La législation"too big to fail» pour les grandes banques en Suisse (UBS, Credit Suisse, Banque cantonale de Zurich, Raiffeisen) ne suffit pas, estime Mark Branson. Avant même que les règles actuelles ne soient toutes mises en oeuvre, le directeur de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers se dit prêt à serrer la vis. «Nous sommes sur la bonne voie, mais il reste encore du chemin à parcourir», a déclaré Mark Branson dans une interview parue le 25 septembre dans la presse suisse (le Bund et le Tages-Anzeiger). La sécurité s’est certes renforcée, mais tous les problèmes ne sont pas résolus, cela même lorsque toutes les exigences de la loi actuelle auront été remplies. «D’autres ajustements sont nécessaires».Ceux-ci sont notamment essentiels en matière d’exigences de fonds propres, estime le directeur de la Finma. Les fonds propres non pondérés (leverage ratio) sont dans le viseur. «La Suisse devrait appartenir aux pays leaders au niveau mondial en termes d’exigences de fonds propres pondérés et non pondérés pour les grandes banques», estime Mark Branson. «Dans ce domaine, certains pays nous ont rattrapés, voire même dépassés».Mark Branson juge par ailleurs nécessaires des mesures en matière de fonds propres constitués pour absorber d'éventuelles pertes, ce qui permet de faciliter la stabilisation d’une banque en difficulté. «Nous sommes tous d’accord pour dire que pour de tels instruments, un ratio doit être appliqué», estime le responsable. Le directeur de la Finma fait par ailleurs remarquer que les obligations convertibles spéciales, comme par exemple celles créées par Credit Suisse, ne se sont pas imposées à l'échelle internationale. Se pose ainsi la question de savoir si la Suisse doit garder cette «spécialité», ou changer de direction, lorsque cela correspond mieux aux standards internationaux.