Dans son discours de vendredi 21 août à l’occasion de la traditionnelle rencontre d'économistes à Jackson Hole (Wyoming) organisée par la banque centrale américaine, Ben Bernanke, son président, a estimé que l'économie américaine avait «évité le pire» et apparaissait en train de se stabiliser, avec de «bonnes» perspectives d’un retour à la croissance à court terme, rapporte la Tribune. La reprise devrait cependant «être relativement lente au début» compte tenu des difficultés considérables à avoir accès au crédit» pour de nombreux ménages et entreprises. Ben Bernanke a insisté sur le fait qu’il fallait «construire un nouveau cadre de régulation financière» aux Etats-Unis et dans le monde, qui tirerait «les leçons de la crise et empêcherait la répétition des événements des deux dernières années» De son coté, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a déclaré qu’il restait une montagne de travail à accomplir et a également précisé qu’il faudrait se pencher sur la réglementation pour rétablir le système financier.
Evoquant un risque accru de retard de paiementdes coupons, rapporte les Echos, l’agence de notation Fitch a abaissé les notes des titres hybrides de plusieurs banques européennes dont BPCE, Natixis, Dexia, Lloyds Banking Group, Royal Bank of Scotland, ING et ABN AMRO.
Selon les Echos qui reprend des informations de Dealogic, les émissions obligataires lancées par les entreprises non financières depuis janvier (1.100 milliards de dollars) ont permis aux banques chargées de placer les titres d’empocher 4,6 milliards de dollars de commissions. JP Morgan (465 millions) devance Bank of America (403 millions) et Citi (347 milions).
La demande d’or a chuté au cours du deuxième trimestre 2009, en raison de la baisse des ventes de bijoux liée à la crise économique et aussi d’ un prix du métal jaune élevé. De son côté, la demande d’investissement s’accroît, rapporte Citywire. En chiffres, la demande globale pour le métal précieux a baissé de 9 % comparé à un an plus tôt, soit une diminution de 6 % une fois libellée en dollars, à 21,3 milliards de dollars, selon le World Gold Council. Quant à la demande d’investissement pour le métal jaune, elle s’affiche en hausse de 46 % par rapport à la même période en 2008.
Selon une étude de Standard & Poors reprise par le quotidien belge L’Echo, le nombre d’entreprises faisant défaut en matière de remboursement de leurs obligations bat des records en 2009. Avec 201 émetteurs dans ce cas dans le monde sur un total de 453,1 milliards de dollars de dette, c’est plus que le total de 2008 (126 défauts de paiement recensés pour une dette de 433 milliards de dollars)Parmi les entreprises mises en défaut, ajoute le quotidien, la majorité est américaine (143), un chiffre à rapprocher du nombre d’entreprises européennes recensées (12) ou canadiennes (10). A noter que dans les pays émergents, 34 entreprises ont été défaillantes. Logiquement, les taux de défauts sur douze mois des entreprises classées comme «spéculatives» explosent. Ceux dont la dette à long terme est notée «B-" ou moins sont passés à 8,58 % en juillet 2009, contre 0,79 % fin 2007.
ING Investment Management (ING IM) a revu à la hausse ses prévisions de croissance des bénéfices des entreprises pour 2010 à 11 % pour l’Europe, 13 % pour les Etats-Unis et 21% pour le Japon. Au total, ING IM table sur une hausse des bénéfices de 13%.» Comparé à une attente consensuelle de 24%, ceci reflète la prudence relative d’ING IM en ce qui concerne la solidité et la pérennité de la reprise bénéficiaire», commente la société de gestion.Patrick Moonen, stratégiste actions senior chez ING IM, estime que “le redressement sera inférieur à celui des périodes qui ont suivi les précédentes récessions, étant donné que nous nous attendons à un contexte de croissance plus faible au cours des deux prochaines années».
Dans une édition spéciale de la lettre d’août de l’UFG, Xavier Lépine, son président, revient sur l’impact de la grippe A sur les Bourses. Selon lui, elle risque fort de contaminer les marchés, et elle est probablement plus dangereuse pour la santé des portefeuilles des investisseurs que pour leur santé à proprement parler.Ainsi, revenant sur des prévisions alarmistes d’experts tablant, notamment en France, sur une population touchée à 35 % par la grippe A, ce qui pourrait occasionner 30.000 décès, Xavier Lépine prévient : «si la réalité sanitaire s’avère moins terrible que celle anticipée par les experts, il n’en demeure pas moins que la peur aura bien essaimé et qu’elle se sera manifestée dans un contexte économique et de marché fragile».Or, actuellement, le récent rebond des places financières a rendu les opérateurs plus nerveux. Avec un risque psychologique fort. Dans ce contetxe, en fonction de la situation sanitaire réelle, l’ampleur de la correction sera différente. Pour Xavier Lépine, elle pourrait être de 10 à 15 % en cas de panique infondée, soit un indice Euro Stoxx 50 compris entre 2.300 et 2.450. Mais, en cas de panique fondée, elle serait de 15 à 20 %, l’indice tutoyant alors son niveau d’avril après l’effondrement de mars (1.750). «Seules des nouvelles économiques bien meilleures qu’attendu pourraient contredire ce pessimisme», conclut Xavier Lépine.
Kohlberg Kravis Roberts et Permira cherchent à acquérir BellSystem24, la principale société de télémarketing au Japon, à Citigroup, rapporte le Financial Times. Ce serait l’une des principales opérations de private equity au Japon cette année.
Au deuxième trimestre, l’économie japonaise est sortie de sa pire récession de la période d’après-guerre. Pas question pour autant de se réjouir. En effet, selon Hervé Lievore, stratégiste d’Axa Investment Managers, «le retour de la croissance au Japon s’explique essentiellement par des facteurs exogènes comme le redémarrage rapide des économies asiatiques et une tendance au restockage dans le secteur manufacturier dont les effets seront de courte durée». En revanche, «la faiblesse des moteurs internes privés ne se dément pas et les mesures prises jusqu'à présent pour renforcer la croissance de manière endogène ne sont guère concluantes».Et quel que soit le vainqueur du scrutin du 30 août prochain pour le renouvellement de la chambre basse du Parlement, «les choix du futur gouvernement seront contraints par un facteur relativement nouveau mais structurel : le coût de la dette», analyse Hervé Lievore.De 1990 à 2005, l’encours de dette obligataire du gouvernement japonais a progressé de manière exponentielle, passant de 170.000 milliards de yen à 530.000 milliards, rappelle Axa IM. «Pendant toute cette période, le gouvernement a pu refinancer sa dette à un coût sans cesse décroissant grâce à la baisse des taux (…). Mais depuis 2007, cet amortisseur ne joue plus et la charge d’intérêt s’accroit rapidement, d’environ 1.000 milliards de yen par an et devrait atteindre, selon les prévisions budgétaires, 9.400 milliards de yen au terme de l’exercice fiscal 2009, soit près de 25% des recettes fiscales», explique le stratégiste. «L’enjeu pour le Japon est donc de parvenir à renforcer son potentiel de croissance tout en évitant la hausse des taux d’intérêt, seule solution pour résorber le fardeau de la dette. Malheureusement, une telle stratégie, si elle était mise en œuvre, mettrait plusieurs années avant de produire ses effets», conclut Hervé Lievore.
L’optimisme des investisseurs mondiaux concernant l’économie mondiale a atteint en août son plus haut niveau en six ans, selon le dernier sondage des gérants de portefeuilles réalisé par Merrill Lynch. Ainsi, 75 % des personnes interrogées pensent que l’économie mondiale va se raffermir dans les 12 mois qui viennent, ce qui constitue le plus haut niveau depuis novembre 2003, et une hausse par rapport aux 63 % de juillet. 70 % du panel s’attend à une augmentation des bénéfices des entreprises sur l’année à venir, contre 51 % le mois dernier.Ce retour de l’optimisme se traduit dans les allocations d’actifs. Ainsi, l’exposition aux actions a fortement augmenté en un mois, 34 % des gérants sondés surpondérant la classe d’actifs, contre 7 % en juillet, tandis que la part du cash est descendue de 4,7 % à 3,5 %. L’indicateur Risk and Liquidity de Merrill Lynch a d’ailleurs augmenté à 41, soit son plus haut niveau en deux ans. Géographiquement parlant, les investisseurs privilégient les marchés émergents, qui sont à l’origine de la reprise. Ainsi, 33 % du panel surpondère ces pays, tandis que le consensus reste sous-pondéré sur les US, la zone euro, le Royaume-Uni et le Japon. En termes de secteurs, ils font la part belle à la technologie, mais restent inquiets sur les banques. En Europe, les gérants se montrent aussi positifs que l’ensemble des gérants mondiaux. 66 % s’attendent à ce que l’économie européenne s’améliore dans l’année qui vient, alors qu’ils n’étaient que 34 % en juillet. En revanche, les investisseurs européens ne sont pas passés à l’acte, et ont préféré augmenter les liquidités. Le sondage a été réalisé auprès de 204 gérants représentant 554 milliards de dollars.
Bloomberg rapporte les déclarations du milliardaire Warren Buffett à propos de la phénoménale dette des Etats-Unis. Selon lui, elle présente des risques pour l'économie américaine et le dollar. Les Etats-Unis doivent traiter des quantités très importantes de la “monetary medicine” qui a été injectée dans le système financier et constitue désormais une menace pour l'économie la plus importante dans le monde et sa monnaie, a noté Warren Buffet.
Dans son bulletin hebdomadaire publié lundi 17 août, JP Morgan AM a établi un bilan des publications de bénéfices du 2ème trimestre 2009 réalisées par la quasi-totalité des entreprises du S&P 500. L’ensemble est très positif, «72 % des sociétés ayant publié des résultats supérieurs aux attentes, dont près de 60 % avec un différentiel supérieur à 10 %», précise la société de gestion. Dans le détail, il est noté que les secteurs de la santé, des biens de consommation de base et des biens de consommation discrétionnaire ont généré les meilleures bonnes surprises avec des bénéfices pondérés des capitalisations en recul de 21,7 % sur un an au 2ème trimestre. Le marché a logiquement apprécié. Ainsi, le S&P 500 a bondi de plus de 15 % depuis le 10 juillet. Cela dit, la raison essentielle de ces bonnes nouvelles sur les bénéfices tient aux fortes baisses des coûts réalisées par les entreprises qui ont permis de soutenir les marges. En chiffres, rapporte JP Morgan AM, le coût unitaire du travail a plongé de 5,8 % du 1er au 2ème trimestre 2009. Reste désormais à savoir, une fois ce processus achevé, ce qui soutiendra les marges. Autrement dit, l’amélioration du contexte économique induira t-elle à la fois des recrutements et un maintien de la discipline sur les coûts ? Actuellement, les entreprises font preuve de prudence en matière de prévisions de chiffre d’affaires. Or, ces dernières seront déterminantes lorsque les gains des réductions de coûts seront épuisés, conclut JP Morgan AM.
Pas moins de 79 milliards de dollars américains d’obligations ont été émis par des émetteurs des pays émergents (Etats et sociétés) au cours du premier semestre de l’année, ce qui selon un communiqué de la société de gestion F&C Investments constitue un record depuis deux ans. Mieux encore, alors que le volume des émissions de dette émergente se tarit normalement en été, les émissions de nouvelle dette souveraine ont progressé cette année, pour s’élever à 9 milliards de dollars américains en juillet. Il est vrai que ces émissions ont profité de l’appétit des investisseurs, dans l’espoir également que «les plans de sauvetage, les baisses des taux d’intérêt et l’aide de 750 milliards de dollars américains promise par le FMI permettront aux pays en difficulté de surmonter la récession mondiale», précise F&C. Dans le sillage de la hausse des marchés, les écarts de rendement (spread) des obligations émergentes par rapport aux Bons du Trésor américains se sont resserrés de 245pb depuis la fin décembre. Dans le détail, ce sont les obligations souveraines argentines qui figurent parmi celles ayant le plus surperformé le marché avec un spread par rapport aux Bons du Trésor américains qui est passé de 1965 points de base en novembre 2008 à 916 points de base le 27 juillet. Et la marge est encore importante pour que l'écart se réduise à nouveau.
Pas moins de 79 milliards de dollars américains d’obligations ont été émis par des Etats ou sociétés des pays émergents au cours du premier semestre de l’année, ce qui, selon un communiqué de la société de gestion F&C Investments, constitue un record depuis deux ans. Mieux encore, alors que le volume des émissions de dette émergente se tarit normalement en été, les émissions de nouvelle dette souveraine ont progressé cette année, pour s’élever à 9 milliards de dollars américains en juillet. Il est vrai que ces émissions ont profité de l’appétit des investisseurs, dans l’espoir également que «les plans de sauvetage, les baisses des taux d’intérêt et l’aide de 750 milliards de dollars américains promise par le FMI permettront aux pays en difficulté de surmonter la récession mondiale», précise F&C. Dans le sillage de la hausse des marchés, les écarts de rendement (spread) des obligations émergentes par rapport aux Bons du Trésor américains se sont resserrés de 245pb depuis la fin décembre. Dans le détail, ce sont les obligations souveraines argentines qui figurent parmi celles ayant le plus surperformé le marché avec un spread par rapport aux Bons du Trésor américains qui est passé de 1.965 points de base en novembre 2008 à 916 points de base le 27 juillet. Et la marge est encore importante pour que l'écart se réduise à nouveau.
Selon la Tribune, une tendance se dessine en Europe et auxÉtats-Unis dans le LBO (rachat par effet de levier). Les banques n’hésitent plus à convertir leurs créances en capital. En France, précise le quotidien, l’exemple le plus célèbre reste celui du fabricant de toitures, Monier (ex-Lafarge Roofing) qui, racheté en mars 2007 par le fonds d’investissement français PAI Partners pour 2,4 milliards d’euros, a été cédé aux créanciers en juin dernier, en échange d’une réduction de la dette de 1,7 milliard à 1,1 milliard d’euros.
Selon la Tribune, les mises en chantier aux Etats-Unis ont diminué de 1% à 581.000 en rythme annualisé contre en moyenne 600.000 anticipées. Celles de juin ont été révisées à 587.000 contre 582.000 annoncé initialement. Par rapport à juillet 2008, les mises en chantier accusent une chute de 37,7% tandis que les nouveaux permis de construire reculent de 1,8% sur un mois à 560.000 unités. Sur un an, leur baisse atteint 39,4%. Le nombre de logements en cours de construction est également tombé à un plus bas historique de 609.000 le mois dernier.
Selon une étude publiée par l’IFSL (International Financial Services London) citée par L’Agefi, les investissements en matière de private equity ont décliné de 80 % dans le monde à 24 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année 2009, soit la performance la plus médiocre enregistrée depuis douze ans. Moins de 100 milliards de dollars ont été levés au cours du premier semestre 2009.
Le quotidien belge L’Echo, qui cite De Tijd, rapporte que les investisseurs de long terme cèdent de plus en plus la place aux investisseurs à la recherche d’un rendement rapide. A la Bourse de Bruxelles par exemple, les investisseurs conservent les plus grosses actions aux alentours de 1,5 et 3 ans. Il y a vingt ans, les actions belges restaient en moyene cinq ans dans un portefeuille. Cette tendance vaut également dans d’autres pays. Aux Etats-Unis, selon une étude de la Société Générale, les actions du New York Stock Exchange restent en moyenne neuf mois dans le portefeuille d’un investisseur contre 10 ans dans les années 40.
Le nombre d’offres d’emplois dans le secteur des services financiers à Londres a augmenté de 20 % en juin par rapport à mai, rapporte le Financial Times, citant des chiffres de Morgan Mckinley. Il s’agit du niveau le plus élevé de l’année. Juillet a été le deuxième meilleur mois, bien que les offres aient reculé de 7 %. Néanmoins, le nombre d’opportunités d’emplois reste inférieur de 59 % par rapport à l’an dernier.
Selon les données du deuxième trimestre 2009 publiées par l’European Private Equity & Venture Capital Association (EVCA), le nombre d’entreprises bénéficiaires de fonds du «private equity» a chuté de 8 % par rapport aux trois premiers mois de l’année, tandis que le montant des investissements a baissé de 16 % à 3,9 milliards d’euros. Durant la première moitié de l’année 8,5 milliards d’euros ont été investis au total, soit 65 % de moins que lors des six mois précédents. De son côté, la collecte de ces fonds a bondi de 18 % au deuxième trimestre (à 3,2 milliards d’euros). Les rachats sur les fonds se sont accrus de 28 % sur le premier trimestre à 1,9 milliard d’euros, alors que la hausse, compte tenu de la croissance du capital, a plus que doublé (à 205 millions d’euros). Quoiqu’il en soit, les sommes collectées dans la première moitié de l’année 2009 restent inférieures de 86 % par rapport aux sommes collectées dans la seconde moitié de 2008.