Le secteur pharmaceutique est en ébullition. Après l’annonce ce matin du rachat de Bioverativ par Sanofi, le laboratoire biotechnologique américain Celgene a dévoilé un accord lui permettant d’acquérir le solde de Juno Therapeutics pour environ 9 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros) en numéraire. Celgene détient déjà 9,7% de Juno. Le groupe propose 87 dollars par action, soit une prime de 28,3% par rapport au cours de clôture de ce dernier vendredi soir (67,81 dollars).
Sanofi a annoncé lundi matin l’acquisition du spécialiste américain des traitements contre l’hémophilie Bioverativ pour un montant de 11,6 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros). Le groupe français lancera une offre publique d’achat sur toutes les actions ordinaires de Bioverativ au prix de 105 dollars par action en numéraire soit une prime de 64% par rapport au cours de clôture de vendredi. Cette offre publique d’achat devrait débuter en février 2018. «A la suite de la clôture de l’offre, une filiale intégralement détenue par Sanofi fusionnera avec Bioverativ et toutes les actions qui n’auront pas été apportées à l’offre publique d’achat seront converties en un droit à recevoir 105 dollars au comptant par action», a précisé Sanofi dans un communiqué.
En baisse de 6%, Korian signe ce matin la plus forte baisse du SBF 120 après sa dégradation par Exane BNP Paribas, passé de « surperformance » à « neutre » sur la valeur. Le bureau d’analyse estime que le groupe pourrait décevoir les attentes du marché en 2018-2019 en raison d’une pression sur les prix et de la fin du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Exane BNP Paribas anticipe une poursuite de la baisse des tarifs dans les soins de suite et de réadaptation en France en 2018 pour la sixième année consécutive, alors que ce segment représente 33% du chiffre d’affaires en France. « La réduction du CICE et les dépenses d’investissements pour relancer la croissance organique devraient faire reculer les marges d’Ebitdar [l’excédent brut d’exploitation avant loyers] de Korian de 30 points de base en 2018 », ajoutent les analystes. Exane BNP Paribas a réduit ses prévisions de bénéfice par action de 8% pour 2018 et de 11% pour 2019.
Dermapharm s’apprête à s’introduire à la Bourse de Francfort, probablement avant Healthineers, la division d'équipements médicaux de Siemens. Le laboratoire dermatologique allemand, qui prépare son IPO pour le premier semestre 2018, veut lever 100 millions d’euros pour financer sa croissance. Il pourrait être valorisé plus d’un milliard d’euros. En 2016, Dermapharm, contrôlé par son patron Wilhelm Beier, a dégagé 103 millions d’euros d’Ebitda pour un chiffre d’affaires de 445 millions d’euros. Wilhelm Beier cédera également une partie de ses titres, afin que le flottant atteigne les 25%, précise Dermapharm. L’opération est dirigé par Berenberg, avec Oddo BHF en co-chef de file.
Bayer a annoncé hier réduire encore sa participation dans le groupe chimique Covestro à la faveur d’un placement accéléré d’un montant d’environ 1,5 milliard d’euros auprès d’investisseurs institutionnels. Credit Suisse et Goldman Sachs sont en charge du placement qui, selon une source proche de la procédure, est proposé dans une fourchette de prix de 86,26-88,46 euros. Le groupe chimique et pharmaceutique détient actuellement 24,6% de son ex-filiale de plastiques, et son fonds de retraite Bayer Pension Trust a une participation de 8,9%.
Truffle Capital annonce le premier closing à 85 millions d’euros de son nouveau fonds institutionnel Truffle BioMedTech. Des investisseurs institutionnels et corporate, ainsi que des family office européens et chinois, ont participé à ce premier closing. Les autres souscriptions en cours ou déjà confirmées permettent d’envisager avec optimisme l’objectif des 200 millions d’euros de levée pour ce fonds en 2018. Dès le closing du nouveau fonds BioMedTech, Truffle Capital a créé en France et financé trois entreprises : HoliStik Médical, ArteDrone, et Nanosive. Au total, une douzaine d’entreprises pourraient être financées par ce nouveau fonds.
La biotech américaine va s’emparer d’Impact Biomedicines pour un montant initial de 1,1 milliard de dollars. Le prix pourra grimper jusqu’à 7 milliards.
Le laboratoire pharmaceutique suisse a annoncé aujourd’hui avoir conclu un partenariat stratégique avec GE Healthcare, filiale de General Electric (GE) spécialisée dans la santé, pour le développement et la commercialisation conjoints d’une plate-forme de soutien aux décisions médicales. Le partenariat se concentrera dans un premier temps sur les produits qui permettent d’individualiser les options thérapeutiques pour les patients atteints d’un cancer et les patients en soins intensifs.
Novo Nordisk offre jusqu’à 2,3 milliards d’euros pour racheter la biotech belge Ablynx. Le laboratoire danois précise avoir fait une première proposition le 7 décembre avant de la relever de 14% le 22 décembre. Il regrette que le conseil d’administration d’Ablynx ait refusé d’engager des discussions avec lui. Novo Nordisk propose jusqu'à 30,50 euros par action Ablynx, soit 28 euros en cash et un contingent value right (CVR) d’un maximum de 2,50 euros en fonction du développement de deux candidats médicaments. Le prix offert représente une prime de 66% sur le cours moyen trois mois.
La société de biotechnologies américaine Celgene, basée dans le New Jersey, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi son intention d’acquérir Impact Biomedicines pour un total pouvant atteindre 7 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros). La cible, qui n’est pas cotée en Bourse, a développé un traitement expérimental de certains cancers du sein. Celgene versera dans l’immédiat 1,1 milliard de dollars en numéraire pour prendre le contrôle de la société basée à San Diego. En fonction des autorisations de la Food and Drug Administration (FDA), elle paiera une somme supplémentaire de 1,4 milliard. Elle déboursera enfin un maximum de 4,5 milliards de dollars si les ventes nettes annuelles des traitements d’Impact dépassent la barre des 5 milliards.
Pfizer va abandonner ses efforts pour trouver de nouveaux remèdes aux malades de Parkinson et d’Alzheimer, a annoncé le groupe pharmaceutique américain samedi. La société va supprimer 300 postes liés à ces recherches dans ces centres du Massachussetts et du Connecticut. «Il s’agit d’un exercice de réallocation de nos dépenses à travers notre portefeuille, afin de nous concentrer sur les secteurs où nos projets et notre expertise scientifiques sont les mieux placés», a indiqué Pfizer, qui précise vouloir investir dans un nouveau fonds dédié à la recherche en neurosciences.
Jefferies et Invest Securities affichent leur optimisme, misant sur une accélération de la consolidation du secteur. Les valeurs européennes restent sous-évaluées.
Nanobiotix a annoncé hier avoir obtenu l’accord de la Food and Drug Administration (FDA) américaine pour lancer aux Etats-Unis un premier essai clinique de sa molécule NBTXR3 en immuno-oncologie. L'étude vise des sous-populations de patients atteints de cancers avancés et métastatiques du poumon (CPNPC) et de la tête et du cou (NHSCC), précise la biotech française dans un communiqué.
Roche vient d’annoncer le rachat du laboratoire américain Ignyta, spécialisé en oncologie, pour 1,7 milliard de dollars (1,43 milliard d’euros). L’offre, à 27 dollars par titre, représente une prime de 74% sur le dernier cours. L’opération, approuvée à l’unanimité par les conseils d’administration des deux laboratoires, devrait être finalisée au premier semestre 2018. Ignyta développe notamment entrectinib, une molécule actuellement en phase 2 des essais cliniques. « L’accord avec Ignyta s’inscrit dans la stratégie de Roche d’adaptation des traitements aux patients et permettra au groupe d'élargir et de renforcer son portefeuille mondial en oncologie », a déclaré Daniel O’Day, directeur général de Roche Pharmaceuticals.
Janssen-Cilag écope d’une amende de 25 millions d’euros. En 2013, Sanofi et Schering-Plough avait dû payer respectivement 40,6 millions et 15,3 millions.
L’Autorité de la concurrence vient de sanctionner le laboratoire Janssen-Cilag et sa maison-mère Johnson & Johnson à hauteur de 25 millions d’euros pour avoir empêché puis limité le développement des médicaments génériques de Durogesic, un antalgique opioïde pour le traitement de la douleur sévère, en France. Le gendarme de la concurrence lui reproche une intervention répétée et juridiquement infondée auprès des autorités sanitaires françaises (à l’époque des faits l’Afssaps) pour faire obstacle à l’inscription du générique d’une part, et une campagne massive de dénigrement des génériques de Durogesic auprès des médecins et des pharmaciens. Pour des pratiques comparables de dénigrement, l’Autorité de la concurrence avait condamné en 2013 Sanofi à hauteur de 40,6 millions d’euros et Schering-Plough pour 15,3 millions.
Pfizer a annoncé hier que son conseil d’administration avait autorisé un nouveau programme de rachat d’actions de 10 milliards de dollars (8,5 milliards d’euros) et un relèvement du dividende. Ce plan de rachat de titres s’ajoute à celui de 6,4 milliards de dollars restant à racheter dans le cadre de son programme en cours, a précisé la société. Le groupe pharmaceutique a également relevé son dividende du premier trimestre, qui passe de 32 à 34 cents par action.
Bone Therapeutics, spécialiste de thérapie cellulaire osseuse, vient d’annuler son placement privé devant lui permettre de lever 8 millions d’euros via une offre de constitution accélérée d’un livre d’ordres. L’opération, qui avait été annoncée hier, devait permettre à la société de poursuivre ses essais cliniques, de mener à bien ses objectifs stratégiques, et de couvrir ses besoins en fonds de roulement jusqu’à fin de l’année 2018. L’opération était dirigée par Bryan Garnier, avec KBC Securities en teneur de livre associé.