Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a rejeté hier une proposition du président américain Donald Trump visant à inviter le président russe Vladimir Poutine à réintégrer le G7. Donald Trump a évoqué la semaine dernière la perspective d'élargir le G7 pour y inclure à nouveau la Russie, qui en avait été expulsée en 2014 après l’annexion par cette dernière de la péninsule ukrainienne de Crimée. Dans une interview au journal Rheinische Post, Heiko Maas a déclaré qu’il ne voyait aucune chance pour que la Russie réintègre le G7 tant qu’il n’y aurait pas de progrès significatifs dans la résolution du conflit en Crimée ainsi que dans l’est de l’Ukraine.
Le négociateur en chef de l’Union européenne (UE), Michel Barnier, a estimé vendredi dernier lors d’une réunion à huis-clos avec les émissaires des Etats-membres qu’un nouvel accord avec la Grande-Bretagne était possible, ont rapporté hier des sources diplomatiques à l’agence Reuters. «Je reste convaincu qu’un accord équilibré et durable reste possible, même s’il est moins ambitieux», aurait-il déclaré. L’UE souhaite qu’un accord soit conclu au plus tard en octobre pour permettre de le ratifier avant fin 2020.
HSBC a démenti samedi les informations des médias chinois selon lesquelles la banque aurait «piégé» Huawei ou «fabriqué des preuves» qui ont conduit à l’arrestation de la directrice financière de l’équipementier télécoms chinois fin 2018 au Canada. Meng Wanzhou, fille du fondateur de Huawei, est depuis lors assignée à résidence à Vancouver et lutte contre son extradition vers les États-Unis. «HSBC n’a pas fabriqué de preuves ni dissimulé des faits, et elle ne déformera pas les faits ni ne nuira à aucun client pour son propre bénéfice». Cette déclaration intervient un jour après que le People’s Daily, l’organe officiel du parti communiste chinois, a publié un rapport accusant la banque londonienne d’avoir menti sur Huawei lors de l’enquête ouverte par le département américain de la Justice.
L’intensification des tensions entre les Etats-Unis et la Chine pousse vendredi matin les marchés actions européens dans le rouge. A 9h30, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 abandonnaient autour de 1,7%. L’indice chinois CSI 300 a fini en repli de 4,39%, tandis que la Bourse de Tokyo est fermée ce vendredi.
Même les observateurs britanniques en conviennent, l’Europe a fait un grand pas le 21 juillet. Une fois encore, poussée dans ses retranchements par une crise d’une gravité inédite, cette Union dont les eurosceptiques ont prédit cent fois le naufrage a su dépasser ses différences. Alors oui, les quatre jours et quatre nuits passés à transpirer sur un plan de relance commun ont renvoyé l’image de discussions de marchands de tapis où les plus prompts à manier la menace et le chantage ont été récompensés. Oui, cet accord arraché de haute lutte consacre la primauté d’une institution intergouvernementale, le Conseil européen, sur les représentants d’un véritable fédéralisme, la Commission et le Parlement. Il faudra encore passer les obstacles nationaux, déployer des centaines de milliards en suivant une gouvernance complexe, s’accorder sur des ressources communes. Seul l’avenir dira si cette initiative ne constituait qu’une réponse sans lendemain à un choc historique ou bien le socle d’une mutualisation appelée à se renforcer. Mais la menace existentielle qui revient régulièrement planer au-dessus de l’Europe a été écartée.
La Grande-Bretagne a suspendu ce lundi son traité d’extradition avec Hong Kong, a confirmé le Premier ministre Boris Johnson. La Grande-Bretagne considère que la nouvelle loi de sécurité nationale imposée par Pékin à Hong Kong porte atteinte aux libertés garanties dans la région administrative spéciale - y compris l’indépendance du système judiciaire - qui ont permis à l’ancienne colonie britannique de devenir l’un des pôles financiers les plus importants depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Les autorités de Hong Kong et de Pékin défendent cette législation indispensable à leurs yeux pour «combler les failles dans la sécurité nationale» révélées par les mouvements de contestation pro-démocratie et anti-chinois, et la Chine a demandé aux grandes puissances occidentales de cesser leur «ingérence» dans ce dossier.
Les Etats-Unis ont imposé lundi des sanctions au président tchétchène Ramzan Kadyrov, lui interdisant notamment l’accès à leur territoire, en raison de graves violations des droits de l’Homme dans la république de Tchétchénie. Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a exprimé son inquiétude quant à l’utilisation faite par Ramzan Kadyrov, allié de Vladimir Poutine, de la crise liée au coronavirus pour saper davantage les droits des habitants de la Tchétchénie. Ramzan Kadyrov faisait déjà l’objet de sanctions américaines, dans le cadre notamment d’une loi de 2012 ayant imposé des interdictions de visas et des gels d’avoirs à des responsables russes après la mort en prison du juriste spécialisé dans les faits de corruption Sergueï Magnitski.
La France, l’Allemagne et l’Italie se déclarent ce samedi prêtes à envisager des sanctions contre les puissances étrangères violant l’embargo sur les armes en Libye, et appellent «tous les acteurs étrangers à cesser leurs interférences» dans ce pays en guerre civile depuis 2011. Les trois pays exhortent les soutiens étrangers des belligérants à respecter pleinement l’embargo sur les armes établi par le Conseil de sécurité des Nations unies. Les trois pays sont prêts à recourir à des sanctions si les violations de cet embargo se poursuivent, lit-on dans le communiqué.
Le port du masque sera obligatoire dès lundi dans tous les établissements clos recevant du public, a rappelé samedi le ministre de la Santé Olivier Véran. Cette obligation concerne les commerces, marchés couverts et banques. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé jeudi que le port du masque serait obligatoire dans les lieux publics clos dès la semaine prochaine en France. Le président Emmanuel Macron avait annoncé lors de son entretien du 14 Juillet que cette prescription allait devenir obligatoire à partir du 1er août.
Le premier ministre a proposé de repousser à 2021 les négociations sur la réforme des retraites, tout en laissant une ouverture pour continuer à discuter des modalités jusqu'à la fin de l’année, a annoncé vendredi François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), à l’issue d’une rencontre entre Jean Castex et les partenaires sociaux. Le chef du gouvernement a aussi reporté au 1er janvier 2021 l’entrée en vigueur des dernières mesures de la réforme de l’assurance chômage, qui avaient pour certaines été introduites au 1er novembre dernier, ont précisé les syndicats (Force ouvrière, CFDT, CGT, CFE-CGC). Il suffira donc, pour ouvrir des droits au régime d’assurance chômage, d’avoir travaillé 4 mois sur les 28 derniers mois, et non 6 mois sur les 24 derniers mois comme le prévoit la réforme.
Jean Castex a proposé vendredi de repousser à 2021 les négociations sur la réforme des retraites, à l’issue d’une rencontre entre le Premier ministre et les partenaires sociaux. Le locataire de Matignon a promis une nouvelle fois « une nouvelle méthode » en distinguant le « caractère structurel » de la réforme « qui vise à plus de justice » et son volet financier, et « en reprenant la concertation dans les mois à venir ». Il a cependant ajouté que la réforme irait à son terme.
Andrzej Duda peut fêter sa victoire en compagnie de sa femme et de sa fille. Le président polonais a été réélu dimanche au deuxième tour avec un peu plus de 51 % des voix. Si la fonction est largement honorifique, le résultat de l’élection permettra au parti nationaliste au pouvoir Droit et Justice (PiS) d’appliquer son programme de réformes judiciaires sans craindre d’opposition. L’adversaire malheureux d’Andrzej Duda, le maire libéral de Varsovie Rafal Trzaskowski, se posait en effet en défenseur des minorités et promettait de bloquer tout projet de loi qui mettrait en péril le respect des règles de droit. Voilà qui promet entre l’Union européenne et la Pologne des relations tendues au moins jusqu’aux prochaines élections législatives, en 2023.
Citant la nouvelle loi de sécurité nationale imposée par la Chine à Hong Kong le mois dernier, Donald Trump a signé mardi un décret présidentiel destiné à mettre fin au traitement économique spécial qui a contribué à faire de la ville l’un des principaux pôles financiers mondiaux.
Le Japon accuse la Chine de faire avancer ses revendications territoriales en marge de la pandémie, indique-t-il dans son rapport annuel sur la défense, approuvé mardi par le gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe. Le document décrit des intrusions «incessantes» dans des eaux entourant un groupe d'îlots revendiqués par les deux pays en mer de Chine orientale, qui porte des noms distincts au Japon et en Chine. Il dénonce aussi la création par Pékin d’entités administratives en mer de Chine méridionale autour d’archipels contestés. Les critiques formulées par le Japon font écho à des commentaires similaires effectués aux Etats-Unis, lesquels mènent comme la Chine des manoeuvres militaires en mer de Chine méridionale et rejettent les revendications territoriales de Pékin.
Le président sortant Andrzej Duda, allié du parti nationaliste au pouvoir Droit et Justice (PiS), était donné dimanche soir en tête avec une légère avance du second tour de l'élection présidentielle par un sondage de sortie des urnes. L’issue de cette élection, qui voit le président sortant opposé au maire libéral de la capitale, Rafal Trzaskowski, va influer sur les futures relations de Varsovie avec Bruxelles, tendues depuis trois ans du fait des craintes du bloc communautaire sur le respect de la règle de droit dans le pays.
Les dirigeants européens seront sous les projecteurs la semaine prochaine pour tenter de trouver un accord sur le plan de relance massif de l'économie européenne. Dans un contexte sanitaire toujours préoccupant, en particulier aux Etats-Unis, les banques centrales seront également au menu des marchés, tandis que le calendrier des publications d’entreprises commencera à s'étoffer avec l’entrée en piste des banques américaines.
L’Irlandais Paschal Donohoe a été élu hier soir à la présidence de l’Eurogroupe pour succéder au Portugais Mario Centeno, au détriment de la ministre de l’Economie espagnole Nadia Calviño. Le ministre irlandais des Finances a battu la vice-présidente du gouvernement de coalition de gauche espagnol, qui était donnée favorite et aurait pu devenir la première femme à la tête de cette institution, qui rassemble les ministres des Finances des pays de la zone euro. Le troisième candidat en lice, le Luxembourgeois Pierre Gramegna, s’est retiré après le premier tour de scrutin. Paschal Donohoe, élu pour un mandat de deux ans et demi, jusqu'à fin 2022, prendra ses fonctions lundi prochain.
«Nous pourrions avoir un gros problème. Le risque d’une crise serait inévitable si aucune solution n'était trouvée au cours de la semaine prochaine», a prévenu jeudi dans une interview à La Repubblica, le vice-ministre des Transports italien Giancarlo Cancelleri (Mouvement 5 Etoiles, M5S), à propos du dossier Atlantia, dont la filiale Autostrade per l’Italia est impliquée dans l’effondrement du pont Morandi de Gênes en 2018.