A quelques jours de l’assemblée générale de TotalEnergies, le gérant Meeschaert Amilton AM a publié un communiqué pour «saluer les avancées du groupe en matière de transparence climatique», mais indiquer dans le même temps qu’il votera contre la résolution «Say on Climate» du groupe sans alignement de sa politique a un scenario 1,5 degré. La société de gestion rappelle que de nouveaux objectifs ont été annoncés le 24 mars, notamment sur la réduction des émissions liées à la vente de produits pétroliers et au méthane. Par ailleurs, TotalEnergies s’est récemment engagé à développer une plus grande transparence dans le cadre d’un courrier envoyé à Climate Action 100+ , dans lequel il annonce la future publication : des objectifs de réduction absolue et relative des émissions de gaz à effet de serre (GES) de Scope 1, 2 et 3 à court (2025) et moyen terme (2030), couvrant toutes les activités de l’entreprise. de l’évolution du mix énergétique et les volumes de production visés pour ces échéances.des plans d’investissement à court et moyen terme, ventilés par secteur et par orientation entre maintenance et croissance des actifs de l’entreprise.de la contribution potentielle des émissions de GES captées à la réalisation des objectifs de réduction des émissions de GES de la société. des travaux menés par l’entreprise avec des tiers pour évaluer la pertinence de ces objectifs au regard de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.Ces nouveaux engagements devraient permettre dès 2023 de mieux évaluer la stratégie de transition énergétique de TotalEnergies et de s’assurer d’un vote annuel des actionnaires dans le cadre d’une résolution «Say On Climate», écrit Meeschaert Amilton AM. Cependant, la compatibilité de certains projets en cours de développement (notamment l’exploration de nouveaux gisements pétroliers et gaziers) avec un alignement de la trajectoire de réchauffement à 1,5 degré reste encore très peu probable. Il est en effet fondamental d’avoir plus de visibilité sur la façon dont les projets d’exploration d’énergies fossiles et les projets de production s’inscrivent dans une stratégie de neutralité carbone à horizon 2050. A cet effet, les investisseurs souhaitent s’assurer que les objectifs à court et moyen termes sont compatibles avec un scénario de réchauffement limité à 1,5 degré. C’est pourquoi pour l’assemblée générale du 25 mai 2022, Meeschaert Amilton AM a décidé de voter contre la résolution 16: «Avis sur le rapport Sustainability & Climate - Progress Report 2022 rendant compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’ambition de la Société en matière de développement durable et de transition énergétique vers la neutralité carbone et de ses objectifs en la matière à horizon 2030, et complétant cette ambition».
Déjà fortement fragilisé par les révélations du livre «Les Fossoyeurs», le gérant de maisons de retraite est cette fois mis en cause pour des montages financiers douteux. L'action s'effondre de 26%.
La part du cash dans les portefeuilles des investisseurs interrogés par Bank of America (BoA) n’avait pas été aussi élevée depuis le 11 septembre 2001, à 6,1% (5,5% en avril), révèle l’enquête FMS (Fund Manager Survey) de mai, que les stratégistes de la banque décrivent comme «extrêmement pessimiste». Les opinions sur la croissance mondiale n’ont jamais été aussi pessimistes tandis que le risque de stagflation est au plus haut depuis août 2008, selon les investisseurs interrogés et gérant près de 900 milliards de dollars d’actifs. Pour eux, le plus grand risque reste celui de banques centrales plus restrictives. L’attitude des investisseurs sur les marchés actions traduit ce pessimisme, avec un positionnement au plus bas sur les actions depuis mai 2020, une position vendeuse sur les grandes capitalisations technologiques au plus haut depuis août 2006 et une approche aussi défensive (consommation de base et santé) que pendant la crise financière, la crise de la dette souveraine en zone euro ou le début de la crise sanitaire.
Clarté, simplicité et efficacité. Tel est le mantra qui guide Carlo Trabattoni pour son mandat de nouveau président d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion financière. «Il faut faire passer le message que nous devons parler un langage clair, compréhensible de tous, en aidant à comprendre ce que nous faisons et pourquoi. Sinon, nous risquons de retomber dans l’autoréférence», déclare-t-il dans une interview à Il Sole 24 Ore. Carlo Trabattoni souligne qu’il est nécessaire de «construire des produits proches des épargnants avec des critères de gouvernance et de responsabilitéclairs ». Pour ce faire, «nous ne pouvons pas travailler seuls: notre meilleur allié est le conseil fourni par les banques, les réseaux et les conseillers indépendants qui nous représentent sur le marché», poursuit-il. «Si nous proposons des produits intelligibles pour le client final, nous rendons service à l’ensemble du système. 1.800 milliards d’euros dorment sur les comptes courants: une certaine prudence est compréhensible après la pandémie, mais ce n’est pas le bon choix et avec une inflation à 5 % cela risque aussi d’être néfaste», souligne-t-il. Concernant l’offre du marché, Carlo Trabattoni reconnait que «l’industrie a été très prolifique». Pour lui, «nous devrons probablement rationnaliser l’offre en la rendant plus structurée et mener une réflexion sur la rentabilité de ces produits. La direction, quoi qu’il en soit, doit être celle de la simplification».
La part du cash dans les portefeuilles des investisseurs interrogés par Bank of America (BoA) n’avait pas été aussi élevée depuis le 11 septembre 2001, à 6,1% (5,5% en avril), révèle l’enquête FMS (Fund manager survey) de mai que les stratégistes de la banque décrivent comme « extrêmement pessimiste (bearish) ».
Les allocations de capitaux aux gérants d’origines ethniques diverses sont toujours à la traîne par rapport à celles aux gérants blancs, estime John Rogers, fondateur du fonds Ariel Investments de 17,8 milliards de dollars. Pour lui, des biais raciaux et des pratiques démodées persistent dans le secteur américain des fonds. «Les gens sont habitués à penser aux minorités en tant qu’experts de la musique ou athlètes, mais pas en tant que gérants ou banquiers d’investissement», déclare John Rogers, fondateur de la première société de gestion détenue par des noirs aux Etats-Unis, dans une interview au FT. Alors que plus de 6 % des sociétés de gestion américaines sont désormais détenues par des minorités, elles ne reçoivent que 0,7 % des encours sous gestion, selon une étude de the Knight Foundation de 2021.
Les hedge funds focalisés sur les actions américaines réduisent drastiquement leurs paris, après des pertes importantes, rapporte le Financial Times. Les fonds long short actions ont perdu 18,3 % cette année à mercredi, selon des estimations de Goldman Sachs. Les déclins ont été sidérants pour les fonds investis lourdement dans les parties les plus risquées du marché, dont la tech. Certains traders préviennent que d’importants rachats pourraient conduire à des fermetures de fonds. Le contexte a conduit les fonds qui négocient avec Goldman, Morgan Stanley et JPMorgan Chase, trois des principaux primes brokers, à couper leurs positions la semaine dernière, selon des rapports de clients vus par le FT. «Lorsque vous voyez des mouvements quotidiens de 2,5 ou 3,5 % % sur les indices, il ne s’agit pas juste de mouvements quotidiens alimentés par la volatilité des transactions», commente Peter Giacchi, qui dirige l’équipe de trading floor de Citadel Securities à la Bourse de New York. «Il y a manifestement une réduction de l’effet de levier qui s’opère. Il y a clairement des gens qui réduisent le risque».