Le régulateur des marchés financiers belges FSMA et laBanque nationale de Belgique ont actualisé une étude portant sur la gestion d’actifs et l’intermédiation financière non-bancaire. Deux activités formant un marché de 147 milliards d’euros à fin 2017, selon le rapport. Le groupe d’experts financiers belges, High Level Expert Group, avait recommandé l’amélioration du suivi des risques liés à ces activités et de leur interaction avec d’autres secteurs.La FSMA indique dans un communiqué qu’aucun risque significatif lié à la gestion d’actifs et à l’intermédiation financière non bancaire et pouvant menacer la stabilité des marchés financiers locaux n’a été identifié. « Les évolutions au sein de ces deux types d’activités et leurs liens avec les autres secteurs de l’économie doivent, en revanche, faire l’objet d’un suivi attentif, portant notamment sur le risque de réputation que pourraient encourir les groupes de services financiers. Ces groupes sont en effet exposés au risque de ‘step-in’, en ce sens qu’ils se sentiraient de facto obligés de rémunérer des clients pour les risques liés, par exemple, aux fonds d’investissement commercialisés par leurs soins, sans qu’ils y soient contractuellement tenus, » explique le régulateur belge. Afin de pallier au manque de données sur les activités concernées, la FSMA a étendu le périmètre des informations statistiques que les fonds d’investissement doivent lui transmettre. De plus, un arrêté royal fournissant aux fonds d’investissement des outils susceptibles d’être utilisés en cas de problèmes de liquidité sera bientôt promulgué. Commentant l’étude, le ministre des finances belge, Johan Van Overtveldt, a souligné qu’elle illustrait « les progrès importants que l’on observe sur les marchés de capitaux en Belgique et en Europe et qui devraient permettre de mieux protéger l’argent des contribuables contre les catastrophes financières, tout en fournissant un financement plus direct à l’économie belge. » « J’y trouve également une réponse à mes préoccupations concernant le manque de transparence et de surveillance des canaux de financement non bancaires. S’agissant de l’évolution du shadow banking, nous devons rester vigilants. Il y a encore beaucoup de travail à faire, » a-t-il dit. Pour le gouverneur de la BNB, Jan Smets, les risques liés à ces activités demeurent un point d’attention prioritaire sous l’angle de la stabilité financière, ajoutant que les développements observés au niveau international devaient également être suivis de près.