Axa Investment Managers (Axa IM), filiale de gestion d’actifs de l’assureur français Axa, a dévoilé, ce jeudi, de nouvelles exigences sur les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des entreprises qu’elle prend désormais en compte dans sa politique de vote aux assemblées générales (AG). En 2021, Axa IM a voté contre au moins une résolution liée à la direction d’une entreprise lors de 59% des 5.546 AG auxquelles elle a participé selon des chiffres dévoilés par la firme. Le gestionnaire a aussi engagé la discussion avec 245 entreprises et pour un tiers d’entre elles, elle s’est focalisée sur le climat. En 2022, le gestionnaire a décidé de serrer davantage la vis lors de ses votes. Avec pour objectif d’inciter les sociétés à prendre beaucoup plus en compte l’environnement et le social. De fait, Axa IM va étendre son dialogue avec les entreprises dans plusieurs domaines. En premier lieu, celui des nominations aux conseils d’administration des sociétés. La firme annonce qu’elle votera contre le renouvellement des administrateurs, le président du comité de nomination ou tout membre concerné si le conseil d’administration n’a pas géré correctement ses responsabilités environnementales et sociales. Une autre exigence concerne la politique de rémunération. La société de gestion demande des éléments ESG «clairs» dans les bonus ou la rémunération à long terme des cadres supérieurs. Axa IM échangera avec les entreprises sur leurs indicateurs clés de performance utilisés pour l’inclusion des critères ESG dans la rémunération. Le gestionnaire votera contre la politique de rémunération en cas d’absence, de manque de critères ou de critères non pertinents. La stratégie climat des entreprises davantage scrutée Axa IM exige également une stratégie d’émission net zéro pour les entreprises des secteurs exposés aux problèmes climatiques. Une stratégie qui doit comporter des objectifs de réduction des émissions de carbone à court, moyen et long terme, ainsi qu’une rémunération des dirigeants alignée sur les objectifs de la stratégie climatique. Dans le cas contraire, la société de gestion «pourrait voter contre» la direction, le président du conseil d’administration et le directeur général. Enfin, Axa IM se penchera davantage sur la publication des informations durables des sociétés dans leurs rapports. Le gestionnaire entend voter contre les comptes si les entreprises n’adoptent pas les standards internationaux en la matière et si leur reporting ne replace pas leurs performances historiques dans leur contexte. La société de gestion a par ailleurs élargi son unité dédiée à la gouvernance d’entreprise et l’actionnariat actif en nommant trois analystes sur la gouvernance d’entreprise et le stewardship. A savoir Héloïse Courault, qui était précédemment co-responsable de la recherche ESG chez SquareWell Partners, Alexandre Prost, qui arrive de IHS Markit et Constance Caillet. Ils sont rattachés à Clémence Humeau, responsable de la coordination sur l’investissement responsable et de la gouvernance chez Axa IM.
Le spécialiste des bouteilles en verre a publié de solides résultats trimestriels et confirmé ses objectifs annuels. L'action Verallia se reprend nettement en Bourse.
Avis aux amateurs. La plateforme de contenus pour adultes Onlyfans veut se coter en Bourse, mais aucun Spac ne désire s’inviter à son capital. La plateforme accuse Wall Street d’hypocrisie, d’autant que Playboy – pudiquement renommé PLBY Group – est justement passé par l’une de ces coquilles vides l’an dernier. La plate performance boursière de PLBY a peut-être convaincu les investisseurs de s’abstenir sur les valeurs roses. Ou bien, avec la fin des confinements et la diminution du temps passé seul chez soi, le modèle de l’entreprise a-t-il cessé d’être viable…
Regain. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a dévoilé sa sixième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs en Bourse. Nombre d’indicateurs pointent un certain regain, si ce n’est de confiance, tout du moins d’intérêt. Le nombre de particuliers ayant réalisé au moins un achat ou une vente sur actions a repris sa marche en avant, à 793.000 au premier trimestre 2022, 50.000 de plus que le précédent, un « niveau proche de la moyenne élevée observée au cours des deux années précédentes », selon l’AMF. « Dans un contexte de baisse des marchés d’actions », poursuit l’autorité, le trimestre écoulé a été marqué par des nombres inédits depuis près de deux ans de 606.000 acheteurs et 91.000 « nouveaux » investisseurs (inactifs depuis au moins le 1er janvier 2018, date du début des déclarations de transactions). En revanche, le nombre de transactions effectuées sur des actions a diminué, à 10,7 millions, un niveau qui n’a jamais été aussi faible que depuis le quatrième trimestre 2019 (7,5 millions). Le pic a été atteint au premier trimestre 2021 avec 18,3 millions de transactions. L’AMF relève en outre que le nombre de particuliers ayant réalisé des transactions sur des fonds indiciels cotés (exchange-traded funds, ETF) s’est hissé à 165.000 à son plus haut niveau historique depuis janvier 2018.
Les deux géants de la construction sont suspendus aux résultats de l'élection présidentielle. En craignant une victoire de Marine Le Pen, qui veut renationaliser les concessions d'autoroutes.
Le nombre de boursicoteurs privés repart à la hausse en ce premier trimestre 2022. Le solde acheteurs-vendeurs est positif malgré un contexte compliqué.
Le Royaume-Uni a annoncé mardi envisager de retirer à la Bourse de Moscou son statut de marché financier reconnu en réaction à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ce qui priverait les investisseurs concernés de certains avantages fiscaux. «Une révocation du statut de reconnaissance de la Bourse de Moscou constitue un message clair: rien ne justifie de nouveaux investissements en Russie», a déclaré la secrétaire au Trésor en charge du secteur financier, Lucy Frazer, dans un communiqué. Cette décision intervient après les restrictions imposées par la banque centrale de Russie aux investisseurs étrangers, parmi lesquelles l’interdiction faite depuis le 28 février par les autorités boursières aux intermédiaires financiers de vendre des actifs sur instruction d'étrangers non-résidents.
Le Royaume-Uni a annoncé mardi envisager de retirer à la Bourse de Moscou son statut de marché financier reconnu en réaction à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ce qui priverait les investisseurs concernés de certains avantages fiscaux. « Une révocation du statut de reconnaissance de la Bourse de Moscou constitue un message clair: rien ne justifie de nouveaux investissements en Russie », a déclaré la secrétaire au Trésor en charge du secteur financier, Lucy Frazer, dans un communiqué.
Le raffineur connaît un véritable retour en grâce boursier depuis le début de l’année. Les perturbations sur le marché des carburants n’y sont pas pour rien.
La dimension psychologique de l’investissement ne doit pas être prise à la légère. Identifier ses biais cognitifs et les maîtriser est fondamental pour ne pas se tromper
Digital. Suivant sa vocation, le néo-courtier européen étend le champ des investissements à la portée de tous. Ce sont désormais, moyennant une commission de 1 euro, des fractions d’ETF (exchange-traded funds) que les investisseurs particuliers pourront acquérir pour une mise à partir de 10 euros, via l’application mobile Bux O, selon une solution développée en partenariat avec ABN Amro Clearing Bank. Pour commencer, la diversification proposée porte sur 20 ETF européens. En outre, le néo-courtier d’origine néerlandaise élargit l’investissement fractionné en actions, lancé en janvier dernier, à 95 nouvelles valeurs américaines, incluant Mastercard, PepsiCo et IBM, en attendant de proposer des fractions d’actions européennes dans les prochains mois.
Les indices actions européens évoluent en ordre dispersé à la mi-journée, le marché parisien profitant de la hausse des valeurs bancaires alors que les investisseurs analysent les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Sur les autres marchés, les investisseurs débutent sur une note prudente une semaine qui sera notamment marquée par la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).