Sauver la Hongrie, rapporte le quotidien Le Temps, tel est l’engagement ris mercredi par les plus grandes banques occidentales, soumises à une forte pression du Fonds monétaire international (FMI) et de la Commission européenne. L’objectif est d’ éviter un nouveau krach financier en Europe de l’Est, après celui de l’Islande en octobre 2008. Les banques autrichiennes Erste et Raiffeisen, leurs homologues italiennes (Intesa Sanpaolo et UniCredit) et allemande (Bayerische Landesbank), qui possèdent presque la totalité des grands établissements financiers hongrois, doivent recapitaliser leurs filiales, pour juguler l’hémorragie des investissements étrangers et l’affaiblissement croissant du forint (HUF), la monnaie nationale. L’aggravation de la situation sur le marché du travail, la volatilité du forint et le déclin possible des prix de l’immobilier, sont autant de paramètres inquiétants. Dans ce contexte, l’agence londonienne Moody’s a revu mardi à la baisse les notes de huit établissements hongrois. En dépit de l’arrivée d’un gouvernement d’experts le mois dernier, ce qui a rassuré les investisseurs, la récession devrait néanmoins atteindre 6,7% du PIB en 2009, tandis que les déficits publics ont été revus à 3,9% au lieu des 2,9% estimés, après l’aval de Bruxelles et du FMI.