Selon une étude citée par le Financial Times, les frais sur les découverts bancaires (ou agios) collectés par les banques américaines devraient atteindre un montant record cette année de 38,5 milliards de dollars, soit près du double de ceux perçus en 2000. Les données de la société de recheche Moebs Services montrent que la crise a poussé de nombreuses banques à relever les frais sur les découverts et les cartes de crédit afin d’accroître leurs profits. Mike Moebs, le fondateur de la société a précisé que les banques revenaient à un modèle économique basé sur les frais appliqués à leurs clients, ceux portant sur les découverts en étant la principale source (ils constituent plus des deux tiers des agios demandés aux déposants). En moyenne, ces frais sont passés cette année de 25 dollars à 26 dollars mais dans les grands établissements où ils sont les plus élevés, tels que Citigroup, Bank of America, Wells Fargo et JPMorgan Chase, leur coût moyen est de 33 dollars. A titre d’exemple, pour un découvert de 6 dollars chez Bank of America, un client pourra payer des frais de 35 dollars. Et si l’interessé ne remédie pas à cette situation, il peut lui en coûter dix fois plus en une journée, précise le Financial Times. La Federal Reserve travaille actuellement sur le dossier des découverts bancaires et la réglementation sur ces frais à la charge des clients pourrait devenir une priorité de l’administration Obama dans le cadre de la «Consumer Protection Agency» une fois approuvée par le congrès.
Selon le dernier bulletin de Barclays Global Investors, les actifs investis sur les ETF investis en Amérique Latine représentaient, fin mai, 7,47 milliards de dollars, en hausse de 45,8 % sur un an. Cette hausse est cependant inférieure à celle de l’indice MSCI EM Latin America exprimé en dollars (+ 46,5 %). Toujours sur un an, la moyenne quotidienne des volumes de transaction a augmenté de 34,1 % pour atteindre 172,8 millions de dollars.
La Tribune rapporte que, selon la China Banking Regulatory Commission, le risque de crédit des banques chinoises diminue. Estimé à 54 milliards d’euros, le montant des créances douteuses aurait baissé de 7,5 % entre fin 2008 et le 30 juin 2009.
La société d’investissement SAM vient de lancer le Dow Jones Sustainability Japan 40 Index (DJSI Japan 40). L’indice mesure la performance des 40 entreprises japonaises leaders en matière de développement durable.
Dans un communiqué paru vendredi, la Fédération Bancaire Française a annoncé que lesencours de crédits accordés par les banques françaises avaient augmenté globalement de 3,5% sur un an pour les particuliers et les entreprises, soit une croissance supérieure à celle constatée dans la zone euro.Selon les chiffres de la Banque de France, les crédits aux ménages ont enregistré une hausse de 4,4 % à 955 milliards d’euros à fin juin, et les prêts immobiliers ont progressé de 5% sur la même période. Quant aux crédits aux entreprises, ils ont progressé, de 2,4% à 772 milliards d’euros.
«Pour la première fois depuis avril 2008, le taux de chômage a baissé aux Etats-Unis, à 9,4 % en juillet», rapporte L’Agefi dans son édition de 7 heures. Dans le même temps, les destructions d’emplois ont été moins nombreuses qu’anticipé, à 247.000. «Ces chiffres confirment que la reprise technique de l'économie pourrait intervenir dès le troisième trimestre, selon les économistes. Mais ils n’annoncent pas pour autant un retournement du marché de l’emploi», analyse le quotidien économique.
Selon une étude de deux professeurs de finance, René Stulz, de l’Ohio State University, et Rüdiger Fahlenbrach, arrivé en juillet à l’EPFL et au Swiss Finance Institute, qui ont passé en revue la performance de 95 banques américaines pendant la crise - dont Citigroup ou Morgan Stanley, mais pas Goldman Sachs, faute de données - « il n’y a pas de preuve que les banques dont les intérêts du PDG étaient les plus proches de ceux des actionnaires ont vu leurs actions mieux performer pendant la crise». Au contraire, inciter davantage les patrons à se comporter en actionnaires pourrait augmenter le risque systémique, comme le suggère la faillite de Lehman Brothers qui a enflammé tout le secteur bancaire et le reste de l’économie.
Dans son allocution à la presse qui a suivi le dernier conseil de politique monétaire de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, son président, a interpellé les banques. «Notre message reste fortement le même, a-t-il insisté: dire au secteur financier qu’il serait très approprié de réparer les dégâts aussi activement que possible pour qu’il soit en position de faire son travail, c’est-à-dire de prêter.»Pour les inciter à aller dans cette direction, « la BCE a d’ailleurs indiqué qu’elle ne réduirait pas la voilure de son plan d’achat d’obligations sécurisées lancé en juillet dernier, et dont l’objet est d’abreuver généreusement le système bancaire en liquidités », précise le Temps.
Jeudi 6 août, la BCE a laissé son tauxd’intérêt à 1%, rapporte la Tribune. De son coté, la Banque d’Angleterre a maintenu ses taux, à 0,5%. Compte tenu des signes de reprise qui commencent à se faire sentir outre Manche, elle a néanmoins porté de 50 à 175 milliards de Livres ses achats d’actifs pour soutenir l’activité, indique le quotidien.Jean-Claude Trichet, le président de la banque centrale européenne, a signalé qu’on observait «de plus en de signes montrant que la récession a touché le fond», et que la croissance trimestrielle sera à nouveau positive en 2010.
Selon les données d’Europerformance-SIX Telekurs, les performances des fonds en juillet, plus précisement au cours de la deuxième quinzaine, contribuent de façon importante à leurs bons résultats depuis le début de l’année. En termes de performances moyennes, les fonds investis en actions françaises ont enregistré un gain de 6,29 % entre le 17 juillet et le 31 juillet et de 9,98 % depuis le 31 décembre 2008. Pour les fonds composés d’actions de la zone euro, la contribution est légèrement supérieure avec une hausse de 6,54 % depuis la mi juillet et de 11,17 % depuis le début de l’année. Même constat sur l’Europe avec une hausse moyenne de 6,15 % lors de la deuxième quinzaine et de 13,98 % depuis le début de l’année. Derrière ces chiffres se cachent néanmoins, pour certains fond,s des différences encore plus nette. Les fonds de la zone euro Espace Croissance ou HSBC Euro Actions Plus par exemple progressent respectivement de 10,80 % et 10,55 %. Et depuis le début de l’année de 34,70 % et de 18,43 %. A l’inverse, les fonds «bear» mordent la poussière depuis le 17 juillet, à l’image de SGAM ETF Bear DJ Eurostoxx 50 sur la zone euro (-6,57 %). Depuis le début de l’année, son recul atteint 15,65 %. A noter également qu’un fonds comme Aquila Grande Europe s’affiche en perte de 7,18 % entre le 17 et le 31 juillet (-4,62 % depuis le début de l’année).Finalement - et logiquement vu les indicateurs économiques publiés récemment favorables aux fonds investis dans des grandes valeurs - les gains moyens des catégories de fonds composés de petites et moyennes capitalisations sont plus faibles au cours des deux dernières semaines de juillet. Elles ressortent par exemple à 5,78 % pour les fonds investis en titres français ou 5,46 % pour ceux investis sur l’Europe. Sur les sept premiers mois de l’année en revanche, ils conservent une nette avance face aux catégories de fonds composés de grandes capitalisations (+23,61 % et +19,59 % respectivement pour les fonds sur la France et sur l’Europe).
GoldmanSachs relève sa prévision de croissance économique aux Etats-Unis à 3% du produit intérieur brut en rythme annuel pour le troisième et quatrième trimestre contre 1 % auparavant. La banque n’exclut pas cependant que la croissance faiblisse à nouveau au second semestre 2010.
Dans son point hebdomadaire sur les marchés paru le 3 août, la société de gestion DNCA Finance note que le soutien des indicateurs économiques a été mitigé. D’un coté la reprise des ventes de logements neufs aux Etats-Unis ou bien le nombre de chômeurs américains et allemands indemnisés ont eu un impact positif. D’un autre, la rechute de la confiance des ménages américains a pesé. Résultat, le PIB américain reflète cette incertitude. «En repli de 1 %, note l'établissement, il a reculé moins que prévu, mais le marché a tiqué devant la baisse de 1,2 % de la consommation qui assure les deux tiers de la croissance aux Etats- Unis et met donc une hypothèque sur la reprise économique.»
Le Temps rapporte que Fatih Birol, économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie, s’inquiète dans un entretien accordé récemment au quotidien britannique The Independent. L’expert estime que la crise énergétique menacera lareprise économique si elle intervient dans les cinq prochaines années. D’ores et déjà, la plupart des grands champs de production de pétrole ont dépassé leur pic de production. A l’échelle mondiale, ce dernier devrait se produire dans une dizaine d’années, soit dix ans avant les dernières prédictions.
Les ventes d’obligations d’entreprise européennes s'élèvent selon L’Echo d’ores et déjà à 1.100 milliards de dollars cette année, un montant historiquement élevé qui dépasse le record établi sur l’ensemble 2007.
Selon la Tribune qui cite une étude de Standard and Poor’s, les dettes à honorer par les fonds d’investissement spécialistes du LBO (rachat avec un effet de levier) ne vont cesser de croître. De 26,4 milliards d’euros d'échéances en Europe, cette année, elles représenteraient plus de 40,8 milliards en 2010 et quelque 126 milliards d’euros en 2014. En cause des conditions de refinancement considérablement durcies par les banques et un environnement moins favorable pour dégager suffisamment de dividendes et rembourser la dette contractée au moment de leur acquisition. Pour pallier cette difficulté, deux solutions majeures se dessinent : la cession en bourse ou à un acheteur ou l'émission obligataire. Si aucune de ces options n’est possible, ajoute le quotidien, les fonds d’investissement devront renégocier leur dette avec les créanciers. Mais ces derniers peuvent aussi prendre le contrôle de la société.
Les fusions et acquisitions dans le monde ont totalisé 1.100 milliards de dollars depuis le début de l’année, soit une baisse de 43 % par rapport aux niveaux de 2008, selon les données diffusées par Thomson Reuters. Et juillet, avec des opérations annoncées pour 96 milliards de dollars seulement, est le premier mois depuis septembre 2004 sur lequel les volumes sont inférieurs à 100 milliards de dollars.
Dans un entretien au Figaro, Gérard Mestrallet, patron de GDF Suez et président de Paris Europlace, revient sur la polémique du transfert à Londres par Nyse Euronext d’un centre informatique parisien. Pour lui, «cette décision souligne les conséquences perverses de la directive européenne MIF, qui a libéralisé, à partir de novembre 2007, le marché des services financiers».Par ailleurs, pour «hisser la place de Paris au rang des pôles d’excellence européen», Gérard Mestrallet indique que : «nous avons constitué douze chantiers stratégiques». «Nos priorités immédiates sont : restaurer la confiance dans les marchés financiers, améliorer les conditions d’accès des PME aux financements, développer les nouvelles sources de financement pour les grandes entreprises et enfin accélérer les développements de l'épargne financière de long terme». «Et nous préconisons l’exonération d’impôt sur le revenu des produits des contrats d’assurance-vie d’une durée supérieure ou égale à douze ans et le développement de l'épargne retraite collective via le Plan d'épargne pour la retraite collective (Perco)», indique-t-il notamment.
«La Financial Services Authority (FSA) britannique a convié fonds d’arbitrage, compagnies pétrolières et courtiers en énergie à se réunir le 5 août pour discuter de l’efficacité et de la transparence du marché de l’or noir», rapporte L’Agefi. «La présence du Trésor à la réunion du 5 août suggère une initiative politique, sans forcément de résultats à la clé», commente le quotidien.
Dans une interview à Il Sole – 24 Ore, Xavier Rolet, CEO du London Stock Exchange, estime que la volonté de Paris de relancer son industrie financière ne constitue pas une menace pour Londres dans le contexte actuel. «La moitié environ des flux financiers sur le marché actions vient des hedge funds qui pratiquent la vente à découvert (…). De nombreux pays européens, à commencer par la France et l’Allemagne, ont clairement dit que les hedge ne sont pas les bienvenus et donc ils sont tous là à Londres», justifie-t-il.Le dirigeant du LSE se félicite par ailleurs de la fusion avec l’italien Borsa Italiana. «Nyse Euronext a vidé Paris et tout transféré à New York, à l’exception d’importantes activités qui sont allées à Londres. Ce n’est pas ce qui s’est passé pour le LSE et Borsa Italiana».
Le procureur général de New York, Andrew Cuomo, a publié un rapport qui met en exergue le décalage entre les résultats 2008 des neuf premiers établissements ayant bénéficié d’aides publiques par le biais du TARP (pour un total de 175 milliards de dollars) et les rémunérations variables versées au titre de cet exercice, rapporte L’Agefi. «Pour six de ces neuf banques, dont trois ont affiché des pertes nettes l’an passé, le montant des bonus versés a dépassé celui des résultats. Goldman Sachs se distingue en étant, et de loin, la banque affichant à la fois le bonus et le résultat les plus élevés par salarié (respectivement 160.420 et 77.228 dollars)», peut-on lire dans le quotidien.