Avec des stratégies similaires, rapporte la Tribune, les deux banques HSBC et Barclays se concurrencent sur le secteur du haut de gamme en France. Un marché où les clients affichent des avoirs compris entre 50.000 euros et 1,5 million d’euros chez Barclays, et entre 75.000 et 3 à 5 millions chez HSBC. A ce jeu, HSBC France distance Barclays avec 230.000 comptes de clients aisés, contre 120.000 chez son concurrent et ce, en dépit d"une arrivée beaucoup plus récente de la filiale du groupe sino-britannique dans l"Hexagone. Selon Stéphanie Patel, directeur développement produits sur le marché des particuliers chez HSBC France, cela s"explique par la prise de contrôle de « banques ayant déjà une clientèle haut de gamme comme le CCF, Banque Hervet, ou l"UBP au début des années 2000 ». Plus récemment, Barclays a intégré les activités d’ING Ferri et d’ING Private Banking en France en 2005, mais l’impact a été moindre. Malgré la crise, HSBC France a maintenu son objectif d’atteindre un total de 275.000 comptes Premier en 2010, soit 4,5 % de part de marché dans l’Hexagone. Pour séduire de nouveaux clients, elle compte sur une centaine d’espaces Premier situés dans les grandes agences HSBC et sur des centres Premier, totalement dédiés aux clients aisés. De son coté, Barclays a créé les clubs « Barclays Premier » permettant d"accueillir les clients dans des appartements. En outre, la banque a crée des bureaux Barclays Patrimoine regroupant des conseillers financiers itinérants, qui se déplacent chez le client.
Dans une interview donnée à la Tribune, le numéro deux du Crédit Foncier s"est félicité des conditions dans lesquelles la banque a lancé un emprunt de 9,5 milliards d"euros. Actuellement 7,8 milliards d’euros ont été empruntés dont 5 milliards par émission d’obligations foncières. Le 12 mai, a expliqué le numéro deux de la banque, un milliard d’euros devait être émis avec un spread indicatif de 125 points de base. La demande excédant rapidement l’offre, 1,25 milliard ont été émis à un prix de 123 points de base. Soit un taux d’intérêt ressortant à 4,91 %. « Devant ce succès, a t’il précisé,nous avons abondé cette émission dès le lendemain pour 250 millions d’euros à un spread encore plus bas. » A noter que 80 % des titres ont été souscrits par des investisseurs institutionnels dans une optique long terme.
Selon Le Temps, citant la Berner Zeitung, UBS serait dans l’obligation existentielle de contourner les règles salariales qu’elle s’est imposée pour ne pas perdre ses meilleurs employés.
Selon Le Temps, une enquête publiée jeudi par Swisscanto et menée auprès de 272 institutions cumulant une fortune de 343 milliards de francs, indique que deux caisses sur trois sont désormais en sous-couverture. Si elles devaient cesser leurs activités aujourd’hui, elles n’arriveraient pas à verser la totalité du capital dû à leurs assurés.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, Dominique Fasel, le nouveau responsable de la région Vaud au Crédit Suisse, en charge de la clientèle des UHNWI (Ultra High Net Worth Individuals), estime qu’ «on ne peut en effet par exclure que les intéressés suivent leur argent et passent de l’offshore à l’onshore. Cela pourrait être une tendance claire. Alexandre Zeller (NDLR, CEO de HSBC Private Bank) parlait d’une avalanche de demandes de nouveaux clients sur l’arc lémanique. C’est l’un des trends auquel on pourrait assister». Cela dit, Dominique Fasel ajoute que le modèle d’affaires de la banque n’est pas véritablement touché par la problématique du secret bancaire, « dans la mesure où nous avons des clients dont les affaires sont par essence internationales et très organisées. Pour un armateur par exemple, la question du secret bancaire est bien sûr considérée dans sa décision, mais ce qui importe le plus à ses yeux, c’est la confidentialité, la solidité de la banque, une place financière stable, des conditions cadres excellentes, une relation longue durée avec des partenaires financiers. La distinction entre soustraction et évasion fiscale est pour eux anecdotique ».
En dépit de la crise, les marchés actions américains conservent la faveur des investisseurs, indique la Tribune. Bien que le S & P 500 soit redescendu au-dessous de ses niveaux de fin d’année, il conserve une prime boursière élevée (+ 25%) sur son concurrent européen qui affiche, lui, un bilan légèrement positif (+ 3%) en 2009. Parmi les raisons avancées par des spécialistes, le marché intégrerait implicitement un recul des bénéfices plus important cette année en Europe qu"aux Etats-Unis. En outre, le déficit de flexibilité des entreprises sur leur structure de coûts devrait profiter aux marchés américains qui conserveraient voire augmenteraient ainsi leur prime boursière par rapport aux Bourses européennes. D’un point de vue macroéconomique, l"action de la Fed est également jugée plus agressive pour relancer la croissance. Enfin Wall Street affiche une meilleure liquidité. Un bémol cependant : l’avance des marchés américains pourrait être mise à mal par l'évolution des taux de changes : une reprise plus forte aux États-Unis, conduirait le dollar à s’apprécier par rapport à l’euro, ce qui profiterait cette fois aux indices boursiers européens.
Initialement (lire notre dépêche du 11 mai), Credit Suisse/Tremont avait estimé, sur la base de 55 % de l'échantillon habituel, que les hedge funds ont enregistré en avril une performance moyenne de 1,29 %. Vendredi, l’estimation a été affinée, et la hausse de l’indice est ressortie en fait à 1,68 %, ce qui porte la performance des quatre premiers mois de l’année à 2,55 %. Deux stratégies seulement sont dans le rouge pour avril, dedicated short bias (- 9,57 %) et managed futures (- 3,24 %). En revanche, les stratégies marchés émergents et arbitrage de convertibles affichent des performances respectives de 5,17 % et de 4,52 % pour avril. Sur janvier-avril, le plus fort gain (12,58 %) est enregistré par les arbitrages de convertibles et la plus forte perte est accusée par le dedicated short bias avec 8,51 %.
Selon le cabinet d'études américain Preqin, rapporte la Tribune, la levée de capitaux s’est effondrée dans le monde sur les trois premiers mois de l’année. En passant de 129 milliards de dollars au quatrième trimestre 2008 à 49 milliards, la baisse est de 62 %. Ce qui remet en cause l’idée des présidents de fonds d’investissement selon laquelle le niveau des levées de fonds ne fléchissait pas en dépit de la crise. Beaucoup ont donc décidé de ne pas répondre aux nouveaux appels de fonds, et se se replient sur le marché secondaire, où se vendent les parts de fonds existants. Depuis le début de l’année, 8,7 milliards de dollars ont déjà été collectés par les fonds secondaires, dont 5,5 milliards de dollars par Goldman Sachs. A l’opposé, les vendeurs se bousculent. Outre les fonds de pension et les universités américaines, des investisseurs institutionnels comme de grandes banques - Royal Bank of Scotland ou HBOS – leur ont emboité le pas. BNP Paribas pourrait en faire de même avec la branche d’investissement dans le non-coté de Fortis.
Vendredi, la Commission européenne a autorisé l’acquisition de la Hypo Real Estate AG (HRE) par le Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin), détenu par l’Etat fédéral allemand. Elle est parvenue à la conclusion #que l’opération n’entraverait pas de manière significative l’exercice d’une concurrence effective dans l’Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci#. Il s’agit de la première nationalisation d’une banque notifiée à la Commission en application du règlement CE sur les concentrations depuis le début de la crise financière, souligne Bruxelles. En vertu des dispositions concernant les aides d’Etat, la Commission a ouvert une #enquête approfondie# sur les mesures publiques de soutien à HRE le 7 mai 2009. Cette enquête séparée demeure ouverte.
La Banque centrale européenne (BCE) veut imposer que davantage d’informations sur les titrisations (ABS) soient fournies aux agences de notations, y compris des données sur les créances individuelles qui servent de nantissement, rapporte le Financial Times. Il s’agit pour la BCE de relancer l’activité d’un marché qui est tombé en catalepsie au début de la crise du crédit en août 2007. Pour cela, il faut restaurer la confiance dans les notations. Depuis le début de cette année, il n’y a eu que onze émissions d’ABS en Europe pour 5 milliards d’euros, dont une par Porsche. Pour les sept premiers mois de 2007, il y en avait eu 241 pour 199 milliard d’euros, d’après les statistiques de Dealogic.
D’après les statistiques de la Banque d’Espagne, les particuliers ont retiré au premier trimestre 4,76 milliards d’euros de leurs comptes de dépôt bancaires, dont la rémunération a baissé, et ils ont versé 3,13 milliards sur des comptes à vue, rapporte Expansión. Ce sont les premiers retraits depuis ceux de 444 millions constatés pour septembre 2005 et, sur un plan trimestriel depuis juillet-septembre 2003 (1,08 milliard). Ces retraits ne représentent que 1,15 % des dépôts des particuliers à fin décembre. En avril, les fonds d’investissements ont en revanche enregistré des souscriptions nettes de plus d’un milliard d’euros, soit 0,7 % de leur encours, ce qui n'était plus arrivé depuis mai 2007.
Europa Press a appris auprès de sources internes du Santander que la banque a prorogé de deux mois, jusqu'à fin juin son offre d’un maximum de 300 euros à ceux de ses actionnaires qui transféreront le dépôt de leur titres d’une entité externe au groupe à une des agences de ce dernier, indique Cinco Días. Ceux qui font garder leurs titres chez le Santander bénéficient d’une exemption de commissions sur l’achat, l’administration et la conservation de titres, de même que sur le versement de dividendes, les opérations en capital et la transmission par décision judiciaire, donation ou testamentaire. De plus, la banque accorde à ses actionnaires-clients une ristourne de 40 % sur les frais de courtage. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’offre faite lundi aux actionnaires de pouvoir choisir en novembre entre un versement du dividende en espèces ou en actions.
Actuellement, les fonds d’investissement détiennent des actions de sociétés de l’Ibex pour 70 milliard d’euros, soit 17,4 % de la capitalisation totale, contre 120 milliards d’euros et 18,4 % fin 2007. Les fonds d’investissement détiennent plus de 20 % dans onze sociétés de l’indice ; les participations les plus importantes sont celles dans Gamesa (38%), Enagás (37,4%), Grifols (35,7%) et Red Eléctrica de España (28,2%), rapporte Cinco Días. D’après les données de Thomson Reuters, les dix sociétés de gestion détenant le plus d’actions espagnoles sont toutes étrangères et leur portefeuille représente 20,9 milliards d’euros ou 5,2 % de la capitalisation totale. Les trois premiers sont Capital Research (3,6 milliards), Barclays, et la Banque de Norvège. Trois nouveaux sont entrés dans le #top ten# en 2008 : Allianz, BlackRock et Southeastern (qui a détient 5 % d’ACS).
Les Sicav sont en Espagne le véhicule d’investissement privilégié des grandes fortunes. L’intense #guerre du passif# qui a inspiré la stratégie commerciale des banques et des caisses d'épargne en 2008 a incité les grandes fortunes à profiter de la situation pour se diversifier de manière lucrative, constate Expansión. Fin décembre, les Sicav avaient investi plus de 1,15 milliard d’euros dans des dépôts bancaires, soit un peu plus de 4 % de leur encours. Et ces placements ont généré un rendement d’environ 6 %. Parmi les noms célèbres des titulaires de ces Sicav figurent Alicia Koplowitz, les familles Del Pino (Ferrovial) et Polanco (Prisa), Ram Bhavnani ou les familles Lladró et Fernández Fermoselle (ex-propriétaires de Parquesol).
Selon la Tribune, les désastreux premiers mois de 2009 et l’année 2008 pour l’américain Blackstone, 3i ou Candover en Grande-Bretagne, Eurazeo et Wendel en France met en cause les faiblesses de ces fonds cotés. L’effet de levier, la détérioration de la situation de leurs participations en largement responsables. Pour sortir de l’impasse, précise le quotidien, certains ont lancé des augmentations de capital (3i) ce que d’autres comme Wendel pourront difficilement faire. Quant à Eurazeo, sa trésorerie a été récemment amputé compte tenu des apports de garantie sur Accor (138,6 millions d’euros), dont il détient 11,4 % du capital, et sur Danone (150,4 millions d’euros, 5,26 % du capital) ont amputé sa trésorerie (182,9 millions d’euros au 11 mai).
Selon Hedge Week, l’indice composite des hedge funds Eurekahedge affiche pour le mois d’avril une progression de 3,2%. Depuis le début de l’année, les hedge funds enregistrent un gain de 4,1% alors que l’indice S&P 500 marque un repli de 3,4% malgré la récente reprise. Les rachats nets ont totalisé 8,6 milliards de dollars durant le mois sous revue.
Selon la Tribune, les désastreux premiers mois de 2009 et l’année 2008 pour l’américain Blackstone, 3i ou Candover en Grande-Bretagne, Eurazeo et Wendel en France mettent en évidence les faiblesses de ces fonds cotés. Principaux responsables : L’effet de levier et la détérioration de la situation de leurs participations. Pour sortir de l’impasse, précise le quotidien, certains ont lancé des augmentations de capital (3i) ce que d’autres comme Wendel pourront difficilement faire. Quant à Eurazeo, sa trésorerie a été récemment amputée compte tenu des apports de garantie sur Accor (138,6 millions d’euros), dont le fonds détient 11,4 % du capital, et sur Danone (150,4 millions d’euros, 5,26 % du capital).
Les hedge funds paye la crise au prix fort, rapporte la Tribune. Près de mille hedge d’entre eux ont été liquidés dans le monde. Après une bonne année 2007 durant laquelle les encours se sont élevés de 400 milliards de dollars (en hausse de 25%), 2008 a rimé avec forte aversion au rique. Les 400 milliards ont ainsi fondu. L’industrie des hedge funds a été, il est vrai, considéré comme « fauteur de troubles » en lien avec la crise du subprime. Même si l'évidence s’est imposée note la Tribune - les hedge n'étaient pour rien dans le trou noir de l'économie mondiale - ils sont enregistré de surcroît une violente décollecte à laquelle s’est ajoutée la baisse des indices boursiers. Depuis avril, les chiffres de la collecte semblent cependant se retourner même si l’industrie des hedge funds sait qu’elle n'échappera pas à un durcissement de sa réglementation. Un projet de directive a été présenté le 29 avril que la profession juge globalement inappropriée..
Pour pallier en partie la chute des bonus de leurs banquiers, des établissements comme Bank of America, qui n’a pas versé de bonus l’an passé, a augmenté de 70 % la partie fixe de ses meilleurs banquiers, indique la Tribune. Le quotidien précise que des seniors payés 170.000 dollars par an se retrouvent désormais avec un salaire fixe de 300.000 dollars. Le mouvement est analogue chez UBS qui souhaite ainsi garder ses meilleurs éléments. D’autres établissements pourraient en faire de même à l’image de Citigroup. Il est vrai qu’en ayant été bénéficiaires d’aides publiques massives, les bonus y seront interdits pendant au moins les deux prochaines années. Principaux bénéficiaires : les séniors et dans uen moiondre mesure, les jeunes les plus prometteurs. Ce mouvement ne semble concerner que les banques anglo-saxonnes. Leurs homologues françaises devraient continuer à verser des bonus, toutefois très réduits, et n’envisageraient pas d’augmenter les salaires fixes. Cela étant, la hausse des salaires fixes est devenue monnaie courante lors des recrutements.
Selon Jörg Sittmann, directeur général de Kas Investment Services, seules 30-35 banques dépositaires sur 50 survivront sur le marché allemand, voire 25, si la crise se prolonge, rapporte le Handelsblatt. Parmi les établissements qui vont profiter de la concentration, il y aura certainement State Street, JP Morgan, Bank of New York Mellon, BNP Paribas, révèle un sondage de la publication spécialisée dpn. En revanche, on s’attend que la BayernLB et la HSH Nordbank jettent l'éponge. Ce pourrait aussi être le cas, à plus lointaine échéance, pour la Commerzbank ainsi que pour BHF Asset Servicing (groupe Sal. Oppenheim).