Selon les dernières statistiques du Sustainable Business Institute (SBI), on comptait au 30 juin un total de 301 fonds de développement durable en Allemagne, Autriche et Suisse, avec un encours total de 25,5 milliards d’euros, ce qui représente une part de marché de l’ordre de 1 %. A fin mars, le SBI n’avait recensé que 294 fonds pour des actifs sous gestion de l’ordre de 21 milliards d’euros.Le gros des encours était géré par 181 fonds d’actions, avec 17,57 milliards d’euros, contre 177 fonds et 13,55 milliards trois mois plus tôt. Les actifs obligataires représentaient 4,13 milliards d’euros dans 42 fonds contre 3,98 milliards dans 41 fonds à fin mars, tandis que les 50 fonds diversifiés (contre 49 au 31 mars) géraient 2,96 milliards d’euros contre 2,62 milliards.Le reliquat se partageait entre les 17 fonds de fonds (117 millions d’euros), les 9 ETF (355 millions) et les 2 fonds de micro-finance (389 millions).
Une enquête menée auprès de 234 professionnels de la gestion d’actifs (gérants, analystes, service clients) en juillet dernier par eFinancialCareers.fr, site Internet spécialisé dans les offres d’emploi et la gestion de carrière, montre que de nouveaux licenciements pour raisons économiques sont attendus au second semestre 2009 outre-Manche, rapporte la Tribune.Les sondés les plus pessimistes (61 %) travaillent au sein d’une filiale de gestion d’actifs d’une banque ou compagnie d’assurances alors que seules 27 % des personnes travaillant dans des petites structures mono ou multigestion craignent une nouvelle vague de dégraissage. A propos des bonus, 39 % des sociétés interrogées indiquent avoir modifié la structure des bonus. Les périodes d'évaluation des performances sont plus longues (jusqu'à cinq ans) et il est possible de récupérer les bonus versés en cas de pertes. Enfin, la fuite de gérants de hedge funds pour des raisons fiscales, et la fronde contre la directive européenne sur la gestion alternative, inquiètent l’industrie de la gestion d’actifs au Royaume-Uni.
En attendant l’instauration de la taxe carbone à la française, l’Usine à GES, la lettre des professionnels du changement climatique, a publié le bilan carbone des entreprises du CAC 40. Globalement, l’empreinte carbone des quarante plus grands groupes français est «assez monstrueuse», estime la publication. L’an dernier, les entreprises du CAC 40 ont émis plus de 730 millions de tonnes d'équivalent CO2, soit 1,5 fois le volume de toutes les émissions hexagonales. Et sans surprise, cinq sociétés - Arcelor Mittal, GDF Suez, EDF, Total et Véolia Environnement - représentent 71 % des rejets de toutes les sociétés du CAC 40.Autre désagrément observé à la faveur de ce bilan, les entreprises présentent leur bilan carbone comme bon leur semble : tonne de CO2, tonne de CO2 par salarié ou tonne de produit fini. Le périmètre est lui aussi variable puisqu’il est question d'émissions directes, d'émissions indirectes, voire des deux. Certains groupes n’hésitent pas non plus à afficher les émissions des utilisateurs de leurs produits. Autant de pratiques disparates qui nuisent à une bonne comparaison des performances carbone. La normalisation des données est plus que jamais à l’ordre du jour.Autre sujet d'étonnement, trois entreprises, a priori peu émettrices de CO2, sont également peu émettrices d’informations carbone, à savoir BNP Paribas, Crédit Agricole et Michelin. «Une véritable manie pour ce trio dont aucun des membres n’a souhaité non plus voir publier ses résultats dans le cadre de l’enquête mondiale menée par le Carbon Disclosure Project», indique la lettre.Deux points positifs toutefois. Tout d’abord, les données sont la plupart du temps facilement accessibles et la plupart des documents de référence présentent de façon intelligible le bilan carbone de sa société. Ce qui, remarque la lettre, n’est pas toujours le cas du rapport sur le développement durable. Par ailleurs, la totalité des entreprises indique avoir engagé une démarche carbone. Certaines mettent en place de véritables stratégies de réduction de leur empreinte alors que les moins exposées sont souvent un peu à la traîne. Mais dans tous les cas de figure, l’intention est là. C’est peut-être là l’essentiel. Dans un premier temps...
A 580 milliards de dollars américains, contre 350 milliards de dollars un an plus tôt, les actifs des cent plus grandes banques islamiques mondiales ont augmenté de 66 % en 2008 sur un an malgré la crise financière mondiale, indique la Tribune qui cite un article vendredi de «The Asian Banker».
Le Federal Deposit Insurance Corp. a ajouté 111 établissements de crédit à sa listes de banques en danger au dernier trimestre, rapporte le Wall Street Journal. Au total, 416 banques figurent sur cette liste à fin juin, soit environ 5 % des établissements du pays, contre 305 fin mars et 117 fin juin. Elles représentent un actif total de 299,8 milliards de dollars d’actifs, contre 78,3 milliards un an plus tôt.
Publiée hier, la croissance des prêts destinés au secteur privé, de 0,6 % en juillet, contre 1,5 % en juin, constitue le plus bas niveau jamais enregistré, et renforce les craintes sur l’offre de crédit, indique l’Agefi. Le quotidien précise que, selon le Conference Board, « les conditions économiques actuelles montrent toujours un affaiblissement » et qu'« il est trop tôt pour dire si la zone euro enregistrera une reprise viable dans un proche avenir ».
Selon les statistiques de Lipper FMI pour Responsible Investor, les fonds ISR européens ont drainé en juin 760,7 millions d’euros, après des souscriptions nettes de près de 1,07 milliard en mai. L’encours total se monte à 42,7 milliards d’euros.Les meilleures ventes ont été réalisées par Money Market Euro Sustainable Fund (Dexia Luxembourg) et Securicash SRI (AGI France). Les trois plus gros fonds ISR sont des monétaires : Invest Monétaire (SocGen) avec 1,98 milliard d’euros, Securicash (1,94 milliard) et Moné Etheis (BNPP AM) avec 1,18 milliard.
Selon les estimations de VDOS Stochastics relayées par Cinco Días, l’encours des fonds de valeurs mobilières commercialisés en Espagne a augmenté entre le 1er et le 21 août de 1,06 milliard ou de 0,63 % à près de 170,16 milliards d’euros. Pour la première fois depuis le début de la crise, ils ont enregistré des souscriptions nettes (pour 446 millions d’euros), l’effet de marché positif représentant 612 millions.
Alain Juppé, coprésident de la commission chargée de définir les priorités stratégiques du grand emprunt a précisé, hier, sur France Inter, que son montant devrait être «de l’ordre de dizaines de milliards d’euros», rapporte l’Agefi. Selon Ciaran O’Hagan, stratégiste chez Société Générale, son montant n’approchera probablement pas les 50 milliars d’euros. A 15 milliards d’euros, le déficit public atteindrait 9,2 % du produit intérieur brut (PIB) et la dette publique 87 % du PIB, prévoit un économiste. Et à 40 milliards, le déficit grimperait à 10,4 % et la dette publique à 89 % du PIB. Reste qu’il pourrait être proche dans ses modalités de celui lancé il y a seize ans (emprunt Balladur). Son rendement devrait être attractif afin de susciter des souscriptions, en particulier de la part d’investisseurs privés.
A eux seuls, les remboursements nets supportés en janvier-juillet par Deka (caisses d'épargne) avec plus de 3,93 milliards d’euros et par Allianz Global Investors (AGI) avec plus de 2,14 milliards, représentent 3,5 fois les sorties nettes accusées par l’ensemble des fonds de valeurs mobilières de droits allemand et luxembourgeois distribués en Allemagne (1,73 milliard d’euros). Selon les statistiques de l’association BVI du secteur, presque tous les grands acteurs accusent des rachats nets, puisque Pioneer (UniCredit) et Union Investment (banques populaires) affichent des sorties respectives de 875 millions et de 600,2 millions d’euros.Seul l’ensemble DWS/DB (Deutsche Bank) peut se targuer de souscriptions nettes de 1,15 milliard d’euros, mais cela est dû exclusivement aux 2,57 milliards drainés par l’activité ETF de db x-trackers.Au demeurant, les deux autres grands promoteurs d’ETF enregistrent eux aussi des souscriptions nettes, à savoir 291,94 millions pour les ETF iShares de droit allemand de Barclays Global Investors et 1,96 milliard pour ETFlab, filiale de Deka.
Le Dax, qui était tombé le 9 mars à 3588, navigue actuellement dans la zone des 5500. Il a donc gagné plus de 50 % en moins de six mois. Beaucoup de particuliers, qui ont manqué le train, de la hausse se lancent à présent sur les actions, contate Die Welt. Les dernières statistiques de l’association BVI des sociétés de gestion le montrent : en juillet, les souscriptions nettes enregistrées par les fonds d’actions retail ont dépassé les 2,5 milliards d’euros, le centuple du montant de juin. Les fonds diversifiés ont drainé 1,2 milliard, les obligataires, environ 1 milliard.Parallèlement, les investisseurs ont retiré près de 6 milliards d’euros des fonds monétaires qui servent traditionnellement de parking pour les liquidités. Mais les taux monétaires sont entre-temps tombés à un niveau si bas qu’ils ne couvrent presque plus les commissions de gestion. Cela incite les investisseurs à rechercher des placements plus rentables.
En juillet, les fonds de droit allemand et luxembourgeois commercialisés en Allemagne ont drainé des souscriptions nettes de 3,13 milliards d’euros, ce qui porte le total des sept premiers mois de l’année à 6,9 milliards d’euros, rapporte l’association BVI.Cela recouvre des écarts considérables. D’abord, sur ce dernier total, les fonds institutionnels ont collecté 5,92 milliards d’euros. Ensuite, les fonds de valeurs mobilières affichent pour janvier-juillet des sorties nettes de 1,73 milliard d’euros, essentiellement à cause des remboursements nets de 16,92 milliards d’euros accusés par les fonds monétaires (dont 5,86 milliards pour juillet).Les plus fortes souscriptions nettes ont en revanche été enregistrées par les fonds d’actions, avec 7,41 milliards en sept mois et 2,51 milliards pour juillet. Les fonds immobiliers offerts au public ont subi des rachats nets de 437,4 millions pour juillet mais des souscriptions nettes de 2,71 milliards entre janvier et juillet.
Selon le rapport établi par PricewaterhouseCoopers qui a servi de base à l’OPRO à 1,30 euro par action sur Hypo Real Estate (HRE) lancée par le Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin), la banque devra solliciter de nouvelles aides de l’Etat pour plusieurs milliards d’euros, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le quotidien Bild croit savoir que les besoins supplémentaires en capitaux pourraient atteindre les 7 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année.Le SoFFin et les banques ont déjà sauvé HRE en lui fournissant pour 102 milliards d’euros de garanties, ce à quoi s’ajoute le milliard et demi d’euros dépensé par le SoFFin pour l’acquisition de 90 % de la banque, sur la base de 1,39 euro par action.
La Deutsche Bank a finalement émis pour 1,25 milliard d’euros d’obligations subordonnées (échéance mars 2015) avec un coupon de 9,5 %, un montant supérieur aux attentes. Les ordres auraient en fait dépassé les 3 milliards d’euros, et les milieux financiers doutent que la demande soit venue exclusivement de la clientèle retail du réseau, comme cela avait été primitivement indiqué, souligne la Börsen-Zeitung. Grâce à cette opération, le ratio de fonds propres de premier rang passe à 11,4 % contre 11 % fin juin.
Initialement, l’association BVI a estimé à 3,7 milliards les souscriptions nettes enregistrées par les gestionnaires allemands pour le premier semestre. Cela concernait en fait uniquement les fonds commercialisés en Allemagne. Si l’on y ajoute les fonds commercialisés à l'étranger et les mandats, les rentrées nettes du secteur ont en fait totalisé 16,5 milliards d’euros, précise l’association.A fin juin, l’encours total avait ainsi augmenté de presque 52 milliards d’euros en six mois pour atteindre 1.556,4 milliards d’euros, si bien que les deux tiers de l’accroissement sont attribuables à un effet positif de marché.
Avec les produits structurés, les banques privées ont trouvé le filon qui leur permet de maintenir leur activité à flot malgré la crise. Dans un environnement de fuite des clients, de perte de confiance et de chute des encours, plusieurs établissements ont choisi de restructurer des produits existants, constate Expansión. Par ce moyen, les investisseurs ferment leur position sur un structuré qui a accusé des pertes durant la crise pour acquérir un nouveau produit plus conforme à l’environnement de marché actuel. Cette stratégie permet aux banques privées d’atteindre d’un coup deux objectifs : générer de nouvelles commissions alors que les placements de nouveaux produits sont difficiles, et prolonger la période durant laquelle les clients sont liés à l'établissement.Cette politique commence à porter des fruits : le Banif, la banque privée du Santander, a par exemple affiché un bénéfice net de plus de 8,6 millions d’euros pour janvier-mai alors qu’il avait accusé une perte de 72,9 millions d’euros pour le premier trimestre.
Selon les estimations de l’association Inverco des sociétés de gestion, l’encours des fonds de valeurs mobilières à fin juillet est ressorti à 161,37 milliards d’euros, ce qui représente une progression de plus de 1,26 milliard d’euros ou de 0,8 % sur fin juin et l’accroissement le plus important depuis 27 mois. Parallèlement, les remboursements nets se sont limités à 196 millions d’euros, le montant le plus faible depuis avril 2007.Sur les sept premiers mois de l’année, les sorties nettes se sont contractées à un peu plus de 9,2 milliards d’euros alors qu’elles étaient ressorties à 35,12 milliards d’euros pour la période correspondante de 2008.
Selon L’Agefi, les deux opérateurs boursiers NYSE Euronext et le LSE pourraient prendre chacun 5 % de la nouvelle place boursière indienne MCX. Les fondateurs de la place MCX-SX doivent réduire leurs parts d’ici au 15 septembre pour être conforme à la réglementation.
La testostérone joue un rôle important dans l’aversion au risque financier, selon une nouvelle étude menée par la Kellogg School of Management de l’Université Northwestern, la University of Chicago Booth School of Business et le University of Chicago’s Department of Comparative Human Development.De précédentes études ont montré que cette hormone, habituellement plus concentrée chez les hommes, augmentait l’esprit de compétition et de domination, réduisait la peur, et était associé à des comportements risqués comme le jeu et la consommation d’alcool. Toutefois, jusqu'à maintenant, l’impact de la testostérone sur la différence entre les hommes et les femmes dans la prise de risque financier n’avait jamais été explorée, souligne l'étude intitulée «Gender differences in financial risk aversion and career choices are affected by testosterone».Les chercheurs ont trouvé que la présence de taux élevés de testostérone était liée à un plus grand appétit pour le risque chez les femmes, mais pas chez les hommes. Par contre, les hommes et les femmes ayant des niveaux similaires de testostérones affichent la même aversion au risque. De plus, l'étude montre que le lien entre l’aversion au risque et la testostérone conditionne les choix de carrière après les diplômes : les individus ayant beaucoup de testostérone et une faible aversion au risque choisissent les carrières les plus risquées en finance.
L’indice Barclay des hedge funds a encore enregistré une hausse en juillet. Les 2.303 fonds ayant communiqué leurs résultats à 26 juillet ont en effet affiché une performance moyenne de 3,04 % pour le mois dernier, ce qui porte le gain total moyen pour les sept premiers mois de l’année à 14,31 %. Seule la stratégie equity short bias (ventes à découvert) accuse une perte (de 10,88 %) pour janvier-juillet, mais cela ne concerne que 11 produits.Les plus fortes performances concernent l’arbitrage de convertibles (35,60 %, pour 36 fonds) et les marchés émergents (27,66 % pour 356 fonds).