Novartis a indiqué lundi compter répondre au président de la commission des finances du Sénat américain, Chuck Grassley, sur la manipulation de données liées à sa thérapie génique Zolgensma, d’ici le 23 août. Novartis a reconnu début août avoir relevé des anomalies dans les données qu’il a fournies à la Food and Drug Administration (FDA) avant d’obtenir son feu vert au Zolgensma, mais qu’il avait attendu les résultats d’une enquête interne pour en avertir les autorités. Selon la FDA, Novartis était au fait de ces anomalies jusqu'à deux mois avant qu’elle ne donne son feu vert, en mai, au médicament le plus cher au monde, à 2 millions de dollars.
GlaxoSmithKline a annoncé lundi la démission de Jack Bailey, le président des activités pharmaceutiques et vaccins du groupe aux Etats-Unis, qui sera effective à la fin de l’année. Le groupe pharmaceutique britannique a indiqué que Jack Bailey sera remplacé dans ses fonctions par Maya Martinez-Davis. Cette dernière rejoindra GSK à la mi-septembre et prendra ses nouvelles fonctions à compter du 1er janvier 2020.
La Commission européenne a approuvé le Dupixent développé par Sanofi et son partenaire américain Regeneron pour traiter la dermatite atopique modérée à sévère chez les adolescents de 12 à 17 ans, ont annoncé hier les deux groupes. Le Dupixent représente le premier médicament biologique approuvé au sein de l’UE pour traiter ces patients. Le groupe pharmaceutique français, qui a fait état en juillet de solides résultats au titre du deuxième trimestre 2019, a fait état d’un bond de 168% des ventes de ce médicament à taux de change constants en rythme annuel, à 496 millions d’euros.
Le laboratoire américain négocie le rapprochement de son activité de médicaments non brevetés avec le fabricant de génériques Mylan en vue de former un leader mondial des médicaments à bas coûts, rapportait samedi Bloomberg de sources proches du dossier. Aux termes de l’opération qui pourrait être annoncée dès cette semaine, les actionnaires de Mylan détiendraient un peu plus de 40% de la nouvelle entité et les actionnaires de Pfizer le reste du capital. Mylan, dont les actions ont perdu 49% en un an, a une capitalisation boursière de 9,5 milliards de dollars (8,55 milliards d’euros), contre 239,6 milliards de dollars pour Pfizer.
Sanofi a annoncé vendredi soir avoir notifié à l’américain Lexicon Pharmaceuticals la résiliation de leur accord sur le développement du traitement du diabète Zynquista. Cette décision fait suite aux premiers résultats de trois essais de phase III du programme clinique consacré à Zynquista dans le traitement du diabète de type 2 de l’adulte, précise le laboratoire français. Dans un communiqué distinct, Lexicon déclare vouloir examiner lui-même les résultats des études et considère que la résiliation annoncée par Sanofi constitue une rupture de contrat non valable. L’action Lexicon perdait vendredi près de 40% dans les transactions d’après Bourse.
Le laboratoire pharmaceutique a annoncé hier une croissance semestrielle de 19,3% de son résultat net à 293 millions d’euros, grâce au dynamisme de sa division de médecine de spécialité. Le groupe familial français a vu son chiffre d’affaires augmenter de 15,5% à données publiées et de 14,3% à 1,23 milliard à change et périmètre constants. Pour 2019, Ipsen anticipe une progression des ventes supérieure à 14% à change et périmètre constants, contre une prévision initiale de +13%. Il table sur une marge opérationnelle des activités d’environ 30%, incluant l’impact de l’acquisition de Clementia, mais hors investissements supplémentaires dans la R&D.
Servier a émis hier un placement privé inaugural de 405 millions de dollars (363 millions d’euros) sur le marché de la dette privée USPP, en 4 tranches de maturités : 7, 10, 12 et 15 ans, avec une sursouscription de plus de quatre fois et des maturités particulièrement longues à 12 et 15 ans. Cette émission, menée par Société Générale, s’inscrit dans le cadre du refinancement du crédit syndiqué mis en place en août 2018 lors de l’acquisition de la branche oncologie de Shire. Cette opération permet au laboratoire pharmaceutique français d’accompagner son développement sur le marché américain. «Cette première transaction sur le marché des placements privés US (USPP) […] dote le groupe d’un socle de financement long terme répondant à ses ambitions de développement», a déclaré Dominique Brissy, vice-président exécutif Finance et Systèmes d’Information de Servier. Le groupe français envisage d’avoir recours à nouveau à ce type de financement.
Sanofi vient de signer un accord avec Roche en vue d’obtenir les droits exclusifs de Tamiflu, pour la prévention et le traitement de la grippe, sur le marché américain de l’automédication. Sanofi sera responsable de la conduite des négociations avec la FDA afin d’obtenir l’autorisation de Tamiflu en OTC, ainsi que des activités exclusives de commercialisation et de distribution de ce produit sur le marché américain de la Santé Grand Public. Tamiflu est actuellement commercialisé sous prescription médicale aux États-Unis par Genentech, une entreprise du groupe Roche. Ce dernier continuera de commercialiser Tamiflu ailleurs dans le monde.
Novartis a relevé hier ses objectifs annuels grâce aux ventes de ses traitements innovants et à la bonne performance à l’international de sa division de génériques Sandoz. Le laboratoire pharmaceutique suisse a dégagé au deuxième trimestre 2019 un excédent brut d’exploitation (Ebitda) en hausse de 20% à taux de change constants, à 3,6 milliards dollars (3,15 milliards d’euros), pour un chiffre d’affaires en progression de 8% à 11,8 milliards de dollars. Il anticipe désormais une croissance annuelle de son Ebitda de 10 à 15%, contre près de 10% auparavant, ainsi qu’une hausse de ses ventes comprise entre 5 et 10%, contre une prévision antérieure de +5%.
Le laboratoire américain passe de 12,3% du capital de la biotech belge à 22%, avec la possibilité de monter jusqu'à 29,9%. Il investit au total 4,5 milliards d’euros.
L’administration Trump a renoncé jeudi à cibler les assureurs santé pour faire baisser les prix des médicaments aux Etats-Unis comme elle s’y est engagée. Elle voulait répercuter sur les prix facturés aux bénéficiaires du programme Medicare les milliards de dollars de rabais qu’ils obtiennent des fabricants sur les prix des médicaments de prescription. L’abandon de la proposition constitue un revers pour le président Donald Trump, qui a promis de faire baisser les prix des médicaments en vue de sa réélection de 2020. Le Congressional Budget Office, agence non partisane du Congrès, a calculé que la proposition sur les rabais aurait coûté 177 milliards de dollars (157 milliards d’euros) au gouvernement sur les dix prochaines années.
La ministre française de la Santé a annoncé, mardi, une baisse du niveau de remboursement de l’homéopathie dès le 1er janvier prochain, puis la fin totale du remboursement à partir de 2021, faute d’efficacité établie de ces traitements. Elle suit une recommandation formulée fin juin par la Haute Autorité de santé (HAS). L’an dernier, les traitements de ce type ont coûté 126,8 millions d’euros à l’Assurance maladie. Les laboratoires Boiron, leader mondial du secteur, ont publié un communiqué dénonçant une décision à leurs yeux «incompréhensible». Le fabricant évalue à 1.000 le nombre d’emplois «directement […] touchés» par cette décision et à près de 70% la part de son activité portant sur les médicaments remboursables – pour un chiffre d’affaires de 358,55 millions d’euros en 2018.
Le titre Boiron a été suspendu jeudi à la Bourse de Paris à la demande du laboratoire français, en raison de fuites dans la presse sur l’avis de la Haute Autorité de santé (HAS) au sujet du remboursement des médicaments homéopathiques. Selon Libération, la commission de la transparence de la HAS a voté mercredi en faveur du déremboursement de ces traitements, suivant en cela un premier avis provisoire remis mi-mai aux trois laboratoires concernés, Boiron, Lehning et Weleda. La HAS doit rendre son avis public vendredi. Il appartiendra ensuite à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, de prendre une décision.
Le titre Boiron a été suspendu aujourd’hui à la Bourse de Paris à la demande du laboratoire français en raison de fuites dans la presse sur l’avis de la Haute Autorité de santé (HAS) au sujet du remboursement des médicaments homéopathiques. Selon Libération, la commission de la transparence de la HAS a voté mercredi en faveur du déremboursement de ces traitements, suivant en cela un premier avis provisoire remis mi-mai aux trois laboratoires concernés, Boiron, Lehning et Weleda.
Le laboratoire américain valorise son concurrent 63 milliards de dollars, soit 188,24 dollars par action, 120,30 dollars en cash et le solde en titres.