Selon la Tribune, les épargnants s’intéressent à nouveau à l’assurance vie. Après deux ans de baisse en termes de collecte, le regain d’intérêt s’est amorcé en mars. Les cotisations ont notamment augmenté de 5 % depuis le début de l’année - soit 49,9 milliards d’euros selon les chiffres de fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) - et de 22 % sur le seul mois de mars 2009. L’attrait des fonds en euros de l’assurance-vie à capital garanti et rémunérés autour de 4 % ne se dément pas, compte tenu de la baisse des taux de l’épargne réglementée et des placements monétaires. Le goût pour la sécurité des épargnants a un prix : fin avril, les supports en unités de compte (Sicav, ou fonds commun de placement) ont reculé de 36 % à 4,9 milliards d’euros.
Les Bourses traditionnelles broient du noir, indique la Tribune. En raison des difficultés conjoncturelles mais également d’une révolution structurelle : l’organisation de la concurrence via des plates-formes alternatives et les banques. Le quotidien cite les chiffres du cabinet Equinox Consulting selon lesquels, au premier trimestre 2009, 1.748 milliards d’euros ont été échangés sur les marchés européens, contre 4.621 milliards un an plus tôt, soit 60 % de décrue. Pour les deux tiers, il s’agit de la chute des cours et pour un tiers, d’une baisse des volumes de transactions. A noter, précise la Tribune que les chiffres publiés par le London Stock Exchange ou Deutsche Börse pour le mois d’avril 2009 ne met pas en évidence de retournement de tendance par rapport à la même période un an plus tôt.
Le marché allemand des certificats a presque atteint 80 milliards d’euros fin mars, ce qui représente un gonflement de 1,7 milliard en un mois, dont 500 millions provenant de souscriptions nouvelles, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La stabilisation observée depuis le début de l’année se poursuit, après une forte chute des volumes entre septembre et décembre à cause de l’aggravation de la crise financière et de la faillite de Lehman Brothers.
Les acteurs des marchés de fonds continuent d’automatiser leurs opérations. Selon une étude conjointe réalisée par l’Association européenne de la gestion d’actifs et Swift, le taux d’automatisation des ordres transfrontières traités par des agents de transfert au Luxembourg a progressé au quatrième trimestre de 7,6 points de pourcentage pour atteindre 66%. L’essentiel de cette hausse, 6,3 points sur les 7,6 points, est à mettre sur le compte de l’adoption par les acteurs du standard de messagerie ISO. Le pourcentage d’ordres automatisés basé sur le standard ISO s’est élevé à 41% au quatrième trimestre, le reliquat de 25% représentant des ordres automatisés sur la base d’accords bilatéraux liés à des formats propriétaires. Autre enseignement de l'étude, 65% des ordres reçus par les gents de transfert du Luxembourg sont envoyés par des donneurs d’ordres situés en Europe, au Moyen-Orient ou en Afrique. Pour le reste, 30% des ordres proviennent de la région Asie-Pacifique, 5% des Amériques. Le taux de standardisation atteint 47% dans la région EMEA, 47% également pour la zone Amériques, mais seulement 8% pour la zone Asie-Pacifique. Selon Peter de Proft, directeur général de l’Efama, l’attractivité des produits Ucits en Asie pourrait être encore accrue en avbandonnant le traitement manuel des ordres pour passer au STP. «L’Efama a la volonté d’identifier les mesures possibles pour atteindre cet objectif», souligne Peter de Proft. De son côté, Jean Sonneville, responsable de Funds Solutions chez Swift, espère accélérer le rythme d’adoption du standard ISO par le biais de la mise en œuvre des recommandations de meilleure pratique de l’Efama ou encore de l’application du schéma universel de messages Iso 20022 au traitement des ordres émanant des fonds.
De nombreuses banques européennes devront se concentrer sur leurs activités retail nationales dans le cadre de leur réorganisation, a déclaré Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence, dont les propos sont rapportés par le Financial Times. Pour elle, il s’agit de la seule façon de créer de la stabilité, et une base solide pour une future intégration financière.
Selon Le Temps, de nombreux font pression sur la Suisse pour qu’elle fournisse des informations bancaires sur leurs citoyens. Cela ne semble pas suffire. «Nous observons une augmentation de l’espionnage à l’encontre de la place bancaire suisse», déclare dans NZZ am Sonntag Jürg Bühler, chef du Service d’analyse et de prévention (SAP) de la Confédération. L’accès aux données bancaires a donc été placée dans le giron des activités des services de renseignement étrangers.
Selon Le Temps, le secteur de la gestion de fortune soigne ses plaies même si les spécialistes du secteur n’ont jamais été mis en danger grâce à leurs bilans solides. En moyenne, pour les principales banques de gestion cotées (Julius Baer, EFG, Vontobel, Sarasin), les analystes anticipent une hausse moyenne du bénéfice de 30 % en 2010. Mais c’est surtout le modèle d’affaires qui doit être ajusté. «Plus que jamais, la stratégie doit porter sur les réels besoins des clients plutôt que la vente de produits», analyse le Temps.
Les autorités de marchés du Land de Berlin ont autorisé le système multilatéral de transactions (MTF) Tradegate à se muer en marché réglementé à compter de la rentrée, selon le Börsen-Zeitung. Tradegate, qui proposait au négoce quelque 3.500 valeurs jusqu'à présent va désormais ajouter à sa panoplie les obligations ainsi que les fonds ouverts au public.
Avec des bénéfices cumulés des cinq principales institutions financières espagnoles (Santander, BBVA, La Caixa, Caja Madrid et Banco Popular) en baisse de 18 % au premier trimestre, les banques espagnoles souffrent de plus en plus de la détérioration de la situation économique, indique la Tribune, laissant planer l’éventualité d’une recapitalisation du système financier telle que pratiquée dans d’autres pays a évoqué le ministre de l’économie» ? De son coté, l’agence de notation Moody’s qui anticipe « une poursuite de la détérioration de la qualité des actifs des banques espagnoles », a dégradé les notes de solidité financière de 36 institutions financières cette semaine. L’agence envisage en outre de dégrader les notes de la dette senior de 34 d’entre elles et des titres hybrides de 22 d’entre elles. Si le soutien du gouvernement espagnol est rassurant, l’ampleur de la récession espagnole inquiète car elle peut entamer un peu plus la qualité des actifs détenus par les banques et faire s’envoler le coût du risque. La mauvaise santé notamment du secteur immobilier et de celui de la construction augmentent la proportion d’impayés et pèsent particulièrement sur la qualité du portefeuille de prêts des banques.
Sauver la Hongrie, rapporte le quotidien Le Temps, tel est l’engagement ris mercredi par les plus grandes banques occidentales, soumises à une forte pression du Fonds monétaire international (FMI) et de la Commission européenne. L’objectif est d’ éviter un nouveau krach financier en Europe de l’Est, après celui de l’Islande en octobre 2008. Les banques autrichiennes Erste et Raiffeisen, leurs homologues italiennes (Intesa Sanpaolo et UniCredit) et allemande (Bayerische Landesbank), qui possèdent presque la totalité des grands établissements financiers hongrois, doivent recapitaliser leurs filiales, pour juguler l’hémorragie des investissements étrangers et l’affaiblissement croissant du forint (HUF), la monnaie nationale. L’aggravation de la situation sur le marché du travail, la volatilité du forint et le déclin possible des prix de l’immobilier, sont autant de paramètres inquiétants. Dans ce contexte, l’agence londonienne Moody’s a revu mardi à la baisse les notes de huit établissements hongrois. En dépit de l’arrivée d’un gouvernement d’experts le mois dernier, ce qui a rassuré les investisseurs, la récession devrait néanmoins atteindre 6,7% du PIB en 2009, tandis que les déficits publics ont été revus à 3,9% au lieu des 2,9% estimés, après l’aval de Bruxelles et du FMI.
La Banque des règlements internationaux (BRI) reconnaît implicitement que le système actuel, dit de Bâle 2, ne permet pas de mesurer la capacité des banques à résister aux crises, indique la Tribune. L’institution a dévoilé mercredi des aménagements sur « les pratiques de ?stress tests? et de supervision » en incluant notamment des scenarii plus sévères à l’épreuve des « ?stress tests ». Pour l’avenir, la BRI insiste sur « l’environnement plus large » dans lequel les tests doivent être configurés et sur la nécessité de prendre en compte des « risques particuliers » précise le quotidien, comme les stratégies de couverture, le coût de la liquidité ou la résistance des produits structurés complexes. Des banques ont été sauvées de la faillite grâce à l’intervention des pouvoirs publics alors même qu’elles avaient un niveau de fonds propres suffisant selon les règles de Bâle 2, explique un spécialiste. Désormais, en étant bâti des tests sur des scénarios économiques, des taux de croissance, de chômage, taux d’intérêt, etc, les « stress tests » mis en oeuvre par l’administration américaine sur ses dix-neuf principales banques sont considérés comme exemplaires au regard de leur méthodologie. Les banques européennes se préparent à ce type d'évaluation.
Bank of New York Mellon lance l’indice Classic ADR IndexSM ainsi que 34 sous-indices, y compris deux indices de marché, trois indices régionaux, dix indices sectoriels et 19 indices de pays. Le Classic ADR comprend tous les ADR américains, et les titres négociés sur Nyse, Nyse Alternext US, Nasdaq et OTC.
Barclays Cap a été adjudicataire du contrat de gestion de la vente des droits européens d'émission de la Norvège. Le gouvernement compte mettre sur le marché environ 31,8 millions de droits d'émission (chacun représentant une tonne de CO2) sur son allocation de 75 millions de droits pour les cinq années 2008 à 2012. Barclays Cap est chargé de procéder à des ventes journalières de même montant entre le 18 mai et le 13 novembre. Initialement les ventes se feront pour 50 % en spot et 50 % avec échéance à décembre 2009. Cette répartition pourra si besoin être modifiée par le ministère des Finances.
La filiale de gestion d’actifs de l’assureur Mutua Madrileña, Mutuactivos, a décider d’offrir de nouveaux services pour fidéliser sa clientèle en élargissant ses prestations au conseil, à la gestion de portefeuilles et au placement de fonds tiers. Jusqu'à présent, elle ne gérait et ne commercialisait que des fonds d’investissements «maison» conservateurs, rapporte Expansión. Juan Aznar, directeur général, indique aussi que le nouveau plan stratégique 2009-2012 prévoit le lancement de fonds d’investissement «avec une composante plus opportuniste».
The Wall Street Journal rapporte que Lehman Brothers Holdings Inc a porté plainte contre Barclays Plc, estimant que la banque britannique a indûment réalisé en septembre des milliards de dollars de bénéfice en ne payant que 250 millions de dollars pour la quasi-totalité de l’activité de broker-dealer (évaluée à 1,54 milliard de dollars). Quant à la division banque d’investissement, elle avait généré plus de 16 milliards de dollars de bénéfice entre 2003 et la mi-2008.
Avec des stratégies similaires, rapporte la Tribune, les deux banques HSBC et Barclays se concurrencent sur le secteur du haut de gamme en France. Un marché où les clients affichent des avoirs compris entre 50.000 euros et 1,5 million d’euros chez Barclays, et entre 75.000 et 3 à 5 millions chez HSBC. A ce jeu, HSBC France distance Barclays avec 230.000 comptes de clients aisés, contre 120.000 chez son concurrent et ce, en dépit d"une arrivée beaucoup plus récente de la filiale du groupe sino-britannique dans l"Hexagone. Selon Stéphanie Patel, directeur développement produits sur le marché des particuliers chez HSBC France, cela s"explique par la prise de contrôle de « banques ayant déjà une clientèle haut de gamme comme le CCF, Banque Hervet, ou l"UBP au début des années 2000 ». Plus récemment, Barclays a intégré les activités d’ING Ferri et d’ING Private Banking en France en 2005, mais l’impact a été moindre. Malgré la crise, HSBC France a maintenu son objectif d’atteindre un total de 275.000 comptes Premier en 2010, soit 4,5 % de part de marché dans l’Hexagone. Pour séduire de nouveaux clients, elle compte sur une centaine d’espaces Premier situés dans les grandes agences HSBC et sur des centres Premier, totalement dédiés aux clients aisés. De son coté, Barclays a créé les clubs « Barclays Premier » permettant d"accueillir les clients dans des appartements. En outre, la banque a crée des bureaux Barclays Patrimoine regroupant des conseillers financiers itinérants, qui se déplacent chez le client.
Dans une interview donnée à la Tribune, le numéro deux du Crédit Foncier s"est félicité des conditions dans lesquelles la banque a lancé un emprunt de 9,5 milliards d"euros. Actuellement 7,8 milliards d’euros ont été empruntés dont 5 milliards par émission d’obligations foncières. Le 12 mai, a expliqué le numéro deux de la banque, un milliard d’euros devait être émis avec un spread indicatif de 125 points de base. La demande excédant rapidement l’offre, 1,25 milliard ont été émis à un prix de 123 points de base. Soit un taux d’intérêt ressortant à 4,91 %. « Devant ce succès, a t’il précisé,nous avons abondé cette émission dès le lendemain pour 250 millions d’euros à un spread encore plus bas. » A noter que 80 % des titres ont été souscrits par des investisseurs institutionnels dans une optique long terme.
Signe apparent que sa situation se détend, Infineon a réussi a placer lundi un emprunt convertible de 203 millions d’euros à échéance 2014, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L'émission a été plusieurs fois sursouscrite, notamment par des investisseurs institutionnels et des hedge funds anglo-saxons. Le prix d'émission se situe avec 92,80 % dans le haut de la fourchette indicative et le coupon se monte à 7,5 %. En net, Infineon encaisse 188,4 millions d’euros qui viennent s’ajouter à des liquidités de 665 millions d’euros. Toutefois, le fabricant de semi-conducteurs doit rembourser l’an prochain des emprunts convertibles de 600 millions d’euros.
Selon Cotizalia, BBVA a indiqué que la banque espagnole n"exercera pas à court terme l"option lui permettant de prendre 10% du capital de China Citic Bank. « Nous sommes très satisfaits de cet investissement » dans la septième banque de Chine, a indiqué le directeur général de BBVA en Asie, Manuel Galatas, mais l"exercice de cette option serait actuellement trop coûteux. La banque espagnole détient actuellement 5% du capital de China Citic Bank. BBVA a entamé depuis 2006 une coopération avec la banque chinoise et a créé par ailleurs avec elle une société mixte, Citic International Financial Holdings, holding de la banque de Hong Kong Citic Ka Wah Bank. Citic Bank détient 70% de Citic International Financial, tandis que BBVA possède le solde de 30% de son capital.