Le président de la République a déclaré au magazine Forbes qu’il comptait mettre un terme à l’impôt «Exit tax» mis en place sous Nicolas Sarkozy avec pour objectif de freiner l’exil fiscal, notamment vers la Belgique, rapporte Le Figaro. Soucieux d'éviter une fiscalité trop lourde, des entrepreneurs français qui souhaitaient vendre leur société étaient nombreux à choisir de vivre à Bruxelles, la Belgique n’imposant pas les plus-values réalisées lors de la vente d’une société. Une fois installés, ces chefs d’entreprise français cédaient leur société. Mais, depuis l’instauration de l'«exit tax», ils ne peuvent plus échapper au fisc français. Ils sont redevables d’une taxation calculée sur la plus-value «latente» de leurs titres. Cette mesure fiscale vise depuis le 1er janvier 2014 les contribuables détenant un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800.000 euros ou détenant au moins 50 % du capital d’une entreprise. La fin de l'«exit tax» complète les décisions déjà prises pour attirer les investisseurs français et étrangers - réforme de l’ISF, création d’un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital. Emmanuel Macron avait notamment déclaré lors du dernier forum de Davos: «Personne ne pourra me soupçonner de ne pas être “business friendly”.»