Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a félicité vendredi le nouveau président du Conseil italien Giuseppe Conte pour son investiture et lui a assuré que la Commission serait au côté de l’Italie « sur le chemin des réformes ». « La Commission européenne sera au côté de l’Italie sur le chemin des réformes et restera attentive aux attentes et aux propositions de l’Italie pour l’avenir de l’EU », a écrit la porte-parole de Juncker sur Twitter.
Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, dont le parti est touché par un scandale de corruption, vient d’être renversé par le Parlement, après plus de six ans au pouvoir en Espagne, et remplacé par le socialiste Pedro Sanchez. La motion de censure contre le dirigeant conservateur a été adoptée comme prévu dans la matinée à une majorité de 180 députés sur 350. «Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays», a déclaré Pedro Sanchez, ancien professeur d'économie. Celui-ci a dû former autour des 84 députés socialistes une majorité hétéroclite allant de Podemos aux indépendantistes catalans et aux nationalistes basques du PNV.
Pour le deuxième jour d’affilée, les rendements des emprunts d’Etat italiens se détendaient nettement, effaçant une partie des pertes enregistrées en début de semaine. Les taux 2 ans se détendaient de 95 points de base, à 1,03%, et le 10 ans de 36 pb, à 2,69%. Le spread à 10 ans avec l’Allemagne s’est resserré de 30 pb, à 230 pb.
L’abandon de la coalition anti-système M5S-Ligue ouvre la voie à de nouvelles élections. Le spectre anti-euro resurgit. Les actifs périphériques sont dans la tourmente.
Après plusieurs jours d’hésitation, le président italien, Sergio Mattarella, a chargé hier soir Giuseppe Conte, un juriste proposé par les antisystème et l’extrême droite, de former le prochain gouvernement. Giuseppe Conte, qui devra encore obtenir l’approbation du Parlement, a promis qu’il formerait un gouvernement de «changement» et s’est dit tout à fait conscient de la nécessité pour l’Italie de respecter ses engagements européens et internationaux.
Le président brésilien, Michel Temer, a annoncé hier qu’il avait renoncé à briguer sa réélection lors de la présidentielle des 7 et 28 octobre prochain et qu ’il soutiendrait son ancien ministre des Finances, Henrique Meirelles. L ’annonce officielle de son retrait a été faite lors d ’une réunion de sa formation conservatrice, le MDB (Mouvement démocratique brésilien). Sa cote de popularité se maintient à 4% des intentions de vote dans la dernière enquête d ’opinion de MDA, ce qui laissait penser qu ’il allait renoncer à être candidat.
Le chef du M5S, Luigi Di Maio, a proposé hier que Giuseppe Conte, professeur de droit de 54 ans, dirige le prochain gouvernement italien, onze semaines après les législatives du 4 mars. Le chef de l’Etat, Sergio Mattarella, a reçu Luigi Di Maio puis Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue d’extrême droite, qui a conclu un contrat de gouvernement avec le M5S (voir par ailleurs). Sergio Mattarella a demandé à voir ce mardi les présidents des deux chambres du parlement. Il lui reviendra d’approuver ou pas le nom proposé. Le rendement des emprunts d’Etat italiens à dix ans a franchi lundi 2,35%, au plus haut depuis plus d’un an, tandis que la Bourse de Milan a cédé 1,52%.
Le gouvernement espagnol a reconnu hier les pouvoirs du président nouvellement élu de Catalogne Quim Torra mais refusé de valider la composition de l’exécutif régional, prolongeant de fait la tutelle de Madrid sur la région. Quim Torra, élu voici une semaine à la présidence de la Généralité, a annoncé samedi la composition de son cabinet au sein duquel figurent quatre hommes en détention provisoire ou en exil à Bruxelles. Le gouvernement de Mariano Rajoy, qui a placé la Catalogne sous tutelle après la proclamation d’indépendance du 27 octobre dernier, s’est indigné de la présence des personnalités en question, parlant d’une provocation. En vertu de la législation d’urgence définissant les termes de la mise sous tutelle de la Catalogne, l’administration directe de la région ne sera levée qu’une fois formé et validé l’exécutif local.
La publication ce matin du contrat de gouvernement entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et La Ligue ne rassure pas les marchés financiers, même si celui-ci ne prévoit ni sortie de l’euro, ni effacement partiel de la dette du pays. L’indice de la Bourse de Milan cède 1,02% à la mi-séance. Les valeurs bancaires accusent les plus fortes baisses, avec des replis de plus de 4% pour Banco BPM, UBI Banca et BPER Banca. Intesa Sanpaolo et UniCredit cèdent respectivement 1,6% et 2,2%. Sur le marché obligataire, les rendements à 10 ans des bons du Trésor italien se tendent de 6,7 points de base à 2,174%.
La Commission européenne va entreprendre demain l’activation de la «loi de blocage» censée protéger les entreprises européennes des sanctions que les Etats-Unis s’apprêtent à réinstaurer contre l’Iran. Ce mécanisme, datant de 1996 et jamais employé, adopté à l'époque pour contourner l’embargo sur Cuba, permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations relatives à des sanctions prises par des pays tiers. Le vice-président de la Commission européenne chargé des services financiers, Valdis Dombrovskis, a toutefois estimé que ce dispositif n’aurait qu’une efficacité limitée «étant donné la nature internationale du système bancaire et en particulier l’exposition des grandes banques au système financier américain et aux transactions en dollars américains», a-t-il dit.
Les dirigeants du Mouvement 5 Etoiles (M5S) et de la Ligue mettaient la dernière main, hier, à leur accord de gouvernement qui promet de réduire les impôts tout en amplifiant les dépenses sociales mais risque de se heurter à l’hostilité des partenaires européens de l’Italie. Le mouvement anti-système de Luigi Di Maio et la Ligue, formation d’extrême droite dirigée par Matteo Salvini, négocient depuis jeudi dernier pour tenter de fusionner leurs programmes en vue de former un gouvernement de coalition. Le texte doit encore être ratifié par les membres des deux partis et obtenir le blanc-seing de Sergio Mattarella, le président de la République italienne.
Les sénateurs ont rejeté la proposition de loi en faveur de la suppression du "verrou de Bercy" en attendant les conclusions de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur le sujet , Ceux-ci réservent leurs propositions pour l'examen du projet de loi relatif à la fraude fiscale prévu en juillet prochain, mais annoncent d'ores et déjà qu'ils soutiendront le maintien du dispositif
La Commission européenne va entreprendre demain l’activation de la «loi de blocage» censée protéger les entreprises européennes des sanctions que les Etats-Unis s’apprêtent à réinstaurer contre l’Iran. Ce mécanisme, datant de 1996 et jamais employé, adopté à l'époque pour contourner l’embargo sur Cuba, permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations relatives à des sanctions prises par des pays tiers.
Les signataires européens de l’accord sur le programme nucléaire iranien ont promis hier de tout faire pour le sauver malgré le retrait de Washington, tout en soulignant l’urgence de la situation, après s’être entretenus avec le ministre iranien des Affaires étrangères. «Nous sommes sur la bonne voie (...) Beaucoup de choses dépendront de ce que nous serons en mesure de faire dans les semaines qui viennent», a déclaré Mohammad Javad Zarif à l’issue de la réunion. «Nous essayons de trouver une solution pratique. Nous parlons des solutions nécessaires pour sauver l’accord», a quant à elle expliqué Federica Mogherini, chargée de la diplomatie européenne, annonçant la formation d’une équipe d’experts pour y réfléchir. Les commissaires européens se pencheront également ce jour sur les moyens de faire face aux sanctions américaines, a-t-elle ajouté.
Le nouveau président de la Généralité de Catalogne, Quim Torra, a demandé hier au pouvoir central espagnol de renoncer à administrer directement la province et a souhaité l’ouverture de discussions avec Madrid. Lors d’une conférence de presse organisée à Berlin en compagnie de son prédécesseur, Carles Puigdemont, Quim Torra a dit avoir proposé au président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, de choisir une date et un lieu pour l’ouverture de ces discussions. Quim Torra s’est présenté comme un président par intérim et a dit espérer que Carles Puigemont retrouve, à terme, son fauteuil.
La France est confiante dans la possibilité de s’accorder avec l’Allemagne sur une approche menant à la création d’une capacité budgétaire de la zone euro et figurant dans la feuille de route commune attendue en juin, a déclaré mardi une source à l’Elysée. Les contours de cette capacité budgétaire qu’Emmanuel Macron souhaite inscrire dans cette feuille de route de réformes restent à préciser, a ajouté la source, qui s’exprimait devant l’Association des journalistes économiques et financiers (Ajef) rapporte Reuters.
Les Etats-Unis vont rétablir leurs sanctions sur les entreprises ayant des liens avec l’Iran progressivement, touchant d’abord les secteurs automobile et aéronautique civil puis celui de l'énergie et de la finance, selon une source proche du gouvernement français citée par l’AFP.
Le président italien Sergio Mattarella a reçu hier les représentants du Mouvement 5 étoiles (M5S) et de la Ligue qui cherchent à former un gouvernement de coalition et il leur a accordé un délai supplémentaire pour élaborer leur projet gouvernemental, rapportait hier Reuters de source présidentielle. Le chef d’Etat n’a fixé aucun ultimatum. Luigi di Maio, chef de file du M5S avait indiqué plus tôt avoir demandé ce répit à Sergio Mattarella.
Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, a déclaré hier à Bruxelles aux 27 ministres des pays de l’UE (hors Royaume-Uni) qu'«aucun progrès marquant» n’avait été fait dans les discussions avec Londres depuis le mois de mars. La vice-Première ministre bulgare Ekaterina Zakharieva, dont le pays assume la présidence tournante de l’UE, a déclaré à la presse à la suite de cette réunion: «Octobre n’est plus que dans cinq mois et pourtant certains problèmes essentiels liés à l’accord sur le Brexit doivent encore être réglés. En juin, il faut que nous constations des progrès notables sur l’Irlande, sur la gouvernance et sur toutes les questions en suspens concernant la séparation».
Le chef de file du mouvement anti-système M5S, Luigi Di Maio, a demandé lundi après-midi au président Sergio Matterella un délai de «quelques jours supplémentaires» pour parvenir à boucler un accord de gouvernement avec la Ligue. Luigi Di Maio a été reçu en milieu d’après-midi au palais du Quirinal par le chef de l’Etat, qui devait ensuite avoir un entretien avec le patron de la Ligue, Matteo Salvini.