Angela Merkel a été réélue aujourd’hui pour un quatrième et sans doute dernier mandat à la tête du gouvernement allemand. Elle a été reconduite comme chancelière par 364 voix contre 315 et neuf abstentions par les députés du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand. La chancelière chrétienne-démocrate (CDU) est reconduite à la tête d’une «grande coalition» droite-gauche difficilement construite avec ses alliés de l’Union chrétienne-sociale bavaroise (CSU) et avec le Parti social-démocrate (SPD).
Le soutien public aux îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy a été porté à près de 500 millions d’euros lundi lors d’un cinquième comité interministériel, six mois après le passage de l’ouragan Irma début septembre. «Le coût total des dégâts assurés est estimé à 1,83 milliard d’euros», souligne la délégation interministérielle dédiée dans un communiqué.
Le Royaume-Uni est «très proche» d’un accord avec Bruxelles sur la période de transition censée amortir les effets de la sortie de l’Union européenne, a déclaré hier Robin Walker, secrétaire d’Etat auprès du ministre britannique du Brexit. Cette période de transition débutera après le 29 mars 2019, date fixée pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE. «Nous reconnaissons l’importance qu’il y a à parvenir aussi vite que possible à un accord sur la période de transition. Je tiens à souligner que nous sommes à cette heure très proches d’un accord», a dit Robin Walker devant l’Institute of Directors de Londres, une organisation patronale.
L’Union européenne a annoncé aujourd’hui qu’elle avait prorogé de six mois, jusqu'à la mi-septembre, les sanctions adoptées contre la Russie en raison de l’annexion de la Crimée en 2014 et du soutien de Moscou aux séparatistes de l’est de l’Ukraine. Ces sanctions comportent des restrictions sur les voyages et le gel des avoirs de 150 personnalités et de 38 entreprises. «L'évaluation de la situation qui a été faite ne justifiait pas une modification du régime des sanctions», a déclaré le Conseil européen dans un communiqué.
La «désocialisation» des heures supplémentaires, c’est-à-dire la suppression des cotisations sociales des employeurs et salariés, sera mise en œuvre dans le cadre du budget 2020, a annoncé hier le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux dans le cadre du «Grand Rendez-vous» Europe 1-Les Echos-CNEWS. Par le néologisme «désocialisation», le nouvel exécutif entend se démarquer de la politique menée par le gouvernement de François Fillon. Cette mesure figurait en annexe de la loi de finances 2018 pour un coût annuel de 3,5 milliards d’euros, mais sans échéance.
La Catalogne a repoussé sine die l'élection d’un nouveau président de l’exécutif régional au lendemain de la décision du Tribunal suprême espagnol de maintenir en détention le candidat présenté par les partis indépendantistes pour le siège, Jordi Sanchez, désigné après le désistement de Carlos Puigdemont, le président sortant, exilé à Bruxelles. Le président du Parlement de Barcelone, Roger Torrent, a expliqué vendredi soir que l'élection du prochain président de la Generalitat serait suspendue le temps pour les partis séparatistes de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme.
Angela Merkel et Emmanuel Macron ne présenteront finalement pas leur projet de réforme de la zone euro lors du Conseil européen des 22 et 23 mars, rapportait samedi l’hebdomadaire Der Spiegel. «C’est annulé», a déclaré un responsable européen au magazine allemand. «Il n’y a tout simplement rien à annoncer.» Les deux dirigeants s'étaient engagés lors du sommet européen de décembre dernier à faire converger leurs visions de l’avenir de la zone euro d’ici mars. Mais les responsables allemands expliquent que Berlin a besoin de plus de temps suite à la formation du nouveau gouvernement.
Surprise. Les investisseurs n’ont pas semblé ému par le résultat des élections législatives en Italie. Pourtant, ni le parti démocrate (18 %), ni Forza Italia de Silvio Berlusconi (14 %) ne sortent gagnants de ce scrutin, laissant le rôle d’arbitres aux partis anti-systèmes et anti-Europe Mouvement 5 Etoiles (M5S, 34 %) et Lega (16 %). Ce résultat signe le retour de l’instabilité politique en Italie. Instabilité qui caractérise le pays depuis la Seconde Guerre mondiale, rappelle Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM. « Le manque de clarté de la situation post-élections était largement anticipé, note Nadège Dufossé, responsable de l’allocation d’actifs chez Candriam. Les économies de la zone euro progressent au-dessus de leur potentiel, et la reprise est désormais généralisée entre les pays. Cela atténue la perception du risque politique en Europe. »
L’orchestre de l’armée de libération se tient prêt à sonner tambours et trompettes. La session annuelle de l’Assemblée nationale populaire chinoise s’est ouverte le 5 mars dans un contexte particulier. Le président Xi Jinping, après avoir fait inscrire sa pensée profonde dans la Constitution, demande désormais aux 3.000 députés de supprimer la limite de deux mandats qui l’empêche de se maintenir au pouvoir à vie. Même en Chine, l’annonce provoque le malaise. Mais tout cela se fera pour la bonne cause : livrer les trois batailles du pays contre la pauvreté, la pollution, et les risques financiers nés d’un endettement excessif. Sur ce dernier point, on peut faire confiance au président Xi pour mettre au pas les oligarques locaux, exemple d’Anbang à l’appui.
L’ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi (Forza Italia) déclare mercredi dans une interview soutenir les efforts du chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, pour former le prochain gouvernement. «Dans le respect total de nos accords, nous soutiendrons loyalement les efforts de Salvini pour former un gouvernement», a déclaré Silvio Berlusconi dans une interview au Corriere della Sera. «Pour ma part, en tant que chef de FI (Forza Italia), je suis là pour le soutenir, pour garantir la solidité de la coalition et pour tenir nos engagements auprès des électeurs», ajoute-t-il.
L’ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi (Forza Italia) déclare mercredi dans une interview soutenir les efforts du chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, pour former le prochain gouvernement. «Dans le respect total de nos accords, nous soutiendrons loyalement les efforts de Salvini pour former un gouvernement», a déclaré Silvio Berlusconi dans une interview au Corriere della Sera. «Pour ma part, en tant que chef de FI (Forza Italia), je suis là pour le soutenir, pour garantir la solidité de la coalition et pour tenir nos engagements auprès des électeurs», ajoute-t-il.
François Baroin, maire de Troyes et président de l’Association des maires de France, devient conseiller extérieur de la banque Barclays en France, a annoncé la banque britannique. L’ancien ministre du Budget et des Finances de Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique «partisane» depuis novembre, guidera les acquéreurs internationaux dans l’Hexagone. A l’heure du Brexit, Barclays estime que la France est redevenue un marché attrayant pour les investisseurs internationaux et qu’un ancien ministre de l’Economie est idéalement placé pour leur offrir des perspectives. Barclays souhaite «revenir dans le Top 5 des banques d’affaires internationales en France», ont expliqué Ghislain de Brondeau et Yann Krychowski (coresponsables de la banque d’affaires en France, Belgique et Luxembourg) sur le site du journal Les Echos préalablement à l’envoi du communiqué.
François Baroin, maire de Troyes et président de l’Association des maires de France, devient conseiller extérieur de la banque Barclays en France, dévoilent Les Echos. L’ancien ministre du Budget et des Finances de Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique « partisane » depuis novembre, «guidera les acquéreurs internationaux dans l’Hexagone». « Je ne deviens pas banquier. J’apporterai une vision stratégique aux clients français et internationaux de Barclays », précise le chiraquien de 52 ans, un temps pressenti comme alternative de la Droite à l'élection présidentielle.
Le spread entre le rendement du Bund allemand à 10 ans et celui des obligations d’Etat italiennes s’est écarté d’environ 10 points de base (pb) lundi, après la montée en puissance des partis populistes et la probable incapacité de former un gouvernement à l’issue du scrutin qui s’est déroulé hier en Italie. Si la désormais probable formation d’un gouvernement en Allemagne suite au vote favorable ce week-end des adhérents du Parti social-démocrate (SPD), qui ont approuvé à 66% l’accord de coalition avec le CDU-CSU d’Angela Merkel, a permis au rendement du Bund de se détendre de 5 pb, celui de l’Italie enregistrait une hausse à peu équivalente qui le fait ainsi revenir juste en-dessous des 2%. Il repasse au-dessus du rendement portugais, qui s’est quant à lui détendu à 1,93%.
La Première ministre britannique Theresa May a présenté vendredi à Londres sa vision de l’après-Brexit, souhaitant un partenariat «le plus large et le plus approfondi possible» avec l’Union européenne après mars 2019. Elle a reconnu pour la première fois que « c’est une négociation et qu’aucun d’entre nous n’aura exactement ce qu’il veut».
Les eurodéputés ont approuvé hier la procédure de la Commission européenne visant à sanctionner les réformes du système judiciaire et l'étroit contrôle des médias en Pologne, considérés par Bruxelles comme une violation de l’Etat de droit. L’UE a lancé une procédure sur la base de l’article 7 du Traité de Lisbonne qui pourrait en théorie déboucher sur une suspension des droits de vote de Varsovie au sein du Conseil européen, à moins que la Pologne revienne sur sa décision avant le 20 mars. La proposition de la Commission a été adoptée par 422 voix pour et 147 contre au Parlement européen. Quarante-huit députés se sont abstenus.
L’ancien président de la Catalogne Carles Puigdemont, exilé en Belgique, a annoncé hier soir qu’il retirait provisoirement sa candidature à un nouveau mandat à la tête de la région. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’ex-président indique que son parti proposera la candidature de Jordi Sanchez, partisan de l’indépendance catalane actuellement en prison pour sédition. Cette désignation ne réglera pas le problème car le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, qui a suspendu l’autonomie de la Catalogne en octobre, a déclaré hier que le futur président de l’exécutif régional devrait «être en Espagne, pas en prison et ne pas avoir de problèmes avec la justice».
Les eurodéputés ont approuvé jeudi la procédure de la Commission européenne visant à sanctionner les réformes du système judiciaire et l'étroit contrôle des médias en Pologne, considérés par Bruxelles comme une violation de l’Etat de droit. L’UE a lancé une procédure sur la base de l’article 7 du Traité de Lisbonne qui pourrait en théorie déboucher sur une suspension des droits de vote de Varsovie au sein du Conseil européen, à moins que la Pologne revienne sur sa décision avant le 20 mars. La proposition de la Commission a été adoptée par 422 voix pour et 147 contre au Parlement européen. Quarante-huit députés se sont abstenus.
L’ébauche d’accord de sortie publiée par Bruxelles a été fraichement accueillie à Londres, où le gouvernement tarde pourtant à faire des propositions concrètes.