Selon l'étude annuelle de Robert Half sur les rémunérations dans la banque pour la période 2009-2010, le recul global constaté est lié à la baisse de leur partie variable, rapporte l’Agefi. Et l’impact est beaucoup plus limité dans la banque commerciale que dans la banque d’investissement en raison de bonus plus limités et moins fluctuant. Sur la partie fixe, les banques n’ont pas encore revu à la baisse leurs propositions à l’embauche. La demande des établissements est simplement moins forte pour l’instant. La crise a aussi accentué certains besoins, notamment dans les métiers du contrôle interne et de la déontologie, et la demande augmente à mesure que la réglementation s'étoffe.Le cabinet prévoit que leurs rémunérations progressent de 5 % à 10 % en 2010. Soit un fixe de 65.000 à 80.000 euros pour cinq à sept années d’expérience et de 80.000 à 130.000 euros au-delà, précise l’Agefi. De son coté, la gestion privée échappe aussi à la crise. Les émoluments devraient progresser de 4 % à 7 % en 2010.
Selon la Tribune, les banques européennes sont de plus en plus nombreuses à se financer en émettant des obligations sécurisées («covered bonds»). A ce titre, UBS vient de structurer un programme et devrait bientôt proposer au marché les premiers «covered bonds» jamais lancés par une banque suisse. De son coté, la compagnie d’assurances Aegon a déclaré qu’elle avait l’intention d'émettre des «covered bonds» via sa filiale Aegon Bank, précise le quotidien.En tout près de 70 milliards d’euros d’obligations sécurisées ont été émis depuis le début de l’année.
Dans la récession actuelle, beaucoup de banques mettent en avant leurs fonds maison afin de conserver les recettes dans leurs comptes, constate le Financial Times. Cela incite les gestionnaires sans réseau de distribution à changer de politique. Ainsi Investec Asset Management a décidé de concentrer ses efforts commerciaux sur les gérants de fonds de fonds et les banques qui recherchent des sub-advisers dans des classes d’actifs où elles ne peuvent pas prétendre à réaliser les meilleures performances.Les banques attendent désormais de leurs partenaires non seulement des performances sur le long terme mais la capacité de décrire aux clients potentiels toutes les caractéristiques du produit, particulièrement en ce qui concerne le risque et la volatilité. Paradoxalement, cette approche pourrait profiter aux gérants avec un état d’esprit institutionnel, plutôt qu’aux spécialistes des produits retail.
Selon les experts, le marché des émissions convertibles devrait rester très dynamique au second semestre, relève la Tribune. Alcatel Lucent par exemple a levé facilement un milliard d’euros contre 870 millions d’euros escomptés. D’après les données de Dealogic, dix entreprises ont déjà eu recours à ce segment de marché obligataire depuis le 1er juillet pour des montants oscillants entre 100 et 750 millions d’euros. Au total, précise le quotidien, le montant total des capitaux réunis, hors secteur financier et obligations d'État, s’est élevé à 9 milliards d’euros au cours des six premiers mois de l’année contre 12 milliards d’euros sur la même période en 2003, année record.
Vendredi, le BBVA a notifié à la CNMV par un communiqué réglementé le lancement d’une émission d’obligations obligatoirement convertibles. Le montant de l'émission est fixé à 1 milliard d’euros mais pourra être augmenté en fonction de la demande. Les titres auront une échéance à 5 ans et un coupon de 5 %.
La rémunération liée à la performance des femmes travaillant dans les sociétés financières britanniques est inférieure d’environ 80 % à celle perçue par les hommes, révèle une étude de l’Equality and Human Rights Commission, citée par le Financial Times. Les femmes gagnent en moyenne 2.875 livres en bonus et autres rémunérations liées à la performance, contre 14.554 livres pour les hommes, indique cette étude menée sur 50 sociétés employant plus d’un cinquième du personnel du secteur.
Selon Les Echos, Eurex va lancer le 14septembre les premiers instruments de couverture sur les Buoni del Tesoro Poliannelli (BTP). L’objectif de ce contrat est d’abord de réduire la prime de risque de l’Italie face à l’Allemagne, souligne Eurex. La nette amélioration des conditions de marché depuis mars n’a pas suffi à ramener les écarts de taux entre pays à leurs niveaux d’avant la crise. A ce jour, le taux à 10 ans italien se traite à 90 points de base au-dessus du Bund allemand, alors que le différentiel se limitait à 20 points de base auparavant. Les spécialistes de marché estiment que la crise financière a durablement changé l’appréhension du risque. «De ce fait, le contrat à terme sur la dette allemande n’est plus très adapté pour se couvrir sur les autres dettes de la zone euro»,explique Eurex.
La participation des investisseurs aux assemblées générales des sociétés européennes a franchi la barre des 50 % pour la première fois sur l’année à fin juillet, rapporte le Wall Street Journal, citant les chiffres de Manifest. En 2006-2007, la proportion n’était que de 40 %. Cette tendance serait liée à la crise financière.
Lundi matin, la Deutsche Börse a annoncé que les actions de K+S, Siemens, Metro et Deutsche Börse vont remplacer celles de Daimler, Merck, BMW et Deutsche Bank dans l’indice DivDax à compter du 21 septembre.
Un sondage auprès des investisseurs institutionnels réalisé par AR Magazine montre que Bridwater Associates (37 milliards de dollars d’encours) est perçu comme le meilleur grand gestionnaire de hedge funds (ceux du «billion dollar club») sur la base de six critères : performance, infrastructure, «alignement des intérêts», surveillance indépendante, liquidité et transparence.Les quatre suivants dans le classement sont Tudor Investment, Paulson & Company (27,2 milliards), Highbridge Capital Management (JP Morgan) et Taconic Capital Advisors. Viennent ensuite King Street Capital management et Davidson Kempner Advisors.
En coopération avec Markit, HSBC lance cinq nouveaux indices des directeurs d’achats (purchasing managers indices ou PMI), deux pour l’industrie manufacturière en Corée du Sud et trois pour le secteur des services au Brésil, en Chine et en Inde. Ces derniers permettront le calcul de PMI globaux pour ces trois pays.HSBC va lancer d’autres produits, à commencer le 6 octobre par l’indice HSBC EMI (pour emerging markets index) qui devrait être le premier indice «marchés émergents mondial» calculé exclusivement sur la base des PMI.
Selon une étude de PricewaterhouseCoopers sur les résultats annuels de 42 établissements, les filiales et succursales luxembourgeoises de banques allemandes ont accusé en 2008 une chute de leur bénéfice net total à 351,8 millions d’euros (hors IKB International, exercice au 31 mars) contre 1,02 milliard l’année précédente, rapporte la Börsen-Zeitung. Mais cette contraction d’environ les deux tiers est moins forte que celle supportée par l’ensemble des banques luxembourgeoises, avec un plongeon de 88 % à 564 millions d’euros.
La Tribune croit savoir que dans un courrier envoyé jeudi, la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a demandé aux banques de « poursuivre [leurs] efforts » dans la production de crédit en faveur des entreprises et des ménages. Douze établissements ayant bénéficié de l’aide de l'État via la SPPE représentant 85 % de la production de crédit en France se voient rappelées à l’ordre, même si Bercy est conscient que les banques françaises font sensiblement mieux que les autres établissements de la zone euro. De leur coté, les banques notent que les volumes encore distribués sont équivalents à ceux de 2003, une époque où la croissance du PIB s'élevait à 1,1 %, précise le quotidien.
Selon une étude de La Caixa, le poids des actions espagnoles dans les actifs gérés par les fonds d’investissement distribués dans le pays était tombé à la fin du premier semestre 2009 à son niveau le plus bas depuis 1996, où il dépassait à peine les 5 %, rapporte Cinco Días. Cela tient à l’aversion pour le risque et à la chute des cours. Le nombre de porteur de parts de fonds d’actions espagnoles et de fonds diversifiés à majorité d’actions espagnoles était selon l’association Inverco de 302.757 à fin juin, soit le niveau le plus bas depuis décembre 1996, où il était de 175.448.Cinco Días ajoute que, parallèlement, le nombre de porteurs de parts de fonds d’actions étrangères ressortait à 1 387 228, toujours selon Inverco.
Selon l’agence software-systems.at, dont la base recouvre environ 22.000 classes de parts de fonds commercialisés dans l’espace germanophone (Allemagne, Autriche et Suisse), dont 7.800 fonds d’actions d’un encours total de quelque 750 milliards d’euros, on ne recense dans le monde que 600 valeurs d’une capitalisation boursière supérieure à 10 milliards d’euros et 5 % des titres représentent 65 % du portefeuille des fonds d’actions, rapporte fondsprofessionell. Les dix premières actions européennes arrivent à 7 % du total des actifs gérés. Il s’agit de Nestlé, Roche Holding, E.On, Total, Siemens, Novartis, Telefónica, Allianz, Vodafone et Bayer.
Jeudi soir, la Deutsche Börse a annoncé que l’action Infineon va remplacer celle d’Hannover Rück dans le Dax à partir du 21 septembre.La seconde est affectée au MDax que quitte Arcandor à cause de l’ouverture de la procédure de faillite. Par ailleurs, l’actions Aareal Bank est promue dans le MDax alors que celle d’Hypo Real Estate (HRE) en est évincée. De plus, l’actions BayWa remplace celle de Kuka, toujours dans le MDax.Le SDax accueille les titres Kuka et HRE, en remplacement d’Aareal Bank et de BayWa.Enfin, les actions de Dialog Semiconductor, Manz Automation et Drillisch sont admises dans le TecDax dont sortent Infineon, Singulus Technologies et Solon.
Dans la lettre du mois de septembre de Crédit Agricole Asset Management, Patrick de Fraguier, responsable de la stratégie, assure que «la crédibilité des banques centrales va être d’autant plus accrue qu’elles assumeront le timing de la gestion et de la sortie de crise». Pour le stratège de CAAM, «les marchés leur demandent implicitement et contradictoirement de ne pas casser la reprise, de reprendre les liquidités excessives et potentiellement porteuses de nouveaux risques, et plus récemment de gérer l’arbitrage entre baisse du levier d’endettement et stabilisation des prix des actifs et des risques.» Tant que cet équilibre subtil sera maintenu, les actifs risqués bénéficieront d’un fort facteur de soutien», conclut Patrick de Fraguier.
Sur les sept premiers mois de l’année, le montant des nouvelles émissions de sukuk s’est élevé à 9,3 milliards de dollars, contre 11,1 milliards sur la même période en 2008, selon une étude de Standard & Poor’s datée du 2 septembre (The Sukuk Market Has Continued To Progress In 2009 Despite Some Roadblocks», RatingsDirect).A elle seule, la Malaisie a émis 45 % environ des nouvelles émissions de sukuk en 2009, contre 22 % pour l’Arabie Saoudite, 16% pour l’Indonésie et 9,79% pour Bahrain. Le nombre d'émissions est demeuré stable sur sept mois à environ 70 mais on observe une concentration significative, avec les dix émissions les plus importantes représentant 78,7% du total contre 58,8% entre janvier et juillet 2008. Cette baisse relative, d’environ 20%, ne résulte pas seulement des conditions actuelles de marché et de l’assèchement des liquidités. Elle reflète également un environnement économique moins favorable dans les pays du Golfe, en particulier dans les Emirats Arabes Unis. Cela dit, l’agence estime que les perspectives à moyen terme restent favorables pour le marché des sukuk, avec des projets d'émissions estimés à environ 50 milliards de dollars. Standard & Poor’s souligne que la principale évolution de la période est que les établissements islamiques, plus résistants jusqu’ici aux turbulences financières du fait qu’ils n'étaient pas exposés aux produits structurés, ont subi quelques défauts. Ainsi au Koweit, The Investment Dar Company qui a fait défaut sur une émission de sukuk.
SAM, Dow Jones Indexes et Stoxx Ltd ont publié jeudi matin le résultat de la révision annuelle des indices Dow Jones Sustainability et Dow Jones Stoxx Sustainability qui prendra effet à l’ouverture du 21 septembre.Au total 33 sociétés seront radiées de l’indice DJSI World, dont National Grid, Mitsubishi Estate et SABMiller, tandis que 33 y feront leur entrée, dont Johnson & Johnson, coca Cola et Samsung Electronics. Le nombre total d’entreprises reste ainsi inchangé à 317.Le comité a par ailleurs décidé d’ajouter 14 valeurs à l’indice paneuropéen DJ Stoxx Sustainability et d’en sortir 20. Pour le DJ Sustainability North America, il y aura 8 radiations et 26 nouveaux entrants, tandis que le DJ Sustainability Asia-Pacific accueillera 21 firmes nouvelles et en sortira 13.Par ailleurs SAM a choisi les «top companies» pour chacun des 19 supersecteurs qui coiffent les 58 secteurs. Pour 2009-2010, les «supersectors leaders» sont adidas (Personal & Household Goods), Aracruz Celulose (Basic Resources), ANZ Banking Group (Banks), BMW (Automobiles), CEMIG (Utilities), DSM (Chemicals), GPT Group (Real Estate), Investimentos Itau (Financial Services), Kingfisher (Retail), Nokia (Technology), Panasonic Electric Works (Construction & Materials), Pearson (Media), Roche (Health Care), Sodexo (Travel & Leisure), Swiss Re (Insurance), Telefónica (Telecommunications), TNT (Industrial Goods & Services), Total (Oil & Gas) et enfin Unilever (Food & Beverage).
Selon les données de la Banque d’Espagne, rapporte la Tribune, en juillet, le volume total des nouveaux prêts consentis par le secteur financier a baissé de 19,4 % en glissement annuel, dont une diminution de 30,3 % du crédit à la consommation par rapport à 2008 - année qui avait déjà vu le volume total de nouveaux prêts se réduire de 30,2 %.Les banques espagnoles rappellent que leur taux de crédits douteux et impayés est passé de 1,7 à 4,6 % entre juin 2008 et juin 2009 et que la demande de crédit est également en forte baisse