Selon l’Agefi, l'étude sur le coût des services dans les banques européennes commanditée par la commissaire en charge de la Concurrence, Megdelena Kuneva, stigmatise le manque d’information précontractuelle, les déficiences du conseil et surtout le coût prohibitif des comptes courants. Avec 154 euros de frais par an en moyenne, les banques françaises se retrouvent au troisième rang des banques les plus chères, derrière l’Italie (253 euros) et l’Espagne (178). La Fédération bancaire française s’en est «étonnée» et conteste la méthode des enquêteurs, souligne le quotidien. La direction générale du Trésor chercherait cette semaine à se procurer des données comparables à celles utilisées par les enquêteurs européens afin de vérifier, ou de contester, leurs conclusions. Mais, à l’association de protection des consommateurs CLCV, on confirme ces conclusions.
Selon Adair Turner, le président de la Financial Stability Board, les banques vont devoir se recentrer sur leurs fonctions premières et essentielles telles que la fourniture de services d'épargne, de crédit et de paiement (aux entreprises comme aux personnes) pour rétablir la confiance. Pour Adair Turner, il est également «essentiel «que les profits élevés des banques soient utilisés pour reconstituer leurs fonds propres afin qu’elles puissent soutenir le marché du crédit et se préparer à un relèvement des exigences capitalistiques à venir.
L’European Energy Exchange (EEX) de Leipzig et Eurex (groupe Deutsche Börse) comptent élargir le 27 octobre leur gamme de contrats à terme sur les droits d'émission EUA (European Emission Allowance) et CER (Certified Emission Reduction) avec des échéances et des dates de livraison modifiées pour tenir mieux compte des exigences des intervenants sur le marché. Actuellement, les futures EUA et CER arrivent à échéance à la dernière séance de novembre, avec livraison à la première séance de décembre. Il y aura à l’avenir une échéance supplémentaire à la mi-décembre, ce qui alignera l’EEX/Eurex sur les dates des autres marchés du CO2.
Selon L’Agefi suisse, les professionnels estiment que le marché international de l’immobilier haut de gamme, paralysé il y a un an par la chute de Lehman Brothers, commence à se rétablir, grâce à des vendeurs devenus plus raisonnables et des acheteurs tentés par la chute parfois spectaculaire des prix. Selon Fabienne Lenfant, directrice de l’antenne londonienne du cabinet immobilier Barnes, le climat s’est nettement réchauffé depuis avril. «Les transactions de biens de qualité ont repris après six mois d’arrêt net», affirme-t-elle, les clients ayant été encouragés par des prix qui ont chuté de 30% environ depuis leur pic de l’été 2007, et la dégringolade de la livre (qui ne vaut plus qu’autour de 1,10 euro, contre 1,50 mi-2007), qui a séduit de nombreux acheteurs étrangers.
Selon L’Agefi suisse, les perspectives à moyen terme de l’or demeurent favorables, en raison notamment des problèmes de liquidités globales. Les déficits budgétaires représentent en effet des pressions inflationnistes, soit autant de signes positifs pour ce métal refuge. «La volonté d’investir à long terme dans l’or est devenue plus forte que la demande fondamentale de la matière première sous-jacente, en raison du succès des produits comme les ETF», constate David Field, gérant de fonds asiatiques et du fonds Carmignac Commodities. Cette tendance séculaire s’avère positive pour le cours, car elle est moins sensible aux prix que la demande fondamentale. Tous les ingrédients sont réunis pour une «bull story» à long terme pour l’or en raison des contraintes de l’offre qui existent pour ce métal précieux. «Les sociétés minières sont en difficultés. Elles produisent environ 2400 tonnes d’or par an, une quantité minimale par rapport aux volumes négociés sur les bourses. Ce, alors que les réserves des mines rétrécissent, que la teneur en or diminue et qu’elles doivent dégager de plus en plus de matériau pour produire une seule once d’or», explique David Field.
Selon l’enquête semestrielle de l’Association Française de la Gestion Financière, les actifs gérés en épargne salariale s’établissent à 76,5 milliards d’euros au 30 juin 2009, en progression de 7% par rapport au 31 décembre 2008. «Les encours reprennent donc leur progression après la baisse due à la chute continue des marchés depuis l’été 2007, précise le communiqué de l’AFG.Dans le détail, Cette hausse est due à la collecte des plans d’épargne, PEE et PERCO, sachant que, sur la période considérée, l’impact des marchés financiers a été négligeable - ces derniers ayant été globalement stables. Les fonds diversifiés1 représentent 60% des encours contre 40% pour les fonds d’actionnariat salarié. Leurs encours progressent respectivement de 8,6% et 4,9% par rapport au 31 décembre 2008. Les investissements dans les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) se situent à 2,4 milliards d’euros et les placements dans les FCPE solidaires affichent 550 millions d’euros. Une «découpe» par établissement fait du Groupe Crédit Agricole le premier gérant de produits d'épargne salariale, avec 16 612,26 millions d’euros, devant Natixis AM (16 094,36 millions d’euros) et enfin SGAM (9969,83 millions d’euros). Au total, on compte plus de 11,7 millions de porteurs de produits d'épargne salariale – en hausse de 600 000 nouveaux porteurs en un an. Rappelons que, toujours selon l’AFG, c’est Natixis Interépargne qui compte le plus grand nombre de porteurs de produits d'épargne salariale avec 2 991 613 épargnants devant le groupe Crédit Agricole (2 290 485) et BNP ERE (1 332 257).
L’Université Paris-Dauphine lance un diplôme d’université (DU), de niveau BAC+5, intitulé «Certifications professionnelles en finance» (CPF). Cette formation offre le choix de préparer soit le niveau 1 de la certification CFA – Chartered Financial Analyst, soit le Certificat PRM – Professional Risk Manager . Elle s’adresse aux professionnels des institutions financières désireux de bénéficier d’une formation diplômante professionnelle qui accélère leur carrière, ainsi qu’aux étudiants récemment diplômés.
Hedge Fund Research (HFR) a lancé vendredi six nouveaux indices qui portent sa gamme à 71 produits. Il s’agit des HFRX Commodity: Agricultural Index, HFRX Commodity: Energy Index, HFRX Commodity: Metals Index, HFRX Alternative Energy Index, HFRX Energy Infrastructure Index et HFRX Real Estate Index qui, comme leur nom l’indique couvre les matières premières (agriculture, énergie, métaux), les énergies «alternatives», les infrastructures et l’immobilier. Ces indices sont calculés selon une méthodologie compatible avec la directive OPCVM III.
A présent, les investisseurs institutionnels ont pris la relève des particuliers en tant que principaux pourvoyeurs de souscriptions. Cela se traduira par une moindre appétence pour l’effet de levier, les produits structures et des opérations «de club» du style Madoff, estime Morten Spenner, CEO d’International Asset Management (IAM). Il faut s’attendre en revanche à une «institutionnalisation» croissance du secteur avec davantage de professionnalisme, un recours plus fréquent aux normes et à des systèmes. Plus important encore, les hedge funds et les fonds de hedge funds vont tendre à être plus tirés par les processus (process-driven). La suppression des salles de marché «propriétaires» (prop desks) et les fermetures de hedge funds ont élargi les possibilités qui s’ouvrent à acteurs restants désireux de prendre des risques. «Il y a moins d’effet de levier dans le système, et les hedge funds ressentent moins le besoin de recourir à l’effet de levier pour atteindre leurs objectifs de performance tandis que les fournisseurs de crédits sont moins enclins à prêter.Morten Spenner constate aussi que les hedge funds sont de plus en plus nombreux à retoucher leur structure tarifaire. Jusqu'à présent, les gérants de bonne qualité ne réduisent leurs commissions que si les clients acceptent une liquidité moindre. IAM prévoit que les frais facturés par les fonds de hedge funds vont progressivement s’aligner sur l’appétence pour le risque et l’horizon d’investissement des clients.Enfin, IAM s’attend à une surveillance plus sévère des régulateurs pour le secteur des hedge funds. Mais Morten Spenner souligne que la plupart des gérants de hedge funds sont favorables à l’idée d’un enregistrement auprès de leur régulateur local. Ils sont aussi disposés à être davantage transparents en ce qui concerne leurs activités.
A l’occasion d’une rencontre avec la presse, Roland Fernet, directeur de la gestion de KBL Richelieu Gestion, n’a pas exclu que «l’on reçoive de très bonnes nouvelles des Etats-Unis dès la fin de l’année, en termes d’activité». En conséquence de quoi, la Banque Centrale américaine, la Fed, pourrait être amenée à remonter rapidement ses taux. «Pourquoi pas de 75 points de base en une seule fois ?», s’est interrogé le stratège de la société de gestion, sachant que, selon lui, le scenario le plus probable est, à terme, un retour de l’inflation et une hausse des taux. «Reste à connaître le bon timing des événements», a reconnu Roland Fernet. A ce titre, il n’exclut pas que ce mouvement intervienne dès le premier semestre 2010. En attendant, compte tenu des ses convictions, Roland Fernet a justifié son refus de lancer cette année un fonds composé d’obligations privées – directement exposées à une remontée des taux. «Un thème qui de fait n’est pas pérenne», a-t-il conclu.
Avec Record Currency Management, FTSE Group vient de lancer dans son offre alternative la gamme FRB5 d’indices utilisant la stratégie forward rate bias pour les changes. Les FRB5 utilisent les cinq monnaies affichant les volumes de transactions les plus élevés (dollars américain, euro, yen, livre sterling et franc suisse) avec un biais de carry qui vise à profiter de la tendance des monnaies de pays à taux plus élevés à surperformer celles des pays à taux plus faibles. Cette surperformance est capturée au travers d’une série de contrats à terme sur un mois avec des positions équipondérées et roulées sur dix paires de monnaies.La performance annualisée du FTSE Currency FRB5 total return en dollars américains ressort à 9,7 % depuis 1978, précise FTSE. Les nouveaux indices sont calculés sur une base entièrement investissable et publiés quotidiennement par FTSE.
A fin août, l’encours des fonds immobiliers commercialisés au Portugal représentait un peu plus de 11,06 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 0,59 % sur fin juillet, indique la Commission des valeurs (CMVM). Sur ce total, les fonds immobiliers offerts au public ressortait à 9,39 milliards d’euros, soit une augmentation de 0,7 % tandis que celui des fonds immobiliers «spéciaux» se montait à 1,67 milliard (+ 0,2 %).Depuis le début de l’année, l’encours s’est ainsi accru de 4,04 %. Les trois principaux acteurs sont Fundimo, avec une part de marché de 12,7 %), Interunfos (10,8 %) et ESAF (10,7 %). Le Fundimo est le fonds le plus important avec 818,8 millions d’euros sous gestion.Funds People précise que, désormais, les actifs gérés par les fonds immobiliers ont dépassé l’encours des fonds de valeurs mobilières, qui pointe à 10,69 milliards.
Par un communiqué réglementé publié lundi matin, Thomson Reuters annonce l’acquisition du service d’informations sur les entreprises Hugin Group BV auprès de NYSE Euronext. Thomson Reuters et NYSE Euronext ont de plus l’intention de développer leur partenariat stratégique en proposant des services à valeur ajoutée aux émetteurs. Les modalités financières de la transaction, qui doit être bouclée dans le courant du quatrième trimestre 2009, n’ont pas été dévoilées. Hugin Group a été fondée en 1995 à Oslo.
AllianceBernstein L.P., une société d’investissement filiale du groupe AXA, est passé sous le seuil des 5% dans le capital du groupe de distribution belge Delhaize, dont elle détient désormais 4,70%. AXA Investment Managers Paris a indiqué qu’ AllianceBernstein L.P. et ses filiales agissent indépendamment de toute autre entité du groupe AXA.
La Malaisie a été intégrée à la liste de surveillance du fournisseur d’indices FTSE pour une promotion éventuelle au statut de pays émergent avancé («advanced emerging»), selon Asian Investor. De leur côté, les actions A de la Chine et Taiwan restent sous observation pour une promotion éventuelle aux statuts de «emerging» et «developed» respectivement.Ces modifications font suite à l’examen annuel de la classification pays pour le Global Equity Index Series (GEIS). A noter que la Corée du Sud va intégrer le 21 septembre le groupe des indices développés.
La holding Rallye a annoncé vendredi le succès d’un emprunt obligataire de 500 millions d’euros à échéance 2015, relate EasyBourse. «Cette émission est destinée à refinancer la dette existante, à en allonger la maturité et à renforcer la situation de liquidité de Rallye», a indiqué la holding de contrôle de Casino Guichard-Perrachon & Cie dans un communiqué.
Rarement les marchés actions ont vu un rally de cette ampleur sur six mois. Ce n’est que la sixième fois en 100 ans que le Dow Jones Industrial Average a connu une telle hausse (+46 %), observe le Wall Street Journal. Et c’est précisément ce qui inquiète les analystes. Nombre d’entre eux pensent que ce rally pourrait conduire à une nouvelle baisse.
Selon L’Agefi, 112 milliards de dollars de titres d’Etat dont les maturités vont de 2 à 7 ans devraient être placés sur le marché cette semaine aux Etats-Unis. La plus récente émission de ce type remonte à fin août, le Trésor américain ayant placé 109 milliards de dollars d’obligations en quelques jours. Jusqu’ici, les acteurs indirects, catégorie qui comprend les Banques centrales étrangères, ont été au rendez-vous, précise le quotidien. Le Trésor américain doit lever 1.900 milliards de dollars sur l’année fiscale 2009 (qui se termine le 30 septembre), puis 2.500 milliards l’année suivante, d’après les projections de Barclays Capital. En 2011 et 2012, les émissions devraient s'élever à 2.000 milliards.
La Deutsche Bank a annoncé jeudi qu’elle renonce à acquérir auprès de Fortis le Business Unit Netherlands d’ABN Amro. Le gouvernement néerlandais avait exigé une renégociation des modalités financières de la cession par Fortis qui avait été conclue le 2 juillet.