Le pétrole brut a atteint ce matin la barre des 80 dollars le baril à Londres pour la première fois depuis 2014. Les stocks américains ont chuté et les traders anticipent l’impact des nouvelles sanctions sur l’Iran, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Les préoccupations en matière d’approvisionnement sont au premier plan après que les États-Unis ont quitté l’accord nucléaire iranien», a déclaré à Bloomberg Norbert Ruecker, responsable de la recherche macroéconomique et de la recherche sur les matières premières chez Julius Baer à Zurich.
Le désengorgement du marché pétrolier est pratiquement achevé grâce, entre autres, à l’accord de réduction de la production inspiré par l’Opep et à une forte croissance de la demande, estime l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel publié hier. L’Opep souligne en outre que les compagnies américaines spécialisées dans le pétrole de schiste commencent à affronter des contraintes pour leurs extractions futures. Les stocks de pétrole des pays développés sont tombés en mars à neuf millions de barils au-dessus de leur moyenne de cinq ans, écrit l’Opep dans ce rapport. Ils dépassaient cette moyenne de 340 millions de barils en janvier 2017.
Le désengorgement du marché pétrolier est pratiquement achevé grâce, entre autres, à l’accord de réduction de la production inspiré par l’Opep et à une forte croissance de la demande, estime l’Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel publié lundi. L’Opep souligne en outre que les compagnies américaines spécialisées dans le pétrole de schiste commencent à affronter des contraintes pour leurs extractions futures.
Total a annoncé hier la signature d’un protocole d’accord avec Oman pour développer des ressources de gaz naturel dans ce sultanat du Golfe. La compagnie française, qui n’a donné aucun détail financier, dispose aussi d’un accord avec Shell pour développer dans une proportion respective de 25%-75% plusieurs découvertes de gaz situées à terre dans la zone du «Greater Barik». Les deux partenaires ont un objectif de production initiale de gaz d’environ 500 millions de pieds cubes par jour et la production pourrait atteindre jusqu'à un milliard de pieds cubes par jour par la suite.
Total a annoncé vendredi un investissement de 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) avec l’algérien Sonatrach dans un projet pétrochimique à Arzew, en Algérie, afin de profiter de la hausse de la demande mondiale de plastiques. Sonatrach et Total, qui détiennent respectivement 51% et 49% du projet, lanceront les études d’ingénierie cet été, sous réserve de l’approbation des autorités algériennes compétentes. Le projet comprend une usine de déshydrogénation de propane (PDH) et une unité de production de polypropylène (PP) d’une capacité de 550.000 tonnes par an.
Les tensions au Proche-Orient et la remise en cause par Donald Trump des accords avec l’Iran ont provoqué une envolée du prix du pétrole. Le brent est ainsi passé de 61 dollars le baril au mois de février à plus de 77 dollars aujourd’hui. «La décision de la Maison Blanche de sortir de l’accord avec l’Iran nous oblige à prévoir un prix du pétrole durablement au-dessus de 75 dollars le baril», explique Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum AM. «La hausse des prix du pétrole réactive la taxe inflationniste défavorable aux pays importateurs au moment où le ralentissement s’installe, notamment en zone euro», souligne ainsi cette même société de gestion dans sa dernière note hebdomadaire.
Liée au dossier iranien, la remontée des prix de l'or noir a des effets sur l'inflation et semble expliquer la hausse du dollar et des rendements américains.
Total a annoncé aujourd’hui la signature d’un accord pour céder sa filiale de distribution de produits pétroliers en Haïti au consortium Bandari Corporation, formé par plusieurs acteurs locaux et régionaux. Cette filiale comprend un réseau de 92 stations-service et des activités de commerce de gros de carburants et de combustibles. L’opération, dont les termes financiers n’ont pas été rendus publics, s’inscrit dans la stratégie d’optimisation du portefeuille d’actifs du pétrolier français dans les Caraïbes.
SYMBOLE. Pour la première fois depuis janvier 2014, le rendement de l’emprunt d’État américain à 10 ans dépasse 3 %. Désormais, les opérateurs voient le taux 10 ans grimper jusqu’à 3,5 % d’ici la fin de l’année : « Nous l’anticipons entre 3,25 % et 3,5 % », indique Vincent Juvyns, stratégiste chez JP Morgan AM, pour qui les marchés actions ne devraient pas être affectés par le niveau actuel des taux.
Le groupe mobilise 23 milliards de dollars, en actions et en numéraire, pour acheter Andeavor et profiter de la croissance du pétrole de schiste américain.
BP a annoncé hier un bond de 71% de son bénéfice trimestriel à 2,6 milliards de dollars (2,16 milliards d’euros) à la faveur de la hausse des cours des hydrocarbures et d’un accroissement de sa production. Le consensus tablait sur 2,2 milliards de dollars. La production du pétrolier britannique a augmenté de 6% sur un an à 3,7 millions de barils par jour au cours des trois premiers mois de l’année.
ExxonMobil a fait part aujourd’hui d’une hausse de 16% de ses bénéfices au premier trimestre à la faveur du rebond des cours des cours du pétrole. Entre janvier et mars, le groupe américain a dégagé un bénéfice net de 4,65 milliards de dollars (3,84 milliards d’euros), soit 1,09 dollar par action, contre 4,01 milliard de dollars, soit 95 cents par titre, sur la même période de l’exercice précédent. Mais le consensus des analystes anticipait en moyenne un bénéfice de 1,12 dollar par action. Le chiffre d’affaires a augmenté de 16,3% à 68,21 milliards de dollars, contre 67,2 milliards de dollars attendu.
Le rebond des cours du pétrole a fait bondir de 42% à 5,32 milliards de dollars (4,37 milliards d’euros) le bénéfice net hors exceptionnels de Royal Dutch Shell au premier trimestre, une hausse sans précédent depuis plus de trois ans. Les analystes prévoyaient en moyenne un résultat de 5,28 milliards de dollars. Sa génération de trésorerie opérationnelle, qui avait déçu au trimestre précédent, s’est redressée pour atteindre 9,43 milliards de dollars, tout en restant inférieure aux 9,5 milliards du premier trimestre 2017. La production a augmenté de 2% à 3,839 millions de barils équivalent par jour.
Total est intéressé par le marché des stations-service en Arabie saoudite et a signé un protocole d’accord avec Saudi Aramco pour étudier diverses options, a déclaré ce matin un porte-parole du groupe pétrolier et gazier français. Le protocole d’accord a été signé le 10 avril pendant la visite du prince héritier Mohammed bin Salman à Paris, a ajouté le porte-parole sans donner davantage de précisions.
Total a annoncé hier la signature d’un accord avec Google Cloud, un projet d’Alphabet, pour développer des solutions d’intelligence artificielle appliquées à l’analyse des données du sous-sol en phase d’exploration et de production d’hydrocarbures. Cet accord porte sur le développement de programmes d’intelligence artificielle permettant l’interprétation d’images du sous-sol, notamment issues d’études sismiques.
Royal Dutch Shell a annoncé aujourd’hui avoir conclu un accord en vue de céder d’ici à fin 2018 ses activités dans l’aval pétrolier en Argentine à Raizen, la coentreprise qu’il détient avec le brésilien Cosan, pour un montant de 950 millions de dollars (772 millions d’euros). La compagnie anglo-néerlandaise a précisé que cet accord de cession portait notamment sur sa raffinerie à Buenos Aires, environ 645 stations-service et ses activités d’approvisionnement et de distribution dans le pays. A l’issue de la transaction, les activités acquises par Raizen maintiendront leurs relations avec Shell par le biais d’accords commerciaux d’une valeur d’environ 300 millions de dollars.
Le désengorgement du marché pétrolier est pratiquement achevé, selon des sources qui citaient hier une commission technique mixte (JTC) regroupant des pays de l’Opep et d’autres Etats non membres. Les stocks des pays développés donnaient en mars un excédent de 12 millions de barils par rapport à leur moyenne sur cinq ans, contre un excédent de 340 millions de barils en janvier.