La société de gestion allemande Flossbach von Storch a décidé de prendre en charge les coûts liés à la recherche, a indiqué au site private banking magazin, Dirk von Velsen, membre du directoire de la société. Plusieurs sociétés de gestion anglo-saxonnes ont fait savoir qu’elles absorberaient également les frais de la recherche externe ces dernières semaines, mais selon les observateurs, les gestionnaires allemands pourraient bien prendre un autre chemin et répercuter au contraire les frais à l’investisseur final. Tout récemment, Union Investment et DekaBank se sont en tout cas prononcés en ce sens, indiquait récemment le quotidien financier Börsen-Zeitung» (NewsManagers du 29 août 2017).
Vigeo Eiris a émis une alerte de surveillance positive au sujet de quatre entreprises américaines (Alphabet (Google), Apple, Facebook et Twitter) qui ont arrêté leurs services d’hébergement et de paiement en ligne pour le site internet du Daily Stormer et ses liens associés en raison de son contenu dénoncé comme extrémiste et faisant l’apologie des idées néonazies.Le Daily Stormer avait contribué à l’organisation le 12 août 2017 du rassemblement des « suprématistes blancs » (Unite the Right) à Charlottesville où une femme de 32 ans a été tuée et 19 personnes blessées après qu’un de leurs membres eut foncé en voiture sur les participants à la contre manifestation. Le site du Daily Stormer avait par la suite publié un article de son fondateur Andrew Anglin, critiquant la victime. C’est la première fois que des opérateurs de grande envergure comme Alphabet, Apple, Facebook ou Twitter prennent clairement une position de principe assortie d’une décision opérationnelle contre l’utilisation de leurs infrastructures par des groupes racistes usant de référentiels suprémacistes. Ces entreprises ont souvent fait l’objet de critiques, notamment de la part des familles de victimes, mettant en cause leur passivité à l’égard de l’utilisation de leurs services à des fins d’apologie de l’intolérance, des discriminations, de la violence ou du terrorisme. L’alerte adressée aux investisseurs et aux gérants d’actifs est une alerte de monitoring positif indiquant que Vigeo Eiris augmentera les scores des entreprises concernées si elles parvenaient à confirmer, en même temps que leur respect de la liberté d’expression, leur décision de fermeture des sites néonazis, le renforcement de leur vigilance et de leur réactivité contre toutes les formes de racisme, d’appel à la violence et d’apologie du terrorisme.
Le gendarme boursier américain, la SEC, a annoncé la nomination de Dalia Blass comme directeur de sa division «Investment Management». Cette division a pour mission de protéger les investisseurs et promouvoir la formation de capital et l’innovation dans les produits et services d’investissement par le biais de la surveillance et la réglementation de l’industrie de la gestion d’actifs. Elle est en charge de la réglementation des sociétés d’investissement, des produits d’assurance et des conseillers financiers enregistrés au niveau fédéral.Dalia Blass, qui a déjà travaillé à la SEC par le passé avant de travailler dans le privé, a eu pour dernière fonction un poste de conseillère chez Ropes & Gray LLP sur les fonds d’investissements, le private equity et les sujets réglementaires. Auparavant, elle pratiquait le droit chez O’Melveny & Myers LLP et a commencé sa carrière dans les bureaux londoniens de Shearman & Sterling LLP.
Selon trois sources citées par Bloomberg, Credit Suisse aurait l’intention de donner gratuitement sa recherche obligataire aux investisseurs en crédit lors de l’entrée en vigueur des règles européennes MIF 2 en 2018. Celles-ci imposent la séparation totale des frais de recherche et des frais de courtage pour éviter les risques de conflit d’intérêt. Credit Suisse considérerait sa recherche obligataire comme un «avantage non pécuniaire mineur», selon une présentation faite à des clients, ce qui lui permettrait de se ménager une exception à MIF 2.
Un nouvel acteur a été sanctionné pour des manquements dans les procédures de gestion, L’ACPR vient d’infliger une amende au Crédit Agricole Mutuel Atlantique Vendée
Suite à la lettre de l’AMF concernant la société Maranatha pour l’année 2015, le groupe a tenu à réagir en publiant sur son site une réponse invoquant l’incidence des attentats qui ont: « indiscutablement impacté l’activité du Groupe, entraînant la non certification des comptes des exercices 2015 et 2016 par le commissaire aux comptes».
Les assureurs ne cachent pas leur inquiétude quant au projet de « flat tax » du gouvernement sur les revenus de l’épargne, craignant notamment que cette réforme ne pénalise l’assurance-vie, rapporte le quotidien Les Echos. Le gouvernement s’apprête en effet à appliquer un prélèvement forfaitaire unique à 30% notamment pour les contrats d’assurance-vie de plus de huit ans, contre une imposition de 23% actuellement. En revanche, pour les épargnants qui décideraient de sortir de leur contrat avant quatre ans, la fiscalité passerait de 50,5% aujourd’hui, à 30% à l’avenir. « Le risque, c’est que cela diminue la durée moyenne de détention des contrats d’assurance-vie et donc que cela réduise l’investissement en actions », déplore Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance (FFA). Toutefois, afin de préserver l’épargne populaire, le gouvernement a décidé de n’appliquer ce nouveau prélèvement forfaitaire unique qu’aux épargnants dont l’encours des contrats est supérieur à 150.000 euros. Une mesure qui passe mal auprès des assureurs. « Un commerçant, un artisan ou un salarié qui travaille toute une vie pour avoir 150.000 euros sur son assurance-vie a besoin de cet argent pour la retraite, ce changement de fiscalité pourrait le pénaliser », craint ainsi Gérard Bekerman, président de l’Association française de l’épargne et de retraite (Afer). Dans ce contexte, les assureurs proposent de maintenir le régime fiscal actuel « à condition d’investir un peu plus longtemps, à 10 ou 12 ans et d’investir davantage en actions », avance Bernard Spitz.
La nouvelle réglementation rendra l’exécution sur les marchés plus complexe, sans rejoindre encore tous les objectifs de transparence pour l’investisseur.
Concurrence. Sur un marché sans prix de référence, quelques courtiers ont commencé à révéler leurs tarifs de recherche avec l’entrée en vigueur de MIF 2, qui imposera en 2018 une séparation totale avec les frais d’exécution. Bernstein Research facturera 150.000 dollars/an les études de ses analystes, Nomura 60.000 euros sa recherche change et macro ou 80.000 euros avec sa recherche taux et crédit, Crédit Agricole CIB 10.000 euros/an sa recherche macro, 30.000 sur les marchés émergents, 40.000 sur les taux et changes, 60.000 sur le crédit, avec une offre premium limitée à un petit nombre de clients pour un accès plus rapide aux analystes (jusqu’à 120.000 euros). JPMorgan évoque 10.000 dollars/an pour sa recherche action (sans entretien) afin de gagner des parts de marché. Deutsche Bank, qui demande 30.000 euros/an pour un accès limité à 10 personnes à sa recherche écrite et aux analystes, diviserait ses tarifs par deux selon Bloomberg.
A l’occasion de l’université d’été du Medef, le ministre de l’Economie a souligné la nécessité pour l’Europe d’être «capable de défendre ses intérêts». Dans cette optique, Paris va faire une proposition sur le contrôle des investissements stratégiques en France et en Europe, a confirmé hier Bruno Le Maire. Celle-ci sera rédigée conjointement par la France, l’Allemagne et l’Italie. «L’Europe doit être en mesure de défendre ses intérêts autant que les grandes puissances économiques le défendent», a affirmé le ministre.
Le ministère espagnol de la Santé a annoncé hier qu’il allait recruter 40 personnes au sein de son agence nationale du médicament afin de renforcer les procédures d'évaluation et de contrôle de cette instance avant la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Une des conséquences du Brexit sera le transfert de l’Agence européenne des médicaments (EMA) dont le siège est à Londres. Alors que l’agence espagnole compte actuellement 493 salariés, cette augmentation du personnel vise à renforcer la candidature de Barcelone pour accueillir le nouveau siège de l’EMA. La capitale catalane est en compétition avec 18 autres villes de l’UE. La Commission européenne sera chargée d’examiner les candidatures en septembre mais l’attribution finale relèvera des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept qui tenteront de trouver un accord lors du prochain sommet européen en octobre. Le nom de la ville vainqueur devrait être dévoilé en novembre.
Les sociétés de gestion BlueBay Asset Management et JO Hambro Capital Management (JOHCM) sont les deux derniers acteurs de la gestion d’actifs à opter pour la prise en charge des coûts de la recherche externe dans le cadre de l’entrée en vigueur, début 2018, de la directive MIF II. Plusieurs sociétés de gestion ont déjà annoncé qu’elles absorberaient elles aussi le coût de la recherche externe, à l’instar d’Unigestion, T. Rowe Price, Vanguard ou encore J. P. Morgan, mais d’autres, comme les groupes allemands Union Investment ou DekaBank ont choisi de répercuter ce coût sur la clientèle."En tant que gestionnaire actif de fonds de forte conviction, notre recherche maison est essentielle pour dégager de la surperformance pour nos clients, mais nous attachons également beaucoup d’importance à l’accès à une recherce sélectionnée réalisée par des acteurs externes. MiFID II accroît le niveau de transparence sur le coût des services de recherche, et nous estimons que dans le cadre de cette réglementation, le paiement direct de coût est dans le meilleur intérêt de nos clients», commente Ken Lambden, directeur général groupe de JOHCM, cité dans un communiqué. JOHCM précise que les frais liés à la recherche externe s'élèvent à environ 5 millions de livres par an.
Craignant une rupture de l'équité concurrentielle, la Fédération bancaire européenne demande à la Commission européenne un moratoire sur certaines réformes des règles dites de Bâle 3.
Répondant au questionnaire Couronnes Instit Invest 2017, Cristiano Borean, directeur financier de Generali France, présente la mise en place du modèle interne Vie du groupe dans le cadre de Solvabilité 2. Lancé en 2012, ce projet qui a nécessité d'importants moyens humains et techniques, a obtenu le feu vert des autorités en 2016. Le modèle interne permet au groupe de disposer d'une meilleure représentation de l’ensemble de ses risques par rapport au modèle standard et d'accroître sa rentabilité.
La Fédération bancaire européenne fait sa rentrée. Dans un courrier adressé au vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovkis, et cité par Bloomberg, la FBE demande à l’exécutif de mettre entre parenthèses l’application de deux mesures clés de la réglementation bancaire Bâle 3: le calcul des risque des activités de trading (FRTB, fundamental review of the trading book), et le ratio de liquidité à un an (NSFR, net stable funding ratio).
Les professionnels de l’épargne peuvent être soulagés. Le gouvernement n’entend pas, en effet, modifier la fiscalité de l’épargne salariale, a annoncé ce lundi 28 août sur RTL le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Ce dernier a rappelé que l’épargne salariale est soumise aux prélèvements sociaux mais pas à l’impôt sur le revenu. « Nous ne toucherons pas à la fiscalité de l’épargne salariale, a clairement déclaré Bruno Le Maire. Aujourd’hui, cette épargne salariale n’est pas fiscalisée à l’impôt sur le revenu. Nous ne toucherons pas à cela. ». Les prélèvements sociaux vont toutefois augmenter de 15,5% à 17,2%. Mi-juillet, le Premier ministre Edouard Philippe a précisé que l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) d’environ 30% sur les revenus de l’épargne se ferait en 2018. Toutefois, les contours de cette réforme, ainsi que la liste des produits concernés, restent à préciser. Le maintien en l’état de la fiscalité de l’épargne salariale figure parmi une série de mesures destinées à augmenter le pouvoir d’achat des salariés, a souligné Bruno Le Maire.