L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé, ce 24 novembre, le lancement d’une consultation sur les simulateurs de performances futures, des outils offerts par de plus en plus d’acteurs aux investisseurs particuliers lors de la commercialisation de solutions d’épargne. « Ces outils de pédagogie laissent parfois apparaître des informations potentiellement trompeuses et/ou trop optimistes, juge l’AMF. La réglementation applicable à la variété des acteurs susceptibles d’offrir ce service mérite d’être clarifiée. » Les contributions à cette consultation publique doivent être transmises à l’AMF d’ici le 20 janvier 2017. Pour justifier sa démarche, le régulateur constate « la multiplication d’offres d’outils de simulation de performances futures, directement accessibles en ligne ou mis à disposition des conseillers en agences, proposées par des acteurs traditionnels ou non, en vue de la commercialisation de solutions d’épargne (instruments financiers, mandats de gestion, etc.) ». Ces outils doivent permettre à l’investisseur potentiel de réaliser lui-même son propre bilan et un certain nombre de simulation. Concrètement, les prospects sont invités à remplir, en ligne, des questionnaires standardisés dans lesquels ils définissent généralement le montant de leur investissement initial, de leur versement mensuel, le choix de leur profil de risque ainsi que le montant qu’ils souhaitent atteindre à un horizon donné. En fonction du paramétrage de l’outil (algorithme), des projections d’évolution de la valeur de l’investissement du client sont alors générées, prévoyant plusieurs scénarios possibles, des plus pessimistes aux plus optimistes. Ces simulations sont proposées en amont du conseil ou du service d’investissement réalisé, note l’AMF.Or, aux yeux du régulateur, « les éléments diffusés laissent apparaître des informations potentiellement trompeuses et/ou trop optimistes ». L’AMF souhaite donc clarifier la réglementation applicable aux acteurs susceptibles d’offrir ce type de service et « étudier l’opportunité d’adapter sa doctrine le cas échéant et/ou de recenser les bonnes pratiques dans la conception et la diffusion de ces outils ».