La demande de pétrole augmentera régulièrement en 2019 en raison de la solidité de l'économie mondiale et d’importantes difficultés d’approvisionnement pourraient apparaître d’ici la fin de l’année prochaine si l’Opep ne peut pas pallier la moindre pénurie d’offre, estime mercredi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). Ce rapport sonne comme un avertissement adressé à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et à ses alliés dont les ministres se réunissent les 22 et 23 juin à Vienne pour discuter de leur accord d’encadrement de l’offre, qui court jusqu'à la fin 2018.
Les perspectives pour le marché mondial du pétrole au deuxième semestre 2018 sont hautement incertaines même si l’effort de réduction des stocks a porté ses fruits, écrit l’Opep dans son rapport mensuel publié ce jour. La tonalité du document donne à penser que le cartel des exportateurs ne sera pas pressé d’assouplir, lors de sa réunion la semaine prochaine, son accord d’encadrement de l’offre, en vigueur depuis janvier 2017.
Les raffineurs européens, au premier rang desquels Total, se préparent à arrêter leurs achats de pétrole à l’Iran, fermant ainsi la porte à 20% des exportations de brut de ce pays après l’annonce par les Etats-Unis du rétablissement de sanctions contre la République islamique, rapporte Reuters de sources proches des entreprises et des négociants.
Les Etats-Unis ont demandé officieusement à l’Arabie saoudite et à d’autres membres de l’Opep d’augmenter leur production de pétrole, sans toutefois réclamer un volume précis, selon trois sources proches de l’organisation et du secteur citée par Reuters. Dans la matinée, l’agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier, avait rapporté que la hausse demandée était d’environ un million de barils par jour.
Le directeur général de Petrobras, Pedro Parente, a démissionné vendredi à la suite d’une intervention du gouvernement brésilien dans la politique tarifaire du groupe pétrolier pour tenter de mettre fin à une grève des chauffeurs routiers. Le président brésilien a recommandé dans la foulée qu’il soit remplacé par le directeur financier de Petrobras Ivan Monteiro, qui a été nommé remplaçant par intérim par le conseil d’administration. Pedro Parente, qui a pris il y a deux ans les rênes de l’entreprise publique éclaboussée par une affaire de corruption, a réussi à réduire sa dette et à la rendre rentable. Le titre Petrobras abandonnait environ 15% à la Bourse de Sao Paulo à la clôture.
Faute d’infrastructures suffisantes, le pétrole de schiste peine à trouver sa voie vers les marchés mondiaux et souffre d’une décote croissante par rapport au Brent.
Le PDG de Petrobras, Pedro Parente, a démissionné ce vendredi à la suite d’une grève des chauffeurs routiers ayant contraint le gouvernement brésilien à baisser le prix du gazole. Dans un communiqué, la compagnie pétrolière brésilienne déclare que son conseil d’administration désignera un directeur général par intérim aujourd’hui et que les autres membres de sa direction resteront en poste.
Total dispose de deux mois pour demander à être exempté des sanctions américaines, faute de quoi le groupe chinois CNPC le remplacera sur le gisement South Pars, a déclaré aujourd’hui le ministre iranien du Pétrole, cité par l’agence de presse Shana. Bijan Zanganeh a par ailleurs dit à la télévision publique qu’un accord avec l’Europe serait de nature à inspirer d’autres investisseurs potentiels dans le pétrole iranien.
Le géant pétrolier britannique a annoncé son intention de supprimer 3% de ses effectifs dans ses activités d ’exploration et de production dans le cadre de la restructuration de ses activités «amont» à l’échelle mondiale. Selon un porte-parole, BP supprimera environ 540 emplois d ’ici à la fin de l ’année, sur les 18.000 que compte ce pôle dans le monde. Le groupe pétrolier n ’a fait aucun commentaire sur les réductions de coûts associées à ces licenciements.
L’Opep surveille de près la production de pétrole au Venezuela afin de déterminer si son recul nécessite une action de sa part, dans un contexte de hausse des prix et de repli des stocks mondiaux, rapportaient hier Reuters de sources au fait de la situation. Le président Nicolas Maduro a été réélu dimanche à la présidence du Venezuela au terme d’un scrutin dont avaient été écartés ses principaux opposants.
Le pétrole brut a dépassé hier en séance la barre des 80 dollars le baril à Londres pour la première fois depuis 2014. Les stocks américains ont chuté et les traders anticipent l’impact des nouvelles sanctions sur l’Iran, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Les préoccupations en matière d’approvisionnement sont au premier plan après que les États-Unis ont quitté l’accord nucléaire iranien», a déclaré à Bloomberg Norbert Ruecker, responsable de la recherche macroéconomique et de la recherche sur les matières premières chez Julius Baer à Zurich. Le contrat de juin sur le brut léger américain (WTI) a terminé inchangé à 71,49 dollars le baril. Il a avait auparavant touché un pic de trois ans et demi à 72,30 dollars. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 0,04 cent, soit 0,05%, à 79,33 dollars. Il avait lui aussi atteint auparavant son plus haut niveau depuis novembre 2014 à 80,50 dollars.
Le pétrole brut a atteint ce matin la barre des 80 dollars le baril à Londres pour la première fois depuis 2014. Les stocks américains ont chuté et les traders anticipent l’impact des nouvelles sanctions sur l’Iran, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Les préoccupations en matière d’approvisionnement sont au premier plan après que les États-Unis ont quitté l’accord nucléaire iranien», a déclaré à Bloomberg Norbert Ruecker, responsable de la recherche macroéconomique et de la recherche sur les matières premières chez Julius Baer à Zurich.
Le désengorgement du marché pétrolier est pratiquement achevé grâce, entre autres, à l’accord de réduction de la production inspiré par l’Opep et à une forte croissance de la demande, estime l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel publié hier. L’Opep souligne en outre que les compagnies américaines spécialisées dans le pétrole de schiste commencent à affronter des contraintes pour leurs extractions futures. Les stocks de pétrole des pays développés sont tombés en mars à neuf millions de barils au-dessus de leur moyenne de cinq ans, écrit l’Opep dans ce rapport. Ils dépassaient cette moyenne de 340 millions de barils en janvier 2017.
Le désengorgement du marché pétrolier est pratiquement achevé grâce, entre autres, à l’accord de réduction de la production inspiré par l’Opep et à une forte croissance de la demande, estime l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel publié lundi. L’Opep souligne en outre que les compagnies américaines spécialisées dans le pétrole de schiste commencent à affronter des contraintes pour leurs extractions futures.
Total a annoncé hier la signature d’un protocole d’accord avec Oman pour développer des ressources de gaz naturel dans ce sultanat du Golfe. La compagnie française, qui n’a donné aucun détail financier, dispose aussi d’un accord avec Shell pour développer dans une proportion respective de 25%-75% plusieurs découvertes de gaz situées à terre dans la zone du «Greater Barik». Les deux partenaires ont un objectif de production initiale de gaz d’environ 500 millions de pieds cubes par jour et la production pourrait atteindre jusqu'à un milliard de pieds cubes par jour par la suite.
Total a annoncé vendredi un investissement de 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) avec l’algérien Sonatrach dans un projet pétrochimique à Arzew, en Algérie, afin de profiter de la hausse de la demande mondiale de plastiques. Sonatrach et Total, qui détiennent respectivement 51% et 49% du projet, lanceront les études d’ingénierie cet été, sous réserve de l’approbation des autorités algériennes compétentes. Le projet comprend une usine de déshydrogénation de propane (PDH) et une unité de production de polypropylène (PP) d’une capacité de 550.000 tonnes par an.
Les tensions au Proche-Orient et la remise en cause par Donald Trump des accords avec l’Iran ont provoqué une envolée du prix du pétrole. Le brent est ainsi passé de 61 dollars le baril au mois de février à plus de 77 dollars aujourd’hui. «La décision de la Maison Blanche de sortir de l’accord avec l’Iran nous oblige à prévoir un prix du pétrole durablement au-dessus de 75 dollars le baril», explique Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum AM. «La hausse des prix du pétrole réactive la taxe inflationniste défavorable aux pays importateurs au moment où le ralentissement s’installe, notamment en zone euro», souligne ainsi cette même société de gestion dans sa dernière note hebdomadaire.