Six milliards de livres sterling (6,7 milliards d’euros), tel est le montant des bonus attribués au titre de 2009 et versés début 2010 aux banquiers de la City, rapporte l’Agefi. Soit une progression de 50% selon une étude réalisée par le centre de recherche économique CEBR (Centre for Economics and Business Research). Cela dit, le nombre de banquiers s’est toutefois considérablement réduit. 49.000 postes, soit 14 % des effectifs ont été supprimés depuis l’année 2007 à la City.
Selon les chiffres de la Caisse des Dépôts, la décollecte sur les livret A et livret de développement durable au mois de septembre atteint, pour l’ensemble des réseaux, 1,69 milliards d’euros. Depuis le début de l’année 2009, la collecte s'élève en cumulé à 17,31 milliards d’euros.
Selon Les Echos, le leader mondial du courtage de dérivés listés, Newedge, redoute que l’environnement des taux recrée les mêmes conditions qui ont conduit à la dernière crise financière.. Pour le directeur général de Newedge, Patrice Blanc, «un environnement de taux très bas et le “carry trade” sur le dollar sont la première raison de la hausse des marchés financiers». Le risque, poursuit-il, est qu'«on retombe à terme sur des problèmes identiques à ceux qui ont provoqué la crise». Patrice Blanc estime par ailleurs que resserrer les règles sur les fonds propres dédiés aux transactions non compensées sur les dérivés de gré à gré «ne constitue pas un encouragement suffisant pour que l’ensemble des participants recourent à la compensation». En revanche, «relever le seuil des fonds propres exigés par les chambres de compensation chargées des contrats de gré à gré pourrait se révéler un meilleur et plus sûr outil».
Les fonds de capital-risque ont investi 358 millions d’euros au premier semestre, soit 27 % de plus que l’an passé, constate la Tribune. Cette croissance a été largement soutenue par le succès des fonds ISF (FIP-FCPI) à destination des particuliers.
Bien que l'économie ne soit pas susceptible de recouvrer son lustre d’antan à court terme, le point bas de la crise est désormais passé et d'énormes progrès ont été constaté durant les douze mois qui viennent de s'écouler, estime le sage d’Omaha, Warren Buffett. Selon The Wall Street Journal, le patron de Berkshire Hathaway souligne néanmoins que les Etats-Unis ne sont cependant pas encore revenus à 100 % en matière de rebond de la confiance et des dépenses des consommateurs.
Fin septembre 2009, la bourse suisse a lancé un nouveau segment pour les produits structurés, baptisé COSI (Collateral Secured Instruments). «Il se caractérise par le dépôt en bourse, par les émetteurs, d’un collatéral qui sera vendu en cas de défaillance desdits émetteurs, le produit de la vente étant alors reversé aux détenteurs des produits structurés. Les investisseurs sont donc largement protégés des risques de crédit», explique dans une contribution au Temps Jan Schoch, CEO d’EFG Financial Products.
Der Spiegel rapporte que les établissements concernés jugent l'étude de Merrill Lynch trop généraliste et partiellement erronée ; ce document a suscité des inquiétudes aux ministères de l’Economie et des Finances, d’après le Handelsblatt.Selon l'établissement américain, les actifs à problèmes des grandes banques allemandes se montent à environ 650 milliards d’euros, notamment les Landesbanken et la Commerzbank. Ces banques ont encore des charges exceptionnelles d’environ 60 milliards d’euros à passer, parce qu’elles ont pris du retard dans la dépollution de leurs portefeuilles.A ces montants s’ajoutent pour la Commerzbank et la BayernLB les risques résultant de leur exposition à l’Europe de l’Est.
L’indice BSI du moral des conseillers financiers sur les ventes de parts de fonds offerts au public s’est amélioré pour le troisième trimestre de 2,4 points par rapport à avril-juin pour remonter à 98,4, indique Robeco Allemagne. Depuis le premier trimestre 2009, l’indice est calculé par TNS Sofres sur une base trimestrielle, alors qu’il était précédemment publié mensuellement. Le panel se compose de 350 conseillers clientèles de banques commerciales, de caisses d'épargne et de banques populaires.A noter aussi que le ratio de conseillers satisfaits de la situation présente a augmenté à 23 % contre 21 %, ce qui reste nettement inférieur aux 50 % et plus qui étaient la norme avant le quatrième trimestre 2008. De plus, concernant les attentes des professionnels, seuls 41 % escomptent une augmentation des ventes dans les six prochains mois, contre 45 % le trimestre précédent.
Tandis que l'économie américaine montre des signes de reprise mais reste fragile, note l’Agefi, les investisseurs étrangers ont acquis pour 28,6 milliards de dollars de titres longs au mois d’août d’après le Trésor américain. Pour le troisième mois d’affilée, les investisseurs étrangers ont augmenté leurs détentions de bons du Trésor américain. Le rythme de l’accumulation a toutefois ralenti dans un contexte de regain d’appétit pour le risque. Les achats nets de ces titres sont passés de 100,5 milliards en juin à 23,9 milliards en août. Le Japon, le Royaume-Uni, Hong-Kong et la Russie ont augmenté leur détention d’obligations d’Etat américaines. La Chine l’a légèrement diminuée, précise le quotidien.
Le ministère de l’Economie et des Finances a indiqué jeudi avoir confié à Banca Imi, Barclays Bank, BNP Paribas, Deutsche Bank et Royal Bank of Scotland le mandat de placement syndiqué d’un nouvel emprunt à trente ans indexé sur l’indice harmonisé des prix à la consommation de la zone euro, hors tabac. L'émission de ce BTP€i interviendra dans un avenir proche (sans plus de précisions) en fonction des conditions de marché, conclut le communiqué.
La division Marine Systems de ThyssenKrupp a signé avec Abu Dhabi MAR Group un accord de partenariat stratégique qui se concrétise par la création d’une coentreprise à 50/50 dans la construction navale militaire, Marine Systems conservant une position dominante et le savoir-faire pour tous les projets de la Marine allemande et des partenaires de l’OTAN pendant que Abu Dhabi MAR Group prend en charge la région Moyen-Orient/Afrique du Nord. Cette coentreprise améliore les perspectives commerciales pour le programme de navires militaires de blohm + Vos (frégates et corvettes) tout en préservant l’emploi dans les chantiers allemands.Cet accord prévoit en outre l’entrée d’Abu Dhabi MAR Group dans les divisions «méga-yachts», réparation navale et sous-ensembles, avec une prise de participation de 80 % dans Blohm + Voss Shipyards, Blohm + Voss Repair und Blohm + Voss Industries.Abu Dhabi MAR Group est un holding contrôlé par Al Ain International Group (70 %) et Privinvest (30 %) qui a acheté les chantiers français CMN. Le groupe appartient au sheik Hamdane ben Zayed El Nahyan, qui fait partie de la famille régnante de l’Emirat d’Abou Dhabi.
Selon Les Echos, les moyennes capitalisations ont émis ces derniers mois des obligations convertibles, dans la foulée de plusieurs entreprises du CAC 40. Mais les conditions sont désormais un peu moins porteuses : la volatilité, même si elle reste encore élevée, a baissé, tandis que le marché de la dette «classique» est devenu plus attractif.
Stephen Schwarzman, CEO de Blackstone, a estimé à Dubaï que le secteur du private equity a désormais passé le cap le plus difficile et que les possibilités d’investissement ainsi que d’introduction en bourse deviennent plus nombreuses, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il estime son entreprise en mesure de réaliser des transactions d’un montant de 3-4 milliards de dollars.
En seulement une heure, Gas Natural a bouclé mercredi le placement de 2,25 milliards d’euros d’obligations en trois tranches d’une échéance moyenne de huit ans, rapporte Cinco Días. La première tranche de 500 millions sur 3 ans est assortie d’un coupon de 3,125 % et d’un prix d'émission de 99,716 %. La deuxième (1 milliard, 7 ans) et la troisième (750 millions, 12 ans) affichent des coupons de 4,375 % et de 5,125 % avec des prix d'émission de 99,234 %.
En 2008, la population des personnes fortunées (HNWI) en Asie Pacifique s’est réduite de 14,2 % à 2,4 millions d’individus, et leur patrimoine total a fondu de 22,3 % à 7 400 milliards de dollars, indiquent Merrill Lynch Global Wealth Management et Capgemini dans une nouvelle étude.Malgré cette cure d’amaigrissement liée à la crise financière, le patrimoine des personnes fortunées dans la région devrait augmenter de 8,8 % par an jusqu’en 2018, un rythme supérieur à la moyenne mondiale de 7,1 %. La Chine et l’Inde devraient être les moteurs de cette croissance, grâce à une consommation domestique solide et un nombre grandissant d’individus aisés. En termes d’allocation d’actifs, les personnes fortunées de la région Asie Pacifique ont augmenté leur exposition aux investissements plus sûrs et plus simples. La part de cash a été portée de 25 % à 29 % sur un an. La détention d’actions a quant à elle diminué de 26 % à 23 %. Géographiquement parlant, les investissements «maison» ont augmenté de 53 % à 67 %.
Environ les deux tiers des conseillers financiers au Royaume-Uni s’attendent à travailler plus avec les plates-formes sur les 12 prochains mois, selon un sondage réalisé auprès de 200 conseillers financiers par Skandia. 85 % d’entre eux expliquent cette tendance par le regroupement des actifs des clients sur une seule plate-forme.
Dans un communiqué, Jones Lang LaSalle annonce que les investissements directs en immobilier d’entreprise en Europe ont atteint 18 milliards d’euros au troisième trimestre 2009, ce qui représente une augmentation de 40% par rapport au deuxième trimestre 2009. Selon Tony Horrell, directeur Europe de l’investissement chez Jones Lang LaSalle, les volumes les plus bas dans cette crise ont été constatés et les volumes au quatrième trimestre 2009 seront les plus élevés de l’année. Sur l’année, les volumes atteindront 60 milliards d’euros, prévoit également Tony Horrell.
Le «découplage» entre l’Asie et les marchés développés refait surface, note la Tribune. L’Asie émergente a mieux résisté à la crise, et ce, en partie grâce aux mesures fiscales et monétaires qu’elle avait été contrainte de mettre en place lors de la crise régionale de 1997 rapporte la Tribune qui cite le résultat d’une étude Reuters, publiée mardi 13 octobre. Cette zone géographique connaît notamment une reprise plus vigoureuse qu’attendue au cours des derniers mois et si l’Asie n’a pas échappé à la récession mondiale, elle est aujourd’hui en bien meilleure position que les pays développés pour passer outre. En chiffres, l’Asie creuse également l'écart du point de vue des marchés financiers avec, en 2009, un indice MSCI All Country Far East ex Japan qui progresse de l’ordre de 60 %, contre 20 % environ pour les marchés développés. Un bémol cependant, des changements sont en cours mais ils restent encore à leur tout début. La grande majorité des flux entrants sur ces marchés émergents restent étrangers.
Au premier semestre, les fonds immobiliers n’ont acheté en Allemagne que pour 250 millions d’euros d’actifs logistiques et de stockage, ce qui représente une chute de 80 % par rapport à janvier-juin 2008. Et, rapporte le Handelsblatt, Lutz Aengevelt, directeur général du cabinet de conseil qui porte son nom, s’attend pour l’ensemble de l’année à un volume de transactions de 500-600 millions d’euros contre 1,8 milliard pour l’an dernier et 2,6 milliards en 2007.Selon Bertrand Ehm, directeur de l’investissement chez Savills à Hambourg, les grands perdants vont être les actifs à l'écart des grands axes européens. En revanche, des sites comme Hambourg, la Ruhr et l’aéroport de Francfort seront gagnants, parce qu’il y existe des immeubles logistiques de qualité, bien situés et agencés pour faire face au besoin de plus d’un seul utilisateur.
Le rapport Carbon Disclosure Project 2009 (CDP 2009) pour l’Allemagne établi avec l’association BVI des sociétés de gestion et le WWF a suscité cette année la communication de données relatives au climat de la part de 51 % des 200 plus grandes capitalisations du pays, contre 31 % pour l'édition 2006. Quelque 67 % des entreprises, contre 77 % en 2008, tiennent le changement climatique pour un risque. Les sociétés ayant participé au sondage ont fait état d’une augmentation de 3 % de leurs émissions de CO2 pour l’an dernier.Le BVI indique par ailleurs que les entreprises allemandes se fixent des objectifs ambitieux de réduction des émissions polluantes avec 2,8 % par an (contre une moyenne mondiale de 1,9 %. Cependant, il serait nécessaire de réduire les émissions de 3,9 % par an pour atteindre l’objectif d’une diminution de 80 % d’ici à 2050 dans les pays industrialisés.Le CDP 2009 est d’ailleurs placé sous l’exergue : la qualité de la communication augmente, les émissions aussi…