Sanofi a annoncé mercredi refuser de contribuer à l’indemnisation des victimes du valproate de sodium, un antiépileptique commercialisé par le laboratoire sous la marque Dépakine, estimant que les premiers avis du dispositif d’indemnisation relatif à ce médicament « ne prennent pas en considération la réalité des faits ». Dans un communiqué, le groupe estime que si la responsabilité de l'État a été en partie retenue dans certains de ces avis, le dispositif d’indemnisation mis en place « ne prend pas en compte les preuves établissant que Sanofi a informé les autorités en toute transparence sur les données disponibles, conformément à la réglementation applicable ».
Carmat, le concepteur d’un cœur artificiel total, espère, en cas de validation par la FDA américaine, un début d’implantations chez des patients américains avant la fin de l’année 2019. La société disposait fin 2018 de 25,2 millions de trésorerie. Compte tenu du récent financement non-dilutif sous forme d’un prêt de 30 millions d’euros accordé par la Banque Européenne d’Investissement (BEI), Carmat estime disposer des ressources financières pour soutenir ses développements cliniques et industriels et préparer la phase commerciale.
Carmat, le concepteur d’un cœur artificiel total, a dévoilé ce matin des résultats intermédiaires « positifs » de la première partie de son étude Pivot. Sur les 10 patients de l’étude (qui en comptera 20 au total), 70% ont atteint l’objectif primaire de l'étude correspondant à 6 mois de survie avec la prothèse ou à une transplantation cardiaque réussie dans les 6 mois suivant l’implantation du dispositif. A titre comparatif, ce taux n'était que de 50% au cours de l'étude de faisabilité et il ressortait à 54-62% pour le seul cœur artificiel total commercialisé à date. Le recrutement des patients de la seconde partie de l'étude Pivot a démarré. Carmat compte soumettre le dossier de marquage CE début 2020.
Hybrigenics a annoncé ce matin avoir reçu une offre de prise de contrôle par voie d’apport partiel d’actif de la part d’une société française cotée sur Euronext « qui ne souhaite pas être nommée à ce stade des discussions sous accord de confidentialité ». L’apport envisagé consisterait en une filiale de cette société ; cette filiale génère déjà du chiffre d’affaires et possède des projets de R&D déjà actifs dans le domaine de la biotechnologie.
Après la douche froide provoquée fin 2018 par le retrait du dossier d'enregistrement du médicament phare du groupe, le marché attend des éclaircissements sur le nouveau calendrier.
Nicox, laboratoire spécialisé en ophtalmologie, a atteint plus tôt que prévu le seuil de recrutement de 50% des patients pour son étude clinique de phase 2 menée aux Etats-Unis sur NCX 470, traitement du glaucome. Principal candidat médicament de Nicox, NCX 470, est un nouvel analogue de prostaglandine donneur d’oxyde nitrique (NO) de deuxième génération pour la réduction de la pression intraoculaire (PIO) chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert ou d’hypertension oculaire. 420 patients répartis dans des sites cliniques aux Etats-Unis devraient être randomisés au cours de cette étude. Le critère d’évaluation principal de l’étude est la réduction moyenne de la PIO diurne après 28 jours de traitement et l’objectif principal, l’identification de la dose appropriée de NCX 470 qui serait sélectionnée pour les études cliniques de phase 3.
Quatre jours après l’annonce du projet d’acquisition de Celgene par BMS pour 74 milliards de dollars, Eli Lilly s’offre Loxo Oncology pour 8 milliards de dollars (7 milliards d’euros) en numéraire. Le laboratoire américain propose 235 dollars par action Loxo, soit une prime de 68% sur le cours de vendredi dernier. Lilly, qui a déjà acquis Armo Biosciences au printemps dernier pour 1,6 milliard de dollars, a réaffirmé sa volonté de renforcer son pipeline, notamment en oncologie, immunologie et dans les neurosciences.
Sanofi et Regeneron restructurent leur accord de recherche et développement global en immuno-oncologie centré sur de nouveaux traitements contre le cancer. Alors que l’accord de 2015 devait se finir mi-2020, les deux laboratoires prévoient désormais de poursuivre seulement un programme de développement conjoint de deux anticorps bispécifiques au stade clinique. Sanofi peut poursuivre indépendamment ses propres programmes en immuno-oncologie, tandis que Regeneron conserve l’intégralité des droits sur tous ses autres programmes expérimentaux en immuno-oncologie.
Sanofi a annoncé vendredi un investissement de 80 millions d’euros dans la société de biotechnologies allemande BioNTech. Ils n’ont pas précisé la part que le second détiendrait dans le premier à la suite de cet investissement. Ils ont signé un accord pour développer ensemble la première immunothérapie contre le cancer née de cette collaboration via des tests cliniques . Cette annonce intervient au lendemain de la présentation du projet de rachat de la biotech Celgene par Bristol-Myers Squibb , un des pionniers de l’immunothérapie du cancer.
Bristol-Myers Squibb et Celgene ont fixé à 2,2 milliards de dollars (1,94 milliard d’euros) les frais de résiliation si l’un d’eux renonce à leur fusion à 74 milliards de dollars, selon le document de leur projet déposé vendredi auprès de l’autorité américaine des marchés financiers. L’accord annoncé jeudi, d’une valeur de 95 milliards de dollars dette de Celgene comprise, est le plus important jamais conclu dans le secteur pharmaceutique. Il va combiner deux des plus importants fabricants de traitements anticancéreux du monde. Les dirigeants de Celgene ont droit à une indemnité de départ s’ils démissionnent avec un motif valable ou sont licenciés sans motif valable dans les deux ans suivant la conclusion de la transaction.
En hausse de plus de 1,3% lundi en séance, l’action Merck & Co confortait son titre de meilleure performance 2018 au sein de l’indice Dow Jones américain, avec une progression de près de 36% sur l’année, sa plus forte hausse annuelle depuis 2006. La deuxième place parmi les 30 valeurs du Dow revient à Pfizer avec un gain d’un peu plus de 20%. La progression du titre Merck depuis un an s’explique avant tout par le succès commercial de son traitement du cancer du poumon Keytruda, qui a en outre décroché ces derniers mois plusieurs autorisations pour de nouvelles indications, que ce soit en monothérapie ou associé à d’autres molécules. L’indice Standard & Poor’s du secteur de la santé a gagné un peu plus de 4,5% en 2018, l’une des rares performances sectorielles positives de Wall Street.
Le laboratoire pharmaceutique français Sanofi et son homologue américain Merck ont annoncé hier avoir reçu l’autorisation des autorités américaines de commercialiser leur vaccin couvrant plusieurs maladies. La Food and Drug Administration (FDA) a autorisé le Vaxelis sous forme de trois injections à destination des enfants âgés de 6 mois à quatre ans. Ce traitement a été mis au point pour les vacciner contre la diphthérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, l’hépatite B et un type de méningite. Autorisé dans plusieurs pays européens depuis 2016, ce vaccin ne sera pas disponible aux Etats-Unis avant 2020.
L’action a chuté de près de 70%. La biotech a retiré le dossier de Viaskin Peanut auprès de la FDA pour un manque d’information. L’efficacité du traitement n'est pas remise en cause.
A l’annonce du retrait de son dossier de traitement de l’allergie à l’arachide (Viaskin Peanut) pour les enfants de 4 à 11 ans auprès de la FDA américaine, DBV Technologies s’est effondré de près de 57% en fin de matinée à la Bourse de Paris. La biotech perd près des trois quarts de sa valeur depuis le début de l’année.
Sanofi a annoncé aujourd’hui avoir obtenu de la Commission européenne l’autorisation de mise sur le marché du Dengvaxia, son vaccin contre la dengue, une maladie infectieuse transmise par les moustiques que les personnes peuvent contracter jusqu'à quatre fois dans leur vie. Il sera disponible en Europe pour prévenir cette maladie chez les personnes de 9 à 45 ans ayant déjà été contaminée et vivant dans des zones d’endémie.
Le japonais Taisho Pharmaceutical va racheter à Bristol-Myers Squibb sa division de médicaments sans ordonnance en France, Upsa (producteur notamment des antalgiques Dafalgan et Efferalgan), pour 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros). Le prix offert valorise la société française sur des multiples de 3,3 fois les ventes 2017 et de 18 fois le résultat opérationnel. La transaction, qui prend la forme d’une option de vente, devrait être finalisée au premier semestre 2019. Le laboratoire américain estime qu’elle aura un effet dilutif de 0,04 dollar par action sur son bénéfice 2019. « Avec Taisho, nous avons trouvé un acquéreur expérimenté et fiable dont l’intérêt stratégique est de soutenir et de développer avec succès l’activité », a déclaré le directeur général de Bristol-Myers, Giovanni Caforio.
Le britannique GlaxoSmithKline (GSK) et l’américain Pfizer vont regrouper leurs activités santé grand public au sein d’une coentreprise pesant 9,8 milliards de livres (10,9 milliards d’euros) de chiffre d’affaires. Ce nouvel ensemble détiendra une part de marché de 7,3%, devançant largement ses principaux concurrents. Cette coentreprise, détenue à 68% par GSK et à 32% par Pfizer, devrait générer des économies de coûts annuelles de 500 millions de livres d’ici 2022, pour un coût total de 900 millions. Parallèlement GSK prévoit des cessions à hauteur de 1 milliard de livres