment Trust et, enfin, Fidelity Worldwide Investment. Ce dernier, comme NewsManagers l’a annoncé il y a quelques jours (Lire NewsManagers du 30 mars 2015), a obtenu 800 millions de dollars de quotas QFII en mars, portant à 1,2 milliard de dollars le total de ses quotas QFII.En parallèle, la SAFE a accordé 2,92 milliards de dollars (18,3 milliards de renminbi) de quotas RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi) à huit sociétés d’origine coréenne, singapourienne et allemande, dont Hana Asset Management, Deutsche Asset Management Investment et KKR Singapore. Depuis le lancement du programme RQFII, les autorités chinoises ont distribué un total de 329,8 milliards de renminbi de quotas RQFII à 111 sociétés de gestion étrangères.
Dans le cadre de son activité de surveillance, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés (Finma) s’assure du respect non seulement des règles concernant la liquidité et l’organisation des assujettis, mais aussi des prescriptions en matière de dotation en fonds propres des établissements. Pour déterminer leur besoin en fonds propres, les banques et les assurances font appel à des modèles de risque qui sont soit fournis par la Finma sur une base standardisée, soit élaborés à l’interne par l'établissement puis approuvés par la Finma.La Finma vérifie précisément, dans le cadre de sa surveillance prudentielle, l’utilisation et le calcul de tels modèles. «L’incitation à minimiser les risques dans le calcul des modèles internes afin de devoir détenir moins de fonds propres apparaît, dans cette optique, particulièrement problématique», a estimé la Finma à l’occasion de sa conférence de presse annuelle. Le directeur de la Finma, Mark Branson, est convaincu que «nous avons pu constater, à l'échelle mondiale, les limites de la modélisation des risques financiers. Il me semble donc que des modèles supplémentaires, encore plus complexes, ne sont pas la solution et que, bien au contraire, celle-ci réside dans des modèles moins nombreux et plus simples».La Finma a pris des mesures pour garantir une capitalisation appropriée: des multiplicateurs spécifiques aux établissements ont été introduits pour différents portefeuilles, comme récemment dans le domaine des immeubles de rendement et des crédits de la banque d’investissement. Par ailleurs, les modifications de modèles qui conduisent à une baisse matérielle des pondérations-risque ne sont provisoirement plus acceptées. Enfin, les banques doivent maintenant publier les différences entre les calculs selon l’approche standard et les modèles internes. De plus, le Comité de Bâle travaille à l’introduction de limites inférieures pour les pondérations-risque, afin que les exigences en fonds propres ne tombent pas à un niveau excessivement bas. Mark Branson souligne à ce propos que «les mesures décidées par la Finma pour renforcer la couverture en fonds propres dans l’approche par les modèles ainsi que l’augmentation à venir des prescriptions en matière de fonds propres et les limites inférieures fixées sont autant d'éléments favorisant la confiance dans le régime de fonds propres».
La députée Cora van Nieuwenhuizen a finalement réussi à faire adopter mardi à l’arraché son rapport sur les benchmarks par la commission Econ du Parlement européen. Depuis des mois, les députés débattent du nombre d’indices qu’il faut soumettre à cet encadrement renforcé. Au fil des travaux, la définition de ces «indices critiques», qui devront appliquer le code de conduite de l’OICV et respecter des règles précises de soumission des données, s’est considérablement resserrée sur les indices de taux comme le Libor et l’Euribor, précise L’Agefi. Le texte voté mardi se veut pragmatique et exclut de son champ les indices de marché «classiques», comme le CAC 40. Ces indices non critiques seront essentiellement soumis à des obligations de transparence sur leur méthodologie.
Philippe Vollot est nommé responsable mondial des relations avec les régulateurs et de la coordination au sein de la division dédiée aux affaires gouvernementales et réglementaires. Philippe Vollot dirigera les équipes de Deutsche Bank en charge des relations avec les principaux organes de régulation à travers le monde. Il assurera également la coordination au sein de la Banque afin de répondre efficacement aux demandes des régulateurs. Basé à Dubai, il était Chief Operating Officer (COO) de Deutsche Bank pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord depuis 2011. Philippe Vollot a débuté sa carrière en 1991 au sein du service juridique de la Commission des Opérations de Bourse (« COB », aujourd’hui « AMF » - Autorité des marchés financiers). En 1997, il devient responsable Compliance de Deutsche Bank en France, avant de rejoindre Barclays Capital en qualité de «European Head of Compliance» en 2001. De retour au sein du groupe Deutsche Bank en France en juillet 2003, il est alors chargé des départements Juridique et Compliance pour la France et responsable Compliance pour l’Europe continentale. Philippe Vollot est ensuite nommé responsable juridique fusions-acquisitions à Londres (2005), avant de revenir en France un an plus tard en tant que Chief Operating Officer (COO) du groupe Deutsche Bank en France. Philippe Vollot est désormais basé à Francfort, sous la responsabilité de Sylvie Matherat, membre du Comité Exécutif du groupe Deutsche Bank et responsable mondiale des affaires gouvernementales et réglementaires.
Le comité exécutif du régulateur espagnol des marchés financiers, la CNMV, a désigné la société de gestion Renta 4 Gestora pour assurer la gestion à titre provisoire des fonds de Banco Madrid Gestion de Activos, dont la maison mère Banco Madrid a engagé une procédure de liquidation de son activité. De même, Cecabank a été désignée, également à titre provisoire, pour assurer le rôle de dépositaire pour les actifs et les fonds de Banco Madrid.
Un gestionnaire de fortune suisse a reconnu mardi devant un tribunal new-yorkais avoir aidé de riches américains à cacher des fonds au fisc des Etats-Unis. Cet homme travaillait alors, et jusqu’en 2006, comme conseiller à la clientèle au sein d’une banque zurichoise. Aussi bien l’avocat de la défense qu’un porte-parole du procureur de Manhattan ont refusé de donner l’identité de l’employeur ou celle de supérieurs hiérarchiques des noms à Reuters.Selon l’accusation, le banquier a commencé en 1998 à aider des Américains à dissimuler leur argent au fisc sur des comptes offshore dans au moins cinq établissements helvétiques, dont la banque saint-galloise Wegelin, condamnée en 2013 à payer aux Etats-Unis 75 millions de dollars. Certains des comptes étaient ouverts au nom de sociétés-écrans basées au Liechtenstein. L’ancien conseiller bancaire a poursuivi ses activités même après que les autorités américaines ont commencé à sévir contre ces pratiques, d’après le procureur.Selon des documents de la cour fédérale de Manhattan, l’avocat du gérant d’actifs a demandé de changer la plaidoirie de non coupable à coupable, ce que le tribunal a accepté. L’accusé risque jusqu'à cinq ans de prison. Le jugement sera rendu le 1er juillet.
EOS Venture reçoit l’agrément de Prestataire de Services d’Investissement (PSI), une première en France pour une entreprise de crowdfunding en souscription de titres financiers. Entreprise d’Investissement spécialisée dans le financement participatif par souscription de titres, EOS Venture accompagne les PME et start-up dans leur développement. Après validation de son programme d’activité par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), EOS Venture devient la première entreprise sur ce segment à recevoir l’agrément de Prestataire de Services d’Investissement de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR). L’obtention de cet agrément unique à ce jour concorde avec la volonté d’EOS Venture de professionnaliser le milieu du crowdfunding en souscription de titres financiers. Cet agrément permet à EOS Venture de garantir aux investisseurs un cadre rigoureux visant à mieux les protéger, d’autoriser les entrepreneurs à procéder à des levées de fonds supérieures à 1 million d’euros en Europe, et de communiquer publiquement et légalement sur les levées de fonds. L’équipe d’EOS Venture souhaite rendre accessible l’investissement aux particuliers désireux de diversifier leurs placements financiers ou de se constituer un capital, tout en soutenant les PME dans leur recherche de financement. C’est dans cette optique de démocratisation de l’investissement qu’elle lancera prochainement sa propre plateforme de crowdfunding.
Un paradoxe. La préparation de la retraite représente une réelle préoccupation des salariés qui pourtant n’en tirent pas vraiment les conséquences. Le contexte économique difficile impose une vision à court terme aux salariés, leur pouvoir d’achat (72%) et la conservation de leur emploi (52%) étant leurs préoccupations majeures, selon le dernier baromètre BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises. Toutefois, 40% d’entre eux se disent également préoccupés par le financement de leur retraite. «Malgré cette préoccupation réelle que constitue le financement de la retraite, les salariés ont encore une information parcellaire sur les différents dispositifs d'épargne en entreprise et ils ont encore une approche trop attentiste», a souligné le 31 mars à l’occasion d’un point de presse Patrick Lamy, directeur des relations extérieures de BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises. Et c’est encore un paradoxe, les chefs d’entreprise ne semblent pas avoir pris la pleine mesure de cette préoccupation identifiée par seulement 13% d’entre eux. Ils sous-estiment en outre les efforts que les salariés seraient prêts à consentir. Seulement 24% d’entre eux pensent que les salariés seraient prêts à voir repousser leur âge de départ à la retraite, contre 40% des salariés. Il sont 23% à penser que les salariés seraient prêts à voir augmenter le montant que cotisations alors que 40% des salariés y seraient disposés. Et seulement 2% des décideurs pensent que les salariés seraient prêts à voir diminuer le montant des pensions des retraites contre 19% des salariés. C’est dire qu’on peut observer une certaine prise de conscience de la part des salariés dont l’implication reste néanmoins insuffisante. Car si 72% des salariés estiment ne pas recevoir suffisamment d’informations sur leur retraite, ils sont 72% à n’avoir jamais essayé d'évaluer ce qu’ils toucheront le moment venu. Et 54% des salariés ne pensent pas poursuivre leur activité professionnelle au-delà de l'âge légal de départ à la retraite, comme le permettent les récentes lois, surtout pour privilégier leur qualité de vie (81%). Si les salariés semblent par ailleurs avoir intégré la baisse de leur taux de remplacement, ils n’en mesurent pas pour autant l’ampleur. Prés de la moitié des cadres (48%) pensent percevoir entre 56% et 75% de leur salaire lorsqu’ils seront à la retraite! Cela dit, l’entreprise apparaît toujours comme une structure légitime pour épargner. « La mise en application des lois de 2010 et 2014 relatives à la réforme des retraites a permis une meilleure appréhension des dispositifs tels que le PERCO et l’Article 83 par les décideurs d’entreprises mais aussi par les salariés. Près d’un quart des décideurs ont fait évoluer leur politique d’épargne retraite dans leur entreprise et plus d’un tiers des salariés ont envisagé changer leurs habitudes d’épargne, » a souligné Cécile Besse Advani, directeur de la Stratégie et du Développement de BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises. Décideurs et salariés sont également en phase avec les évolutions soumises par la « loi Macron ». La promotion du tissu industriel national est saluée par les décideurs et dans une moindre mesure par les salariés ; 76% des décideurs sont favorables à l’ouverture de fonds PME-ETI dans le cadre de l'épargne salariale (PEE, PERCO, etc.) et 53% des salariés seraient prêts à investir dans de tels fonds. Plus spécifiquement, les salariés adhèrent aux politiques d'épargne salariale solidaire. Plus de 30% privilégient les supports éthiques solidaires ou socialement responsables pour verser dans les dispositifs d’entreprises. Les décideurs, quant à eux, prônent une harmonisation des dispositifs d’intéressement et de participation et militent pour une meilleure lisibilité, 83% d’entre eux étant notamment favorables à une simplification de la formule de calcul de la Réserve Spéciale de Participation (RSP). Si la RSP s’ouvre aux entreprises de moins de 50 salariés, l’épargne retraite entreprises pourrait concerner jusqu’à plus d’un million d’entreprises et plus de 16 millions de salariés. « Les principaux points de la « loi Macron » vont dans le sens de la réflexion menée par les décideurs en entreprise. Ainsi l’abaissement pérenne du forfait social, jusqu’à 8% pour les entreprises de moins de 50 salariés qui concluront un accord de participation ou d’intéressement, est un enjeu majeur de déploiement des dispositifs d’épargne en entreprises », rappelle Patrick Lamy.
L’Association française des sociétés financières (ASF) a présenté le 31 mars une série de propositions pour «desserrer les freins» du financement des PME/TPE, entre autres une clarification du statut des sociétés de titrisation et un accès des PME françaises au plan Juncker à travers les établissements de l’ASF, notamment dans la filière énergies renouvelables. Même s’il doit très largement s’inspirer du modèle français, la définition d’un modèle de véhicule de titrisation applicable dans l’ensemble de la zone euro est en effet toujours en projet. A l’occasion d’un colloque consacré aux outils de financement innovants au service des TPE-PME, les professionnels de l’ASF, qui sont en position d’offre, ont également affirmé leur ambition d’apporter en 2015 aux PME/TPE françaises 2 milliards d’euros de financements supplémentaires en affacturage, et de financer les seules PME/TPE en crédit-bail avec plus de 10 milliards d’euros.
Lundi dernier, James Bullard, un membre de la Federal Reserve, a évoqué les « conséquences dévastatrices » de la constitution rapide de bulles si la Fed n’augmente pas ses taux prochainement, écrit le Financial Times. Dans le même temps, 80 % des gérants de fonds sondés par CFA UK s’inquiétaient de la valeur des obligations. Mais ces menaces seraient sous contrôle : au début du mois, les régulateurs mondiaux ont sorti un document sur le renforcement de la supervision des sociétés de gestion. Le Financial Stability Board et l’Organisation internationale des commissions de valeurs ont promis un plan pour identifier les fonds ayant une importance systémique et limiter leurs risques. Mais cela n’arrivera pas avant l’année prochaine. Résultat, tout durcissement réglementaire interviendra trop tard pour faire face à la situation actuelle. Avec une hausse des taux de la Fed attendue début juin, le monde va bientôt découvrir « à la dure » si le secteur de la gestion d’actifs présente un risque systémique ou pas…
Selon L’Agefi, la Banque d’Angleterre (BoE) teste cette année l’impact d’un scénario de crise globale sur les banques britanniques. Pour passer les tests dont les résultats seront révélés au mois de décembre prochain, Barclays, HSBC, Standard Chartered, RBS, Nationwide, Santander UK et Lloyds devront être capables dans un scénario de choc de maintenir un ratio de fonds propres «core tier 1» de 4,5% et un ratio de levier de 3% tout en augmentant de 10% le crédit à l'économie britannique. Les banques britanniques devront notamment prouver leur résistance à une contraction de l'économie chinoise de 1,7% à fin 2015, à une crise de liquidité dans les économies émergentes et à un prix du baril de pétrole chutant à 38 dollars sur les trois prochaines années.
Les sociétés de gestion n’ont jamais autant empoché de frais, montre une nouvelle étude du consultant LCP réalisée auprès de sociétés de gestion institutionnelles au Royaume-Uni. Ces cinq dernières années, les frais de certains mandats ont augmenté de près de 60 % globalement. L’étude montre aussi que 50 % des gérants n’ont pas fourni d’informations relatives aux coûts de transactions induits. Et encore 17 % d’entre eux gardent le secret sur les frais indirects, même si ce taux a tendance à baisser. «Le brouillard se dissipe sur les frais d’investissement et la hausse du niveau de publication est encourageante. Toutefois, une plus grande transparence est nécessaire car il y a encore trop peu de gérants qui dévoilent le niveau de coûts de transactions et cette intransigeance menace la réputation de l’ensemble du secteur», commente Mark Nicoll, associé de LCP et auteur de l’étude.Les chiffres de LCP montrent aussi que de nombreuses structures de frais n’alignent pas les intérêts des gérants avec ceux des clients. Enfin, la pression concurrentielle a un impact sur certains niveaux de frais. Ainsi, 58 % des gérants actions ont réduit les frais facturés aux niveaux clients jusqu’à 20 % ces cinq dernières années. Pour des classes d’actifs plus populaires en revanche, comme les obligations d’entreprises, certains gérants ont augmenté leurs frais de plus de 30 %...
La banque suisse BSI a signé un accord de non-poursuite pénale (Non-Prosecution Agreement) avec les Etats-Unis dans le cadre du programme américain de régularisation fiscale, a indiqué lundi le département américain de la justice DoJ dans un communiqué. La banque privée accepte de payer un montant de 211 millions de dollars pour avoir aidé les clients américains à contourner la réglementation. L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) souligne dans un communiqué distinct que BSI SA est ainsi la première banque à conclure un tel accord dans le cadre du programme du Département américain de la justice visant à régler le différend fiscal opposant les banques suisses aux Etats-Unis.Depuis 2008, l'établissement suisse détenait 3000 comptes liés aux Etats-Unis dont la majorité n'était pas déclarée. Il n’a pas seulement aidé les clients américains à cacher leur identité au fisc américain (IRS), mais aussi à rapatrier leurs avoirs en cash, selon le département de la justice. L’institut financier a reconnu que ses conseillers à la clientèle et leurs clients américains avaient utilisé des codes dans leur correspondance.Dans le cadre du programme de régularisation fiscale, BSI a coopéré avec les autorités américaines et encouragé une centaine de ressortissants américains à se dénoncer. L’accord montre que le programme de régularisation fonctionne, selon les autorités américaines.Aux termes de l’accord conclu avec Washington, la banque suisse devra être transparente sur ses activités pour faire la preuve de sa bonne volonté. Dans les quatre prochaines années, elle devra notamment fournir aux Etats-Unis une liste complète de ses activités américaines, dévoiler le nom d’autres banques qui auraient ouvert des comptes «secrets», et fermer les comptes de ses clients qui violeraient les obligations édictées par Washington. La Finma a mené pour sa part une procédure d’enforcement à l’encontre de BSI SA concernant les relations d’affaires de la banque avec des clients américains. La Finma a alors constaté que la banque avait gravement manqué à ses obligations en matière d’identification, de limitation et de contrôle des risques dans les relations d’affaires avec des clients américains. «La Finma a blâmé le comportement de la banque et l’a contrainte à mettre en œuvre des mesures correctrices», souligne le communiqué.
Dans le cadre de l’examen du projet de loi Macron en commission spéciale, les sénateurs en ont profité pour donner un petit coup de pouce supplémentaire à l'épargne salariale, rapporte L’Agefi. Alors que le projet de texte voté à l’Assemblée prévoit de ramener le forfait social à 16% pour les versements issus de la participation ou de l’intéressement effectués sur un Perco (plan d'épargne retraite collective) lui-même investi au moins à 7% en titres de PME-ETI, les sénateurs souhaiteraient le ramener à 12%. Quant aux PME qui mettent pour la première fois en place un accord d’intéressement / participation, elles seraient exonérées de forfait social les trois premières années avant de passer au taux de 8% pour les trois années suivantes. Une autre proposition des sénateurs prévoit la mise en place d’accords d’intéressement au niveau de la branche professionnelle, dont pourrait alors bénéficier toute PME de moins de 50 salariés. Un amendement pousse les branches à négocier de tels accords, adaptés aux spécificités des petites entreprises, avant le 30 décembre 2017.Le vote en première lecture du texte débutera le 7 avril.
Un groupe de travail sous la houlette du régulateur danois Finanstilsynet envisage d’interdire les commissions de conseil sur les produits financiers comme les fonds dans le cadre de la mise en place de MIF II, rapporte Investment Europe. Le groupe de travail comprend des représentants de l’association danoise des fonds IFB, l’association des banquiers danois Finansrådet, le conseil danois de la consommation Forbrugerrådet Tænk et l’association danoise des actionnaires Dansk Aktionærforening.
La filiale française de la banque suisse UBS a été mise en examen pour complicité de blanchiment aggravé de fraude fiscale dans l’enquête sur un système de démarchage en France de riches clients pour qu’ils ouvrent des comptes en Suisse, à l’insu du fisc, a appris le 27 mars l’AFP de source judiciaire, rapporte L’Agefi suisse.Cette mise en examen, qui porte sur des faits présumés commis entre 2004 et 2008, a été assortie d’une caution de 40 millions d’euros, a précisé la source. UBS France était déjà mise en examen pour complicité de démarchage illicite de clients. Trois de ses anciens cadres sont également poursuivis. Contactée par l’AFP, la banque n’a pas fait de commentaire. La maison mère, qui a son siège en Suisse, avait déjà été mise en examen l'été dernier pour blanchiment aggravé de fraude fiscale entre 2004 et 2012 et les juges d’instruction du pôle financier Serge Tournaire et Guillaume Daïeff lui avaient imposé une caution de 1,1 milliard d’euros. Cette caution, contestée par la banque suisse, a été confirmée par la cour d’appel et la Cour de cassation.
Les régulateurs internationaux poursuivent leurs travaux censés mettre fin au «too big to fail», rapporte L’Agefi qui précise que d’ici au sommet du G20 en novembre, ils auront définitivement précisé le contenu du coussin d’absorption des pertes (TLAC). Constitué de titres de dette pouvant être effacés ou convertis en capital, celui-ci est censé garantir que les difficultés de la trentaine de banques internationales considérées comme systémiques ne soient pas résolues grâce à l’argent des contribuables. La mise en place de ce coussin, qui devrait représenter jusqu'à 20% des actifs pondérés par le risque des établissements, est surveillée de très près par les établissements, notamment français, qui s’inquiètent que les exigences du Conseil de stabilité financière (FSB) ne soient pas adaptées à tous les types d'établissements et qu’elles ne tiennent pas compte des règles déjà imposées au niveau européen.
Le comité consultatif du Conseil fédéral sur l’avenir de la place financière a été mis en place vendredi. Le mandat de ce groupe d’experts piloté par le professeur Aymo Brunetti (professeur de politique économique et d’économie régionale, Université de Berne) est provisoirement limité à fin 2019, précise un communiqué du Département des finances (DFF).La constitution de cet organe avait été annoncée en décembre. Le comité devra évaluer les défis fondamentaux à relever par la place financière et les perspectives qui s’offrent à elle. Il pourra soumettre des recommandations au gouvernement pour actualiser la stratégie en matière de marchés financiers et améliorer les conditions-cadres de la place financière. L’organe compte des représentants des banques et des assurances, d’associations professionnelles, des syndicats et des autorités fédérales.
Un responsable de la Banque d’Angleterre avait laissé entendre dans les colonnes du Financial Times (Newsmanagers du 19 mars) que le secteur de la gestion d’actifs pourrait être soumis à des tests de résistance. Le comité de politique financière de la banque centrale a annoncé des mesures dans ce sens.Lors d’une réunion trimestrielle qui s’est tenue le 24 mars, le comité a décidé de se renseigner auprès des gestionnaires d’actifs sur leurs stratégies de gestion des liquidités dans les scénarios d’activité normale mais également dans les situations de crise, selon un communiqué de la Banque d’Angleterre daté du 26 mars. Ce qui permettrait de mieux évaluer la capacité des gestionnaires à honorer des demandes significatives voire massives de remboursement à bref délai.
L’une des clés pour gérer un hedge funds est d’apprendre à dire que vous n’en gérer pas, écrit The Wall Street Journal. Face à des années de performance inégale, de problèmes d’image et de clients fortunés qui se sont publiquement détournés du secteur, les gérants de hedge funds s’efforcent d’éviter le surnom. Ainsi, Baupost Group, Och-Ziff Capital Management et Pershing Square Capital Management font partie des piliers de l’industrie qui cherchent à changer le scénario. Dans leur communication avec les clients et les documents officiels, ils ont éliminé le terme « hedge funds » en faveur d’expressions fourre tout comme « gestionnaire alternatif » ou « société holding d’investissement » et « partenariat privé ». Il n’existe pas de désignation réglementaire unique pour un hedge fund, ce qui donne au gérant toute latitude pour se définir.