Le patrimoine financier des ménages d’Europe occidentale a baissé en 2008 d’environ 8,5 % l’an dernier, selon les calculs d’Allianz Global Investors (AGI). Une étude de ce dernier fait ressortir que la crise économique provoque un gonflement des déficits publics et de l’endettement, ce qui accroît la nécessité de réforme des retraites. Toutefois, il y a un risque que les gouvernements relâchent leurs efforts de réforme. La crise menace de paralyser le processus de rééquilibrage entre les systèmes par capitalisation et par répartition, d’un côté parce que les gouvernements sont amenés à choisir d’autres priorités à cause de la crise économique et financière et de l’autre parce qu’ils risquent de perdre la volonté politique d’imposer de nouvelles réformes.AGI s’attend à une déformation de la structure du patrimoine des ménages d’Europe occidentale au profit des produits d’assurance et de prévoyance vieillesse. D’ici à fin 2020, la part de tels produits dans leur portefeuille pourraient augmenter d’environ 6 points de pourcentage, à 40 %. Les produits de marché de capitaux, principalement les actions et les parts de fonds d’investissement, devraient pour leur part regagner du poids dans le portefeuille des ménages après une baisse imputable à la chute des cours à la fin de cette décennie, et remonter à environ 25 % du patrimoine des ménages.
La Deutsche Börse a annoncé mardi que le britannique Capita Financial Group s’est raccordé à la Central Facily for Funds (CFF), une solution de post-marché proposée par Clearstream pour les fonds d’investissement. La CFF compte à présent 44 participants et offre l’accès à plus de 35.000 parts et classes de parts.
Selon la Tribune, en mai, la collecte du livret A et du livret de développement durable (LDD) affiche un recul de 1,6 milliard d’euros, ce qui porte la collecte totale à 22,2 milliards d’euros depuis le début de l’année. En cause la baisse de sa rémunération et des anticipations de nouvelle baisse compte tenu du recul de l’inflation.
Avox, filiale de la Deutsche Bôrse, annonce lundi qu’elle met gratuitement en ligne une partie de sa base de données vérifiées et actualisées sur plus de 200.000 entreprises sur le site http://www.wiki-data.com/. Il s’agit d’informations de base comme par exemple le nom de l’entreprise, le siège, le pays où s’exerce l’activité ainsi qu’un code d’identification Avox (AVID). L’idée est de favoriser ainsi la création d’une norme commune pour les données relatives aux entreprises. Des partenariats ont été conclus avec S&P, Markit, IDC et SWIFT.
Selon une chronique de Maurice de Boisséson d’Octo Finances citée par la Tribune, la crise est en train d’approcher des États souverains. Avec la remontée des taux, les déficits budgétaires atteignent des niveaux imprévus. Sans rentrée d’impôts, les dépenses enflent, d’où des révisions dans les plans de relance comme en Espagne qui prévoit une hausse d’impôts ou dans des pays où la crise est la plus forte, en Irlande et les pays d’Europe de l’Est, où il faut baisser les retraites et les traitements des fonctionnaires.
En dépit de la reprise des marchés d’actions, rapporte le Tribune, les investisseurs institutionnels demeurent encore frileux. Pour les inciter à revenir vers les actions, plusieurs sociétés de gestion leur proposent des fonds dans lesquels la part des investissements en actions varie entre 0 % et 100 % en fonction des anticipations des gérants.Bien évidemment, le profil des fonds varie ensuite selon les promoteurs. Le quotidien cite le cas de Dorval Finance qui mixe fonds monétaires ou titres à très court terme avec des actions sélectionnées à travers un processus de « stock picking ». De son coté, Robeco Gestions utilise un process de gestion quantitatif et réalise l’allocation du fonds à partir d’un budget de risque. Le fonds comprend deux blocs : une gestion « core » investie en produits de taux et accessoirement en gestion alternative, et une gestion satellite investie en actions. Natixis Asset Management (NAM) utilise des mandats. A partir d’ETF, un budget de risque et une allocation stratégique est déterminée avec l’investisseur institutionnel, puis en fonction des anticiptions de NAM, la part actions peut être ramenée à 0 %. Enfin, récemment, c’était au tour de Mandarine Gestion, en partenariat avec Edmond de Rothschild Asset Management (Edram), de commercialiser cette solution de gestion. Cette fois, note la Tribune, le fonds est investi à au moins 90 % en actions à travers des produits de Mandarine Gestion tandis que l’exposition aux marchés actions est confiée à Edram, via des instruments de couverture – de 0 % et 60 % de l’actif. Par ce biais, le fonds peut être également exposé aux devises ou aux instruments de taux.
Créées il y a à peine huit mois, en pleine débâcle financière, la Sfef (Société de financement de l'économie française) et la SPPE (Société de prise de participation de l'État) ont pour objectif de garantir l’accès des banques au financement au-delà d’un an et de leur permettre de renforcer significativement leurs fonds propres, rapporte la Tribune. Cependant, compte tenu de l’amélioration de la situation depuis quelques mois, les institutions financières peuvent à nouveau se financer sur les marchés et elles recommencent à faire appel à eux pour renforcer leurs fonds propres.Pourtant, la SPPE ne devrait pas disparaître tout de suite, précise le quotidien. Toutes les banques ne sont pas logées à la même enseigne et elles évaluent encore mal les conséquences de la détérioration de l’environnement économique. Côté financement, s’il fallait prendre en compte la dette de la Sfef dans le calcul de la dette publique, ce ne serait plus 13 milliards d’euros fin 2009 qui s’ajouteront à la dette publique comme en fin d’année dernière, mais au minimum 80 milliards. Un poids que l'État ne s’attendait pas à devoir porter. Une des solutions pourrait être la « privatisation » de la Sfef, précise la Tribune. Dans la formule retenue, l'État continuerait néanmoins à apporter sa garantie jusqu’au 31 décembre 2009 comme cela était prévu. Cela étant, en devenant un établissement de crédit, la Sfef devrait respecter plusieurs contraintes réglementaires. Les banques actionnaires devraient ainsi mobiliser un montant conséquent de fonds propres.
Lors de l’assemblée générale de vendredi, le président Emilio Botín a indiqué que le Santander compte réaliser cette année un bénéfice net hors exceptionnels inchangé par rapport aux 8.88 milliards de l’an dernier, rapporte Cinco Días. Au premier trimestre, 2,1 milliards d’euros ont déjà été engrangés, et une augmentation a été enregistrée au deuxième.De son côté, l’administrateur délégué Alfredo Sáenz a estimé que le taux de défaut sur les crédits se situera pour 2009 à 3,5 %, soit à un point de moins que prévu il y a six mois. Le pic des défauts sera atteint en 2010 et la décrue commencera en 2011.
Le cabinet de conseil zeb/rolfes.schierenbeck.associates (zeb/:), spécialiste du secteur des services financiers, a indiqué avoir enregistré pour l’exerice 2008 une progression de 2 % de son chiffre d’affaires à 103,2 millions d’euros. Son effectif à fin mai était de 650 personnes, grâce à l’ouverture en avril d’une succursale à Hambourg, qui emploie 44 personnes, après celle d’un bureau à Budapest en mars.Stefan Kirmße, associé-gérant, estime que le chiffre d’affaires et l’effectif resteront pour 2009 à son niveau de l’an dernier, ce qui devrait permettre à zeb/: de gagner des parts de marché. Le cabinet ne s’attend pas à une reprise de l’activité dans le secteur financier avant la fin du premier semestre 2010. Toutefois, les dirigeants de zeb/: sont convaincus que l’entreprise profitera à plein du redémarrage dès qu’il se concrétisera.
La chute générale de tous les actifs risqués en 2008 a entraîné celle des actifs des fonds de pension, rapporte la Tribune. La baisse de leur valeur en 2008 est estimée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à 5.400 milliards de dollars. La baisse des ratios de solvabilité ou des couvertures de l’actif-passif qui en découle impose aux fonds de pension de s’adapter à un environnement marqué très volatil d’un point de vue macroéconomique et financier, avec également la prise en compte de scénarios extrêmes. Bien évaluer les flux entrants et les décaissements paraît alors primordial indique le quotidien qui note que cela exige impose une meilleure gestion de l’actif et du passif.
Selon la Tribune, plusieurs dirigeants de la filiale de courtage Natixis Securities ont été débarqués. Cette semaine, Jean Weisse, directeur général délégué, et son adjoint, Mikael Fellbom, qui s’occupait de la vente des produits ont quitté la banque. En interne, on parle de guerre des clans, les deux dirigeants étant des anciens d’Ixis, ex-filiale des Caisses d'Épargne. Pierre Heydacker, directeur général de Natixis Securities et ancien d’Ixis pourrait bien être menacé, ajoute le quotidien.
En 2008, l’agence de notation sociétale et environnementale Vigeo accuse une perte nette de 0,9 million d’euros, après un bénéfice de 0,09 million en 2007. Son chiffre d’affaires a pourtant progressé de 6 % à 6,9 millions d’euros."La perte nette reflète une dépréciation de titres de participation à hauteur de 600 K€ ainsi qu’une perte de ses placements financiers pour 150 K€», explique le communiqué. En ce qui concerne ses activités d’investissement socialement responsable (ISR), «la fidélisation de la clientèle existante, grâce à une offre élargie, et la conquête de nouveaux clients ont permis de compenser les effets de la crise et de stabiliser le chiffre d’affaires à 4 M€ pour la recherche ISR», indique Vigeo. La demande d’audits s’est également confirmée en 2008. «Même si l’activité a été affectée par les restrictions budgétaires ou les reports de projets de certains clients, le chiffre d’affaires n’en a pas moins progressé de 25% par rapport à 2007 et atteint près de 2,5 M€», poursuit Vigeo."C’est la vente des produits dérivés d’Equitics sur le marché entreprises qui a le plus souffert des restrictions budgétaires. En revanche, la gamme d’audits s’est enrichie en 2008 d’un audit «seniors».
Selon la dernière «Etude en bref» : «Les fonds immobiliers français " de l’Institut de l’Epargne Immobilère et Foncière, les OPCVM immobiliers ont enregistré une décollecte de 888 millions d’euros en 2008. Ce chiffre est à rapprocher de la capitalisation globale de l’ensemble de ces fonds, qui l’an dernier, s’élevait à 2,542 milliards d’euros.
«Ce n’est pas tant la présence de contraintes de solvabilité qui en soi est coûteuse pour les fonds de pension que leur incapacité à mettre en œuvre les stratégies de gestion des risques en présence de telles contraintes de court-terme», suggère une nouvelle étude de l’Edhec intitulée «Measuring the Benefits of Dynamic Asset Allocation Strategies in the Presence of Liability Constraints», rédigée par Lionel Martellini, directeur scientifique, et Vincent Milhau, ingénieur de recherche à l’EDHEC Risk and Asset Management Research Centre, avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners."Les tests empiriques de l’EDHEC sur un horizon de 10 ans montrent que la mise en place d’une stratégie de contrôle des risques avec le respect d’un niveau maximum de ratio de funding à 130% (un niveau au-delà duquel l’utilité d’un fonds de pension est supposée nulle), en plus d’un niveau minimum à 90%, permettrait de ramener la moyenne conditionnelle du ratio de funding à 110%. Cela permettrait par ailleurs une économie de 17.885% en termes de contribution initiale sous l’hypothèse de contributions irréversibles».
Nyse Euronext et la DTCC ont conclu jeudi un accord pour la création d’une joint venture dédiée à la compensation des dérivés de taux. Cette coentreprise, baptisée New York Portfolio Clearing, combinera les activités des deux partenaires dans les domaines de la gestion du risque, de la compensation et du règlement pour les produits de taux américains.
A l’issue d’une consultation auprès de gestionnaires du monde entier, MSCI a annoncé qu'à compter de la révision semestrielle de mai 2010, Israël sera intégré dans la catégorie des marchés développés ; l’indice MSCI Israël fera partie des indices MSCI monde et EAFE.En revanche, la Corée du Sud restera classée «marché émergent», mais sera présentée une nouvelle fois comme candidate à la catégorie marchés développés lors de l’analyse annuelle de 2010, aux côtés de Taiwan.Par ailleurs, MSCI a décidé de maintenir les Emirats arabes unis, le Qatar et le Koweït parmi les «frontier markets», les deux premiers devant néanmoins être reproposés pour une qualification de «marchés émergents» lors de la révision annuelle de 2010.
Le gouvernement espagnol compte avoir bouclé d’ici juillet la mise en place du Fonds de titrisation du déficit du secteur de l'électricité (Fondo de Titulización del Déficit del Sistema Eléctrico), qui sera autorisé à émettre d’ici à 2012 pour 20 milliards d’euros avec la garantie de l’Etat. Et, rapporte Expansión, la compétition est forte entre les banques pour obtenir le mandat de gestion. Du côté espagnol, les candidats sont le Santander et le BBVA ainsi que La Caixa et Caja Madrid. Ces établissements se trouvent en compétition avec de grands groupes bancaires internationaux, dont certains qui ont reçu des aides de leur Etat.La création du Fonds, annoncée fin avril, est un moyen de canaliser la garantie de l’Etat pour la dette qui se crée dans le secteur de l'électricité du fait que les prix du courant électrique sont inférieurs au coût de production.
Le marché à terme germano-suisse Eurex a annoncé jeudi qu’il lancera le 14 septembre un nouveau contrat sur les Buoni del Tesoro Poliennali (BTP), les bons du Trésor italien. Cela permettra de compléter la gamme d’instruments de couverture sur les obligations d’Etat européennes qui ne sont pas notées triple A.Les contrats ressembleront dans leur caractéristiques au Bund-Future à la fois pour la couverture et pour le trading sur les spreads entre les deux contrats. L'échéance résiduelle des obligations librable se situera dans la fourchette 8,5-11 ans avec un coupon notionnel de 6 % et un montant de contrat de 100.000 euros. Le tick est fixé à 0,01 % (10 euros), comme pour les futures sur les Bunds et les Bobl. Les contrats sur le BTP seront négociables entre 8 heures du matin et 19 heures, heure d’Europe centrale. Eurex compte mettre en place un système de teneurs de marché (designated market makers) et plusieurs banques ont déjà indiqué être intéressées par ce rôle.
S&P estime que, sur les trois prochaines années, les banques allemandes se trouveront confrontées à des défauts d’au moins 100 milliards d’euros sur leur portefeuille de crédit, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’agence ne s’attend pas à de gros défauts pour les caisses d'épargne et les banques populaires, mais à de fortes pertes pour les grandes banques, où les défauts pourraient pour certaines représenter entre 4 et 5 % du volume de crédit. La situation serait particulièrement critique pour les Landesbanken.
Crédit Agricole Asset Management Capital Investors vient de réaliser une étude sur le private equity en Inde (*). Compte tenu de sa puissance économique (4,6 % du PIB mondial), de sa forte croissance (de l’ordre de 9 % par an depuis 2004) et des réformes engagées (dérèglementation industrielle, assainissement fiscal, …), l’Inde dispose de nombreux atouts. Et notamment un environnement financier dynamique ainsi qu’un système législatif favorable hérité du modèle anglo-saxon. Mais elle doit également relever certains défis (fortes disparités régionales, infrastructures peu développées, poids prépondérant du secteur agricole, faible productivité, effort de recherche et développement encore modeste, etc). Grâce notamment à une nouvelle réglementation spécifique pour les investisseurs étrangers (Foreign Venture Capital Investors Regulations), l’activité du private equity s’y est rapidement développée à partir de 2004. Ainsi, trois ans plus tard, les levées de fonds destinées au marché indien avaient été multipliées par sept, passant de 800 millions à 5,9 milliards de dollars. Sur la même période, les investissements de private equity ont presque été multipliés par neuf, passant de 1,7 milliards à 14,2 milliards de dollars. Aussi séduisant soit-il, le marché indien souffre de plusieurs limites. Il présente encore la plupart des caractéristiques d’un marché peu mature. Avec, entre autres, des investissements de type capital-développement dans des entreprises petites et moyennes - essentiellement dans des entreprises du secteur de la finance et des télécommunications - ou des opérations de rachat majoritaire avec effet de levier (LBO) encore très peu présentes (4% du total des investissements) du fait d’un manque de maturité des entrepreneurs, mais aussi d’un environnement bancaire encore inadapté, etc.(*) Private equity en Inde : essor d’un nouveau géant asiatique » http://newsmanagers.agefi.fr/documents/Etude_Private_Equity_Inde.pdf