Le plan de suppressions de postes en France annoncé en juin par Nokia est «inacceptable en l'état», a déclaré mercredi, sur Twitter, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie Agnès Pannier-Runacher, à l’issue d’une manifestation des salariés de l'équipementier télécoms finlandais à Paris. Nokia a annoncé le mois dernier son intention de supprimer 1.233 emplois dans sa filiale française Alcatel-Lucent International, soit un tiers des effectifs. Ces suppressions de postes concernent la R&D et les fonctions centrales mais pas les trois filiales françaises Radio Frequency Systems (RFS), Nokia Bell Labs France (NBLF) et Alcatel Submarine Networks (ASN), a précisé le groupe dans un communiqué. Nokia affirme être libéré des engagements pris, notamment en termes d’emplois, lors du rachat d’Alcatel-Lucent en 2015.
Guillaume Poupard, le dirigeant de l’Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques (Anssi), a déclaré aux Échos que les opérateurs utilisant les équipements 5G du constructeur chinois Huawei recevraient des autorisations d’exploitation limitées dans le temps. «Les opérateurs qui n’utilisent pas Huawei, nous les incitons à ne pas y aller, car c’est un peu le sens naturel des choses», a-t-il déclaré. Interrogé sur les autorisations que l’Anssi doit délivrer dans la 5G aux trois équipementiers télécoms, Nokia, Ericsson et Huawei, le patron du gendarme français de la cybersécurité a indiqué que les opérateurs français ayant opté pour le géant chinois vont recevoir des autorisations d’exploitation comprises entre trois et huit ans. Cette déclaration a été critiquée lundi par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, qui a appelé la France à garantir un environnement «équitable et non discriminatoire» à ses entreprises.
Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances dans le gouvernement d’Edouard Philippe, conserve les rênes de Bercy. A l’occasion de l’annonce du remaniement ministériel ce lundi soir, il a été nommé ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance du gouvernement de Jean Castex, le nouveau Premier ministre. De quoi assurer une continuité dans le «paquebot» alors que l'été et la rentrée économique s’annoncent particulièrement chargés, entre plans sociaux à répétition et plan de relance d’une économie sinistrée par le confinement.
Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont repoussé à mardi la reprise de leurs négociations, prévue ce lundi, visant à surmonter les divergences importantes qui persistent sur leur relation post-Brexit, avec un calendrier de plus en plus serré pour éviter un no deal risqué économiquement.
L'écologiste Michèle Rubirola, 63 ans, a été élue samedi maire de Marseille grâce au ralliement de la sénatrice ex-PS Samia Ghali, au terme d’une semaine de tractations, aucune liste ne pouvant prétendre seule à la majorité absolue au conseil municipal. La tête de liste du Printemps marseillais devient la première femme à devenir maire de la deuxième ville de France. Elle l’a emporté au deuxième tour de scrutin avec 51 voix contre 41 pour Guy Teissier, candidat de la droite LR qui était son seul adversaire encore en lice. Le scrutin de samedi a eu lieu sans les 9 élus du Rassemblement national du sénateur Stéphane Ravier, battu dans le VIIe secteur qu’il détenait depuis 2014, qui n’ont pas présenté de candidat et n’ont pas participé au vote en quittant l’hémicycle avant le scrutin.
Les livres écrits par les personnalités du mouvement pro-démocratie à Hong Kong ne sont plus proposés dans les bibliothèques publiques, quelques jours seulement après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi de sécurité imposée par Pékin. Cette loi, entrée en vigueur mardi, est destinée, selon le gouvernement chinois, à lutter contre les activités sécessionnistes, subversives et terroristes ainsi que les ingérences étrangères. Elle a été adoptée en réponse aux manifestations pro-démocratie qui ont secoué l’an dernier l’ancienne colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997. Une journée après l’entrée en vigueur de la loi, un homme de a été interpellé pour avoir porté le drapeau en faveur de l’indépendance de Hong Kong.
Jean Castex est le nouveau Premier ministre français, a annoncé l’Elysée vendredi en fin de matinée. Il remplace Edouard Philippe qui avait présenté la démission de son gouvernement un peu avant. Coordonnateur national chargé de la stratégie de déconfinement lors de la crise sanitaire liée au coronavirus, Jean Castex, 55 ans, énarque, a été secrétaire général adjoint de l’Elysée lors de la présidence de Nicolas Sarkozy, entre 2011 et 2012. Il avait auparavant travaillé avec Xavier Bertrand comme directeur de cabinet au ministère du Travail (2007-2008) et au ministère de la Santé (2006-2007). Jean Castex est maire de Prades dans les Pyrénées-Orientales depuis 2008, sous l’étiquette Les Républicains (parti qu’il a quitté vendredi). La composition du nouveau gouvernement pourrait être connue ce lundi.
Jean Castex est le nouveau Premier ministre français. Sa nomination a été annoncée par l’Elysée en fin de matinée. Il remplace Edouard Philippe qui avait présenté la démission de son gouvernement un peu plus tôt dans la journée.
La Chambre des représentants américaine a approuvé hier à l’unanimité un texte, déjà adopté la semaine passée par le Sénat, qui prévoit des sanctions automatiques contre les responsables chinois qui violent les obligations internationales de la Chine concernant l’autonomie de Hong Kong. Cette loi bipartisane doit permettre de sanctionner notamment les dirigeants responsables de l’imposition de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong mais aussi les banques qui mèneraient des transactions avec ces personnes. Ce texte étant légèrement différent de celui déjà approuvé par le Sénat, il sera soumis à un nouveau à son vote dès jeudi. Il devra ensuite être promulgué par le président Donald Trump.
Après la Croatie, au premier semestre, l’Allemagne a pris, ce mercredi pour six mois, la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, avec un agenda particulièrement chargé, dont dès ce mois-ci les discussions sur le plan de relance commun de 750 milliards d’euros. Ce plan n’est pas le seul défi auquel la chancelière allemande va devoir faire face puisqu’elle devra aussi affronter la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE et les tensions commerciales avec les Etats-Unis, cela dans un contexte économique inédit depuis la Seconde guerre mondiale
Lors d’un référendum, plus de 70% des électeurs ont voté pour la réforme de la Constitution que le chef du Kremlin a lancée il y a six mois, selon les premiers résultats venant de l’est du pays. Ce vote est étalé sur une semaine du 25 juin au 1er juillet. En outre, la commission électorale nationale a déjà estimé la participation à 55 %. Cela permettra à Vladimir Poutine, au terme de son mandat en 2024, après un quart de siècle au pouvoir, de rempiler jusqu’en 2036. Beaucoup d'électeurs sont allés aux urnes pour les divers amendements sociaux et sociétaux, dont l’indexation des retraites.
Après la Croatie, au premier semestre, l’Allemagne prend, à compter de ce mercredi pour six mois, la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, avec un agenda particulièrement chargé, dont dès ce mois-ci les discussions sur le plan de relance commun de 750 milliards d’euros.
Les chefs d’Etat du G5 Sahel (France, Burkina Faso, Mali, Niger et Tchad), réunis ce mardi en Mauritanie, ont souligné le «besoin d’intensification du combat sur tous les fronts des forces nationales et internationales contre les groupes terroristes». Etaient réunis à Nouakchott, à l’invitation du président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani, le président français Emmanuel Macron et ses homologues du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré, du Mali Ibrahim Boubacar Keita, du Niger Issoufou Mahamadou et du Tchad Idriss Déby. Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez était également présent.
L’activité du secteur manufacturier en Chine a progressé à un rythme plus rapide en juin, selon les derniers indices PMI officiels, alors que l'économie poursuit son rétablissement depuis la levée des mesures de confinement liées au coronavirus et que le gouvernement multiplie les investissements. L’indice PMI manufacturier a grimpé à 50,9 en juin, contre 50,6 le mois précédent, selon le Bureau national des statistiques (BNS) s'établissant pour un quatrième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Cette progression a été portée par l’accélération de la production et des nouvelles commandes, laissant penser que la demande intérieure rebondit, car les commandes à l’exportation ont de nouveau marqué une contraction même si moins importante que le mois précédent. L’activité du secteur des services s’est elle aussi accélérée en juin, avec un indice PMI de 54,4 contre 53,6 en mai.
L’Union européenne a officiellement prolongé lundi de six mois, jusqu’au 31 janvier 2021, les sanctions prises contre la Russie en raison du conflit en Ukraine. La décision avait été prise le 19 juin lors d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE après examen de l’application des accords de Minsk, censés ramener la paix dans l’est de l’Ukraine après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. «Etant donné qu’une pleine mise en oeuvre n’a pas encore été atteinte, les dirigeants de l’UE ont pris la décision politique de renouveler les sanctions économiques contre la Russie», déclare le Conseil européen dans un communiqué.
L’Union européenne a officiellement prolongé lundi de six mois, jusqu’au 31 janvier 2021, les sanctions prises contre la Russie en raison du conflit en Ukraine. La décision avait été prise le 19 juin lors d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE après examen de l’application des accords de Minsk, censés ramener la paix dans l’est de l’Ukraine après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014.
Edouard Philippe a remporté dimanche, au second tour, la mairie du Havre, ville qu’il a dirigée de 2010 à 2017 avant d'être nommé à Matignon. Le sort du Premier ministre, qui avait prévenu qu’il resterait en cas de victoire au gouvernement tant qu’Emmanuel Macron le jugerait utile, est désormais entre les mains du chef de l’Etat qui pourrait remanier son équipe dans les deux prochaines semaines en vue de l'élection présidentielle de 2022. Emmanuel Macron a eu Edouard Philippe au téléphone pour le féliciter de « sa belle victoire » et les deux hommes se verront en tête-à-tête ce lundi matin. Autres victoires hier, celle d’Anne Hidalgo à Paris et celle de Martine Aubry à Lille, d’une très courte tête. A Lyon, le candidat d’Europe Ecologie Les Verts, Grégory Doucet, a remporté le scrutin mettant fin à l'ère Gérard Collomb. Marseille est passé à gauche, tout comme Bordeaux, où le candidat du parti écologiste est arrivé en tête. EELV a également gagné plusieurs autres municipalités de plus de 100.000 habitants, comme Besançon ou Tours.
Le prochain cycle de négociations entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne sur leur future relation, commencera lundi prochain, a déclaré jeudi le négociateur en chef britannique, David Frost. Elles se dérouleront en face-à -face pour la première fois depuis mars, à Bruxelles puis à Londres. Les dirigeants européens sont convenus la semaine dernière d’accélérer leurs négociations avec la Grande-Bretagne pour parvenir à un accord post-Brexit avant le 31 décembre. Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne le 31 janvier dernier mais reste soumis aux règles communautaires pendant cette période de transition. Les négociations achoppent notamment sur la pêche et les conditions de libre-concurrence.