L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la Finma, veut répondre aux critiques réitérées sur l’excès de réglementation et de compliance. «Nous sommes (...) bien conscients de la charge générée sur les banques par la régulation. Pour mitiger ces difficultés, nous pensons que la régulation ne doit pas s’appliquer d’une manière uniforme sur toutes les banques et nous appliquons strictement le principe de proportionnalité. Nous avons en outre l’intention ferme de simplifier davantage les règles pour les petites banques mais sans augmenter les risques pour le système financier et ses clients», déclare Mark Branson, directeur de la Finma depuis 2014. Interrogé sur le développement du «shadow banking», le responsable relève qu’"en Suisse, les activités de «shadow banking» sont relativement réduites. Je pense principalement aux fonds communs de placement à revenu fixe: bien qu’il ne s’agisse pas d’activités bancaires en soi, ces dernières sont quand même opérées par des gestionnaires de fortune et ainsi régulées par notre organisation. Par contre, une activité peu régulée est le crowdfunding mais cette activité est pour l’instant infime en Suisse». Alors que de nombreuses banques étrangères ont l’impression qu’il est très difficile d’obtenir une licence bancaire en Suisse, Mark Branson reconnaît qu’"obtenir une licence bancaire en Suisse, c’est un peu comme faire son entrée dans un club élitaire. Nos critères d’admissions sont en effet élevés mais les rendre plus souples ne servirait pas les intérêts de notre place financière. Nous voulons attirer des institutions fortes et crédibles. Et cela fonctionne. Durant ces six dernières années, douze banques étrangères ont obtenu une licence bancaire pour leurs filiales ou succursales en Suisse».