Les taux de swap d’inflation ont rebondi depuis mi-septembre aux Etats-Unis, mais aussi en Europe de façon plus étonnante, avec un ajustement des anticipations de baisse des taux de la Fed et des taux longs.
Les émissions sur le marché primaire corporate euro sont largement sursouscrites et les prix serrés n’empêchent pas une bonne performance des obligations sur le marché secondaire, à quelques exceptions près.
Naviguer sur le marché obligataire corporate dans ces conditions peut s'avérer délicat. Mais une perspective stratégique peut l'emporter sur des vues plus tactiques.
Entre la baisse des taux et les très importants remboursements susceptibles d’être réinvestis par les investisseurs, le montant de nouvelle dette nette à émettre à moyen et long terme n’est pas insurmontable.
Les deux placements proposés ont attiré plus de 165 milliards de demande. Les tensions sur la dette française ont provoqué un écartement du spread de l’UE que les investisseurs ont voulu capturer.
Le phénomène concerne surtout les dettes subordonnées Additional Tier 1 (AT1) cette année, même si les banques gardent un niveau assez élevé d’émissions en devise américaine pour une question de diversification des investisseurs.
La «consolidated tape», rendue obligatoire par la révision des réglementations européennes MIF, est bien plus urgente pour les obligations que pour les actions, dont les prix et les volumes font déjà l’objet d’une certaine transparence post-négociation. Trois candidats se sont déclarés pour la fournir. La procédure de sélection débutera en janvier.
Les entreprises high yield ont dominé le marché primaire euro début octobre avec des opérations de refinancement d’acquisitions, de distribution aux actionnaires et des remplacements de loans par des obligations. Un renouveau pour le haut rendement.
Le Panel de L’Agefi reste positif avec un environnement de marché plutôt favorable à la classe d’actifs qui continue d’offrir des rendements intéressants. Mais certains commencent à réduire la voilure.
La crainte d’une riposte d’Israël à l’attaque de l’Iran fait bondir le pétrole et la volatilité des actions. Le dollar profite du double impact du risque géopolitique et des données favorables aux Etats-Unis.
Après un rebond de la volatilité mardi, avant l’attaque d’Israël par l’Iran, les investisseurs étaient attentistes, misant sur l’absence d’escalade. Le pétrole reste l’actif le plus touché par les tensions persistantes dans la région.