Le président Félix Tshisekedi a annoncé ce mardi qu’il allait faire de l'électricité la «priorité économique» de son mandat, alors que seuls 8% des habitants de la République démocratique du Congo y ont accès. La province de Matadi (Kongo-central) abrite les barrages hydro-électriques d’Inga I et II. Un autre projet, le méga-barrage hydro-électrique Grand Inga, sur le fleuve Congo (4700 km de long et doté d’un débit de 40.000 m3/seconde), qui devait fournir de l'énergie jusqu’en Afrique du Sud, tarde à voir le jour depuis 1972. La population en RDC est passée de 28 millions à plus de 80 millions d’habitants en 35 ans.
Donald Trump s’est déclaré mardi, devant la presse, en faveur du retour au G8 avec la réintégration de la Russie, qui a été écartée du groupe des huit pays les plus industrialisés en 2014. Les membres du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) doivent se retrouver ce week-end à Biarritz, dans le sud-ouest de la France pour un sommet qui s’annonce sous haute tension en raison des désaccords entre Donald Trump et ses alliés sur de nombreux sujets (l’Iran, la Syrie, l’accord de Paris sur le climat). Emmanuel Macron a pour sa part estimé en juin que «sans avancée claire et tangible sur le processus de Minsk» (pour cesser les combats dans l’est de l’Ukraine), «il ne peut y avoir une reformation du G8». Donald Trump a souvent été critiqué pour son indulgence envers la Russie et Vladimir Poutine.
A deux mois des élections législatives, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, est éclaboussé par un rapport du commissaire à l’éthique, un organisme du Parlement indépendant du gouvernement. Il l’accuse d’avoir fait pression sur son ex-ministre de la justice et procureure générale, Jody Wilson-Raybould, pour éviter un procès à l’entreprise d’ingénierie québécoise SNC-Lavalin, impliquée notamment dans un scandale de corruption en Libye. La police fédérale avait accusé en 2015 SNC-Lavalin d’avoir versé des pots-de-vin à des responsables libyens entre août 2001 et septembre 2011, pour au moins 47,7 millions de dollars canadiens (32 millions d’euros).
Cette année encore, les États-Unis dominent ce classement, avec huit universités dans les dix premières, 31 dans le top 50, et 45 dans le top 100. Pour la 17e année consécutive, l’université d’Harvard occupe la première place. Suivent Stanford (2e), Cambridge (3e), le MIT (4e) et l’UC Berkeley (5e). Quatre établissements européens se positionnent dans ce top 20: l’université de Cambridge (3e), celle d’Oxford (7e), l’University college de Londres (15e) et l’école polytechnique fédérale de Zurich (19e). Seuls deux établissements français se hissent dans les 50 premières places: l’université Paris-Sud (Paris 11), en 37e position, et La Sorbonne Université, l’an dernier 36e, chute à la 44e place (-8).
Le Sénat italien a décidé mardi que le débat sur la motion de défiance déposée vendredi par la Ligue d’extrême droite de Matteo Salvini contre le gouvernement auquel il appartient aurait lieu le mardi 20 août. Le président du Conseil Giuseppe Conte s’exprimera ce jour-là devant la chambre haute sur la crise politique qui agite l’Italie depuis une semaine. Le Sénat a refusé la demande de la Ligue d’organiser ce débat dès mercredi, pour donner du temps à Giuseppe Conte afin qu’il puisse venir s’exprimer. Le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini a déclenché une crise politique jeudi en affirmant que la coalition formée par son parti et par le Mouvement 5 Etoiles (M5S) ne fonctionnait plus.
Donald Trump a menacé mardi de quitter l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), qu’il critique vertement parce qu’elle accorderait, selon lui, un traitement de faveur à la Chine au détriment des Etats-Unis. «Nous partirons s’il le faut», a déclaré le président américain devant des employés d’une usine chimique de la société Shell (Pennsylvanie). Ce n’est pas la première fois que le président américain menace de quitter l’organisation internationale qu’il jugeait, pendant sa campagne électorale déjà, «caduque». Fin juillet dernier, il a aussi exigé des réformes de la part de l’OMC pour qu’elle n’accorde plus de traitement de faveur aux pays en voie de développement.
Emmanuel Macron recevra Vladimir Poutine lundi au fort de Brégançon (Var) avec l’objectif d’avancer vers une désescalade des crises ukrainienne et iranienne, cinq jours avant le sommet du G7 à Biarritz auquel le président russe n’est pas invité. Les deux chefs d’Etat s’entretiendront également du conflit en Syrie, où la France demande l’arrêt des opérations militaires menées par les forces du président Bachar al Assad, soutenu par Moscou, dans la région d’Idlib. Pour enrayer l’escalade entre Washington et Téhéran et sauver l’accord de 2015 encadrant le programme nucléaire iranien, dénoncé l’an dernier par le président américain Donald Trump, Emmanuel Macron veut que Vladimir Poutine presse à ses côtés l’Iran de renoncer à enfreindre ses obligations.
Le Sénat italien se réunira mardi pour débattre de la date à laquelle sera soumise aux voix la motion de défiance déposée par la Ligue de Matteo Salvini, ont indiqué les présidents des différents groupes parlementaires, lundi. Le président du Conseil italien Giuseppe Conte a prévu de s’exprimer devant le Sénat autour du 20 août. Le ministre de l’Intérieur a fait éclater jeudi dernier la coalition formée avec le Mouvement 5 Etoiles. Il réclame des élections législatives anticipées et son parti la Ligue, formation d’extrême droite, a déposé une motion de censure pour renverser le gouvernement de Giuseppe Conte auquel il appartient. Seul le président de la République, Sergio Mattarella, a le pouvoir de dissoudre le Parlement.
Les livreurs de repas à vélo, qui dénoncent la nouvelle politique de rémunération de Deliveroo, entendent accentuer leur mouvement de grève à la rentrée pour faire plier la plate-forme et inciter le gouvernement à les protéger. Le collectif tente de fédérer les actions que mènent depuis deux semaines des livreurs de Paris, Nantes, Bordeaux, Lyon, Nice ou encore Toulouse. L’entreprise britannique a diminué début août la rémunération des petites courses pour revaloriser les moyennes et longues distances, délaissées par les livreurs car jugées moins rentables. Depuis, certains livreurs se voient proposer des commandes à deux ou trois euros, quand le tarif minimal était auparavant fixé entre 4 et 4,50 euros.
Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à une manifestation à Moscou, la plus importante dans la capitale russe depuis 2011, pour demander des élections libres au parlement municipal le 9 septembre après l’invalidation de nombreuses candidatures par la commission électorale. La police a arrêté des dizaines de personnes lors de la manifestation de Moscou ainsi que d’une autre à Saint-Pétersbourg. Quelques heures avant le début de la manifestation, la police a procédé à l’arrestation de l’avocate et opposante Lioubov Sobol qui a entamé une grève de la faim. Une autre manifestation la semaine précédente s’est soldée par l’arrestation de plus de mille personnes, parfois dans des conditions violentes.
Un tribunal panaméen a déclaré vendredi l’ancien président Ricardo Martinelli non coupable des accusations d’espionnage qui pesaient contre lui et a demandé sa libération. Il était accusé d’avoir fait surveiller illégalement plus de 150 personnes parmi lesquelles des représentants politiques et des journalistes en utilisant des fonds publics. Ricardo Martinelli, qui a fait fortune en dirigeant un réseau de supermarchés et a occupé la présidence de 2009 à 2014, avait été arrêté aux Etats-Unis puis extradé au Panama en juin 2018. Les juges ont décidé vendredi de lever une restriction qui empêchait Martinelli de quitter le pays.
La Corée du Nord a procédé samedi au tir de deux projectiles qui semblaient être des missiles à courte portée, ont déclaré l’armée et la présidence sud-coréennes. C’est la cinquième série d’essais effectués par Pyongyang en une quinzaine de jours. Dans un communiqué, la Maison bleue a affiché son mécontentement à l'égard des exercices militaires conjoints effectués ce mois-ci par la Corée du Sud et les Etats-Unis. Le 30 juin dernier, le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ont convenu de relancer les discussions sur la dénucléarisation de la péninsule, qui sont dans l’impasse depuis le sommet de Hanoï en février dernier.
Donald Trump a déclaré hier, sans preuves, que Google avait terni sa campagne électorale en 2016, et il a prévenu qu’il surveillait «de très près» le groupe technologique en prévision du prochain scrutin présidentiel aux Etats-Unis en 2020. Le président américain, qui cherche à se faire réélire, laisse entendre dans une série de messages sur Twitter que Google a tenté de favoriser Hillary Clinton en supprimant les articles négatifs visant la démocrate tout en mettant en avant ceux susceptibles de lui causer du tort.
Le ministère de l’Intérieur a enregistré au 30 juillet 615.000 soutiens au référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’Aéroports de Paris, soit 13 % des signatures exigées d’ici à la mi-mars 2020 et une diminution par deux du rythme de la mobilisation citoyenne en un mois. Depuis le 13 juin, les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien à la proposition de loi initiée par des parlementaires de droite comme de gauche, réclamant la tenue d’un référendum sur la privatisation du groupe aéroportuaire.
La Chine a renouvelé hier son soutien à la dirigeante de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, appelant les habitants du territoire autonome à s’opposer aux violences après un nouveau week-end d’affrontements entre les manifestants pro-démocratie et la police. Interrogé sur la possibilité d’une intervention de l’armée chinoise pour appuyer la police de Hong Kong, Yang Guang, porte-parole du Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao du gouvernement chinois, a rappelé que la Loi fondamentale, sorte de Constitution de la région administrative spéciale, prévoit une telle éventualité si l’exécutif hongkongais en fait la demande.
Le Royaume-Uni accélère ses préparatifs pour un Brexit dur et sera prêt à quitter l’Union européenne (UE) avec ou sans accord le 31 octobre, a déclaré hier le secrétaire britannique au Foreign Office, Dominic Raab. «Nous voulons un bon accord avec nos partenaires et amis de l’UE, mais cela doit impliquer l’abolition de la clause de sauvegarde antidémocratique», a souligné Dominic Raab, interrogé par la BBC. Le chef de la diplomatie a assuré qu’il n’y aurait pas de rétablissement d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, promettant des «arrangements» à ce sujet.
Olli Rehn, le gouverneur de la banque centrale finlandaise, a fait savoir vendredi qu’il était candidat pour occuper le siège de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) en remplacement de Christine Lagarde. Le conseil d’administration du FMI se réunira «très bientôt» pour discuter de la procédure de sélection d’un nouveau directeur général en remplacement de la dirigeante française, désignée pour prendre la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), a fait savoir l’institution.
Le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, a affirmé hier que la clause de sauvegarde («backstop»), destinée à empêcher le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, doit être abolie pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le Brexit. Dans son discours inaugural devant la Chambre des communes après sa prise de fonctions mercredi, Boris Johnson a dit qu’aucun accord ne sera possible avec l’Union européenne (UE) tant que cette clause sera maintenue. Il a toutefois reconnu qu’il préférerait que la sortie du Royaume-Uni de l’UE se fasse de manière ordonnée le 31 octobre. Il a également annoncé qu’il s’engageait dans une nouvelle approche pour mettre en oeuvre une politique commerciale indépendante. Il n’enverra en conséquence pas de commissaire britannique pour siéger au sein de la prochaine Commission européenne.
Boris Johnson est tellement imprévisible qu’il ignore sans doute lui-même comment son gouvernement traitera le dossier du Brexit. Durant sa campagne de conquête du Parti conservateur, le nouveau Premier ministre britannique a fait passer les plus farouches partisans d’un divorce avec l’Union pour d’aimables europhiles. En souhaitant rayer le « backstop » irlandais de tout accord de sortie négocié, le dirigeant a donné corps à l’hypothèse d’un Brexit dur le 31 octobre prochain. Sans être majoritaire, la probabilité de ce scénario catastrophe ne cesse de croître dans les marchés financiers, d’où la faiblesse historique de la livre sterling face à la monnaie unique.