Crédit Agricole Asset Management Capital Investors vient de réaliser une étude sur le private equity en Inde (*). Compte tenu de sa puissance économique (4,6 % du PIB mondial), de sa forte croissance (de l’ordre de 9 % par an depuis 2004) et des réformes engagées (dérèglementation industrielle, assainissement fiscal, …), l’Inde dispose de nombreux atouts. Et notamment un environnement financier dynamique ainsi qu’un système législatif favorable hérité du modèle anglo-saxon. Mais elle doit également relever certains défis (fortes disparités régionales, infrastructures peu développées, poids prépondérant du secteur agricole, faible productivité, effort de recherche et développement encore modeste, etc). Grâce notamment à une nouvelle réglementation spécifique pour les investisseurs étrangers (Foreign Venture Capital Investors Regulations), l’activité du private equity s’y est rapidement développée à partir de 2004. Ainsi, trois ans plus tard, les levées de fonds destinées au marché indien avaient été multipliées par sept, passant de 800 millions à 5,9 milliards de dollars. Sur la même période, les investissements de private equity ont presque été multipliés par neuf, passant de 1,7 milliards à 14,2 milliards de dollars. Aussi séduisant soit-il, le marché indien souffre de plusieurs limites. Il présente encore la plupart des caractéristiques d’un marché peu mature. Avec, entre autres, des investissements de type capital-développement dans des entreprises petites et moyennes - essentiellement dans des entreprises du secteur de la finance et des télécommunications - ou des opérations de rachat majoritaire avec effet de levier (LBO) encore très peu présentes (4% du total des investissements) du fait d’un manque de maturité des entrepreneurs, mais aussi d’un environnement bancaire encore inadapté, etc.(*) Private equity en Inde : essor d’un nouveau géant asiatique » http://newsmanagers.agefi.fr/documents/Etude_Private_Equity_Inde.pdf