Dans un entretien au quotidien L’Echo, Carol Sirou, présidente de Standard & Poor’s pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient francophone, revient sur les changements que doivent opérer les agences de notation. «Nous réexaminons nos méthodologies en permanence et avons déjà procédé à un certain nombre d’affinements. Il faut que la sévérité de telles crises soit incorporée dans nos modèles. D’autre part, il est important que les investisseurs et tous les intervenants de marchés aillent au-delà des simples notes et comprennent mieux comment elles sont élaborées et les circonstances dans lesquelles elles peuvent être modifiées», souligne-t-elle.
Les entreprises qui ont recours aujourd’hui au marché de l’emprunt obligataire sont de plus en plus nombreuses et issues d’horizon variés, indique la Tribune. Outre les souverains, il faut compter avec des sociétés gouvernementales et, désormais, de grandes entreprises. Résultat, fin mai, ces émissions étaient déjà en hausse de plus de 61 % par rapport à l’an dernier. « Il est vrai que l’on assiste a un vrai rattrapage, résume un spécialiste de Western Asset, filiale de Legg Mason cité par la Tribune, compte tenu des meilleures conditions de financement ». Il est en effet moins onéreux d’emprunter sur le marché aujourd’hui qu’il ne l'était fin 2008. En outre, les primes de risque se sont nettement réduites. A titre d’exemple, elle a chuté de 407 points de base depuis janvier en Russie. Grâce aux aides et prêts bilatéraux accordés par le Japon et la Chine, c’est en Indonésie où la baisse de cette prime de risque a été l’une des plus fortes (336 points de base). Résultat, les rendements d’une obligation à 5 ans émise par Djakarta ont baissé depuis janvier de 11,5 % à 6,5 %.
Le premier site Internet offrant exclusivement des ETF en Suède a vu le jour cette semaine, relate Citywire. La plate-forme, appelée ETF Sverige, et montée en coopération avec Etrade, proposera aux investisseurs suédois environ 1.100 ETF.
Si Barclays a été une bonne affaire pour International Petroleum Investment Corp, ce n’est pas le cas pour Temasek. La société de Singapour a vendu sa participation dans la banque britannique cette année, avec une perte estimée à 500 millions de livres, rapporte le Financial Times.
Plus de 700 millions de livres sterling, ce sont les gains réalisés par le hedge fund du milliardaire John Paulson en vendant des actions de banques britanniques à découvert l’année dernière, rappelle la Tribune.
La filiale française du danois Saxo Bank, Saxo Banque, a annoncé mercredi le lancement de ses premiers CFD (contracts for difference) sur matières premières qui donneront aux investisseurs un accès aisé aux marchés de l'énergie, des métaux précieux et industriels ainsi que des produits agricoles et notamment des céréales.Vingt CFD sur matières premières seront disponibles sur toutes les plates-formes de négociation Saxo Banque en 2009.
L’indice de référence pour les investissements sur les marchés de matières premières, le S&P GSCI, a enregistré au mois de mai son gain le plus élevé depuis l’invasion du Koweit par l’armée irakienne en septembre 1990. L’indice a progressé de 19,7% en mai, à comparer à un gain de 22,94% en septembre 1990.Depuis le début de l’année, le S&P GSCI a dégagé un rendement de 5,95%, grâce notamment à l'énergie dont l’indice S&P marque une progression de 25,44 % sur le mois et de 4,38 % depuis le début de l’année.
Dow Jones Indexes et la Fédération euro-asiatique des Bourses (FEAS) lanceront vendredi 5 juin e trois indices régionaux Dow Jones FEAS, un composite et deux sous-indices régionaux qui sont destinés à servir de sous-jacent à des produits indiciels comme des fonds ou à des produits structurés.L’indice Dow Jones GEAS composite comprend des actions cotées sur les Bourses de 10 des 32 pays de la FEAS : Abou Dhabi, Jordanie, Bahrain, Serbie, Bulgarie, Turquie, Pakistan, Macédoine, Oman et Croatie. Il se complète d’un Dow Jones FEAS Middle East/Caucasus, avec des actions cotées à Abou Dhabi, en Jordanie; à Bahrain et à Oman. L’indice FEAS South East Europe mesure pour sa part la performance des actions cotées sur les places bulgare, croate, macédonienne, serbe et turque.
Au 30 avril, l’encours mondial des ETF ressortait selon Barclays Global Investors (BGI) à 706,87 milliards de dollars contre 633,55 milliards au 31 mars et 710,67 milliards fin décembre. Le nombre de fonds a augmenté à 1.677 unités contre 1.635 à fin mars, des produits de 90 émetteurs (contre 87) qui sont cotés 3.009 fois (contre 2.857) sur 43 Bourses. Depuis le début de l’année, 109 ETF ont été lancés, tandis que 27 étaient retirés de la cote.D’autre part, selon Strategic Insight, les fonds en général ont enregistré au premier trimestre 2009 des remboursements nets de 6 milliards de dollars pendant que les ETF affichaient des souscriptions nettes de 7,7 milliards.Enfin, BGI indique qu’il existe actuellement des projets de lancement pour 756 ETF.Les principaux émetteurs à fin avril étaient iShares (BGI), avec 381 ETF et un encours de 336,17 milliards de dollars, ce qui représente une part de marché de 47,6 %. Les deux suivants étaient State Street Global Advisors (SSgA), avec 104 fonds et 110,14 milliards de dollars (15,6 % de part de marché), et Vanguard, avec 39 produits et 51,04 milliards de dollars (7,2 %).
La faiblesse du dollar et la forte demande chinoise pour les matières premières ainsi que les signes d’amélioration dans les autres économies tirent les prix du pétrole et des métaux rapporte la Tribune. La Russie en profite, selon Chris Weafer, stratège à Moscou à la banque d’investissement UralSib. Résultat, la semaine dernière, les deux Bourses russes (RTS coté en dollars et Micex en roubles) ont respectivement gagné 7,3 % et 6,6 % contre 3,6 % pour le MSCI Emerging Markets. De facto, les fonds internationaux orientés vers la Russie ont gonflé d’un demi-milliard de dollars au cours des onze dernières semaines, un afflux d’argent étranger qui a permis aux deux index russes Micex et surtout RTS d’afficher les meilleures performances mondiales de cette année. Lundi, les deux indices ont bondi de plus de 7 % avec comme locomotive le géant bancaire russe Sberbank, dont le titre s’est envolé de 17,6 %. Reste que nombre d’analystes, rapporte le quotidien, évoquent le spectre d’une nouvelle correction du baril du pétrole, avec comme corrélation automatique une correction sur les valeurs russes. En outre, les statistiques macroéconomiques relatives à la Russie empirent de semaine en semaine (croissance, chômage, inflation) et les prévisions du FMI vont dans le même sens.
Selon la Tribune, les émissions en titres de capital en Asie ont atteint 17,3 milliards de dollars en mai selon le cabinet Dealogic, soit un plus haut depuis près d’un an et près du double du mois précédent (8,8 milliards). C’est la taille des opérations qui retient l’attention puisque, en nombre de sociétés concernées, on est passé de 130 à 180 sociétés en un mois. La reprise des appels au marché, note la Tribune, a été facilitée par le retour des investisseurs sur les places émergentes, notamment en Inde et en Chine qui profitent de la théorie du découplage. Selon cette dernière, ces pays souffriront moins de la crise que les grandes économies occidentales. Les fusions et acquisitions dans la zone asiatique devraient aussi profiter de ces augmentations de capital en hausse. Des opérations également soutenues par les grands groupes japonais qui se restructurent face à la crise.
La Tribune rapporte que le fonds souverain d’Abu Dhabi Ipic, représentant les intérêts de Sheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan, a vendu, hier, 11 % du capital de Barclays sur les 16,3 % qu’il détenait. En dépit d’une décote de 16 % par rapport au cours de lundi soir, la plus value atteint 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d’euros), soit 42 % du produit de cession de 3,5 milliards de livres. Les quelque 5 milliards de livres déboursé fin octobre 2008 avait permis à la banque britannique d'éviter le recours à une recapitalisation par le gouvernement et l’arrivée d’Abu Dhabi avait rassuré les marchés. Sa sortie, précise le quotidien, relance les spéculations sur le secteur bancaire en général, la santé de Barclays en particulier et le comportement d’autres grands investisseurs (le Qatar, Singapour, la Chine). La cession de la banque de son activité de gestion d’actifs (6 milliards de livres) montre que l’établissement a besoin d’argent frais avec également un début de deuxième trimestre moins bon que le précédent. De son coté, le fonds d’Abu Dhabi préfère aujourd’hui investir dans l'énergie et les matières premières et, indique la Tribune, a rappelé que « les fonds souverains sont des investisseurs financiers à la recherche de plus-values. Et non des « mécènes » des banques. »
Le 22 juin, le marché à terme germano-suisse Eurex admettra à la négociation quatre nouveaux futures sur les dividendes des sociétés faisant partie des indices SMI, Dow Jones Euro Stoxx Select Dividend 30, DivDax et Dax.. Dans un premier temps, les contrats auront des échéances annuelles échelonnées entre décembre 2009 et décembre 2013.
La Deutsche Bank a annoncé mardi que son premier Jumbo-Pfandbrief d’un milliard d’euros sur 7 ans a été sursouscrit plus de cinq fois. Il est assorti d’un coupon nominal de 3,75 % et d’un spread de 55 points de base par rapport aux midswaps. Cet emprunt est nanti par des crédits immobiliers octroyés par la Deutsche Bank.Le papier a été placé à 64 % en Allemagne, le restant étant souscrit par des investisseurs européens non-allemands. La banque précise que 49 % de l'émission sont allés à des gestionnaires d’actifs, des fonds de pension et des banques centrales.
Clearstream Banking Frankfurt (CBF), dépositaire central de titres pour le marché allemand, et Clearstream Banking Luxembourg, dépositaire central pour le Luxembourg, ont annoncé mardi qu’ils signeront le protocole d’accord (MoU) présenté par le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) et relatif à TARGET2-Securities (T2S), le nouveau service de l’Eurosystème pour le dénouement des titres.Le protocole d’accord a été présenté par la BCE le 19 mars aux dépositaires en vue de sa signature fin juin 2009. Il officialise l’engagement des dépositaires centraux pour le projet et ouvre la voie à la signature des accords de développement, de migration et d’exploitation de T2S, qui doit être opérationnel en 2013.
Le Temps revient sur la hausse de 60% des marchés boursiers émergents depuis le pic de la panique financière en octobre dernier. Selon le quotidien, même si leur croissance reste intacte, les sociétés cotées sur ces places pourraient connaître une «correction» du cours de leurs actions. Et d’après la banque Morgan Stanley à Londres, «les actions des sociétés émergentes ont été surachetées, les fonds de placement qui leur sont dédiés bénéficiant depuis trois mois d’afflux de capitaux qui leur ont amené 23 milliards de dollars», précise le Temps. Morgan Stanley rappelle d’ailleurs que la dernière fois que de tels flux avaient été enregistrés, soit en juin 2008 ou octobre 2007, «cela avait été un bon signal pour vendre».
Selon la Tribune, la forte hausse des créances douteuses – elles sont passées de 4,6 % début 2008 à 11 % au deuxième trimestre 2009 – auxquelles s’ajoutent la dévaluation du rouble et les dépréciations d’actifs pèsent lourd sur le bilan des banques russes. Pour l’agence de notation Moody’s, leur solvabilité financière n’a pas fini de se dégrader, les cérances douteuses pouvant encore doubler jusqu’à la fin de l’année. Pour l’instant, les banques ont reçu le soutien de l’Etat – 757 milliards de roubles d’aides publiques ont été injectés et 500 milliards supplémentaires devraient suivre. Cela étant, tous les établissement financiers ne sont pas logés à la même enseigne. Ceux de taille moyenne sont beaucoup moins bien lotis.
Selon StructuredRetailProducts.com, les établissements espagnols écoulaient en moyenne 2,5 milliards d’euros mensuellement auprès des investisseurs espagnols avant la faillite de Lehman. Depuis lors, le volume est tombé à 2 milliards d’euros, tandis que le nombre de produits lancés baissait à 66 contre 90 par mois, rapporte Expansión. Le volume de produits structurés est tombé de 106 milliards d’euros à 90 milliards en moins d’un an.
Au 31 mai, les actifs gérés par les fonds de valeurs mobilières distribués en Espagne se situaient à presque 162,11 milliards d’euros, soit 32 millions ou 0,02 % de plus qu'à fin avril, indique l’association Inverco des sociétés de gestion. Il s’agit de la seconde augmentation consécutive des encours après 23 mois consécutifs de baisses.Néanmoins, le secteur a encore subi des remboursements nets de presque 1,19 milliard, soit trois fois plus que l’estimation initiale pour avril. Cependant, Inverco souligne que pour les cinq premiers mois de l’année, les sorties nettes ont diminué à presque 7,18 milliards d’euros contre 22,89 milliards pour la période correspondante de 2008.Aucune des douze plus grandes sociétés de gestion d’actifs par le montant des encours n’affiche de souscriptions nettes pour mai. Les plus fortes sorties sont accusées par Santander Gestión de Activos, avec 310 millions d’euros et Gesmadrid avec 227,92 millions.
D’après Ahorro Corporación, l’avalanche d'émissions d’actions préférentielles en mai s’est traduite pour les fonds espagnols par les plus forts remboursements nets de cette année, avec 2,3 milliards d’euros, rapporte Expansión.Avec cette nouvelle hémorragie, les souscripteurs ont retiré plus de 8 milliards d’euros durant les cinq premiers mois de 2009, soit 5 % de l’encours total du secteur, neutralisant ainsi l’effet de la hausse de la Bourse qui, pourtant, attire de nouveaux investisseurs et augmente les actifs sous gestion.