Selon L’Agefi suisse, la Confédération helvétique peut dès aujourd’hui replacer le crédit de soutien accordé à UBS en octobre dernier, sous la forme d’un emprunt convertible de 6 milliards de francs. Berne peut revendre l’emprunt sur le marché des capitaux mais peut aussi convertir les 6 milliards en actions UBS qu’elle peut revendre en bourse. Ou encore conserver l’emprunt jusqu’à son échéance fixée à fin juin 2011 et le convertir seulement à cette date en actions.
Vu la forte demande, le Banco Popular a porté à 1,25 milliard d’euros l'émission d’un milliard d’euros en cédulas hipotecarias (obligations hypothécaires) qu’il avait prévue, rapporte Cinco Días. Ces titres à cinq ans se sont placés avec un spread de 135 points de base sur les midswaps auprès de banques (41 %), de fonds d’investissement (38 %), de compagnies d’assurances (13 %) et de Banques centrales (6 %).
La société Newton Investment Management - filiale de BNY Mellon Asset Management - vient d'éditer un livre blanc intitulé «The expected impact of all change on the asset management industry». ce dernier met en évidence le fait que les gestionnaires d’actifs qui pourront apporter des solutions crédibles en matière de performance et non en matière de produits, répondront aux objectifs de leurs clients et seront les gagnants de la période post crise financière.Selon Helena Morrissey, directeur général de Newton Investment Management, «le livre blanc analyse le changement profond qui doit se produire pour que les gestionnaires d’actifs s’adaptent au nouvel environnement.»En effet, le secteur a évolué vers la distribution et les produits, dans lequel la crédibilité et la réussite d’une société étaient généralement associées au montant de ses actifs sous gestion. «Or, la mauvaise performance de certains grands noms du secteur, note encore Helena Morrissey, et la faiblesse générale des rendements absolus, a conduit à un renversement de cette tendance. Désormais la réputation et la culture d’une entreprise dépendront davantage de sa capacité à obtenir des performances régulières d’une manière claire et transparente.» Toujours selon l'étude, il est nécessaire de regagner la confiance des clients en leur proposant des produits simples, répondant à des besoins réels. A l’opposé d’offres d’ instruments financiers complexes et de modèles du type «boîte noire». Le livre blanc montre que les gestionnaires présentant un historique de qualité, des process solides et une gestion des risques reconnue et transparente, seront très prisés et attireront le plus l’intérêt des investisseurs. Aussi, les sociétés de gestion d’actifs gagnantes seront celles en mesure d’afficher : 1) Une performance des placements forte et régulière 2) Des organisations permettant d’attirer et de retenir les meilleurs professionnels de l’investissement 3) Une image de marque claire et une forte conviction sur ses principes 4) Des relations étroites avec les clients, axées sur le service 5) Une distribution large et efficace, équilibrée par une orientation sur l’investissement 6) La capacité à fonctionner avec succès dans un cadre réglementaire beaucoup plus strict 7) Des approches d’investissement simples et transparentes 8) La capacité à traiter avec succès le changement structurel induit par le passage de régimes à prestations définies à régimes à cotisations définies.
Sur une demande du ministère du Budget, précise la Tribune, la filiale de Nyse-Euronext spécialisée sur le CO2 sera fermée jusqu'à mercredi. Les autorités doivent officialiser aujourd’hui la suppression de la TVA de 19,6 % sur les transactions de CO2, ce qui constitue une première en Europe continentale. Cette annonce ajoute le quotidien, serait la conséquence de fraudes du fait de la non-harmonisation de la TVA. Certains comptes traitant du CO2 auraient été ouverts exclusivement pour récupérer cette taxe d’un pays à l’autre. La suppression de la TVA a aussi pour origine des raisons concurrentielles. Bluenext est en lutte frontale avec la plate-forme ECX au Royaume-Uni sur les échanges « spot » de CO2.
La résurgence des marchés émergents cette année a relancé la thèse du découplage de ces économies par rapport au monde développé, analyse le Financial Times. Jim O’Neill, chef économiste de Goldman Sachs, pense par exemple que la Chine et l’Inde vont croître fortement cette année. Pour lui, ces pays bénéficient de la poursuite de la croissance de la consommation domestique.
Les produits structurés souffrent depuis la faillite de Lehman Brothers d’une mauvaise image. Selon une contribution de Laurent Roussel, directeur adjoint de la recherche d’Exane Derivatives, dans Le Temps, pour retrouver la confiance des investisseurs, l’industrie des produits structurés s’est rapidement adaptée à cette situation, avec les mécanismes de nantissement de la composante obligataire. «L’obligation mise en gage survit au défaut éventuel de l’émetteur du produit structuré. Corollaire de la maîtrise du risque émetteur, cette nouvelle génération de produits structurés gagne également en liquidité: le produit se valorise mieux sur le marché secondaire», explique-t-il.
Dans son dernier rapport trimestriel, la Banque des règlements internationaux (BRI) estime que le sentiment selon lequel le plus dur de la crise serait derrière nous a incité les investisseurs à prendre davantage de risques entre fin février et fin mai, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cependant, à fin mai, les indices d’actions étaient encore de 20-30 % inférieurs à leur niveau d’avant la faillite de Lehman à la mi-septembre et les primes de risque sur les marchés du crédit ne sont pas retombées à leur faible niveau antérieur malgré un fort repli. L’amélioration a été patente, cela posé, sur les marchés interbancaires.
Malgré la crise économique et financière, Siemens sera en mesure d’atteindre son objectif de 25 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec des produits écologiques en 2011, a estimé Barbara Kux, membre du directoire responsable des activités vertes, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. En effet, les marchés des produits écologiques croissent plus rapidement que les autres en période de crise. De plus, ils bénéficient de commandes passées dans le cadre de programmes de long terme.En 2008, précise le premier rapport développement durable, Siemens a réalisé 19 milliards d’euros de CA avec des éoliennes, des centrales électriques et des turbines efficientes ainsi que des lampes basse consommation, ce qui représente plus du quart du CA total (77,3 milliards d’euros). Les produits sont labellisés «verts» sur la base d’un cahier des charges établi par PricewaterhouseCoopers (PwC).
Vendredi, S&P a ramené à A+/A-1, perspective stable, les notes long et court termes AA-/A-1+ de Siemens, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cet abaissement est imputable au ralentissement des encaissements et à l’augmentation de l’endettement imputables à la récession, Siemens risquant d'être plus durement touché par la crise qu’on ne l’escomptait jusqu'à présent.
On avait enterré un peu trop vite les bons vieux fonds d’actions traditionnels. Depuis l'étiage du marché le 6 mars, le DekaFonds, le plus gros fonds d’actions allemandes avec près de 3 milliards d’euros, affiche une performance de 42 %, contre 38 % pour le Dax. Il gagne aussi 8,4 % depuis de l’année, soit 3 points de plus que l’indice, constate Die Welt. La même remarque vaut pour le DWS Investa, qui a gagné 43,3 % depuis début mars et affiche une performance à deux chiffres depuis le début de l’année.Le Fondak de cominvest s’est très bien comporté lui aussi, alors que les ETF, qui sont tellement à la mode actuellement, font moins bien. Le iShares sur le Dax est en retard d’un point de pourcentage sur l’indice qu’il est censé répliquer. Quant au DWS Deutsche Aktien 130/30, il n’a produit que 2,6 % cette année ; et il a perdu 37 % sur douze mois, soit 10 points de plus que le Dax.
«La température est nettement en hausse dans les produits structurés. La demande dépasse même le niveau d’avant la crise de l’automne dernier», déclare au Temps Lionel Pilloud, responsable pour la Suisse romande auprès de Vontobel, à Genève. Il souligne que ce sont les structures simples et transparentes qui fonctionnent sur des thèmes porteurs comme les marchés émergents, notamment le Brésil, la Russie et l’Asie.
Les prix de l’immobilier de bureaux dans la City de Londres ont tellement chuté que ce quartier est devenu le seul au monde à offrir aux investisseurs internationaux des possibilités de réaliser de bonnes affaires, rapporte le Financial Times, qui se fait l'écho de l'étude annuelle «Money into Property» du consultant DTZ. Cette étude couvre 38 pays en Europe, dans la zone Asie-Pacifique et aux Amériques.Les perspectives pour l’investissement immobilier à l'échelon mondial restent bouchées, avec des rendements qui vont diminuer d’un cinquième en 2009 et des prix qui ne se stabiliseront qu’en 2010. Pour le Royaume-Uni, les rendements de 2008-2010 seront les plus mauvais depuis le début de la série en 1921. Les loyers pour les meilleurs emplacements dans la City et le West End ont chuté de 31 % et 23 % respectivement depuis leur pic de 2007 et DTZ s’attend à des baisses supplémentaires de 14 et 20 % pour les deux ans à venir.
Filiales du Crédit Mutuel Arkea, BCME et CAMEFI BANQUE, deux banques dédiées aux entreprises, annoncent le lancement de Cash Fidelity. Ce produit qui a pour objectif de pallier la faiblesse des taux courts est un dépôt à terme à taux progressif sur deux ans. Sa rémunération est indexée sur l’euribor trois mois, majoré d’un pourcentage qui progresse au fil du temps, afin de récompenser la fidélité des clients. A titre d’exemple, sur l’offre en vigueur du 2 au 12 juin, la rémunération est égale à l’euribor 3 mois le premier trimestre, puis l’euribor trois mois auquel s’ajoute 0,15 % le deuxième trimestre, etc. Le huitième trimestre (soit les trois derniers de la deuxième année), la majoration est de 1,65 %. Le capital reste disponible tout le long de la vie du produit et les rachats qui portent sur les intérêts versés à chaque fin de trimestre sont possibles sans frais ni pénalités. Le montant minimum de souscription est de 150 000 euros.
En dépit de la nette révision des prévisions de contraction du PIB, la Banque centrale européenne a maintenu son taux directeur à 1 %, note la Tribune. Jean-Claude Trichet, cite également le quotidien, espère néanmoins que « le pire de la crise est derrière nous » et table sur une reprise de la croissance à la mi-2010.
En dépit de la crise, rapporte la Tribune, les banques d’investissement continuent à enregistrer de belles performances en Europe. Après un très bon premier trimestre 2009, le deuxième trimestre sera bon, avec une activité commerciale toujours soutenue, précise un responsable des activités de marché d’une grande banque étrangère à Paris cité par le quotidien. De fait, compte tenu des volumes sur les marchés, notamment en raison des nombreuses émissions obligataires, les banques ont pu réaliser du trading et des arbitrages. Du coté des marchés d’actions, et c’est une nouveauté, les augmentations de capital ont également été nombreuses. En France avec celles de Saint-Gobain, Lafarge, Club Med, Danone mais également à l’étranger – avec celle d’Enel notamment. A cela s’ajoutent des émissions d’obligations convertibles, à nouveau prisées. Si la plupart des banques d’investissement signeront un bon premier semestre 2009, note encore la Tribune, l’avenir reste très incertain. « Il y a un décalage entre les Bourses et la réalité économique. Si les marchés de la dette se tiennent bien, le risque est que celui des actions ait anticipé trop vite la reprise économique », juge Isabelle Seillier, président de JP Morgan en France.
Les clients de grands fonds de LBO sont dans un rapport de forces favorable pour renégocier les frais de gestion et la rémunération des gérants, note L’Agefi. Le quotidien cite une enquête menée auprès d’investisseurs par AltAssets, qui indique que 31 % des répondants estiment que les associés gérant des véhicules comme Blackstone, KKR, TPG, Carlyle, etc. devraient réduire leur frais de gestion d’actuellement 2 % des montants sous gestion à un pourcentage situé entre 0,5 et 0,9 %. 13 % des sondés estiment qu’ils devraient même se contenter d’un intéressement à la performance.
Le taux de défaut pour les entreprises classées en catégorie spéculative a continué d’augmenter dans le monde au mois de mai, à 9,2 % après 8,3 % en avril, selon l’agence Moody’s. Un an plus tôt, ce taux s'établissait à 1,9 %. Le nombre d’entreprises en défaut notées par Moody’s s’est élevé à 39 en mai, ce qui porte le total depuis le début de l’année à 141. Sur les cinq premiers mois de 2008, seulement 30 défauts avaient été répertoriés.Aux Etats-Unis, le taux de défaut s’inscrit à 10,2 % pour le mois de mai, contre 9,3 % en avril et 2,2 % un an plus tôt. Selon les prévisions de Moody’s, le taux de défaut corporate devrait culminer à 13,8 % au quatrième trimestre 2009 avant de refluer à 8 % d’ici à mai 2010. Pour les Etats-Unis, le taux de défaut devrait s’inscrire cette année à 13,5 % alors qu’il pourrait atteindre 17,9 % en Europe. Dans douze mois, le taux américain refluer à 6,7 %, le taux européen à 15,8 %.
Selon Euler Hermes Sfac, la sortie de crise devrait être marquée par une résurgence du risque pays et une faible croissance mondiale pendant plusieurs années. «L’après-crise» ne pourra pas conduire à une relance rapide du crédit et de la demande des pays de l’OCDE, ce qui amènera la croissance de l’activité et des échanges mondiaux en deçà du rythme observé ces dernières années. Parallèlement, les économies émergentes devront développer une demande intérieure plus solide pour continuer de croître sur les rythmes des dernières années, ce qui entraînera des difficultés de balances courantes et une résurgence du «risque pays». Euler Hermes Sfac remarque par ailleurs que la mondialisation des cinq dernières années a généré entre 0,5 point et 1 point par an de croissance mondiale excessive du fait de l’emballement du crédit dans les pays de l’OCDE. «Par conséquent, la contraction de -2% à -3% de PIB mondial anticipée cette année n’est sans doute pas une correction suffisante : la croissance mondiale devrait rester inférieure à sa tendance de 4 % pendant quelques années», remarque Karine Berger, directrice des études d’Euler Hermes SFAC.
La Deutsche Börse a annoncé jeudi soir que les actions Escada et Vivicon seront retirées du SDax, la capitalisation boursière de ces deux titres ne répondant plus aux critères plancher pour se maintenir dans l’indice. L’action Escada est remplacée par celle de OVB Holding tandis que celle de Tipp24 remplace celle de Vivicon.
Selon des chiffres remontant à 2007, le marché chinois de la gestion de fortune avait doublé par rapport à 2000 pour représenter 350 milliards de dollars. On recensait fin 2007 environ 415.000 particuliers haut de gamme (HNWI) avec une épargne financière supérieure à 1 million de dollars et 6.038 personnes très haut de gamme (UHNWI) avec plus de 30 millions de dollars, révèle une étude de Celent (http://www.celent.com/124_1600.htm).D’après Hua Zhang, analyste de l’Asia Research Group de Celent, les principaux défis à relever par le secteur de la gestion de fortune réside dans le fait que les produits ne sont pas suffisamment personnalisés («undifferentiated») et dans l’ignorance de l’allocation globale d’actifs. A cela s’ajoute le manque de protection des données personnelles du client ainsi que d’une véritable gestion du risque. Enfin, le secteur souffre d’une pénurie de professionnels de grande qualité.