Le Parti communiste au pouvoir en Chine (PCC) a préparé le terrain pour que le président chinois Xi Jinping reste en fonction indéfiniment, en proposant d’abolir la règle limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. La proposition vaut aussi pour la fonction de vice-président, a précisé hier l’agence Chine nouvelle. Selon la Constitution, Xi Jinping, âgé de 64 ans, devrait démissionner de la présidence de la République au terme de deux mandats de cinq ans. Son premier mandat est en train de s’achever et il doit être formellement élu pour un second mandat lors de la réunion annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), qui s’ouvre le 5 mars. Il n’y a en revanche pas de limitation de durée pour le poste de secrétaire général du PCC ou de chef des armées, bien qu’une durée maximum de dix ans soit la règle généralement suivie. Xi Jinping a entamé son second mandat de numéro un du PCC et de l’armée en octobre dernier.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mis en garde hier contre une «réaction forte» des marchés après les élections en Italie, appelant «à se préparer au pire scénario». «Début mars sera une semaine très importante dans l’Union européenne», avec le référendum interne des sociaux-démocrates allemands sur l’accord de coalition avec les chrétiens-démocrates et les élections italiennes, a souligné le Luxembourgeois lors d’une conférence à Bruxelles. «Je suis davantage inquiet du résultat des élections italiennes que de celui du référendum interne du SPD», a-t-il ajouté. «Nous devons nous préparer au pire scénario», a-t-il lancé, «qui pourrait être de ne pas avoir de gouvernement opérationnel en Italie».
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mis en garde jeudi contre une «réaction forte» des marchés après les élections en Italie, appelant «à se préparer au pire scénario».
On ne l’attendait plus. A treize mois de sa sortie programmée de l’Union européenne, le Royaume-Uni serait enfin prêt à articuler sa vision du Brexit et de la relation particulière qu’il entend entretenir avec ses anciens partenaires. Downing Street aurait même trouvé la martingale. Reprenant à son compte les travaux d’un groupe d’experts, Londres évoque une forme de reconnaissance mutuelle où les deux parties s’accorderaient pour converger vers de grands principes, comme la stabilité financière ou la protection du consommateur. Différent des régimes d’équivalence actuellement applicables aux pays tiers, ce système permettrait à la City de conserver un accès sans entraves au marché européen et, promis juré, éviterait tout dumping réglementaire.
Cyril Ramaphosa, le chef de file du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir), a été élu hier jeudi président de l’Afrique du Sud par les députés, suite à la démission de Jacob Zuma mercredi soir, poussé vers la sortie par son parti. S’adressant à l’Assemblée, Cyril Ramaphosa a déclaré : «Les sujets que vous avez soulevés, sur la corruption, sur les moyens de redresser les entreprises publiques, sur les trafics d’influence, nous allons nous en occuper». Il doit prononcer vendredi le traditionnel discours annuel sur l'état de la Nation. La Bourse sud-africaine a gagné près de 4% hier.
Cyril Ramaphosa, le chef de file du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir), a été élu ce jeudi président de l’Afrique du Sud par les députés, en remplacement de Jacob Zuma. Ce dernier a annoncé mercredi soir sa démission avec effet immédiat, plutôt que d'être poussé vers la sortie par une motion de censure de l’ANC.
Une métropole de près de 4 millions de femmes et d’hommes totalement privés d’eau courante pour cause de sécheresse. Voilà ce qui attend Le Cap en mai prochain, lorsque les autorités seront forcées de couper le robinet. En attendant ce « jour zéro », les habitants de la ville portuaire sud-africaine font la queue, munis de bidons en plastique, pour puiser à la source naturelle des Newlands, dans la banlieue chic de la ville. Tous les moyens sont bons pour économiser l’eau, dont la consommation a été réduite de 30 % en un an. Mais cela ne suffit pas à compenser l’imprévoyance des autorités du Cap, qui n’ont pas su créer, contrairement aux pays du Golfe, des réservoirs de stockage.
Le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, a pressé à nouveau le Royaume-Uni de préciser ses intentions alors que des désaccords persistent sur plusieurs sujets clés. «Compte tenu de ces désaccords, la transition» demandée par Londres après son départ de l’Union européenne (UE) en mars 2019 «n’est pas acquise», a déclaré Michel Barnier.
L’accord de grande coalition conclu en Allemagne entre les chrétiens-démocrates de la chancelière Angela Merkel et les sociaux-démocrates du SPD offre de vraies perspectives de convergence franco-allemande pour une réforme de la zone euro, a déclaré aujourd’hui le ministre français de l’Economie et des finances. «J’accueille très favorablement les annonces d’hier», a dit Bruno Le Maire lors du Capital market summit 2018, la conférence sur les marchés des capitaux organisée par Politico et l’Agefi.
Des critiques se sont élevées dans les rangs des conservateurs d’Angela Merkel, jeudi, pour reprocher à la chancelière certaines concessions faites aux sociaux-démocrates afin de conclure un accord de coalition gouvernementale. Angela Merkel, qui est à la tête des chrétiens-démocrates (CDU), a concédé le portefeuille des Finances au SPD dans le cadre de l’accord de coalition qui a finalement été scellé mercredi, plus de quatre mois après les élections législatives fédérales du 24 septembre.
Conservateurs et sociaux-démocrates allemands ont conclu mercredi un accord de gouvernement. Il octroie de nombreux portefeuilles ministériels au SPD, dont les Finances.
Le Parlement européen s’est prononcé hier contre la formation de listes transnationales et pour la reconduction du système de têtes de liste pour désigner le président de la Commission, infligeant un camouflet à Emmanuel Macron. Le président français avait émis en septembre dernier des réserves sur un mode de désignation donnant trop de poids aux partis. Les députés européens ont en outre désavoué leur propre commission des Affaires constitutionnelles sur le sujet. Cette commission proposait de mettre à profit le départ du Royaume-Uni pour affecter 27 des 73 sièges de députés ainsi libérés à la constitution de listes transnationales.
Le Parlement européen s’est prononcé aujourd’hui contre la constitution de listes transnationales et pour la reconduction du système de têtes de liste pour désigner le président de la Commission, infligeant un camouflet à Emmanuel Macron. Le président français avait émis des réserves sur un mode de désignation donnant trop de poids aux partis, lors de son discours de la Sorbonne, en septembre dernier.
Fumée blanche à Berlin. Le bloc conservateur (CDU-CSU) d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates (SPD) sont parvenus ce matin à un «accord de principe» en vue de la formation d’un nouveau gouvernement de coalition, ont déclaré mercredi des négociateurs des deux camps. Certains détails restent toutefois à régler avant un accord définitif, mais la direction de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) devrait se réunir à 15h00 pour donner son feu vert.
La Macédoine est prête à adjoindre une dénomination géographique à son nom afin de régler un contentieux avec la Grèce qui bloque depuis des années son accession à l’Union européenne ou à l’Otan, a déclaré hier son Premier ministre Zoran Zaev. Indépendant en 1991, le petit pays des Balkans a rejoint les Nations unies en 1993 sous l’appellation provisoire d’«Ancienne République Yougoslave de Macédoine» car la Grèce refusait qu’elle se nomme «Macédoine», y voyant une revendication sous-jacente de la région grecque homonyme. Selon des diplomates, les deux parties pourraient juger acceptables les noms de Macédoine du Nord, Nouvelle Macédoine ou Haute-Macédoine.
Un accord sera conclu sur la période de transition post-Brexit dans les sept semaines à venir, a déclaré vendredi la Première ministre britannique, Theresa May, dans une interview à la BBC. Le Brexit proprement dit doit intervenir fin mars 2019, au terme d’une période de négociation de deux ans. Réunis fin janvier à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne (UE) hors Grande-Bretagne ont convenu d’octroyer au Royaume-Uni une période de transition de 21 mois post-Brexit, soit jusqu’au 31 décembre 2020.
Angela Merkel n’a pas voulu s’engager hier à fixer une date pour la conclusion des longues négociations entre conservateurs et sociaux-démocrates sur la formation d’une nouvelle «grande coalition» en Allemagne, en s’attendant à des «négociations difficiles». Le chef du SPD, Martin Schulz, a reconnu que les positions des deux parties s'étaient rapprochées ces derniers jours. Mais, a-t-il dit, des divergences persistent, citant notamment certains contrats de travail ou encore l’assurance-maladie. Les discussions se poursuivront ce lundi.
Un accord sera conclu sur la période de transition post-Brexit dans les sept semaines à venir, a déclaré vendredi la Première ministre britannique, Theresa May. «D’ici sept semaines, nous aurons un accord avec l’Union européenne, à savoir le calendrier de la période de transition», a-t-elle dit dans une interview à la BBC. Le Brexit proprement dit doit intervenir fin mars 2019, au terme d’une période de négociation de deux ans.