Dublin a estimé vendredi que Londres n’avait pas fait de propositions crédibles pour remplacer le «backstop», la clause de sauvegarde visant à éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord après le Brexit, qui figure dans l’accord de retrait négocié entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. «La position de Boris Johnson est totalement déraisonnable», a déclaré le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney. Selon lui, la Grande-Bretagne n’a proposé que de «vagues alternatives : Boris Johnson ne peut pas se contenter de dire qu’il faut supprimer le backstop et que ce problème sera réglé lors de négociations ultérieures, sans qu’il n’existe de moyen crédible d’y parvenir. L’Union européenne ne peut pas l’accepter».
Le président italien Sergio Mattarella a chargé jeudi Giuseppe Conte de former un nouveau gouvernement de coalition entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) et le Parti démocrate en Italie. Giuseppe Conte, président du Conseil sortant, a démissionné le 20 août dernier à la suite de l'éclatement de la coalition formée par le M5S et la Ligue (extrême droite), qui était au pouvoir depuis juin 2018. Mais le M5S a conclu mercredi un nouvel accord avec le Parti démocrate de centre gauche prévoyant la reconduction de Giuseppe Conte, un proche du M5S, à la tête de l’exécutif. Les deux formations doivent maintenant tomber d’accord sur le programme et la composition de leur futur gouvernement. Et le gouvernement doit s’atteler à préparer le budget 2020.
Le gouvernement britannique espère soumettre aux Communes un nouveau projet de loi sur l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne lors de la reprise des travaux parlementaires le 14 octobre prochain, a déclaré jeudi la ministre des Entreprises Andrea Leadsom. Au lendemain de la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre les travaux du Parlement pendant plus d’un mois à partir de la mi-septembre, Andrea Leadsom a assuré qu’il y aurait encore «beaucoup de temps pour débattre» jusqu’au 31 octobre, date d’entrée en vigueur du Brexit. Plus d’un million de personnes ont signé en moins de 24 heures une pétition dénonçant l’initiative du Premier ministre et plusieurs manifestations ont été organisées dans la soirée à Londres et d’autres grandes villes du pays.
Le gouvernement britannique espère soumettre aux Communes un nouveau projet de loi sur l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne lors de la reprise des travaux parlementaires le 14 octobre prochain, a déclaré jeudi la ministre des Entreprises Andrea Leadsom.
Le président italien Sergio Mattarella a chargé jeudi Giuseppe Conte de former un nouveau gouvernement de coalition entre le Mouvement 5 Etoiles et le Parti démocrate en Italie.
Paris et Berlin présenteront ces prochains mois des propositions visant à soutenir par de l’argent public l'émergence d’une filière européenne dans le stockage de données, et accélérer les investissements dans l’intelligence artificielle, a annoncé mercredi le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire à la presse, en marge de LaREF (ex-université d'été du Medef), à Paris. Ce projet s’inspirera du modèle retenu pour financer le développement d’une filière européenne de batteries de quatrième génération pour les véhicules électriques, déjà fruit d’une initiative franco-allemande, qui vise à contrer le quasi-monopole actuel de la Chine dans ce domaine. Il est soutenu dans ce projet par le ministre allemand de l’Economie et de l’Energie, Peter Altmaier.
La livre est retombée vers ses plus bas de la semaine après que le Premier ministre britannique Boris Johnson eut annoncé vouloir raccourcir la durée de la session parlementaire, provoquant de vives réactions dans sa majorité conservatrice comme dans l’opposition qui dénonce une volonté de réduire les débats sur le Brexit. En milieu d’après-midi, la livre cédait 0,69% par rapport au dollar à 1,2205. Elle a touché un plus bas à 1,2157.
Le président français Emmanuel Macron a rencontré lundi soir le cacique Raoni, figure de la lutte contre la déforestation en Amazonie, a annoncé ce dernier lors d’une conférence de presse à Bidart, près de Biarritz où s’est clos le sommet du G7. Selon le chef du peuple kayapo, 89 ans, adversaire déclaré du président brésilien Jair Bolsonaro, c’est ce dernier qui «incite les fermiers et les entreprises minières à mettre le feu à l’Amazonie». Emmanuel Macron a lancé au G7 une «initiative pour l’Amazonie», en proie à nombreux incendies. 20 millions de dollars vont être débloqués d’urgence pour envoyer des avions bombardiers d’eau, auxquels la France apportera un appui militaire avec ses forces en Guyane. Le G7 est aussi tombé d’accord pour un plan d’aide à la reforestation, au niveau de l’ONU.
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a annoncé ce matin la levée totale des mesures de contrôle de capitaux instaurées par le pays en juin 2015 en plein désaccord avec l’Union européenne, la BCE et le FMI sur le plan d’aide. Ces mesures avaient été partiellement levées ces derniers mois. Le pays avait par exemple supprimé en octobre 2018 le plafond imposé sur les retraits d’espèces.
Le Parti démocrate (PD, centre gauche) a levé son veto à la reconduction de Giuseppe Conte à la présidence du Conseil en Italie. Le sort de ce dernier, qui a démissionné la semaine dernière après la décision de la Ligue (extrême droite) de faire éclater la coalition gouvernementale qu’elle avait formée avec le M5S, était vu comme le principal obstacle à une coalition alternative avec le Mouvement 5 étoiles (M5S). Ces deux partis recherchent un compromis (difficile) qui éviterait les élections anticipées souhaitées par le chef de la Ligue, Matteo Salvini. Le président italien Sergio Mattarella recevra mercredi les dirigeants du M5S et du PD, Luigi Di Maio et Matteo Renzi, avant de dissoudre le Parlement si aucun accord n’est possible.
Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a annoncé ce matin la levée totale des mesures de contrôle de capitaux instaurées par le pays en juin 2015 en plein désaccord avec l’Union européenne, la BCE et le FMI sur le plan d’aide. Ces mesures avaient été partiellement levées ces derniers mois. Le pays avait par exemple supprimé en octobre 2018 le plafond imposé sur les retraits d’espèces.
Mohammad Javad Zarif, est remonté à bord de son avion à Biarritz dimanche soir, après une apparition-surprise en plein sommet du G7. Le chef de la diplomatie iranienne a rencontré dans l’intervalle son homologue français, Jean-Yves Le Drian ainsi qu’Emmanuel Macron.La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré dimanche avoir été informée au dernier moment de sa venue et a appelé à utiliser toutes les options pour résoudre le dossier du nucléaire iranien pacifiquement. Sa venue était aussi «une surprise» pour le président américain Donald Trump, a déclaré un responsable de la Maison blanche. Un peu plus tôt, l’Elysée précisait que l’invitation avait été lancée à l’issue du dîner informel des dirigeants du G7 samedi et assurant travailler en «transparence» avec Washington et ses partenaires européens.
L’armée sud-coréenne mène pendant deux jours des manoeuvres militaires autour d'îlots que se disputent la Corée du Sud et le Japon, rapporte dimanche l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, dans un climat de tensions diplomatiques entre les deux voisins. La Corée du Sud et le Japon sont de longue date en conflit à propos des Rochers Liancourt, des îlots administrés par Séoul mais dont la souveraineté est revendiquée par le Japon.Les exercices militaires sud-coréens devaient débuter dimanche.
Les dirigeants du G7, à Biarritz, travaillent à la création d’un «mécanisme de mobilisation internationale» afin de protéger l’Amazonie, actuellement en proie à de violents incendies, a déclaré dimanche Emmanuel Macron. Ils sont d’accord pour proposer une aide d’urgence aux pays les plus touchés, le Brésil en premier lieu. Mais, selon le président français, tous les pays du G7 ne partagent pas le même avis sur le long terme, entre «la question de la reforestation» et le respect «la souveraineté». Selon le gouvernement brésilien, les incendies sur son territoire ont augmenté de 83% cette année par rapport à la même période l’an dernier.
Le président américain Donald Trump a indiqué dimanche que la question de la Russie avait fait l’objet d’une «vive discussion» entre dirigeants du G7 samedi soir à Biarritz mais qu’il ne savait pas si le pays serait finalement réintégré au G7 en 2020. La Russie a été exclue en mars 2014 du G8 - devenu depuis G7 - après l’annexion non reconnue par la communauté internationale de la péninsule ukrainienne de Crimée. Le président américain avait jugé un peu plus tôt cette semaine «appropriée» la réintégration de la Russie dès 2020. Tout en jugeant cette évolution «pertinente», Emmanuel Macron l’avait pour sa part exclue.
Le Parti démocrate (PD), principale formation de l’opposition en Italie, a donné mandat à son chef de file Nicola Zingaretti pour qu’il engage des négociations avec d’autres partis politiques afin de former un nouveau gouvernement. Le parti de centre gauche tenait mercredi matin une réunion après la démission du président du Conseil Giuseppe Conte qui a scellé la fin de la coalition entre la Ligue d’extrême droite et le mouvement antisystème M5S au pouvoir pendant 14 mois. Le président de la République Sergio Mattarella entamait mercredi ses consultations avec les chefs des différentes formations politiques du pays afin de former une nouvelle coalition gouvernementale. Ces consultations devraient se poursuivre jeudi.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a estimé hier que la proposition présentée lundi par Boris Johnson ne constituait pas «une alternative réaliste» à la clause de sauvegarde (backstop) telle qu’elle a été approuvée en novembre par les négociateurs britanniques et européens sur le Brexit. «Le backstop est une assurance destinée à éviter une frontière physique sur l'île d’Irlande en attendant qu’une alternative soit trouvée. Ceux qui sont contre le backstop et ne proposent pas d’alternatives réalistes sont en réalité favorables au rétablissement d’une frontière, même s’ils ne l’admettent pas», a écrit Donald Tusk sur Twitter. Dans sa lettre, le Premier ministre britannique posait l’abandon de cette clause comme condition préalable à la discussion d’un accord entre le Royaume-Uni et l’UE. «La lettre ne fournit pas de solution opérationnelle légale pour empêcher le retour d’une frontière physique sur l'île d’Irlande», a appuyé Natasha Bertaud, porte-parole de la Commission européenne, lors d’un point de presse : «Notre position sur le backstop est bien connue (...) C’est le seul moyen identifié jusqu'à présent par les deux parties pour honorer cet engagement.»