Dans un entretien à L’Agefi suisse, Dominique Fasel, le nouveau responsable de la région Vaud au Crédit Suisse, en charge de la clientèle des UHNWI (Ultra High Net Worth Individuals), estime qu’ «on ne peut en effet par exclure que les intéressés suivent leur argent et passent de l’offshore à l’onshore. Cela pourrait être une tendance claire. Alexandre Zeller (NDLR, CEO de HSBC Private Bank) parlait d’une avalanche de demandes de nouveaux clients sur l’arc lémanique. C’est l’un des trends auquel on pourrait assister». Cela dit, Dominique Fasel ajoute que le modèle d’affaires de la banque n’est pas véritablement touché par la problématique du secret bancaire, « dans la mesure où nous avons des clients dont les affaires sont par essence internationales et très organisées. Pour un armateur par exemple, la question du secret bancaire est bien sûr considérée dans sa décision, mais ce qui importe le plus à ses yeux, c’est la confidentialité, la solidité de la banque, une place financière stable, des conditions cadres excellentes, une relation longue durée avec des partenaires financiers. La distinction entre soustraction et évasion fiscale est pour eux anecdotique ».
Vendredi, la Commission européenne a autorisé l’acquisition de la Hypo Real Estate AG (HRE) par le Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin), détenu par l’Etat fédéral allemand. Elle est parvenue à la conclusion #que l’opération n’entraverait pas de manière significative l’exercice d’une concurrence effective dans l’Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci#. Il s’agit de la première nationalisation d’une banque notifiée à la Commission en application du règlement CE sur les concentrations depuis le début de la crise financière, souligne Bruxelles. En vertu des dispositions concernant les aides d’Etat, la Commission a ouvert une #enquête approfondie# sur les mesures publiques de soutien à HRE le 7 mai 2009. Cette enquête séparée demeure ouverte.
La Banque centrale européenne (BCE) veut imposer que davantage d’informations sur les titrisations (ABS) soient fournies aux agences de notations, y compris des données sur les créances individuelles qui servent de nantissement, rapporte le Financial Times. Il s’agit pour la BCE de relancer l’activité d’un marché qui est tombé en catalepsie au début de la crise du crédit en août 2007. Pour cela, il faut restaurer la confiance dans les notations. Depuis le début de cette année, il n’y a eu que onze émissions d’ABS en Europe pour 5 milliards d’euros, dont une par Porsche. Pour les sept premiers mois de 2007, il y en avait eu 241 pour 199 milliard d’euros, d’après les statistiques de Dealogic.
D’après les statistiques de la Banque d’Espagne, les particuliers ont retiré au premier trimestre 4,76 milliards d’euros de leurs comptes de dépôt bancaires, dont la rémunération a baissé, et ils ont versé 3,13 milliards sur des comptes à vue, rapporte Expansión. Ce sont les premiers retraits depuis ceux de 444 millions constatés pour septembre 2005 et, sur un plan trimestriel depuis juillet-septembre 2003 (1,08 milliard). Ces retraits ne représentent que 1,15 % des dépôts des particuliers à fin décembre. En avril, les fonds d’investissements ont en revanche enregistré des souscriptions nettes de plus d’un milliard d’euros, soit 0,7 % de leur encours, ce qui n'était plus arrivé depuis mai 2007.
Europa Press a appris auprès de sources internes du Santander que la banque a prorogé de deux mois, jusqu'à fin juin son offre d’un maximum de 300 euros à ceux de ses actionnaires qui transféreront le dépôt de leur titres d’une entité externe au groupe à une des agences de ce dernier, indique Cinco Días. Ceux qui font garder leurs titres chez le Santander bénéficient d’une exemption de commissions sur l’achat, l’administration et la conservation de titres, de même que sur le versement de dividendes, les opérations en capital et la transmission par décision judiciaire, donation ou testamentaire. De plus, la banque accorde à ses actionnaires-clients une ristourne de 40 % sur les frais de courtage. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’offre faite lundi aux actionnaires de pouvoir choisir en novembre entre un versement du dividende en espèces ou en actions.
Actuellement, les fonds d’investissement détiennent des actions de sociétés de l’Ibex pour 70 milliard d’euros, soit 17,4 % de la capitalisation totale, contre 120 milliards d’euros et 18,4 % fin 2007. Les fonds d’investissement détiennent plus de 20 % dans onze sociétés de l’indice ; les participations les plus importantes sont celles dans Gamesa (38%), Enagás (37,4%), Grifols (35,7%) et Red Eléctrica de España (28,2%), rapporte Cinco Días. D’après les données de Thomson Reuters, les dix sociétés de gestion détenant le plus d’actions espagnoles sont toutes étrangères et leur portefeuille représente 20,9 milliards d’euros ou 5,2 % de la capitalisation totale. Les trois premiers sont Capital Research (3,6 milliards), Barclays, et la Banque de Norvège. Trois nouveaux sont entrés dans le #top ten# en 2008 : Allianz, BlackRock et Southeastern (qui a détient 5 % d’ACS).
Les Sicav sont en Espagne le véhicule d’investissement privilégié des grandes fortunes. L’intense #guerre du passif# qui a inspiré la stratégie commerciale des banques et des caisses d'épargne en 2008 a incité les grandes fortunes à profiter de la situation pour se diversifier de manière lucrative, constate Expansión. Fin décembre, les Sicav avaient investi plus de 1,15 milliard d’euros dans des dépôts bancaires, soit un peu plus de 4 % de leur encours. Et ces placements ont généré un rendement d’environ 6 %. Parmi les noms célèbres des titulaires de ces Sicav figurent Alicia Koplowitz, les familles Del Pino (Ferrovial) et Polanco (Prisa), Ram Bhavnani ou les familles Lladró et Fernández Fermoselle (ex-propriétaires de Parquesol).
Selon L’Echo, le brasseur AB InBev a annoncé vendredi l'émission d’obligations à 5 ans pour un montant total de 600 millions de francs suisses, soit quelque 400 millions d’euros. Ces obligations offriront un rendement brut de 4,5% et seront livrées le 11 juin 2009. La semaine dernière, le groupe avait déjà annoncé une émission obligataire de 3 milliards de dollars.
British Telecom (BT Group) a déclaré jeudi des pertes avant impôt de 1,28 milliard pour le trimestre au 31 mars et de 134 millions pour l’ensemble de l’exercice. En données ajustées, cependant, le bénéfice avaznt impôt a chuté de 40 % à 429 millions pour le T4 et de 21 % à 2,08 milliard pour la totalité de 2008-2009. Le groupe précise aussi qu’au 31 mars, la position nette retraites IAS 19 était déficitaire de 2,9 milliards de livres nets d’impôt ou de 4 milliards avant impôt. Avec un encours de 29,3 milliards de livres contre 37,3 milliards un an plus tôt. La ligne IAS 19 est calculée en fonction d’un taux de 6,85 % pour les obligations notées AA et d’un taux d’inflation de 2,9 %. BT ajoute qu’il s’attend à une charge financière nette de 275 millions de livres liée au fonds de pension à prestations définies pour l’exercice 2009-2010, suite à la forte dépréciation des actifs. Dès lors BT a passé avec l’administrateur du BT pension Scheme un accord selon lequel le groupe fournira une contribution à la couverture des déficits de 525 millions de livres en numéraire par an pendant les trois prochaines années. Cet accord a été approuvé par le Pensions Regulator.
Lamco, abréviation de Legacy Asset Management Co : c’est le nom de code actuel que, huit mois après sa faillite, Lehman Brothers Holdings a donné à la division pour laquelle il veut faire un spin-off. Elle sera proposée à des investisseurs qui parient sur une plus-value lorsque l'économie se ressaisira, indique The Wall Street Journal. Lamco se compose de trois divisions : immobilier, banque (crédits à la consommation et crédits de banque commerciale) et private equity. Les actifs sont estimés à une juste valeur de 45 milliards de dollars, ce qui représente une baisse de moitié par rapport à septembre. A des prix non #distressed#, ces actifs sont évalués par Lehman à environ 400 milliards de dollars.
Selon le New York Times, rapporte le Monde, douze milliards de dollars environ ont été retirés des comptes de la société Madoff en 2008. La moitié de cette somme a été récupérée au cours des trois mois précédent l"arrestation de Bernard Madoff en novembre 2008, accusé d"une fraude supérieure à 45 milliards d"euros.
Pour avril, l’association suédoise des sociétés de fonds Fondsbolagens Förening fait état de souscription nettes de 7,5 milliards de couronnes, contre 6 milliards pour mars. Les rentrées nettes ont ainsi totalisé 19,7 milliards de couronnes depuis le début de l’année contre 12,2 milliards pour le premier trimestre. Avril aura ainsi été le cinquième mois consécutif de souscriptions nettes. Grâce à la reprise des marchés d’actions, les fonds d’actions ont drainé 11,7 milliards de couronnes contre 6,4 milliards pour mars, ce qui porte le total du premier quadrimestre à 22 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés ont collecté 4 milliards de couronnes en avril et 5,1 milliards pour janvier-avril, mais les fonds obligataires et les monétaires ont accusé des remboursements nets respectifs de 0,9 milliard et 7,2 milliards de couronnes pour avril et de 1,2 milliard/6,6 milliards pour les quatre premiers mois de l’année.
Dans sa dernière étude «Vision», State Street estime que le total des actifs gérés par les institutions financières islamiques dépasse désormais 600 milliards de dollars. " Les principes de la finance islamique ? faible levier, transparence et absence de spéculation ? en font une option d’investissement attrayante quel que soit l’environnement du marché, et plus particulièrement dans le contexte actuel», souligne Rod Ringrow, senior vice president de State Street à Doha, Qatar. State Street rappelle que le marché de la finance islamique se développe au rythme de près de 20 % par an depuis 2003.
Standard & Poor’s estime que le système bancaire suisse dispose d’atouts multiples pour résister à la crise, entre autres une économie locale vigoureuse et une clientèle très riche et très fidèle en gestion de fortune. Dans une étude consacrée à l’analyse des risques dans l’industrie bancaire suisse (Bank Industry Risk Analysis : Robust Swiss Banking System Set TO Stand Comparatively Firm Against Economic Turbulence), l’agence relève toutefois que les banques suisses sont aussi confrontées à un certain nombre de défis, notamment leur exposition aux marchés financiers internationaux, qui représentent un risque systémique, et les problèmes de réputation qui affectent leurs activités de gestion de fortune et qui les ont contraintes à lever au moins partiellement leur secret bancaire et à adopter les standards de l’OCDE en matière d'échange d’informations. «Bien qu’il soit trop tôt pour évaluer les implications de ces développements sur l’industrie bancaire suisse, nous estimons que le terrain de jeu pourrait être le même pour tout le monde à moyen terme car d’autres centres offshore ont donné leur accord pour mettre en ?uvre les standards de l’OCDE», indique Standard & Poor’s.
Selon Les Echos, la crise financière a encore pesé à hauteur de 419 millions d’euros au premier trimestre mais le groupe franco belge a dégagé un bénéfice net part du groupe de 251 millions d’euros, soit trois fois plus que le montant espéré par les analystes. La situation de la liquidité s’est en outre améliorée grâce à la garantie des Etats. Dans un entretien au quotidien, l"administrateur délégué de Dexia,Pierre Mariani, explique que la banque franco-belge a maintenant l’occasion de démontrer à la Commission européenne que son modèle est soutenable à moyen terme.
Selon L"Echo, la famille Rowland, basée à Londres, et son fonds d’investissement Blackfish Capital ont été choisis en vue d’une reprise de la filiale luxembourgeoise de la banque islandaise Kaupthing. L’offre de la famille Rowland doit en principe être transmise d’ici la fin du mois au groupe de banques créancières de Kaupthing Luxembourg, pour approbation.
Selon les Echos, le groupe Accor ne suivra pas l’augmentation de capital lancée par le Club Méditerranée, a déclaré Gilles Pélisson, P-DG du groupe hôtelier lors de l’assemblée générale de ses actionnaires. Accor possède 6% du capital du groupe de loisirs, qui a annoncé le 6 mai dernier une augmentation de capital et une émission d’Oranes de 102 millions d’euros. " Nous allons nous laisser diluer et ensuite nous sommes disposés à vendre nos actions au plus offrant», a indiqué Gilles Pélisson, le P-DG du groupe hôtelier.
Laura Pendergest-Holst, CIO des sociétés du milliardaire R. Allen Stanford a été mardi le premier dirigeant de la nébuleuse à être inculpée dans l’affaire de cavalerie (Ponzi scheme). Elle est accusée d’obstruction à une enquête de la SEC sur le Stanford Financial Group et d’obstruction à l’enquête fédérale. Chacun de ces chefs d’accusation l’expose à 5 ans de prison et à 250.000 dollars d’amende, rapporte The Wall Street Journal. Mais elle demeure libre sur une caution de 300.000 dollars.
Le groupe chimique Huntsman Corporation reproche à la Deutsche Bank et au Credit Suisse d’avoir fait échouer l’acquisition de la société par une filiale d’Apollo Management, opération qui avait été mise sur pied par les dirigeants de Huntsman, en fournissant des données erronées. Dès lors, Huntsman réclame des milliards de dollars de dommages et intérêts aux deux banques à cause de l'échec de l’offre d’Hexion et de la transaction avec Lyondell. La première audience doit avoir lieu le 8 juin.
Selon les statistiques du Pension Protection Fund (PPF 7800 Index), le déficit cumulé des quelque 7.400 fonds de pension britanniques à prestations définies ressortait fin avril à 188,5 milliards de livres contre 242 milliards un mois plus tôt. Toutefois, à fin avril 2008, le solde était encore positif de 27,1 milliards de livres. Quant au déficit de l’ensemble des fonds, il devrait avoir chuté à 204,8 milliards de livres contre 253,1 milliards fin mars et 55,9 milliards un an auparavant. Le PPF précise que l’excédent total des fonds excédentaires s’est accru à 16,4 milliards fin avril contre 11,1 milliards un mois plus tôt. Il ressortait toutefois à 83 milliards au 30 avril 2008.