L’Association suisse du private equity (SECA) a présenté jeudi un ouvrage décrivant le monde du private equity, rapporte Le Temps. «La SECA compte profiter de la tourmente financière pour se distinguer d’autres acteurs, en particulier les hedge funds, qui selon elle poursuivent un but uniquement financier», explique le quotidien genevois. En 2008, 1,6 milliard de francs a été investi en Suisse. Il y a deux ans, la somme atteignait 1,34 milliard. Cette année, Christophe Borer, représentant romand de l’association, évoque un «coup de frein», sans pouvoir le chiffrer.
Le rebond des marchés que nous connaissons actuellement est surtout dû à l’injection d’argent dans le système par les Etats et les banques centrales, estime Sandro Mauceri, de Capital Management Advisors, société de multigestion alternative qu’il va d’ailleurs bientôt quitter pour rejoindre une société de gestion privée suisse."Les Etats ont une grande peur de la déflation. Et tant qu’il n’y aura pas de signes de reprise de l'économie réelle ou de l’inflation, ils ne changeront pas leur politique. Mais lorsque l'économie ou l’inflation repartira, il faudra que les Etats soient aussi prompts à retirer les liquidités qu’ils ont été rapides à les injecter», analyse le professionnel de CMA.En attendant, aujourd’hui, les fondamentaux ne sont pas en place pour un rebond, poursuit Sandro Mauceri, pour qui l'économie réelle ne repartira pas avant fin 2010 ou 2011.Pour lui, l’obligation des Etats d’assainir leurs finances publiques constituera le prochain grand défi. Dans ce contexte, il ne sera pas étonnant qu’ils s’en prennent aux centres offshore, afin de récupérer des capitaux qui leur échappent aujourd’hui. Enfin, s’agissant de la directive sur la gestion alternative, Sandro Mauceri estime qu’elle sera très difficile à appliquer tant que l’Europe ne se dotera pas d’un organe suprême qui régule tous les marchés.
Mercredi, le marché à terme germano-suisse Eurex (Deutsche Börse et Bourse suisse) a annoncé pour juillet 2009 le lancement de quatre nouveaux futures sur des denrées agricoles : porc, porcelet (hogs et piglets) et pomme de terre (London potatoes et European processing potatoes). Le règlement se fera en numéraire.Pour la distribution et le développement de produits, Eurex a été conseillé par la Europäische Warenterminbörse Beteiligungs AG (EWB) de Hanovre. Il est prévu d'élargir la gamme de contrats de dérivés sur produits agricoles en 2010.
Philippe de Nicolay, président du conseil de surveillance de Rothschild & Cie Gestion, a démenti mercredi 27 mai 2009 une rumeur selon laquelle Sélection R, la plateforme de l’établissement à destination des conseillers en gestion de patrimoine indépendants était à vendre. « C’est une rumeur qui court depuis plusieurs années, s’est amusé Philippe de Nicolay, mais qui n’a aucun fondement. Compte tenu de l’ampleur de la crise, la rentabilité des activités de gestion sont logiquement en baisse, a-t-il ajouté. Il n’en reste pas moins que Sélection R est une activité essentielle pour notre maison, au même titre que celles à destination des investisseurs institutionnels, de la banque privée ou de la distribution. »
Arrétés au 22 mai 2009, les performances moyennes des fonds « actions » depuis le début de l’année, communiqués par Europerformance-SIX Telekurs, mettent en évidence des parcours résolument différents selon les tailles des capitalisations, les catégories et… les produits ! Ainsi, sur l’Europe, ce sont les fonds investis sur les petites et moyennes valeurs qui ont tiré le mieux leur épingle du jeu sur les cinq premiers mois de l’année. Surtout les fonds investis sur des petites et moyennes valeurs du vieux Continent, en progression de 15,86 %, tandis que les fonds investis sur les petites valeurs françaises ont affiché une hausse moyenne de 9,96%. Dans tous les cas, c’est nettement mieux que les fonds essentiellement composés de grandes capitalisations. Sur l’Europe, ces fonds ont progressé de 5,97 % et, sur la France, de 2,92 %. Les performances des meilleurs fonds dans leur catégorie viennent cependant brouiller les cartes. Ainsi, Sextant PEA classé dans la catégorie Europe-général a progressé de 33,61 % depuis le début de l’année, tandis que RP Sélection Alternext composé de petites et moyennes capitalisations européennes affichent la meilleure performance de la catégorie avec un gain de 25,86 %.
Le risque n’a toujours pas les faveurs des épargnants… C’est ce qu’il ressort de l’enquête Natixis Epargne Financière réalisée par TNS Sofres entre le 16 et le 21 mars 2009 auprès d’un échantillon représentatif de mille personnes détenant plus de 5 000 euros de placements financiers. Ainsi, 66 % des personnes interrogées préfèrent placer toute leur épargne sur des placements sûrs. Plus il s’agit de « petits » épargnants, plus l’aversion au risque est grande. Avec moins de 35 000 euros, ils sont jusqu’à 75 % à souhaiter placer toute leur épargne sur des produits sans risques. Outre la sécurité jugée prioritaire pour 65 % des sondés, les critères de sélection des placements les plus importants sont la liquidité pour 46 % des personnes interrogées, le besoin de simplicité et la facilité de compréhension du produit d’épargne (44 %), et les frais (41 %). En marge de ces données, l’enquête note que 63 % des épargnants souhaitent être mieux formés pour choisir et gérer leurs placements financiers – surtout les plus jeunes et les plus modestes où la proportion monte à 72 %. Les besoins sont réels comme le démontrent l’amalgame faits par les épargnants entre les produits actions - jugés risqués de façon unanime - et les sicav, quelle que soient leurs catégories. De fait, 65 % des épargnants jugent risqués les sicav monétaires... On notera que les contrats d’assurance vie multisupports, les obligations et les fonds à capital garanti sont placés à un niveau de risques moindre par les personnes interrogées. A propos des fonds garantis, 32 % les considèrent comme risqués alors qu’une proportion équivalente les juge bien adaptés pour s’intéresser aux placements liés à la Bourse, compte tenu de leurs risques limités ou maitrisés. Selon les enquêteurs, cette caractéristique est à mettre en rapport avec le sentiment d’opportunités boursières actuelles exprimé par trois épargnants sur dix. Enfin, les épargnants considèrent que les établissements financiers sont les mieux armés avec la presse pour les former et leur permettre de bien choisir et gérer leurs placements financiers. Le conseiller financier reste donc un interlocuteur-clé. 75 % des personnes interrogées se disent satisfaites de la bonne prise en compte de leur profil d’épargnant par ce dernier. Reste qu’en matière de pédagogie et d’information, il existe encore une marge de progression. Sur les frais par exemple, les perspectives de gains et les risques des placements, on compte respectivement 64 %, 63 % et 59 % de satisfaits.
Les émissions obligataires auprès des particuliers font manifestement des émules, rapporte la Tribune qui note qu’après EDF, Suez Environnement réfléchit à ce type d’opération. Si l’émission de l’électricien doit atteindre 1 milliard d’euros d’obligations, à un taux de 4,5 % sur cinq ans, elle s’élèverait à 250 millions d’euros pour Suez Environnement. A cela devrait s’ajouter d’autres émissions, notamment chez Pernod-Ricard qui entend lever « au minimum 500 millions d’euros » sur le marché de la dette.
Les entreprises inondent le marché obligataire. Depuis le début de l’année, il a été émis chaque jour boursable des obligations d’entreprise investment grade en euros pour un montant moyen de 1,7 milliard d’euros. De ce fait, souligne la Börsen-Zeitungt, 2009 a déjà battu 2003 comme deuxième année des plus fortes émissions, et le record de 2001, avec un peu plus de 200 milliards d’euros, n’est plus qu'à 32 milliards de distance. Suki Mann, head of credit strategy chez Société Générale à Londres, table sur 250 milliards d’euros.
Selon les chiffres de la Société Générale cités par L’Echo, plus de 168 milliards d’euros d’emprunts ont été émis par les secteurs non financiers depuis janvier. Aussitôt émise sur le marché primaire, l’obligation s'écoule avec une rapidité sans précédent, constate le quotidien. «Lafarge et Saint-Gobain ont vu leurs emprunts émis sur le marché partir en 5 à 10 minutes», indique Peter De Coensel, responsable de la gestion des obligations d’entreprises chez Petercam. Derrière cet engouement se cache surtout l’appétit des investisseurs institutionnels pour ce type de placements, ajoute L’Echo.
Le régulateur britannique ayant donné son accord, indique la Tribune, c’est le 27 juillet prochain que Nyse Euronext lancera sa chambre de compensation Nyse Liffe Clearing pour les activités dérivés du groupe à Londres.
D’après le magazine autrichien Profil, le Parquet de Luxembourg a été saisi à la mi-janvier d’une plainte pour blanchiment d’argent à l’encontre de Herald Asset management Ltd (îles Caïmans), proche de Sonja Kohn, fondatrice de Bank Medici. Il est reproché à Herald, qui gérait un des fonds Madoff, d’avoir effectué en deux tranches des transferts de 11 millions d’euros à un cabinet d’avocats situé à Gibraltar, la bénéficiaire étant Sonja Kohn elle-même.
Vie Plus, la filière de Suravenir (groupe Crédit Mutuel Arkéa), dédiée aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants, vient de signer pour 2009 une «Charte departenariat privilégié actif «avec treize sociétés de gestion : adequity, Amiral Gestion, DNCA Finance, Invesco Asset Management, Keren Finance, La Financière de l’Echiquier, La Française des Placements, Lazard Frères Gestion, Neuflize OBC Asset Management, OFI Asset Management, Rivoli Fund Management, Rothschild & Cie Gestion et Rouvier Associés. Cette charte prévoit la réalisation de réunions financières, de « road shows » et de formations validantes auprès des CGPI.
Selon la Tribune, la crise de liquidité qui a agité les marchés en début d’année et les incertitudes économiques conduisent les groupes aux bilans fragiles à se refinancer. Tous n’ayant pas la capacité de faire appel au marché obligataire, ce sont les actionnaires qui sont mis à contribution. «De façon générale, les sociétés dont les échéances de refinancement représentent 3,5 fois l’Ebitda ou plus, comme Saint Gobain ou Danone, vont avoir à un moment donné besoin de procéder à des augmentations de capital», y explique Arielle Levi, gérante senior actions européennes chez CRR Actions, tandis que d’autres comme Carlsberg ou Inbev ont opté pour une cession d’actifs. Même stratégie pour Veolia qui ne devrait donc pas solliciter ses actionnaires. Pour le reste, la Tribune précise que des secteurs très précis sont visés. Des sociétés immobilières britanniques devraient procéder à des augmentations de capital, comme Hammerson, British Land ou Land Securities. Outre-Manche, le secteur des pubs est également très endetté. Enfin, dans le secteur bancaire, outre les banques espagnoles, des établissements anglo-saxons très exposés au marché américain des cartes de crédit ou de l’immobilier, à l’image d’un Barclays, pourraient également faire appel au marché. Du coté des entreprises françaises, des augmentation de capital seront prévisibles l’an prochain dans le secteur automobile si celui-ci ne se redresse pas prédisent certains spécialistes. D’ici à la mi-juillet, on table sur des levées de capitaux de l’ordre de cinquante milliards d’euros pour les entreprises européennes.
Renversement de tendance au premier trimestre 2009. Selon les statistiques communiquées par l’association européenne de la gestion d’actifs (Efama), les fonds Ucits ont enregistré une collecte nette de 22 milliards d’euros au premier trimestre, après six trimestres consécutifs de décollecte dans le sillage des premières turbulences de la crise financière à l’été 2007. Les retraits avaient atteint 140 milliards d’euros au quatrième trimestre 2008.Les sorties nettes des fonds actions et obligations se sont nettement ralenties entre janvier et mars alors que les fonds monétaires engrangeaient une forte collecte nette. Les turbulences intervenues en février et mars ont certes déstabilisé une fois de plus les investisseurs mais les sorties nettes sont restées marginales. Au niveau géographique, seuls neuf membres sur les 23 que compte l’Efama ont enregistré une hausse des ventes de Sicav sur la période. La France a bénéficié du retour des investisseurs sur les fonds monétaires. Le Royaume-Uni, un des seuls pays à avoir résisté en Europe à l’aversion au risque, a continué à voir ses ventes progresser. L’encours des fonds Ucits en Europe s’est replié de 1,4% au premier trimestre à 4.494 milliards d’euros. L’encours des fonds Ucits et non-Ucits affiche un recul de 1,4% également à 6.022 milliards d’euros.
Pas franchement optimiste, l’étude réalisée par Invesco Real Estate portant sur les marchés immobiliers européens au cours du printemps 2009 indique que seuls 23 % des 168 marchés du vieux Continent couverts devraient générer des rendements attrayants à un horizon de cinq ans. Pis, les responsables de l’étude table sur une hausse des taux et une baisse des loyers sur la plupart des marchés. D’où des pertes en capital importantes à court terme. Si l’enquête confirme donc les difficultés de ce secteur, elle insiste également sur les opportunités d’achat d’actifs de grande qualité à des prix très attrayants. En conséquence, l’attentisme auquel on devrait assister dans les mois à venir n’est pas incompatible avec des acquisitions de biens exceptionnels. Toujours selon Invesco Real Estate, il convient cependant de «se concentrer sur les actifs « core » présentant des flux de revenus sécurisés». Chaque marché en Europe affiche néanmoins des caractéristiques qui lui sont propres. Exemple : les corrections de prix les plus avancées concernent les marchés britannique et, un cran en deça, français. En revanche, elles devraient se poursuivre en 2010 en Espagne, en Irlande ou en Europe de l’Est. Quant au marché allemand, il fait figure d’exception avec une correction des prix prévue - du pic au creux - très modeste. A noter enfin qu’il existe également peu de signes de ventes à prix décotés en Scandinavie, en Allemagne et en Italie.
Selon Le Temps, les deux premiers des douze accords de double imposition que la Suisse s’est engagée à conclure d’ici à fin 2009 sont désormais paraphés. L’un concerne le Danemark, l’autre n’a pas encore été rendu public.
L’indice de confiance des investisseurs institutionnels calculé par State Street Global Markets est ressorti pour mai à 106,3 contre 103,2 en avril et 95,2 en mars. Si l’appétit pour le risque a diminué en Asie, avec un recul de 4,9 points à 93,1, il s’est accru nettement pour l’Europe (84,3 contre 76,8) et en Amérique du Nord (104,9 contre 95,3).Il faut noter que l’indice a été rebasé à 100 comme annoncé le mois dernier (lire notre dépêche du 22 avril) de sorte que toute valeur supérieure à ce niveau «neutre» indique que les investisseurs institutionnels augmentent leurs allocations dans les actifs à haut risque, tandis que toute mesure inférieure à 100 se traduira par une réduction de ces allocations.L’indice global, selon l’ancienne méthode, était ressorti pour avril à 79,6 contre 70,2 en mars.
NYSE Liffe a annoncé mardi le lancement d’une série de futures européens et américains bases sur les indices MSCI actions, rapporte le Financial Times.
Selon Javier Santiso, économiste et responsable au Centre de développement de l’OCDE à Paris, les fonds souverains tendent actuellement "à se détourner des pays développés», afin de s’orienter vers les économies émergentes, précise Le Temps. Actuellement, selon les chiffres de l’OCDE, «69 % de la fortune est investie en Amérique du Nord et en Europe». Les fonds souverains investissent désormais 7 % à 10 % de leurs fortunes dans les marchés d’actions des économies émergentes, estime Le Temps.
Dans un entretien accordé à Il Sole – 24 Ore, l’économiste Nouriel Roubini estime que la «vraie reprise» est encore lointaine. Même s’il constate quelques phénomènes positifs, comme le ralentissement de la chute, il pense que «le poids de la dette est si élevé que nous aurons encore environ deux ans de croissance très faible». Côté banques, Nouriel Roubini juge que les risques systémiques ont été dépassés : «je ne vois plus de situations de salle de réanimation. Mais la possibilité de nombreuses embolies locales».