Jacques Chirac, qui présida la France de 1995 à 2007, est décédé jeudi matin à l'âge de 86 ans, a annoncé sa famille. «Le président Jacques Chirac s’est éteint ce matin paisiblement parmi les siens», a indiqué Frédéric Salat-Baroux, époux de Claude Chirac, la fille de l’ancien président. Victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en septembre 2005, durant son second mandat, Jacques Chirac avait renoncé à paraître en public ces dernières années, très affaibli par la maladie.
Le président israélien Reuben Rivlin a chargé mercredi Benjamin Netanyahu de former un nouveau gouvernement, après l'échec des discussions sur la formation d’une coalition avec les centristes du parti Bleu et blanc. Huit jours après des élections qui ont laissé la Knesset sans majorité, le Premier ministre sortant n’a guère de piste pour en bâtir une. Il manque six sièges à la coalition de droite formée par le Likoud, les nationalistes et les partis religieux. Benjamin Netanyahu, dont le chef de l’Etat a annoncé la reconduction, dispose de 28 jours pour former une équipe ministérielle et peut en obtenir 14 de plus si ce délai est insuffisant.
La suspension des travaux parlementaires demandée par le Premier ministre Boris Johnson est illégale, a jugé ce matin la Cour suprême britannique. «La décision de conseiller à Sa Majesté de suspendre le Parlement était illégale, car elle empêchait le Parlement de s’acquitter de ses fonctions constitutionnelles sans justification raisonnable», a déclaré Brenda Hale, présidente de la Cour suprême. «Le Parlement n’a pas été suspendu. C’est le jugement unanime des 11 juges. Il appartient au parlement, plus précisément à son président, et à celui de la Chambre des Lords, de décider de la marche à suivre», a ajouté la juge Hale. John Bercow, président de la Chambre des communes, s’est dans la foulée prononcé pour la reprise sans délai des travaux parlementaires.
La Cour suprême du Royaume-Uni rend son arrêt ce matin sur la légalité de la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement cinq semaines à l’approche du Brexit, a indiqué une porte-parole de la Cour. Boris Johnson avait décidé début septembre de suspendre les travaux du Parlement jusqu’au 14 octobre, deux semaines seulement avant la date du Brexit, ce qui avait provoqué la colère de l’opposition et d’une partie de sa majorité. La Cour suprême avait été saisie après deux décisions divergentes. L’une, rendue par la Haute cour de Londres, a considéré qu’elle n’avait pas à trancher sur une décision politique. L’autre, de la justice écossaise, a jugé illégale la décision du Premier ministre.
L’Iran est derrière les attaques contre les installations pétrolières saoudiennes du 14 septembre et Téhéran doit accepter de rouvrir les négociations sur son programme nucléaire et de missiles, ont déclaré lundi dans un communiqué commun la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, après une rencontre réunissant à New York Emmanuel Macron, Boris Johnson et Angela Merkel. Si le Royaume-Uni avait déjà fait part de ses soupçons, c’est la première fois que Paris accuse l’Iran d'être responsable des attaques aériennes qui ont entraîné une envolée des cours du pétrole. Les trois pays européens, signataires de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, ont également lancé un appel en direction du gouvernement iranien afin qu’il revienne «sur ses décisions de réduction du respect de l’accord».
Emmanuel Macron a annoncé qu’il rencontrerait ce lundi son homologue iranien, Hassan Rohani, et Donald Trump mardi dans le cadre de ses efforts de médiation entre Téhéran et Washington. Les trois dirigeants sont à New York, où se tient à partir de mardi la session à haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies. Le président français espère contribuer à rapprocher les points de vue iranien et américain, comme il l’avait tenté lors du sommet du G7 de Biarritz, en août. Les tensions entre les deux pays se sont toutefois encore envenimées depuis l’attaque subie par des infrastructures pétrolières saoudiennes, le 14 septembre, que les Etats-Unis imputent à l’Iran.
La Cour suprême du Royaume-Uni rendra son arrêt demain matin sur la légalité de la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement cinq semaines à l’approche du Brexit, a indiqué une porte-parole de la Cour. La décision des onze juges sera annoncée mardi à 10H30 locales, après trois jours d’audience la semaine dernière.
Emmanuel Macron s’entretiendra de la crise dans le Golfe et du dossier iranien avec Donald Trump en marge de la 74e Assemblée générale des Nations unies, la semaine prochaine, a-t-on déclaré jeudi à l’Elysée. La France, a-t-on indiqué, poursuit ses efforts en faveur d’une désescalade entre l’Iran et les Etats-Unis. La session à haut niveau de l’Assemblée générale débute le 24 septembre prochain
Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a déclaré jeudi soir, dans l'émission «Vous avez la parole» sur France 2, qu’il réfléchissait à une candidature à l'élection présidentielle de 2022, qu’il conditionne à une victoire lors des régionales prévues l’année précédente. En cas de défaite en 2021, il affirme qu’il arrêtera la politique. L'élu de 54 ans a quitté Les Républicains en décembre 2017 dans la foulée de l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti, qui doit se doter d’un nouveau président le mois prochain.
Les ministres français et allemand des Finances, qui se sont réunis à Paris mercredi pour le 50e Conseil économique et financier, ont confirmé leur projet commun de «stockage sécurisé de données sensibles». Les entreprises françaises Dassault Systèmes, Thales, Atos et OVH, notamment, travailleront sur le sujet avec des entreprises allemandes et devraient «rendre leurs décisions pour la fin de l’année». Concernant l’exploitation des données elles-mêmes, «nous avons pris du retard par rapport aux grandes entreprises digitales américaines, je suis tout à fait ouvert à ce qu’on approfondisse la réflexion avec nos amis allemands là -dessus», a dit Bruno Le Maire.
Paris et Berlin entendent mettre en oeuvre une stratégie économique commune face au ralentissement de la croissance dans le monde et dans la zone euro, en développant notamment une politique budgétaire «qui soit capable de prendre le relais d’une politique monétaire», a déclaré jeudi Bruno Le Maire.
L’Union européenne n’a pas fait preuve de suffisamment de solidarité à l'égard de l’Italie dans la gestion de la crise migratoire, a déclaré mercredi le président français, Emmanuel Macron, après s'être entretenu à Rome avec le président du Conseil italien, Giuseppe Conte. «S’agissant des sauvetages en mer, je suis convaincu que nous pouvons nous mettre d’accord sur un mécanisme européen automatique de répartition des migrants», a poursuivi le président français. Emmanuel Macron et Giuseppe Conte se rencontraient pour la première fois depuis l’entrée en fonction du gouvernement Conte II.
Un accord sur le Brexit se dessine mais ce n’est pas encore «dans la poche», a estimé lundi Boris Johnson, à l’issue d’un entretien avec le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à Luxembourg (lire par ailleurs). Le chef du gouvernement britannique avait réaffirmé un peu plus tôt qu’il ne demanderait pas de nouveau report du Brexit et que la Grande-Bretagne sortirait de l’Union européenne le 31 octobre, comme il s’y est engagé. Boris Johnson insiste pour sortir de l’UE en dépit de l’adoption par la Chambre des communes d’une loi exigeant qu’il sollicite un report de l'échéance s’il ne parvient pas à s’entendre avec Bruxelles.
À six mois des élections municipales, Edouard Philippe s’exprimera jeudi et vendredi devant plusieurs centaines de maires de petites villes et de communes rurales: d’abord devant l’Association des petites villes de France (APVF), à partir de jeudi à Uzès, puis vendredi au congrès de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Après un début de quinquennat marqué par de fortes tensions, l’exécutif à entrepris de resserrer les liens avec les élus locaux, notamment les maires.
La mairie de Paris lance ce mardi une cartographie en ligne pour connaître chaque jour le niveau de pollution dans l’air, notamment celui des particules fines (PM2,5). Les données présentées en ligne sont obtenues grâce aux relevés effectués par Airparif et au système «Pollutrack», qui s’appuie sur 400 véhicules munis de capteurs de pollution, en circulation dans les rues de la capitale. À terme, les mesures faites par les mini-stations Bloomberg installés dans 50 établissements scolaires parisiens pourront également servir à l'élaboration de ces cartes en ligne.
L’universitaire conservateur Kaïs Saïd, candidat à l'élection présidentielle en Tunisie, a déclaré dimanche soir que les sondages de sortie des urnes le donnaient en tête du premier tour. Les Tunisiens devaient désigner dimanche le successeur du président Béji Caïd Essebsi, mort en juillet. Aucun résultat officiel n’a encore été diffusé mais, outre Kaïs Saïd, le porte-parole d’un autre candidat, Nabil Karoui, a affirmé que l’homme d’affaires incarcéré depuis le 23 août pour fraude fiscale et blanchiment serait lui aussi présent au second tour, le 13 octobre prochain.
Vendredi, à trois jours d’entretiens avec Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, Boris Johnson s’est dit «prudemment optimiste» sur les chances de parvenir avec Bruxelles à un nouvel accord de Brexit excluant le backstop. Le chef du gouvernement britannique cherche à remplacer la clause de sauvegarde (backstop) censée éviter le rétablissement de contrôles à la frontière entre la République d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, une exigence pour l’instant rejetée par Bruxelles. La livre sterling a grimpé vendredi, le Times affirmant que le parti unioniste démocratique d’Irlande du Nord (DUP) accepterait le maintien de certaines règles de l’Union européenne pour l’Irlande du Nord après le Brexit dans le cadre d’un nouvel accord visant à remplacer le backstop.
A trois jours d’entretiens avec Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, Boris Johnson s’est dit «prudemment optimiste» vendredi sur les chances de parvenir avec Bruxelles à un nouvel accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne excluant le backstop. «Nous travaillons extrêmement dur pour obtenir un accord. Il nous faut grossièrement tracer la forme d’un accord», a expliqué le Premier ministre britannique lors d’un déplacement en Irlande du Nord.
Le Parti unioniste démocratique (DUP) nord-irlandais est disposé à accepter l’application de certaines règles de l’Union européenne à l’Irlande du Nord après le Brexit dans le cadre d’un nouvel accord visant à remplacer la clause de sauvegarde (backstop) pour la frontière irlandaise, a rapporté The Times. Le DUP, qui soutient le gouvernement du Premier ministre britannique Boris Johnson, a aussi déclaré dans un cadre privé qu’il ne s’opposerait plus aux contrôles réglementaires en mer d’Irlande, a ajouté le journal, sans citer ses sources.