Un tribunal panaméen a déclaré vendredi l’ancien président Ricardo Martinelli non coupable des accusations d’espionnage qui pesaient contre lui et a demandé sa libération. Il était accusé d’avoir fait surveiller illégalement plus de 150 personnes parmi lesquelles des représentants politiques et des journalistes en utilisant des fonds publics. Ricardo Martinelli, qui a fait fortune en dirigeant un réseau de supermarchés et a occupé la présidence de 2009 à 2014, avait été arrêté aux Etats-Unis puis extradé au Panama en juin 2018. Les juges ont décidé vendredi de lever une restriction qui empêchait Martinelli de quitter le pays.
La Corée du Nord a procédé samedi au tir de deux projectiles qui semblaient être des missiles à courte portée, ont déclaré l’armée et la présidence sud-coréennes. C’est la cinquième série d’essais effectués par Pyongyang en une quinzaine de jours. Dans un communiqué, la Maison bleue a affiché son mécontentement à l'égard des exercices militaires conjoints effectués ce mois-ci par la Corée du Sud et les Etats-Unis. Le 30 juin dernier, le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ont convenu de relancer les discussions sur la dénucléarisation de la péninsule, qui sont dans l’impasse depuis le sommet de Hanoï en février dernier.
Donald Trump a déclaré hier, sans preuves, que Google avait terni sa campagne électorale en 2016, et il a prévenu qu’il surveillait «de très près» le groupe technologique en prévision du prochain scrutin présidentiel aux Etats-Unis en 2020. Le président américain, qui cherche à se faire réélire, laisse entendre dans une série de messages sur Twitter que Google a tenté de favoriser Hillary Clinton en supprimant les articles négatifs visant la démocrate tout en mettant en avant ceux susceptibles de lui causer du tort.
Le ministère de l’Intérieur a enregistré au 30 juillet 615.000 soutiens au référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’Aéroports de Paris, soit 13 % des signatures exigées d’ici à la mi-mars 2020 et une diminution par deux du rythme de la mobilisation citoyenne en un mois. Depuis le 13 juin, les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien à la proposition de loi initiée par des parlementaires de droite comme de gauche, réclamant la tenue d’un référendum sur la privatisation du groupe aéroportuaire.
La Chine a renouvelé hier son soutien à la dirigeante de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, appelant les habitants du territoire autonome à s’opposer aux violences après un nouveau week-end d’affrontements entre les manifestants pro-démocratie et la police. Interrogé sur la possibilité d’une intervention de l’armée chinoise pour appuyer la police de Hong Kong, Yang Guang, porte-parole du Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao du gouvernement chinois, a rappelé que la Loi fondamentale, sorte de Constitution de la région administrative spéciale, prévoit une telle éventualité si l’exécutif hongkongais en fait la demande.
Le Royaume-Uni accélère ses préparatifs pour un Brexit dur et sera prêt à quitter l’Union européenne (UE) avec ou sans accord le 31 octobre, a déclaré hier le secrétaire britannique au Foreign Office, Dominic Raab. «Nous voulons un bon accord avec nos partenaires et amis de l’UE, mais cela doit impliquer l’abolition de la clause de sauvegarde antidémocratique», a souligné Dominic Raab, interrogé par la BBC. Le chef de la diplomatie a assuré qu’il n’y aurait pas de rétablissement d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, promettant des «arrangements» à ce sujet.
Olli Rehn, le gouverneur de la banque centrale finlandaise, a fait savoir vendredi qu’il était candidat pour occuper le siège de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) en remplacement de Christine Lagarde. Le conseil d’administration du FMI se réunira «très bientôt» pour discuter de la procédure de sélection d’un nouveau directeur général en remplacement de la dirigeante française, désignée pour prendre la présidence de la Banque centrale européenne (BCE), a fait savoir l’institution.
Le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, a affirmé hier que la clause de sauvegarde («backstop»), destinée à empêcher le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, doit être abolie pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le Brexit. Dans son discours inaugural devant la Chambre des communes après sa prise de fonctions mercredi, Boris Johnson a dit qu’aucun accord ne sera possible avec l’Union européenne (UE) tant que cette clause sera maintenue. Il a toutefois reconnu qu’il préférerait que la sortie du Royaume-Uni de l’UE se fasse de manière ordonnée le 31 octobre. Il a également annoncé qu’il s’engageait dans une nouvelle approche pour mettre en oeuvre une politique commerciale indépendante. Il n’enverra en conséquence pas de commissaire britannique pour siéger au sein de la prochaine Commission européenne.
Boris Johnson est tellement imprévisible qu’il ignore sans doute lui-même comment son gouvernement traitera le dossier du Brexit. Durant sa campagne de conquête du Parti conservateur, le nouveau Premier ministre britannique a fait passer les plus farouches partisans d’un divorce avec l’Union pour d’aimables europhiles. En souhaitant rayer le « backstop » irlandais de tout accord de sortie négocié, le dirigeant a donné corps à l’hypothèse d’un Brexit dur le 31 octobre prochain. Sans être majoritaire, la probabilité de ce scénario catastrophe ne cesse de croître dans les marchés financiers, d’où la faiblesse historique de la livre sterling face à la monnaie unique.
Boris Johnson, nouveau chef du Parti conservateur, a été nommé hier Premier ministre britannique par la reine Elizabeth. Il a promis un «meilleur accord» de Brexit, alors que Bruxelles a exclu de nouvelles négociations. L’arrivée de Boris Johnson a été perturbée par des militants de Greenpeace, qui ont tenté de bloquer son convoi. Le ministre de l’Intérieur sortant, Sajid Javid, occupera le poste de ministre des Finances dans le nouveau gouvernement et son portefeuille sera récupéré par Priti Patel, une ardente avocate du Brexit. Dominique Raab, qui avait démissionné en novembre dernier de son poste de ministre en charge du Brexit, prendra la tête de la diplomatie britannique.
Les députés espagnols ont refusé hier de reconduire le chef du gouvernement socialiste sortant Pedro Sanchez, qui a dorénavant deux jours pour obtenir le soutien de la gauche radicale dans de difficiles tractations. Pedro Sanchez a largement perdu le premier vote, n’obtenant que 124 «oui» à sa réélection, ceux de son groupe et d’un député régionaliste, alors qu’il lui fallait une majorité absolue de 176 voix. Les députés ont jusqu'à jeudi à la mi-journée, date du second tour où il suffit d’une majorité simple, pour parvenir à un accord sur un gouvernement de coalition.
Boris Johnson a été élu mardi à la tête du Parti conservateur, devançant largement son adversaire Jeremy Hunt, ce qui fera de lui dès mercredi le nouveau Premier ministre britannique en remplacement de Theresa May. Quelque 160.000 adhérents du Parti conservateur étaient appelés à se prononcer sur l’identité du nouveau chef des Tories et donc du gouvernement. L’ancien maire de Londres a recueilli 92.153 voix et le secrétaire au Foreign Office Jeremy Hunt 46.656.
Londres a annoncé hier vouloir instaurer une mission de protection avec les autres Etats européens dans le Golfe, en réponse à l’arraisonnement par l’Iran d’un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz. «Nous allons désormais chercher à mettre en place une mission de protection maritime dirigée par les Européens pour soutenir un passage sûr à la fois pour les équipages et les cargos dans cette région vitale», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, devant les députés britanniques. Il a ajouté qu’il voulait que cette mission soit opérationnelle «aussi vite que possible».
Le Parlement européen a demandé hier aux gouvernements de l’UE d’accroître ses sanctions contre le régime du président vénézuélien Nicolas Maduro. Dans une résolution adoptée à Strasbourg, par 455 voix contre 85 et 105 abstentions, le Parlement «condamne la répression brutale et les violences qui ont fait de nombreux morts et des blessés» et «réaffirme son soutien au président par intérim légitime Juan Guaido ainsi qu’à l’Assemblée nationale». L’Union européenne applique déjà, vis-à-vis du Venezuela, un embargo sur les ventes d’armes et sur tout «matériel servant à la répression intérieure», ainsi qu’une interdiction de voyage et un gel des avoirs visant dix-huit de ses dirigeants.
L’Iran a proposé jeudi de ratifier un document prévoyant des inspections plus strictes de ses installations nucléaires, à condition que les Etats-Unis renoncent à leurs sanctions économiques, rapporte jeudi le journal britannique The Guardian. L’Iran pourrait ratifier le «protocole additionnel», ce qui donnerait aux inspecteurs de l’ONU plus de moyens pour vérifier que le programme atomique de Téhéran est authentiquement civil, cela si Washington abandonnait les sanctions que Donald Trump a rétablies après avoir dénoncé l’accord de 2015, écrit le journal. Le protocole additionnel, de 1993, «augmente notamment la capacité de l’AIEA de vérifier l’utilisation pacifique de toutes les matières nucléaires dans les Etats ayant un accord de garanties généralisées», selon l’Agence internationale de l'énergie atomique.
La Grèce a dégagé un excédent budgétaire primaire (hors charge de la dette) de 382 millions d’euros au premier semestre. Le gouvernement avait prévu un déficit primaire de 1,57 milliard d’euros pour la période de janvier à juin et l’amélioration du solde primaire ressort ainsi à 1,95 milliard par rapport à son estimation initiale. Le gouvernement prévoit un excédent budgétaire primaire de 3,6% du produit intérieur brut cette année. Athènes prévoit d'émettre «à court terme» un emprunt à sept ans. Il serait autour «de 2 milliards d’euros», selon deux sources bancaires citées par Reuters. Selon un avis financier, Athènes a mandaté Barclays, BofA Merrill Lynch, Deutsche Bank, Morgan Stanley, Nomura et Société générale comme co-chefs de file pour l'émission à venir.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi un accord pour consentir à la République du Congo-Brazzaville des facilités de crédit d’un montant de 448,6 millions de dollars sur trois ans afin de relancer l'économie du petit pays d’Afrique centrale producteur de pétrole, avec un déblocage immédiat de 44,9 millions de dollars, selon un communiqué du FMI. Les négociations sur le prêt ont duré plus de deux ans, le FMI demandant au Congo de s’assurer de sa solvabilité à long terme, qui est surtout détenue par la Chine et des entreprises chinoises.