D’après une étude du cabinet Oliver Wyman, citée par la Tribune, le potentiel de réduction des coûts des banques de détail françaises oscille entre 3 et 4 milliards d’euros (*).Elles doivent rentabiliser davantage «le dispositif de distribution», c’est-à-dire la vente à distance et les agences bancaires, qui représentent aujourd’hui la moitié des dépenses des banques en France. D’autres pistes sont envisagées comme l’adaptation des agences en fonction des besoins de la clientèle locale, la réduction des niveaux hiérarchiques.Toujours selon l’étude citée par la Tribune, les banques hexagonales auraient tout intérêt à «entrer dans une logique de la mesure de l’efficacité» de leurs fonctions support (ressources humaines, comptabilité, mesure des risques, etc.). L’optimisation des systèmes informatiques se présente comme l’un des derniers leviers majeur de réduction des coûts. Certains établissements de crédit hexagonaux, et notamment leurs filiales de crédit à la consommation, ont encore «beaucoup de progrès» à faire dans ce domaine. (*) Étude couvrant 40 banques de détail européennes dans 17 pays.
Selon les analystes de Deutsche Bank, 10 des 16 banques américaines qu’ils couvrent affichent des pertes pour le deuxième trimestre, rapporte la Tribune. En revanche, Wells Fargo devrait publier les plus importants bénéfices des banques américaines sur la même période.
La société de construction George Comfort & Sons et le groupe immobilier RCG Longview ont acheté à la Deutsche Bank la tour Worldwide Plaza pour un peu plus de 600 millions de dollars, indique la Börsen-Zetiung. La banque finance l’opération au moyen d’un crédit de 470 millions de dollars et le reliquat sera versé en actions. La Deutsche Bank a refusé de commenter.
Le retour à la croissance n’est pas pour tout de suite. Selon une enquête publiée par Ernst & Young en collaboration avec Economist Intelligence Unit (« Opportunités en temps de crise »), 34 % du panel des personnes interrogées (569 directeurs et membres de conseil d’administration) en juin dernier prévoit un démarrage du retour à la croissance au premier semestre 2010 et 32 % pensent qu’il sera plus tardif. Plus de la moitié des participants dans le domaine de l’asset management estiment qu’il faudra attendre 2011 avant de percevoir des signes d’amélioration. Les professionnels ont été réellement pris au dépourvu par la violence et l’importance de la chute : 72 % des participants ont été surpris par la gravité de la crise financière et 70 % par sa rapidité. Seuls 30 % d’entre eux ont noté une amélioration de leur activité au cours des 12 derniers mois et presque 50 % n’en ont constaté aucune. La majorité des établissements interrogés ont fait évoluer leur stratégie de gestion des risques : 68 % ont institué des modifications définitives dans leur dispositif réglementaire et plus de la moitié (54 %) a fait évoluer leur modèle opérationnel. Le secteur de l’assurance a été le plus touché par ces changements. Et il est facile d’en comprendre la raison : près de six compagnies sur dix ont constaté une baisse de leur rentabilité et 56 % ont vu leur chiffre d’affaires global baisser dans la même période.
Comme prévu, la Deutsche Post DHL a revendu sur le marché le reliquat des 50 millions d’actions Deutsche Bank qu’elle avait reçues comme paiement d’une partie de la Deutsche Postbank. Cette opération, annoncée lundi, a généré au total, selon le vendeur, une recette d’environ 100 millions d’euros supérieure aux prévisions.
Lundi, Morningstar a annoncé le lancement de onze nouvelles catégories pour les mutual funds domiciliés aux Etats-Unis. Il s’agit de six catégories de matières premières (agriculture, broad basket, énergie, métaux industriels, divers et métaux précieux), de quatre secteurs (produits de consommation discrétionnaires, produits de consommation courante, actions énergie et valeurs industrielles) ainsi que d’une classe d’actifs large matières premières, qui recouvre les six nouvelles catégories et dont le benchmark sera le Morningstar Long-Only Commodity Index.Du fait de l’introduction de ces nouvelles catégories, la notation Morningstar de fonds qui se trouvent affectés à une catégorie différente peut changer parce qu’ils seront désormais jugés en fonction d’un peer group différent.
Depuis le 1er juillet, le mode de calcul de l’indice Baltic Dry a été modifié par le Baltic Exchange afin de favoriser le développement d’un négoce de dérivés. Il pondère à 25 % chacune des chartes-parties timecharters) capesize, panamax, supramax et handysize.Selon Jeremy Penn, CEO du Baltic Exchange, cette meilleure transparence doit permettre aux fonds traditionnels, aux hedge funds et aux opérateurs de prendre une exposition sur le transport maritime en vrac de matières sèches tout en la combinant éventuellement à un investissement en actions de sociétés de transport maritime. Le changement du mode de calcul permet d’utiliser des composantes qui sont déjà relativement liquides.
La hausse de l’impôt de 40 % à 50 % sur les salaires de plus de 175.000 euros par an, en avril 2010, ne concernent que 1 % des contribuables britanniques, rapporte la Tribune. Pour autant, les financiers de la City sont les premiers concernés. Cité par le quotidien, David Butler, fondateur de Kinetic Partners, estime de fait que 25 % des gérants de hedge funds au Royaume-Uni pourraient en conséquence partir à l'étranger. D’autant que ceux qui gagnent plus de 116.000 euros vont perdre une petite déduction fiscale normalement accordée à tous. Cette hausse annoncée il y a deux mois, indique la Tribune, fait partie d’une série de changements concernant les riches vivant en Grande-Bretagne depuis deux ans. Ainsi, pendant longtemps, l’une des principales armes de la City a été le statut des « non-domiciliés », ces étrangers, qui vivent en Grande-Bretagne, mais n’y sont pas fiscalement domiciliés. Seuls les revenus qu’ils apportaient dans le pays étaient taxés, et non ce qu’ils gagnaient hors du Royaume-Uni. Le gouvernement de Gordon Brown a remis cela en cause en 2008. Désormais, les « non-doms » ont le choix entre payer une somme fixe de 35.000 euros ou payer des impôts sur l’ensemble de leurs revenus. En dépit de ces conditions moins favorables, rares sont les financiers qui ont décidé de déménager, note encore le quotidien. Et même si on y ajoute les conséquences de la directive sur les fonds alternatifs - encore loin d'être approuvée - Londres reste, pour l’instant un lieu incontournable pour les gérants.
Sur son site Internet www.boerse-frankfurt.de destiné aux investisseurs, la Deutsche Börse met désormais à disposition des particuliers un accès au livre d’ordres de sa plate-forme de négociation électronique Xetra. Le grand public, les CGPI et les gérants de portefeuille pourront obtenir en temps réel les cours de toutes les actions traitrées sur les plates-formes de la Deutsche Börse, qui se targue de fournir ainsi aux particuliers des informations qui étaient jusqu'à présent réservées pour la plupart à des opérateurs professionnels. Moyennant 23,80 euros par mois, le site affiche les dix meilleurs cours acheteur/vendeur sur les plus de 10.000 actions négociables sur Xetra. Les cours du marché à la criée sont également disponibles en temps réel.Pour les obligations, les fonds, les certificats et les warrants, l’accès en temps réel demeure gratuit, tout comme l'évolution en temps réel des fourchettes des 160 actions faisant partie des indices Dax, MDax, SDax et TecDax au pivot desquelles les teneurs de marché sur la Bourse de Francfort s’engagent à exécuter les ordres des particuliers.
F&C vient de publier une nouvelle étude, intitulée Sustainable Mining: Oxymoron or New Reality?, dans laquelle la société de gestion analyse l’industrie minière sous l’angle du développement durable. Même si l’objectif d’une industrie minière durable semble peu réaliste - l’extraction de ressources non renouvelables constitue le fond de commerce du secteur- F&C constate que les entreprises minières ont fait quelques progrès afin de redorer leur blason. Reste que l’industrie est souvent associée à l’exploitation de populations indigènes, de pollution et de corruption. Ainsi, il reste encore des défis à relever, à l’heure cependant où les budgets se resserrent.
L’affaire d’espionnage au sein de la Deutsche Bank a concerné d’autre personnes que le patron de l’informatique et plusieurs des épouses de membres du directoire, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. On a appris que de 1998 à 2003 la banque a fait espionner l’administrateurs Geral Herrmann, représentant des salariés au conseil de surveillance, de même que l’avocat Michael Bohndorf, connu pour ses questions très critiques en assemblée générale. On ne sait pas en revanche si la banque a aussi fait espionner des proches de Leo Kirch.
Mardi, les cours du pétrole se sont envolés à leur niveau le plus élevé de l’année tout simplement parce qu’un courtier malhonnête, qui serait Steve Perkins, a fait un pari massif sur le marché du Brent, ce qui a occasionné une perte de 10 millions de dollars à son employeur, PVM Oil Associates, la plus grande maison de courtage OTC pour le pétrole. Le Financial Times rapporte que PVM a reconnu avoir été victime de «transactions non autorisées», ce qui l’a obligée à fermer à perte plusieurs contrats à terme de gros volume. PVM indique avoir informé la FSA, mais le régulateur américain, la CFTC, s’est plaint d’avoir été laissé dans l’ignorance des faits pendant plusieurs heures.
Hewitt Associates, qui en détenait déjà 27 %, a racheté à la Bayerische HypoVereinsbank (HVB, groupe UniCredit) les 73 % restants du cabinet de conseil BodeHewitt AG & Co KG, spécialiste des retraites. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé.BodeHewitt et Hewitt auront au total 230 personnes en Allemagne, à Munich, Stuttgart et Wiesbaden. BodeHewitt va être absorbé par Hewitt dont il deviendra le pôle Retirement and Financial Management (RFM) pour l’Allemagne sous la direction conjointe d’Olaf Petersen et de Georg Thurnes, actuellement administrateurs de BodeHewitt. Quant à Niels Rasmussen, il reste managing director de Hewitt Associates pour l’Allemagne.
Les négociations sur l’intégration des personnels de la Dresdner Bank dans la nouvelle Commerzbank ont abouti jeudi à un accord par lequel le renoncement à des licenciements secs est prorogé à 2013 (au lieu de fin 2011) sous réserve que soient atteints certains objectifs intermédiaires.La Commerzbank mettra en place une bourse interne aux emplois ainsi qu’une instance de médiation accessible aux 64.700 salariés du groupe, sachant que 6.500 emplois à plein temps doivent être supprimés en Allemagne.Pour promouvoir la mobilité de l’emploi, la Commerbank pourra rembourser les frais de déplacement domicile-bureau ou le déménagement et verser une indemnité de double résidence.
Pour Patricia H. Werhane, présidente de l’International Society of Business Economics and Ethics et principale oratrice au Global Ethics Forum à Genève, les sociétés doivent d’abord innover, créer des emplois et de la richesse, au lieu de se focaliser sur l’éthique et la philantropie.
Pour juillet-décembre 2008, les banques espagnoles et portugaises avaient placé pour 8,95 milliards d’euros d’obligations. Ce montant a bondi de 509 % à 54,5 milliards pour le premier semestre 2009, même s’il reste inférieur aux 114,39 milliards de janvier-juin 2007, note Cinco Días. Les banques espagnoles, sur ce total, ont levé 45,5 milliards d’euros, dont 31 milliards d’euros en titres garantis par l’Etat, selon les chiffres de Société Générale CIB.
Lors de la conférence sur la politique monétaire qui s’est tenu le 2 juillet, le gouverneur de la BCE, rapporte la Tribune, a estimé que « «es banques devraient prendre les mesures nécessaires pour augmenter leurs fonds propres» .
La Tribune parle de véritable effet de mode. Toujours est-il qu’à partir d’une enquête menée auprès des 40 entreprises françaises du CAC 40, nombre d’entre elles, soucieuses d’éviter de lourds débours, ont opté pour un paiement de dividendes en actions. Plus d’un tiers des barons de la cote selon le quotidien – soit 14 sociétés - ont proposé cette alternative à leurs actionnaires. Le grand succès de cette stratégie se traduit logiquement par des émissions d’actions nouvelles ce qui permet aux sociétés en question de renforcer leurs fonds propres. Selon la Tribune, elles s’apprêteraient à lever pas moins de 5,9 milliards d’euros.
Le Fonds de réserve pour les retraites a résilié un mandat de gestion confié en novembre 2005 à Robeco Institutional AM, indique la Tribune. Les performances financières de ce mandat de 1,475 milliard d’euros qui portait sur des obligations souveraines et de crédit ont été jugées « durablement insatisfaisantes ».
Selon la Tribune, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a adressé une mise en garde à l’ensemble des établissements financiers de la place il y a une quinzaine de jours. Motif : la déconnexion entre les taux d’intérêt offerts aux épargnants et ceux auxquels les banques peuvent trouver des fonds sur le marché. Cette logique d’acquisition de parts de marché les conduit à surpayer l'épargne et constitue un frein à la baisse du prix du crédit et une mise à mal des marges d’exploitation des banques.