Malgré plus de 9 milliards d’euros de souscriptions, l’encours des fonds de fonds commercialisés en Allemagne a chuté de 19 % au second semestre 2008 pour revenir à 44,9 milliards d’euros fin décembre. Une étude de Fidelity International montre que l’architecture ouverte continue de progresser, puisque les fonds investissant dans des produits de promoteurs tiers représentent désormais 62 % de l’encours total, contre 56 % un an auparavant (lire notre dépêche du 27 août 2008). Toutefois, Andreas Schmid, directeur de la distribution pour les banques privées et les gestionnaires de fortune chez Fidelity International pour l’Allemagne, reconnaît que les fonds de fonds ont probablement été les gagnants de l’introduction au 1er janvier 2009 du prélèvement libératoire, puisque les reclassements au sein d’un fonds de fonds ne sont pas fiscalisables.L'étude montre aussi que les fonds de fonds diversifiés représentaient fin décembre 77 % des actifs totaux contre 70 % douze mois plus tôt. Les fonds de fonds d’actions et ceux d’obligations représentaient 14 % et 5 % des encours totaux, contre 23 % et 7 %.Trois acteurs pèsent plus de 46 % des actifs totauxLe palmarès demeure inchangé en tête de peloton. Avec Deka (caisses d'épargne) largement en tête (13,6 milliards fin 2008), devant DWS (Deutsche Bank, 3,7 milliards) et Union investment (banques popualires) avec 3,6 milliards. Union Investment est des trois celui qui a le moins souffert de la baisse des encours. Au total, les dix premiers gestionnaires pesaient 70 % des actifs totaux, contre 82 % fin 2007. Les encours d’Oppenheim, à contre-tendance se sont accrus de 10 %, ce qui permet à cet acteur de passer du huitième au cinquième rang.En ce qui concerne par ailleurs les fonds cibles, les gestionnaires de fonds de fonds ont privilégié au second semestre les placements de trésorerie et les fonds indiciels, ce qui a permis à Barclays Global Investors (BGI) de se hisser avec 2,4 milliards d’euros du cinquième au deuxième rang qu’occupait auparavant DWS. Cependant, le numéro un demeure Deka avec 9 milliards d’euros. Les quinze premiers promoteurs de fonds cibles couvraient fin décembre environ la moitié du marché, une proportion pratiquement inchangée par rapport au niveau enregistré douze mois plus tôt.