Natixis Asset Management est plus que jamais convaincue de l’intérêt pour les gestionnaires d’actifs de l’innovation technologique. La société affiliée de Natixis Global Asset Management s’intéresse de très près notamment à la blockchain, à l’intelligence artificielle et au big data, a indiqué le 17 octobre à Paris Matthieu Duncan, directeur général de Natixis Asset Managementr à l’occasion de la conférence de l’Esma (Autorité européenne des marchés financiers, AEMF), organisée à Paris. «L’innovation qui nous intéresse le plus, c’est la blockchain. C’est la technologie la plus disruptive pour la gestion d’actifs», a poursuivi Matthieu Duncan.De son point de vue, la technologie blockchain constitue un mécanisme de désintermédiation qui offre un potentiel considérable de baisse des coûts et d’amélioration de la transparence, notamment dans le secteur de la gestion d’actifs. Le directeur général a d’ailleurs rappelé que Natixis AM a joué un rôle de précurseur en la matière et a déjà testé avec succès la technologie blockchain. Il y a quelques mois, des investisseurs ont pu souscrire des parts de fonds de Natixis AM par le biais d’une plateforme, FundsDLT, qui met la technologie blockchain au service des gestionnaires d’actifs.Dans ce contexte où l’innovation technologique accélère les mutations dans les services financiers, les régulateurs internationaux surveillent de très près toutes ces évolutions. Ashley Alder, président de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou Iosco), a souligné dans ses remarques qui ont conclu la manifestation de l’Esma, le défi que représentait l’innovation pour le régulateur. «Les opportunités liées à l’innovation technologique sont considérables et exponentielles. Mais les risques sont réels», a déclaré Ashley Alder. Le responsable a notamment relevé l’importance cruciale pour le régulateur de préserver la qualité de la donnée et d’en assurer la protection au moment où la digitalisation facilite l’externalisation des services financiers, par ailleurs menacés par la cybercriminalité.Ashley Alder a par ailleurs estimé que la régulation internationale avait pris une nouvelle direction au cours des deux dernières années. «La priorité est donnée à la mise en oeuvre des réglementations, à l’efficacité des réformes. Il s’agit notamment de lutter, en Europe comme hors d’Europe, contre la tendance à la fragmentation», a indiqué Ashley Alder qui a réfuté toute velléité de retour en arrière...