L'étude sur la gestion collective en France (*) réalisée par Europerformance SIX Telekurs, un an après la disparition de la banque d’affaires Lehman Brothers ne laisse planer aucun doute. Certains pans de cette industrie financière a payé le prix fort, et la faillite du géant américain aura amplifié le mouvement de rachats des classes d’actifs déjà mises à mal depuis l’été 2007. Particulièrement affectés, les fonds de Trésorerie Dynamique, les fonds dits Absolute Return et autres OPCVM de fonds alternatifs auront souffert du manque de transparence dans leur gestion. Aussi ces fonds ont-ils connu une véritable saignée, en direction des actifs les plus surs du marché, et notamment vers les fonds de Trésorerie Régulière. De leur coté, les marchés d’actions n’auront pas été épargnés, avec comme conséquence la destruction de plusieurs milliards d’euros d’encours (cf étude ci-jointe). Pour autant, estimés à près de 880 milliards d’euros, les actifs gérés en OPCVM affichent une progression de +1,4% sur 12 mois, note Europerformance SIX Telekurs. «Un an après la chute de la banque d’affaires, le marché français de la gestion collective a donc fait mieux que recouvrer l’ensemble de ses pertes, rappellent les auteurs de l'étude, avec une collecte de +29,5 milliards d’euros enregistrée entre septembre 2008 et fin août 2009. Ce montant a même permis de faire progresser le niveau des encours alors que l’effet marché s’elève sur la période à -8,8 milliards d’euros. A partir du début du deuxième trimestre 2009, soit 6 mois après la chute de la banque américaine, des premières tendances de réallocation ont émergé - ce qui peut constituer un phénomène remarquable compte tenu de l’ampleur de la crise. «On retiendra particulièrement le regain d’appétit pour le risque de crédit et le retour progressif des investisseurs sur les classes d’actifs tels que les fonds de Trésorerie Dynamique et Absolute Return délaissées depuis le début de la crise. Moins averses au risque, les investisseurs sont ensuite revenus sur les OPCVM investis en actions et gérés activement». De fait, «la crise de confiance envers les acteurs de la gestion collective semble amoindrie. Cela dit, l’analyse de la concentration des collectes sur certaines catégories laisse penser que tous les gérants ne se verront pas accorder des mandats aux pouvoirs étendus», conclut l'étude. (*) La Gestion Collective en France un an après Lehman Brothers http://stylerating.nexenservices.com/newsletter/Communique_EuroPerformance-Un_an_apres_Lehman.pdf