Cinquante-neuf pyramides de Ponzi ont été découvertes et démantelées aux Etats-Unis en 2016, contre 61 l’année précédente et 70 en 2014, rapporte les Echos. Mais les pertes causées aux investisseurs ont bondi à 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) l’an passé, soit trois fois plus qu’en 2015 (800 millions de dollars), selon les statistiques établies par Ponzitracker et Dynamic Securities Analytics. Le record 2016 a été réalisé par le hedge fund Platinum Partners, qui a trompé près de 600 investisseurs pour un montant d’un milliard de dollars. Pendant des années, son fondateur, Mark Nordlicht, s’était targué de délivrer des rendements réguliers et à deux chiffres, autour de 17 % par an. En réalité, l’argent collecté auprès d’investisseurs servait à rémunérer les autres clients du fonds alternatif. C’est le principe même de la pyramide de Ponzi. Quand les clients ont voulu récupérer leur argent, le stratagème a été découvert. Les Etats qui ont connu le plus grand nombre de ces arnaques sont encore une fois celui de New York, la Californie et la Floride, où les escrocs peuvent trouver beaucoup de victimes potentielles aisées (retraités, sportifs professionnels…). Traumatisées par l’affaire Madoff, les autorités judiciaires ont durci les condamnations en matière de pyramides de Ponzi. Ainsi, en 2016, Michael Stewart, qui opérait dans le secteur immobilier, a été condamné à 168 mois de prisons (quatorze ans) pour avoir causé 169 millions de dollars de pertes. Quand les pertes dépassent les 20 millions de dollars, les peines d’emprisonnement vont de 60 à 240 mois. Pour les stratagèmes les plus importants (supérieurs à 100 millions de dollars), chaque million de pertes se traduit par 21 jours d’incarcération supplémentaires.