Le pourcentage des grandes sociétés de gestion interrogées par le broker Liquidnet qui font leurs préparatifs en vue d’un « hard Brexit ». Même si la moitié croient à la possibilité d’une issue consensuelle des négociations, 83% ont mis en place un plan théorique. Seules 49% sont passées à l’action. Beaucoup continuent à fonder leur stratégie sur le maintien du principe de délégation. Elles anticipent peu de délocaliser leur desk de trading malgré l’apparition des problèmes potentiels liés à l’exécution.
Le Ministère de la justice américaine a annoncé ce 28 août avoir trouvé un accord avec la Banque cantonale de Bâle (BKB) dans le cadre du conflit fiscal concernant la clientèle aux Etats-Unis de l'établissement. Le règlement de ce différend coûtera 60,4 millions de dollars à la banque. De 1997 à 2014, la BKB a, via sa banque privée basée à Zurich, aidé certains citoyens américains à dissimuler leurs biens ou avoirs aux autorités fiscales de leur pays. L'établissement détenait en 2010, jusqu'à 1144 comptes de citoyens américains d’une valeur totale de 813,2 millions de dollars. De nombreux comptes n’avaient pas été déclarés, relève le ministère.
Encore un départ de taille chez Syz Asset Management. Hartwig Kos, co-responsable du multi-asset et responsable adjoint des investissements («vice CIO»), quitte le groupe genevois, rapporte le site spécialisé Citywire. Il y a seulement quelques mois, en mai dernier, Katia Coudray, directrice générale de Syz, avait déjà tiré sa révérence. Hartwig Kos avait rejoint Syz AM en 2015 en provenance de Barings.Suite à ce départ, Fabrizio Quirighetti, qui co-pilotait la gamme multi-classes d’actifs avec Hartwig Kos, assumera seul la direction de l'équipe dédiée au multi-asset. Il va également prendre en charge la gestion des deux prncipales stratégies de la gamme, Oyster Multi-Asset Diversified et Oyster Diversified GBP. Fabrizio Quirighetti, qui travaille chez Syz depuis 2002, a géré ces deux fonds avec Hartwig Kos et Maurice Harari, tous deux basés à Londres, jusqu’en 2016. Les deux stratégies ont ensuite été gérées de Londres. A compter d’octobre 2018, Fabrizio Quirighetti et Maurice Harari auront la co-responsabilité des deux fonds.
Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Robert Ophèle, a fait acte de candidature pour succéder à Danièle Nouy à la tête de l’organisme chargé de la supervision des banques européennes. Un porte-parole de l’AMF a confirmé une information des Echos et du Figaro selon laquelle Robert Ophèle, 61 ans et ancien sous-gouverneur de la Banque de France, avait fait acte de candidature pour diriger le Mécanisme de supervision unique (MSU) au sein de la Banque centrale européenne. Cette démarche a été faite à titre individuel mais avec le soutien du ministère de l’Economie et des Finances.
Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Robert Ophèle, a fait acte de candidature pour succéder à Danièle Nouy à la tête de l’organisme chargé de la supervision des banques européennes. Un porte-parole de l’AMF a confirmé une information des Echos et du Figaro selon laquelle Robert Ophèle, 61 ans et ancien sous-gouverneur de la Banque de France, avait fait acte de candidature pour diriger le Mécanisme de supervision unique (MSU) au sein de la Banque centrale européenne. Cette démarche a été faite à titre individuel mais avec le soutien du ministère de l’Economie et des Finances.
Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a présenté sa candidature en vue de succéder l’an prochain à Danièle Nouy comme superviseur des principales banques européennes, selon une information des Echos. Une démarche individuelle – comme l’exige la procédure de nomination à ce poste clef – mais pleinement soutenue par l’exécutif. « Robert Ophèle nous a informé de sa candidature », précise l’entourage de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances. « Le ministre le soutient pleinement dans sa démarche. Il a toutes les qualités et l’expérience nécessaires pour assumer ce poste stratégique. » Agé de 61 ans, l’homme a exercé comme numéro deux de la Banque de France, chargé de présider l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le gendarme français des banques. C’est en 2017 qu’il succède à Gérard Rameix à la tête de l’AMF.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé que Legg Mason Inc. devra verser plus de 34 millions de dollars d’amende en raison d’une accusation de la SEC selon laquelle la société aurait violé la loi sur les pratiques de corruption à l'étranger dans un projet de corruption de fonctionnaires libyens.Selon le délibéré de la SEC, entre 2004 et 2010, une ancienne filiale de gestion d’actifs de Legg Mason, Permal Group Inc., s’est associée à une société de services financiers française, dont le nom n’est pas dévoilé, pour solliciter des investissements auprès d’institutions financières publiques libyennes. Ces entités se sont engagées à verser des pots-de-vin à des fonctionnaires du gouvernement libyen via un intermédiaire libyen afin d’obtenir des investissements. À la suite de la corruption, Legg Mason, par l’intermédiaire de sa filiale Permal, a reçu des investissements d’un montant de 1 milliard de dollars pour le compte d’institutions financières libyennes, générant des revenus nets d’environ 31,6 millions de dollars. Selon l’ordonnance de la SEC, l’intermédiaire a utilisé le terme «cuisine» pour décrire sa capacité à amener les fonctionnaires libyens à investir par tous les moyens nécessaires, y compris des pots-de-vin. L’ordonnance de la SEC conclut que Legg Mason a violé la disposition relative aux contrôles comptables internes de la loi Securities Exchange Act de 1934. Legg Mason a accepté de rembourser environ 27,6 millions de dollars de gains mal acquis plus 6,9 millions de dollars d’intérêts avant jugement. Legg Mason a également accepté de verser 33 millions de dollars au ministère américain de la Justice dans le cadre de sanctions résultant de la participation de la société au programme de corruption libyen.
Le gestionnaire d’actifs suisse GAM, qui avait envisagé début août de liquider les fonds suspendus après la mise à pied de Tim Haywood en charge de ces stratégies, a annoncé ce 28 août avoir obtenu les autorisations nécessaires pour enclencher le processus de liquidation des fonds. «Chaque investisseur recevra sa participation proportionnelle en numéraire dans le cadre du processus de liquidation» qui doit démarrer début septembre. Les fonds Ucits domiciliés au Luxembourg et en Irlande devraient rembourser entre 74% et 87% des actifs, et le fonds maître domicilié aux îles Cayman ainsi que les fonds associés aux îles Cayman en Australie entre 60% et 66%, précise GAM dans un communiqué.Parallèlement à ces remboursements, le groupe suisse compte proposer des structures alternatives aux investisseurs qui souhaiteraient continuer à travailler avec l'équipe ARBF. L’opération de liquidation concerne au total 9 fonds d’une valeur totale de 7,3 milliards de francs. «La suspension et la décision subséquente de liquider les fonds ARBF a été un processus difficile mais nécessaire», déclare Alexander Friedman, directeur général de GAM, cité dans le communiqué. GAM avait annoncé fin juillet la suspension de Tim Haywood, directeur des investissements en charge des stratégies non contraintes ARBF ( Absolute Return Bond Funds), visé par une enquête interne. Une enquête qui concernait notamment les procédures de gestion des risques mais qui «ne soulève aucun doute quant à l’honnêteté» de l’intéressé. Il n’empêche, la suspension de Tim Haywood et des interrogations sur le fonctionnement de la société de gestion avaient poussé de nombreux investisseurs à retirer leurs avoirs.
Le texte dévoilé par la Commission impliquait le suivi de certains standards bancaires pour certaines de ces entités. Qui dénoncent une levée de fonds propres inutile.
La croisade des actionnaires contre les modèles opaques de rémunération des dirigeants et le niveau excessif des salaires continue, rapporte le quotidien financier Börsen-Zeitung. Les exigences des investisseurs internationaux ont «assez significativement» évolué depuis deux ans, estime Hans-Christoph Hirt, expert en gouvernance de la société de gestion britannique Hermes. En revanche, de nombreuses entreprises allemandes n’ont pas encore modifié leur comportement, estime-t-il. Michael Kramarsch, expert sur les rémunérations du cabinet de conseil HKP Group partage ce point de vue. «Les investisseurs vont continuer de faire pression», affirme-t-il. Les investisseurs institutionnels veulent surtout de la transparence et comprendre quels sont les objectifs du management et dans quelle mesure ces objectifs ont été atteints. Trop d’entreprises s’en tiennent encore aux exigences réglementaires minimales et beaucoup de rapports de rémunération font encore office de rideau de fumée.
L’ancien vice-président de Julius Baer au Panama, Mathias Krull, vient de plaider coupable pour son rôle dans la vaste affaire de blanchiment de fonds détournés de Pétroléos de Venezuela, l’entreprise pétrolière d'état du Venezuela (PDVSA), selon un communiqué diffusé le 22 août par le département américain de la justice (DoJ).La sentence du banquier, de nationalité allemande, sera prononcée le 29 octobre prochain par la juge Cecilia M. Altonaga du district de Floride.Dans son plaidoyer, Mathias Krull reconnaît avoir attiré puis aidé des clients privés, venus notamment du Venezuela, à blanchir près de 1,2 milliard de dollars détournés de PDVSA, dont Francisco Convit Guruceaga et trois autres conspirateurs anonymes. L’ancien banquier a également révélé que la conspiration avait démarré en décembre 2014 via un montage sur le marché du Forex et qu’il avait pour sa part rejoint l’opération à partir de 2016.Mathias Krull et Convit Guruceaga font partis d’un groupe de 8 personnes visées dans cette affaire.
Bayer a annoncé hier que le nombre de plaintes déposées aux Etats-Unis contre Monsanto s’établissait à 8.000 à fin juillet, soit avant l’amende de 289 millions de dollars (250 millions d’euros) reçue le 10 août par le fabricant américain du désherbant Roundup. Le groupe allemand avait précédemment fait état de 5.200 plaintes contre Monsanto, qu’il a acquis pour 63 milliards de dollars (54,5 milliards d’euros) au terme d’une opération bouclée en juin. Werner Baumann, le président du directoire de Bayer, a réaffirmé la position du groupe, voulant que le verdict rendu ce mois-ci par un jury californien n’était pas cohérent avec les conclusions rendues par les autorités réglementaires compétentes sur le Roundup et fondées sur des études scientifiques. Monsanto demandera dans un premier temps au juge de revenir sur le verdict et saisira le cas échéant les juridictions d’appel californiennes, un processus qui prendra au moins un an.
La Securities and Exchange Commission a rejeté les candidatures pour neuf ETF différents sur le bitcoin mercredi, rapporte le Wall Street Journal. Les sociétés concernées par ce nouveau refus sont ProShares, Direxion et GraniteShares. Cela fait quatre ans que les secteurs du bitcoin et des ETF tentent de faire approuver un ETF par la SEC.Le régulateur s’est appuyé sur les mêmes arguments que sur ceux des précédents rejets, estimant principalement qu’il n’y avait pas suffisamment de protections contre la fraude et les manipulations de marché des produits sous-jacents.
L’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI) vient de remonter au créneau pour dénoncer les insuffisances du régime PRIIPs. Après avoir saisi la Commission il y a quelques semaines sur ses réticences dans une lettre commune avec le secteur de la banque allemande, l’association professionnelle a fait équipe avec l’association italienne Assogestioni pour écrire au premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, et au vice-président, Valdis Dombrovskis, pour soulever le problème de l’information sur les fonds à compter de 2020. Une information qui, selon Thomas Richter, directeur général de la BVI, sera redondante et contradictoire. A compter de 2020, les investisseurs européens disposeront en parallèle de deux documents d’information sur les fonds, le Ucits KIID d’une part, le PRIIPs KID, d’autre part. Des documents censés informer les investisseurs sur les caractéristiques essentielles du produit qui les intéresse comme les objectifs d’investissement, le profil de risque, les coûts et la performance. Toutefois, en raison d’approches réglementaires différentes au niveau européen, de nombreux détails dans ces documents ne présentent aucun intérêt et sont contradictoires."Une duplication de l’information réglementaire sur les produits va probablement embrouiller les investisseurs potentiels et les dissuader d’investir dans des fonds. Ce résultat irait complètement à l’encontre de l’objectif de l’Union de marchés de capitaux de faciliter les investissements retail dans l'économie de l’Union européenne et de combler le retard en matière de retraite. Ce résultat viendrait aussi miner l’objectif du régime PRIIPs d’informer les investisseurs de manière juste, claire et non trompeuse et irait à l’encontre du principe d’une meilleure régulation. Enfin, l’information contradictoire prescrite par la législation européenne constituerait encore du grain à moudre pour tous ceux qui affirment que la régulation européenne n’est plus sous contrôle. Nous craignons qu’une telle évolution renforce l’attitude négative du public envers l’Union européenne et ses institutions», explique Thomas Richter.Les deux associations professionnelles invitent donc la Commission européenne à revoir de toute urgence le régime PRIIPs et de prolonger le régime d’exemption prévu jusqu'à fin 2019, jusqu’en 2021.
Les plates-formes BtoB se développent mais avec divers agréments, ce qui devrait amener le régulateur à demander plus de transparence aux acteurs sur leurs activités.