Dans un entretien à L’Agefi suisse, Dominique Fasel, le nouveau responsable de la région Vaud au Crédit Suisse, en charge de la clientèle des UHNWI (Ultra High Net Worth Individuals), estime qu’ «on ne peut en effet par exclure que les intéressés suivent leur argent et passent de l’offshore à l’onshore. Cela pourrait être une tendance claire. Alexandre Zeller (NDLR, CEO de HSBC Private Bank) parlait d’une avalanche de demandes de nouveaux clients sur l’arc lémanique. C’est l’un des trends auquel on pourrait assister». Cela dit, Dominique Fasel ajoute que le modèle d’affaires de la banque n’est pas véritablement touché par la problématique du secret bancaire, « dans la mesure où nous avons des clients dont les affaires sont par essence internationales et très organisées. Pour un armateur par exemple, la question du secret bancaire est bien sûr considérée dans sa décision, mais ce qui importe le plus à ses yeux, c’est la confidentialité, la solidité de la banque, une place financière stable, des conditions cadres excellentes, une relation longue durée avec des partenaires financiers. La distinction entre soustraction et évasion fiscale est pour eux anecdotique ».