La crise financière a affaibli le marché financier de Hong Kong au premier semestre 2009. Ainsi, selon l’étude Hong Kong IPO 2009 Interim Review du cabinet d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers, le total des fonds levés grâce aux IPO s’élève à 17 milliards de dollars de Hong Kong (1,5 milliard d’euros), pour le semestre clos le 30 juin 2009 - en baisse de 66 % par rapport au premier semestre de 2008. PricewaterhouseCoopers prévoit que les fonds levés au cours d’IPO sur l’année 2009 à Hong Kong avoisineront les 100 milliards de dollars de Hong Kong (9,25 milliards d’euros). Dans le détail, 18 introductions en bourse ont été réalisées au premier semestre 2009, contre 23 au cours de la même période de l’an dernier. Les sociétés industrielles réalisent 50 % des opérations, suivies par les entreprises des secteurs de la distribution, des biens de consommation et des services (38 %), des technologies de l’information et des télécommunications (6 %), et de l’énergie et des services aux collectivités (6 %). Enfin, la taille moyenne des opérations réussies (hors sociétés ayant levé plus de 450 millions d’euros) ont enregistré une baisse de 63 % par rapport à l’année dernière pour s’établir à 55 millions d’euros.
En valeur absolue, le volume de transactions sur les swaps de devises a gonflé de 12 % en juin par rapport à mai, poursuivant ainsi la tendance observée depuis le début du deuxième trimestre, estime CLS Bank, qui fournit des services de règlement d’opérations sur devises pour 17 monnaies utilisées par plus de 3.000 fonds, banques et entreprises. Cette hausse des volumes, souligne The Wall Street Journal, est le signe que les banques se font à nouveau mutuellement confiance. Cependant, il faut attendre la période de publication des résultats du deuxième trimestre, qui pourrait être tendue parce que les rapports entre établissements vont être recalibrés à l’aune des performances.
Entre fin 2007 et début 2009, les portefeuilles d’actions détenus par les fonds souverains ont accusé des moins-values de 45 %, ce qui a réduit le montant total des encours d’environ 18 %. A de très rares exceptions près, ces dépréciations n’ont pas encore été réalisées, les fonds souverains maintenant leurs investissements, selon une étude de Deutsche Bank Research (DBR).Les équipes de Norbert Walter estiment que les actifs gérés par les fonds souverains dans le monde de situent à quelque 3 billions de dollars, ce qui représente environ le double des encours des hedge funds, mais seulement 3 % du total de bilan des banques et un septième des encours des fonds d’investissement et des compagnies d’assurances. S’appuyant sur la performance passée des réserves de change, indicateur clé de la liquidité qui peut être allouée aux fonds souverains par les gouvernements, DBR estime que les capitaux disponibles pour l'épargne souveraine continueront d’augmenter. Selon le scénario central retenu par les spécialistes francfortois, il est probable que les actifs gérés par les fonds souverains atteindront 7 billions de dollars en 2019. Cependant, compte tenu de la volatilité du prix des matières premières et des actifs, d’autres scénarios peuvent être envisagés, et l'évolution des encours est sujet à des incertitudes substantielles, prévient DBR.
Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, a annoncé Jeudi 16 juillet que le taux du livret A sera fixé à 1,25% à partir du 1er août 2009. Cette décision fait suite à la proposition de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, de limiter la baisse de taux des livrets d'épargne réglementée à ce niveau, après la diminution déjà intervenue le 1er mai dernier.Chaque année, le 15 janvier et le 15 juillet, la Banque de France est en effet chargée de calculer le taux des livrets d'épargne réglementée en fonction d’une formule qui prend en compte l’inflation et les taux de marché. Or, la stricte application de la formule de calcul des taux de l’épargne réglementée l’aurait conduite à abaisser, à partir du 1er août, le taux du livret A de 1,75 % à 0,25 % compte tenu du glissement annuel de l’indice des prix à la consommation hors tabac à - 0,5 % en juin 2009 (contre + 0,3 % au mois de mars).Selon la Banque de France, le taux accepté par Bercy permet de maintenir au cours des prochains mois une rémunération largement positive en termes réels de l’épargne réglementée, .
Selon la Tribune, les PME cotées sur Euronext attendront l’automne pour se transférer sur Alternext car la réforme nécessaire à la réalisation de ces opérations ne pourra être examinée par le Parlement avant fin septembre. Ces retards agacent les entreprises concernées, précise le quotidien, dont certains responsables de sociétés candidates estime que le rapport gain/coût du financement direct par le marché ne cesse de se dégrader. Les entreprises se disent prêtes à patienter encore un peu. Elles ont d’ailleurs toutes fait valider en assemblée générale la possibilité d’effectuer le transfert en vue d’un allégement des tâches administratives, objet de nombreuses réclamations depuis déjà des années par l’association des valeurs moyennes Middlenext. Selon la directrice générale, Caroline Weber, un assouplissement des directives européennes prospectus, transparence et abus de marché, est en cours.
Ernst & Young (E&Y) n’a recensé pour le premier semestre 2009 que 54 acquisitions pour 2,8 milliards d’euros par les capital-investisseurs en Allemagne, soit un tiers de moins dans les deux cas que pour le second semestre 2008, pourtant déjà marqué par la crise financière. C’est le niveau le plus bas depuis 2002, alors que le record avait été enregistré avec environ 30 milliards en juillet-décembre 2006.Le résultat a cependant été dopé par l’acquisition de 9,1 % de Daimler par le fonds souverain Aabar d’Abou Dhabi, précise la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Du côté des sorties (exits) sous forme d’introductions en Bourse ou de cessions, E&Y n’a compté que 31 opérations pour un montant de 0,3 milliard d’euros, ce qui représente un plongeon de 94 % par rapport à la période correspondante de l’an dernier.
A l’aide des dernières statistiques trimestrielles présentées par le groupe Private Edge® qui comprend plus de 1 600 partenariats pour un volume total d’actifs de 1 500 milliards de dollars, State Street Corporation vient de communiquer les résultats du « Private Equity Indexsm » au 31 mars 2009. Le rendement de l’Indice de private equity de State Street s’est établi à – 6,46 % au 1er trimestre 2009, soit une baisse moins prononcée qu’au cours des trimestres précédents. Au 31 mars, le premier trimestre 2009 a également affiché le niveau de retrait de capitaux le plus bas depuis dix ans par rapport au capital engagé. Avec cependant un accroissement des flux monétaires constaté au second trimestre. Dans le détail, une baisse de respectivement 103 et 114 points de base a été relevée pour les fonds des catégories Capital risque et Buyout. Le taux de rentabilité interne de l’indice à long terme des fonds « distressed debt », « Mezzanine » et « Special Situation » depuis sa date de départ enregistre quant à lui un repli de plus de 500 points de base. A noter que les fonds US composant l’Indice ont enregistré un rendement de – 5,46 % et les fonds non-US un rendement de – 10,05 % au premier trimestre 2009. Stratégie Nombre de fonds Engagements (Milliards USD) % TRI à long terme Buyout 769 1 136,5 8,96 Capital risque 674 221,1 8,97 Autres 159 149,8 0,08 Total 1 602 1 507,3 8,39 US 1 305 1 156,3 8,67 Europe 174 278,2 10,04 Reste du monde 123 72,8 (3,97)
Dans le rapport publié lundi 13 juillet par l’UK Financial Investments, l’organisme gèrant la participation de l'État britannique dans les banques, la participation de Downing Street représente l'équivalent de 75 milliards de livres (87 milliards d’euros), en comptant les recapitalisations directes ainsi que le plan de garantie des actifs toxiques, rapporte la Tribune. Or, au cours actuel des actions, les participations valent un peu moins de 65 milliards de livres (76 milliards d’euros). D’où une perte potentielle de 10,9 milliards de livres.
La confiance des investisseurs a été fortement ébranlée en juin par une modeste correction boursière conjuguée à une baisse plus marquée des prix des matières premières. Résultat, les investisseurs ont perdu leur appétit renaissant pour le risque et se sont recroquevillés sur les valeurs défensives, indique la dernière enquête de Merrill Lynch sur la gestion d’actifs (Merrill Lynch Survey of Fund Managers for July). Après avoir sous-pondéré l’ensemble des secteurs défensifs, les investisseurs ont remis le cap sur les pôles réputés les plus sûrs. En net, 11% des investisseurs interrogés sont désormais surpondérés sur les pharmaceutiques contre 2% en net sous-pondérés en juin. L’exposition aux télécommunications a également progressé. Les poches de cash sont passées de 4,2% à 4,7%, seulement 12% des investisseurs faisant état d’une prise de risque plus forte que la normale. Cela dit, les investisseurs sont convaincus que la croissance de l'économie internationale va s’améliorer au cours des douze prochains mois. Mais c’est plutôt du côté des pays émergents que les investisseurs espèrent trouver de la croissance. Près de 50% des investisseurs (soit une progression de 11 points de pourcentage par rapport à juin) indiquent qu’ils veulent surpondérer la zone émergente au cours des douze prochains mois alors qu’ils restent très réservés sur la zone euro.Les investisseurs européens commencent à croire que la fin de la récession est en vue mais leurs allocations actions montrent qu’ils sont de plus en plus défensifs. L’enquête indique toutefois que 52% des répondants en net s’attendent à ce que la récession se poursuive au cours des douze prochains mois contre 70% en juin.
Selon Global Reporting Initiative (GRI), plus de mille sociétés font état de leurs performances en matière de développement durable en s’appuyant sur les critères définis par le GRI G3 en 2008. Il s’agit du nombre le plus important jamais atteint, qui marque une augmentation de 46 % par rapport à 2007. Les critères de GRI G3 ont établi les principes et les indicateurs que les organisations peuvent utiliser et appliquer afin déterminer leurs performances économique, sociale et environnementale. Dans le détail, c’est en Espagne que les rapports d’entreprises (*) sur le développement durable sont les plus nombreux, devant les États-Unis. Pris par zone, l’Europe regroupe 49% des rapports, suivie par l’Asie (15%), l’Amérique du Nord (14%), l’Amérique latine (12%), l’Océanie (6 %) et l’Afrique(4 %). En outre, 64 % des sociétés cotées du DAX 30 en Allemagne, 48 % des sociétés du CAC 40, 22 % des entreprises britanniques du Footsie ou 13 % des valeurs américaines du S&P 500 établissent des rapports de développement durable. (*) Le «top Ten» des pays 1. Spain 128 2. USA 100 3. Brazil 64 4 = Australia 56 4 = UK 56 6. Japan 49 7 = Germany 41 7 = South Africa 41 9. Italy 38 10. Canada 36
En raison du manque de réglementation sur les dérivés et de l’afflux de liquidités généré par les plans de relance gouvernementaux, il faut s’attendre à une nouvelle crise financière, selon Mark Mobius, le gérant-star de Franklin Templeton, cité par la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le gourou estime que la pression politique de la part des banques d’investissement et de tous ceux qui gagnent de l’argent avec les dérivés va empêcher une régulation appropriée du marché.
Actuellement, on compte 657 ETF en Europe, et l’on atteindra probablement les 1.000 unités l’an prochain. On assiste à une prolifération anarchique et les patrons d’iShares Allemagne (Dirk Klee) ou d’ETFlab (Andreas Fehrenbach) redoutent que ce marché ne connaisse le même sort que celui des certificats qui a explosé en vol après la retentissante faillite de Lehman, rapporte Die Welt. Thorsten Michalik, directeur général de db x-trackers (Deutsche Bank), ne partage pas ce pessimisme, du fait que les certificats étaient vendus par les conseillers des banques, qui percevaient d’importantes commissions. Ce n’est pas le cas pour les ETF, que les conseillers ne promeuvent donc pas. Quant aux particuliers qui achètent d’eux-mêmes ce genre de produits, ils n’iront pas chercher des produits incompréhensibles comme par exemple le DJ EuroStoxx 50 BuyWrite ETF, qui combine un placement dans le DJ Euro Stoxx 50 avec la vente d’un call sur ce même indice.Die Welt rapporte aussi que db x-trackers a l’intention d'élargir sa gamme d’ETF à 200 produits l’an prochain, contre 113 actuellement.
L’industrie de la gestion britannique est encore très vivement secouée par les turbulences financières. Les fortes baisses des marchés au quatrième trimestre 2008 devraient avoir un impact marqué sur l’ensemble du secteur en 2009, souligne l’association britannique de la gestion (IMA) dans son rapport annuel 2008. Malgré les opérations de fusions-acquisitions réalisées l’an dernier, la gestion britannique reste fragmentée, relève l’IMA.En 2008, le total des actifs gérés au Royaume-Uni par les sociétés membres de l’IMA s’est élevé à 3.000 milliards de livres contre 3.400 milliards fin 2007. Sur ce total, 1.000 milliards de livres (montant inchangé par rapport à 2007) sont gérés pour le compte de clients internationaux, 500 milliards (contre 570 milliards) sont logés dans des fonds offshore et 362 milliards (contre 468 milliards) sont dans des fonds domiciliés au Royaume-Uni. La part du marché actions détenue par les gérants britanniques s’est repliée à 43% contre 44% l’année précédente. Les gains dégagés par les sociétés de gestion sont tombés 9,4 milliards de livres contre 10,2 milliards en 2007.
Selon Le Temps, les banques des deux grands distributeurs suisses, Coop et Migros, progressent et se félicitent d’un afflux constant de nouveaux fonds. La Banque Coop, contrôlée par la Banque cantonale de Bâle, a vu son bénéfice net a croître de 1,9% par rapport à la même période de l’an passé, à 36,63 millions de francs suisses. Pour sa part, la Banque Migros a vu son bénéfice brut reculer de 2,1% au premier semestre 2009, à 127,9 millions de francs suisses. Mais elle se prévaut d’un important afflux de fonds de clients (+3,2%), pour 773 millions de francs suisses, et de l’arrivée de 32 000 nouveaux clients depuis le début de l’année.
Selon la Tribune, la plate-forme de Nyse-Euronext dédiée aux échanges de blocs de titres semble susciter l’intérêt. Quatorze nouveaux membres sont venus rejoindre ce «dark pool"qui permet d'échanger des blocs de titres en toute discrétion, tout en respectant les règles en vigueur. Lancé en février dernier en partenariat avec JP Morgan, BNP Paribas etHSBC, Smart Pool a enregistré depuis un essor d’activité de plus de 90 %. Pour autant, les régulateurs de marché ne sont pas particulièrement à l’aise avec ces marchés. Selon le « Financial Times », cité par le quotidien, le Comité européen des régulateurs (CESR) doit tenir une réunion avec quatre d’entre eux aujourd’hui.
Les particuliers en Europe et aux Etats-Unis accordent la première place à la sécurité dans leurs placements financiers et sont prêts pour cela à se contenter de performances plus modestes. Environ la moitié des personnes interrogées en Europe et 70 % des Américains ont placé de l’argent dans des dépôts d'épargne. Parallèlement, la proportion de non-épargnants a diminué des deux côtés de l’Atlantique. Tels sont les principaux résultats de l'étude Investmentbarometer réalisée en mars et avril 2009 par GfK Custom Research pour le compte de The Wall Street Journal auprès de 11.000 personnes dans onze pays (Allemagne, Belgique, Espagne, Etats-Unis, France, Hongrie, Italie, République tchèque, Royaume-Uni et Suède).Chez les Européens de l’Ouest, les investissements en actions ou en fonds d’actions ne sont que le troisième placement préféré, après les dépôts d'épargne et l’assurance vie, avec seulement 22 % du panel, alors qu’ils sont les premiers au palmarès des Américains, avec 80 %.
Le Comité technique de l’organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) a publié le 13 juillet son rapport définitif , Principles for Outsourcing by Markets, qui propose un ensemble de principes à destination des entreprises de marché et des autorités de marché pour les aider à mieux gérer leurs accords d’externalisation. Les plates-formes multilatérales de trading (MTS ou ATS) ne sont pas concernées par ce document.
A fin juin, le nombre d’ETF cotés sur NYSE Euronext atteignait 416 unités cotés quatre cent soixante quatre fois et lancés par quatorze promoteurs différents. Ils répliquaient 285 indices sur plusieurs classes d’actifs et/ou stratégies. Au premier semestre, le nombre d’ETF cotés a augmenté de 20 %, avec 71 lancements et 3 retraits. En juin, Euronext a ainsi admis à la négociation 21 produits, dont 17 de CASAM (obligataires, stratégies et mondiaux) et 4 stratégiques d’ETF Securities.Par rapport à mai, le volume de transactions journalier moyen a diminué de 10 % à 294 millions d’euros pendant que le nombre de transactions se contractait de 12 % à 6.736 unités.Enfin, le spread moyen a baissé à 45,51 points de base contre 55,96 en mai.
Stoxx Ltd a annoncé le lancement de la gamme Dow Jones Stoxx 600 Optimised Supersector Indexes qui se compose d’indice développés en coopération avec Source, le promoteur d’exchange traded products créé par Bank of America Merrill Lynch, Goldman Sachs et Morgan Stanley (lire nos dépêches des 20 et 21 avril). Source a autorisé Stoxx à utiliser 18 de ses 19 secteurs pour créer des indices de référence destinés à des ETF qui seront lancés durant les semaines qui viennent. L’une des principales caractéristiques de ces indices qui couvrent 16 pays européens est qu’ils sont les premiers à prendre en compte la possibilité d’emprunter une action sur le marché du prêt de titres. Pour intégrer cet aspect particulier, Stoxx utilise des données fournies par Data Explorers, un fournisseur d’information spécialiste du prêt de titres et du «short interest». L’univers initial est celui du Dow Jones Stoxx 600 duquel ont été retirés la Grèce et l’Italie et au maximum les 60 actions les moins liquides. Les actions restantes sont classées en fonction du volume journalier de transactions par rapport au flottant et de la possibilité de les emprunter. Ces titres sont ensuite subdivisés en 19 supersecteurs conformément à leur catégorie, chaque secteur étant ensuite optimisé en fonction d’un facteur spécifique de liquidité par rapport au poids de chaque titre dans le secteur par rapport à sa capitalisation ajustée du flottant, en réduisant le poids des titres avec des ratios de volume de transactions élevés par rapport au flottant tout en préservant la pondération des titres les plus liquides. De plus, les plus grands titres de chaque supersecteur sont plafonnés entre 10 et 20 % selon le nombre de titres dans le secteur concerné.
Selon la Tribune du 13 juillet qui cite Olivier Boyadjian, le président du fonds de retournement HIG Capital - chargé du redressement de sociétés en difficulté - , «nombre d’entreprises n’auront d’autres choix que de se placer en redressement judiciaire à la fin de l'été.» Ces défaillances à venir feront le jeu de HIG Capital qui dispose de 600 millions d’euros et espère investir intégralement cette somme «en dix-huit mois» à partir de la fin de l'été. Outre HIG Capital, des concurrents comme Butler, Caravelle, Perceva, Sun Capital, etc. comptent eux aussi reprendre des entreprises, les redresser, puis les revendre après avoir créé une valeur substantielle. Les redressements judiciaires risquent d'être plus nombreux demain qu’aujourd’hui, précise également le quotidien, dans la mesure où l'État a été le principal artisan d’un sauvetage momentané. A force d’exonération de charges sociales et de taxe sur la valeur ajoutée, etc auxquelles il faut ajouter les effets de l’affacturage, afin de se faire payer rapidement ses factures. Cela étant, «l’activité commerciale pendant la période estivale étant en général particulièrement faible, cet outil va perdre de son intérêt, voire devenir dangereux», rappelle Olivier Boyadjian. Résultat, note la Tribune, nombre d’entreprises se trouveront dans l’impasse et leurs sorts seront alors discutés à la barre du tribunal de commerce.