Le premier tour de l'élection présidentielle polonaise se déroulera dimanche sur fond d’une vague croissante d’homophobie, sur laquelle surfe notamment le président sortant Andrzej Duda, 48 ans, en lice pour un second mandat. Il s’est présenté comme le gardien des programmes sociaux, qui ont évité à certains Polonais de basculer dans la pauvreté, tout en mobilisant sa base conservatrice avec des attaques contre «l’idéologie» LGBT (lesbienne, bisexuelle, gay et transgenre). Son adversaire, le maire centriste de Varsovie, Rafal Trzaskowski, 48 ans, s’est engagé pour sa part à combattre les discours de haine. Andrzej Duda est crédité de 40% des intentions de vote.
Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé mardi la levée quasi totale du confinement en Angleterre, qui compte 43.000 morts officielles dues au Covid-19. Les pubs, restaurants, hôtels et autres lieux publics pourront rouvrir le 4 juillet, avec des mesures sanitaires spécifiques. La règle des 2 mètres de distanciation physique va être abandonnée au profit de la distance d’un mètre. Ces mesures étaient réclamées par les milieux économiques, face à la perspective d’une récession historique à l’automne, en raison d’un confinement plus long qu’ailleurs en Europe. Les mesures de quarantaine à l’entrée du pays, mises en place le 8 juin, devraient, en revanche, demeurer, mais Downing Street assure négocier des «ponts aériens» avec plusieurs pays - France, Espagne, Italie, Grèce et Portugal.
La proposition de loi pour lutter contre la déshérence des contrats épargne-retraite supplémentaire déposée par Daniel Labaronne, député En marche d’Indre-et-Loire et nouveau Whip (coordinateur de la majorité, il veille à la discipline de parti) de la commission des finances, a été adoptée lundi. «Ma proposition de loi qui va permettre aux retraités d’être informés des contrats dont ils sont bénéficiaires sans le savoir et, surtout, de récupérer les sommes qui leur sont dues. Demain, sur le site Info retraite, les citoyens sauront s’ils sont bénéficiaires d’un contrat de retraite supplémentaire», précise Daniel Labaronne, cité dans un communiqué. La loi comporte trois points clé : renforcer l’obligation d’information des entreprises lors du départ de l’employé ; étendre l’information présente sur le portail Info Retraite à la retraite supplémentaire, les assureurs s’engageant à assurer la prise en charge de ce service ; mettre en place une campagne de communication grand public sur les nouvelles fonctionnalités d’Info Retraite liées à la retraite supplémentaire.
L’Union européenne a rappelé lundi à la Chine sa promesse d’ouvrir davantage son économie et mis en garde contre les conséquences d’une mise en oeuvre de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. A l’issue d’un sommet UE-Chine en visioconférence et des entretiens avec le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Keqiang, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel ont dit également avoir renouvelé leurs accusations selon lesquelles Pékin aurait diffusé de fausses informations sur le coronavirus. Qualifiant la Chine de partenaire et de concurrent, la présidente de la Commission a regretté que l’accord de 2019 autorisant un accès plus large aux entreprises européennes en Chine n’ait pas été suivi d’effet.
Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu’ils considéreraient désormais quatre grands organes de presse chinois comme des ambassades étrangères, ce qui limitera leurs opérations sur le sol américain. Il s’agit de la télévision centrale de Chine, de China News Service, du Quotidien du Peuple et du Global Times, a précisé David Stilwell, secrétaire d’Etat adjoint chargé de l’Asie de l’Est, ajoutant que cette décision était en accord avec leur véritable statut d’organes «de propagande».
Les autorités chinoises auront des prérogatives étendues pour instaurer la nouvelle loi sécuritaire pour Hong Kong, selon le projet de loi, ouvrant la voie à un changement profond de l’autonomie de l’ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997. Selon l’agence de presse officielle Xinhua, de nouvelles unités de police et de procureurs seront installées pour faire appliquer la nouvelle loi sécuritaire. Carrie Lam, la dirigeante de l’exécutif de Hong Kong, pourra nommer des juges pour traiter les affaires liées à la sécurité nationale, une mesure sans précédent. Les autorités de Pékin et de Hong Kong ont voulu rassurer les investisseurs sur le fait que la loi n'éroderait pas l’autonomie de l’ancienne colonie britannique - elle ne ciblerait qu’une minorité de «fauteurs de troubles» qui menacent la sécurité nationale. Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont publié mercredi un communiqué commun demandant à Pékin de renoncer à instaurer à Hong Kong une nouvelle loi de sécurité nationale.
La convention citoyenne pour le climat, composée de 150 Français tirés au sort, a remis dimanche ses propositions à la ministre de la transition écologique et solidaire Elisabeth Borne. La convention propose de faire voter les Français sur une modification du préambule et de l’article 1er de la Constitution pour y intégrer des objectifs de préservation de l’environnement, et de lutte contre le changement climatique. Elle propose aussi de soumettre à référendum l’objectif de légiférer sur «le crime d'écocide». L’Elysée s’est engagé à soumettre ses propositions «soit à un référendum, soit à un vote au Parlement, soit à une mise en oeuvre directe».
Les grandes puissances du G7 ont «exhorté fermement» la Chine à «revenir» sur sa loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong, qui «met en danger» l’autonomie ayant permis le développement du territoire, selon un communiqué commun des ministres des Affaires étrangères du groupe. Les ministres des Etats-Unis, du Canada, du Japon, de la France, du Royaume-Uni, de l’Italie et de l’Allemagne se sont également dit «extrêmement préoccupés» par la situation. Leur déclaration intervient au moment où le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, dont le pays préside cette année le G7, rencontre à Hawaï le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la politique étrangère, Yang Jiechi,
Donald Trump a demandé à son homologue chinois Xi Jinping de l’aider à être réélu, lors d’une réunion à huis clos en juin 2019, affirme son ancien conseiller à la Sécurité nationale, John Bolton, dans un livre dont les bonnes feuilles sont publiées mercredi par le Wall Street Journal. Cet ouvrage fait souffler un vent de panique à la Maison blanche où l’on cherche à tout prix à l’empêcher de paraître. Selon les avocats de l’ancien conseiller de Donald Trump, il paraîtra le 23 juin prochain. Le président américain a brutalement limogé John Bolton le 10 septembre dernier sur fond de désaccords sur la gestion de plusieurs dossiers comme la Corée du Nord et la Russie. Comme le veut la procédure lorsque des informations couvertes par le secret peuvent être en jeu, le manuscrit a été transmis à la Maison blanche pour validation.
Le Fianna Fail, le Fine Gael et les Verts ont conclu ce lundi un accord pour former une nouvelle coalition gouvernementale en Irlande, qui doit encore être ratifié par leurs membres. Le poste de Premier ministre reviendra dans un premier temps à Micheal Martin, chef de file du Fianna Fail, qui transmettra fin 2022 le pouvoir à Leo Varadkar, dirigeant du Fine Gael et Premier ministre sortant. Les élections législatives organisées en février dernier n’ont pas permis de dégager de majorité claire.
Les dirigeants de l’Union européenne et le Premier ministre Boris Johnson sont prêts à donner « un nouvel élan » aux négociations post-Brexit actuellement dans l’impasse, à six mois de la date butoir, selon un communiqué commun publié après une visioconférence d’une heure à laquelle participaient, outre Boris Johnson, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, Charles Michel, le président du Conseil européen, David Sassoli, le président du Parlement, et le négociateur de l’UE Michel Barnier. C’est la première fois depuis le départ du Royaume-Uni, le 31 janvier, que Boris Johnson s’impliquait personnellement dans les discussions. Vendredi, le Royaume-Uni a formellement signifié à l’UE son refus de prolonger la période de transition au-delà du 31 décembre 2020.
Les dirigeants de l’Union européenne et le Premier ministre Boris Johnson sont prêts à donner « un nouvel élan » aux négociations post-Brexit actuellement dans l’impasse, à six mois de la date butoir. « Un nouvel élan est nécessaire » pour trouver un accord d’ici fin 2020 sur la future relation entre Londres et l’Union, ont indiqué les deux parties dans un communiqué commun publié après une visioconférence d’une heure à laquelle participaient, outre Boris Johnson, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, Charles Michel, le président du Conseil européen, David Sassoli, le président du Parlement, et le négociateur de l’UE Michel Barnier.
Le Fianna Fail, le Fine Gael et les Verts ont conclu ce lundi un accord en vue de former une nouvelle coalition gouvernementale en Irlande, qui doit encore être ratifié par leurs membres. Le poste de Premier ministre reviendra dans un premier temps à Micheal Martin, chef de file du Fianna Fail ; il accomplira un demi-mandat avant de transmettre fin 2022 le pouvoir à Leo Varadkar, dirigeant du Fine Gael et Premier ministre sortant, pour la deuxième moitié du quinquennat.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, doit s’entretenir ce lundi avec Charles Michel, le président du Conseil européen, et Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, pour tenter de relancer le processus. Vendredi, la Grande-Bretagne a annoncé qu’elle ne prolongera pas la période de transition au-delà de la fin de l’année. Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier dernier mais reste soumis aux règles communautaires pendant cette transition qui court jusqu'à la fin de l’année, le temps que les deux parties s’entendent sur leur relation future. Les négociations patinent depuis des mois, faisant courir le risque d’un Brexit brutal en 2021.
Le gouvernement britannique étudie les options dont il dispose pour faire évoluer les règles de la quarantaine de deux semaines qu’il impose aux voyageurs entrant au Royaume-Uni, a déclaré dimanche le ministre britannique des Finances Rishi Sunak à la BBC. « Nous voulons tous voir les déplacements s’ouvrir à nouveau, bien entendu, et comme partout ailleurs nous voulons nous assurer que nous avons les bonnes mesures au bon moment, informés par la science et par tout ce qu’il nous faut prendre en compte », a-t-il dit. Le gouvernement britannique est sous la pression de plusieurs secteurs de l'économie, notamment les transports et le tourisme, à cause de la politique de quarantaine qu’il a introduite la semaine dernière. Selon les compagnies aériennes, ces restrictions vont détruire de nombreux emplois.
Emmanuel Macron a annoncé dimanche soir une accélération du déconfinement dès ce lundi afin de relancer une économie mise à genoux par la crise sanitaire liée au coronavirus. « Dès (aujourd’hui), tout le territoire à l’exception de Mayotte et de la Guyane où le virus circule encore activement, passera dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler la zone verte ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail et la réouverture des cafés et restaurants en Île-de-France », a-t-il déclaré. Pour accélérer le retour au travail de la population, le président a annoncé la réouverture intégrale des crèches et des établissements scolaires, dans le primaire et le secondaire, pour « tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normales » dès le 22 juin. Emmanuel Macron a rappelé que le gouvernement a mobilisé près de 500 milliards d’euros pour l’« économie, les travailleurs, les entrepreneurs mais aussi pour les plus précaires ». Il a assuré que les impôts n’augmenteront pas pour rembourser la hausse de la dette publique.
La Grande-Bretagne ne prolongera pas la période de transition au-delà de la fin de l’année, a déclaré vendredi le ministre du Bureau du cabinet britannique, Michael Gove, ajoutant que les délais étaient de toute façon dépassés.
Le nombre de décès causés par le coronavirus aux Etats-Unis pourrait grimper à 200.000 au cours du mois de septembre, a prévenu mercredi sur CNN l’expert Ashish Jha, qui dirige l’institut de santé mondiale de Harvard, notamment si aucune mesure drastique n'était prise. «Même si les cas n’augmentent pas, même si nous stabilisons les choses, il est raisonnable de s’attendre à 200.000 décès à un moment donné. Et la pandémie ne s’arrêtera pas en septembre», a-t-il ajouté, très inquiet.