L’Iran, sous la pression du rétablissement futur des sanctions américaines, a demandé à ses partenaires de l’Opep de «s’abstenir de toute mesure unilatérale» susceptible d’accroître leur production de pétrole. Dans une lettre adressée hier au président en exercice de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’Emirati Souhaïl al Mazrouei, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, appelle au respect de l’accord conclu le mois dernier avec des pays non membres du cartel.
L’intransigeance de l’administration américaine sur le pétrole iranien laisse peu de marges au marché en dépit de la hausse de production adoptée par l’Opep.
Les ministres des Etats membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont conclu vendredi un accord en vue de proposer, avec certains autres pays producteurs d’or noir, un retour aux niveaux de production prévu par l’accord de plafonnement. Les pays associés à l’accord ont davantage réduit leur production que prévu par cet accord, avec un niveau de conformité de 152% en mai. Revenir à une conformité de 100% se traduirait par une hausse d’environ 1 million de barils par jour en théorie, mais compte tenu de l’impossibilité pour certains pays de relever leur production, l’augmentation de la production devrait être limitée à environ 600.000 barils par jour.
L’Opep+ pourrait relever progressivement sa production de 1,5 million de barils par jour (bpj) au plus, entre autres options, a déclaré hier à des journalistes le ministre de l’Energie russe Alexandre Novak. Il a précisé que cette hausse graduelle était envisageable à partir du 1er juillet mais que les pays signataires de l’accord d’encadrement, soit l’Opep et d’autres producteurs tels que la Russie (Opep+), devaient encore en discuter les conditions. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et les pays non membres du cartel évoqueront le sujet lors de leur réunion des 22 et 23 juin à Vienne.
L’Opep+ pourrait relever progressivement sa production de 1,5 million de barils par jour (bpj) au plus, entre autres options, a déclaré jeudi à des journalistes le ministre de l’Energie russe Alexandre Novak. Il a précisé que cette hausse graduelle était envisageable à partir du 1er juillet mais que les pays signataires de l’accord d’encadrement, soit l’Opep et d’autres producteurs tels que la Russie (Opep+), devaient encore en discuter les conditions. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et les pays non membres du cartel évoqueront le sujet lors de leur réunion des 22 et 23 juin à Vienne.
Le cartel pourrait échouer à trouver un consensus la semaine prochaine, mais l’Arabie saoudite et la Russie paraissent vouées à relever leurs productions.
La demande de pétrole augmentera régulièrement en 2019 en raison de la solidité de l'économie mondiale et d’importantes difficultés d’approvisionnement pourraient apparaître d’ici la fin de l’année prochaine si l’Opep ne peut pas pallier la moindre pénurie d’offre, estime mercredi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). Ce rapport sonne comme un avertissement adressé à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et à ses alliés dont les ministres se réunissent les 22 et 23 juin à Vienne pour discuter de leur accord d’encadrement de l’offre, qui court jusqu'à la fin 2018.
Les perspectives pour le marché mondial du pétrole au deuxième semestre 2018 sont hautement incertaines même si l’effort de réduction des stocks a porté ses fruits, écrit l’Opep dans son rapport mensuel publié ce jour. La tonalité du document donne à penser que le cartel des exportateurs ne sera pas pressé d’assouplir, lors de sa réunion la semaine prochaine, son accord d’encadrement de l’offre, en vigueur depuis janvier 2017.
Les raffineurs européens, au premier rang desquels Total, se préparent à arrêter leurs achats de pétrole à l’Iran, fermant ainsi la porte à 20% des exportations de brut de ce pays après l’annonce par les Etats-Unis du rétablissement de sanctions contre la République islamique, rapporte Reuters de sources proches des entreprises et des négociants.
Les Etats-Unis ont demandé officieusement à l’Arabie saoudite et à d’autres membres de l’Opep d’augmenter leur production de pétrole, sans toutefois réclamer un volume précis, selon trois sources proches de l’organisation et du secteur citée par Reuters. Dans la matinée, l’agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier, avait rapporté que la hausse demandée était d’environ un million de barils par jour.
Faute d’infrastructures suffisantes, le pétrole de schiste peine à trouver sa voie vers les marchés mondiaux et souffre d’une décote croissante par rapport au Brent.
Le directeur général de Petrobras, Pedro Parente, a démissionné vendredi à la suite d’une intervention du gouvernement brésilien dans la politique tarifaire du groupe pétrolier pour tenter de mettre fin à une grève des chauffeurs routiers. Le président brésilien a recommandé dans la foulée qu’il soit remplacé par le directeur financier de Petrobras Ivan Monteiro, qui a été nommé remplaçant par intérim par le conseil d’administration. Pedro Parente, qui a pris il y a deux ans les rênes de l’entreprise publique éclaboussée par une affaire de corruption, a réussi à réduire sa dette et à la rendre rentable. Le titre Petrobras abandonnait environ 15% à la Bourse de Sao Paulo à la clôture.
Le PDG de Petrobras, Pedro Parente, a démissionné ce vendredi à la suite d’une grève des chauffeurs routiers ayant contraint le gouvernement brésilien à baisser le prix du gazole. Dans un communiqué, la compagnie pétrolière brésilienne déclare que son conseil d’administration désignera un directeur général par intérim aujourd’hui et que les autres membres de sa direction resteront en poste.
Total dispose de deux mois pour demander à être exempté des sanctions américaines, faute de quoi le groupe chinois CNPC le remplacera sur le gisement South Pars, a déclaré aujourd’hui le ministre iranien du Pétrole, cité par l’agence de presse Shana. Bijan Zanganeh a par ailleurs dit à la télévision publique qu’un accord avec l’Europe serait de nature à inspirer d’autres investisseurs potentiels dans le pétrole iranien.
Le géant pétrolier britannique a annoncé son intention de supprimer 3% de ses effectifs dans ses activités d ’exploration et de production dans le cadre de la restructuration de ses activités «amont» à l’échelle mondiale. Selon un porte-parole, BP supprimera environ 540 emplois d ’ici à la fin de l ’année, sur les 18.000 que compte ce pôle dans le monde. Le groupe pétrolier n ’a fait aucun commentaire sur les réductions de coûts associées à ces licenciements.
L’Opep surveille de près la production de pétrole au Venezuela afin de déterminer si son recul nécessite une action de sa part, dans un contexte de hausse des prix et de repli des stocks mondiaux, rapportaient hier Reuters de sources au fait de la situation. Le président Nicolas Maduro a été réélu dimanche à la présidence du Venezuela au terme d’un scrutin dont avaient été écartés ses principaux opposants.
Le pétrole brut a dépassé hier en séance la barre des 80 dollars le baril à Londres pour la première fois depuis 2014. Les stocks américains ont chuté et les traders anticipent l’impact des nouvelles sanctions sur l’Iran, membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). «Les préoccupations en matière d’approvisionnement sont au premier plan après que les États-Unis ont quitté l’accord nucléaire iranien», a déclaré à Bloomberg Norbert Ruecker, responsable de la recherche macroéconomique et de la recherche sur les matières premières chez Julius Baer à Zurich. Le contrat de juin sur le brut léger américain (WTI) a terminé inchangé à 71,49 dollars le baril. Il a avait auparavant touché un pic de trois ans et demi à 72,30 dollars. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 0,04 cent, soit 0,05%, à 79,33 dollars. Il avait lui aussi atteint auparavant son plus haut niveau depuis novembre 2014 à 80,50 dollars.