Le numéro un du Parti social-démocrate allemand (SPD), Martin Schulz, cherche à apaiser les craintes de la base du parti après l’accord préliminaire conclu avec les conservateurs en vue d’ouvrir des négociations formelles sur une nouvelle «grande coalition». La tâche s’annonce rude pour la direction du SPD, accusée par de nombreux militants d’avoir trop cédé à la chancelière, notamment sur le dossier de la santé et sur celui des impôts. Pour convaincre la base, Martin Schulz a entamé un tour d’Allemagne. «Notre devoir, c’est de regarder comment améliorer la vie de notre peuple», a-t-il déclaré ce mardi sur Facebook. Deux fédérations locales du SPD, celle de Saxe-Anhalt et celle de Berlin, ont déjà exprimé leur hostilité à l’accord actuel, notamment sur les questions de l’immigration et de l’intégration.
L’accord préliminaire conclu vendredi en vue de former un gouvernement de coalition devra être approuvé lors d'un congrès extraordinaire du SPD le 21 janvier.
Le gouvernement espagnol a catégoriquement exclu vendredi la possibilité que l’ancien dirigeant catalan Carles Puigdemont, qui s’est exilé à Bruxelles, puisse prétendre gouverner de nouveau la région. Lors de sa première conférence de presse hebdomadaire de l’année, le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo, a souligné que les règles «n’envisagent pas la possibilité d’une présence parlementaire qui ne soit pas physique». Le porte-parole a ajouté que Madrid saisirait aussitôt le Tribunal constitutionnel si les séparatistes catalans persistaient dans leur projet.
Le gouvernement norvégien, dominé par les conservateurs, a décidé de s’ouvrir au petit Parti libéral (centriste), et regroupera désormais trois formations, a annoncé hier la Première ministre, Erna Solberg. Dans un communiqué commun, le Parti conservateur d’Erna Solberg, le Parti du progrès (droite nationaliste) et les Libéraux ont dit vouloir continuer à réformer le fonds souverain du pays, doté de mille milliards de dollars (820 milliards d’euros). Si les chrétiens-démocrates soutiennent la Première ministre sur les questions budgétaires, ils n’ont pas souhaité entrer au gouvernement.
Le gouvernement espagnol a catégoriquement exclu aujourd’hui la possibilité que l’ancien dirigeant catalan Carles Puigdemont, qui s’est exilé à Bruxelles, puisse prétendre gouverner de nouveau la région. Lors de sa première conférence de presse hebdomadaire de l’année, le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo, a souligné que les règles «n’envisagent pas la possibilité d’une présence parlementaire qui ne soit pas physique».
Les négociations politiques viennent de franchir un obstacle important en Allemagne. Au terme d’une nuit de discussions exploratoires, les conservateurs (CDU/CSU) de la chancelière Angela Merkel et les sociaux-démocrates (SPD) ont établi un document de 28 pages fixant le cadre de futures discussions formelles en vue de constituer un gouvernement de «grande coalition». Le texte de l’accord sera soumis le 21 janvier à l’approbation des délégués du SPD lors d’un congrès extraordinaire à l’issue très incertaine. Les négociations détaillées en vue d’un programme de coalition pourront alors débuter, conduisant dans le meilleur des cas à la formation d’un nouveau gouvernement vers la fin du mois de mars.
Silvio Berlusconi a déclaré hier que l’Italie ne devait pas quitter l’euro, assurant que la Ligue du Nord avait abandonné cette idée, mais son principal allié pour les élections législatives du 4 mars a fait aussitôt savoir son désaccord. Le porte-parole de la «Lega» pour les questions économiques, Claudio Borghi, a souligné que si la droite remportait les élections, elle préparerait sans attendre la sortie de l’Italie de l’euro, accusé par beaucoup d’Italiens d'être responsable des difficultés économiques du pays. La coalition formée par Forza Italia, le parti de Berlusconi, la Ligue du Nord et un autre parti d’extrême droite, Frères d’Italie, est donnée en tête des intentions de vote pour les élections du 4 mars mais ne devrait pas obtenir la majorité absolue au Parlement.
L’administration américaine devrait annoncer vendredi le maintien ou non de la levée des sanctions contre l’Iran décidée dans le cadre de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015, a annoncé hier le département d’Etat. Avant de prendre cette décision, le président des Etats-Unis, Donald Trump, doit rencontrer dans la semaine le secrétaire d’Etat Rex Tillerson et le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, a précisé lors d’un point de presse le porte-parole du département d’Etat.
La formation d’une coalition droite-gauche ne peut pas être exclue si aucune majorité claire ne se dessine après les législatives italiennes du 4 mars, estime le ministre de l’Economie, Pier Carlo Padoan, dans un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera. Selon lui, aucun des trois grands courants - le Mouvement 5 étoiles, le Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi et le bloc conservateur emmené par Forza Italia, de Silvio Berlusconi - ne pourra gouverner seul. La droite est en tête des intentions de vote, mais ne semble pas en mesure d’obtenir la majorité absolue.
Donald Trump entend concentrer son action en 2018, année d’importantes élections de mi-mandat en novembre, sur la réforme de l’immigration et les dépenses d’infrastructures, remettant à plus tard la refonte du système de protection sociale. Le président américain a exposé sa stratégie aux dirigeants républicains du Sénat et de la Chambre des représentants réunis pour deux jours dans la résidence de Camp David. Par ailleurs, l’administration et la majorité républicaine doivent trouver une solution financière pour éviter un «shutdown» des services publics fédéraux avant le 19 janvier.
Peter Sutherland, ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce dans les années 1990 et ex-président de Goldman Sachs International, est décédé dimanche à 71 ans, a annoncé le ministre irlandais des Affaires étrangères. Sutherland avait aussi été procureur général d’Irlande avant d'être commissaire européen à la Concurrence entre janvier 1985 et janvier 1989.
La chancelière allemande Angela Merkel s’est dit «optimiste» hier à propos des discussions exploratoires qui commencent avec le Parti social-démocrate (SPD) sur la formation d’un gouvernement de coalition. Le camp conservateur CDU-CSU de la chancelière allemande et le SPD ont prévu cinq journées de discussions pour évaluer s’ils peuvent trouver un terrain d’entente suffisant pour former une nouvelle grande coalition, à l’instar de celle qui a gouverné le pays ces quatre dernières années avant les élections législatives de septembre dernier.
La Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud doit statuer ce matin sur le lancement d’une procédure de destitution («impeachment») contre le président Jacob Zuma dans le cadre d’un détournement de fonds publics pour réaliser des travaux dans sa résidence personnelle. En septembre, la Cour avait suspendu le prononcé de son arrêt après le dépôt d’une motion par les partis d’opposition. Jacob Zuma a déjà fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires et parlementaires, mais aucune n’a, pour l’instant, abouti à son départ de la présidence sud-africaine. Sa position est toutefois fragilisée par l'élection la semaine dernière de son vice-président Cyril Ramaphosa à la tête du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir.
La popularité d’Angela Merkel ne cesse de décliner en Allemagne puisque près d’un électeur sur deux souhaite qu’elle n’accomplisse pas la totalité d’un nouveau mandat de quatre années si elle est investie chancelière. Selon une enquête d’opinion YouGov pour l’agence de presse DPA, 47% des personnes interrogées préféreraient que la chef du gouvernement quitte ses fonctions avant la fin théorique de son futur mandat prévue en 2021. Ce nombre était de 36% en octobre après le revers historique enregistré par son parti, la CDU, lors des élections législatives de septembre.
La décision des autorités russes d’exclure l’opposant Alexeï Navalny de l'élection présidentielle prévue l’an prochain pose des questions sur la nature de ce scrutin, a jugé hier le service des Affaires étrangères de l’Union européenne. La commission électorale russe a décidé qu’Alexeï Navalny était inéligible en raison d’une condamnation et qu’il ne pouvait se présenter lors de l'élection du 18 mars face à Vladimir Poutine. Cette décision «fait planer un sérieux doute sur le pluralisme politique en Russie et sur l’aspect démocratique de l'élection l’an prochain», précise le communiqué du Service européen de l’action extérieure (SEAE).
Le Parti communiste russe a créé la surprise samedi en préférant un entrepreneur du secteur agricole peu connu plutôt que son chef de file pour affronter Vladimir Poutine à la présidentielle du 18 mars. Les observateurs s’attendaient à voir Guennadi Ziouganov, président du parti âgé de 73 ans, se présenter pour la sixième fois, mais c’est Pavel Groudinine, un ingénieur en mécanique de 57 ans, qui a été investi. En choisissant un candidat de la nouvelle génération plutôt qu’un représentant de la vieille garde soviétique, le parti cherche vraisemblablement à élargir un électorat vieillissant.
La victoire des indépendantistes n’a pas empêché le spread espagnol de se resserrer vendredi, malgré l’ouverture d’une période d’incertitude politique.